Pour séparer ces deux mondes de pénombre et de lumière, La nature a élevé une limite essentielle. Cette frontière de l’onde fait mon chemin de Sommières Dont le plafond soulevé fait le plus bel arc-en-ciel.
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Si tu te demandes encore qui décide la direction Du vent qui souffle sur les monts et disperse les nuages ; Si tu recherches l’accord que donne la protection De l’eau qui coule en amont et anime ton sillage ;
Si tu cherches la raison qui inspire la passion De la terre qui nourrit et féconde ses enfants ; Si tu quêtes la maison d’où émane la compassion Du feu qui brûle et sourit à ton cœur en le chauffant ;
Alors écoute la fleur, sois attentif à la gerbe, La réponse à tes questions est dans le cœur de la fleur ; Regarde bien les couleurs, c’est dans leur écho superbe Qu’est cachée, en suggestion, la science du souffleur.
Du haut de son rocher bien loin de sa banquise La grande ourse est perchée et se met à penser Elle a peur d’approcher sa nouvelle terre acquise Après s’être cherchée et mal récompensée.
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Pour jouer de ma harpe, il faut se lever tôt Et trouver une toile bien perlée de rosée. Muet comme une carpe, jouez pizzicato Une aubade aux étoiles divinement composée.
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Les poissons dans l’or fluide, les oiseaux dans l’or du ciel, Tout ce monde de richesse est une corne d’abondance. Heureux qui rencontre le druide qui enseigne l’essentiel Ou encore la druidesse qui offre la providence.
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Quand vient la fin de l’été, je remplis mon coffre-fort De soleil, de sable d’or et de parfum des vacances. Puis, quand je veux compléter une pause après l’effort, Je l’entrouvre et je m’endors d’une douce inconséquence.
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Les deux meilleurs moments pour pêcher les couleurs C’est juste après l’aurore et juste avant le soir ; L’éclat du firmament fait des feux enrouleurs Et le filet se dore de poissons illusoires.
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Après avoir atteint le plus haut point du ciel, Après avoir touché la dernière limite, Qu’il est bon le matin de boire l’essentiel Et, sans s’effaroucher, se fondre avec son mythe.
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Lorsque je fus invité sur l’île de Robinson, Jamais je ne m’attendais à trouver tant de beauté. Avec affectivité et un fugace pinçon, Cette indigène ascendait à se faire tressauter.
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Plus intense que l’heure bleue, plus chaude et plus enivrante, Au moment du rayon vert qui flamboie le paysage, La nature crie « ventrebleu, que la culture est navrante Que personne n’ait fait de vers sur ce rouge tamisage ! »
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Avec ses petits plumeaux pour accomplir son ménage Et tous ses petits chiffons bien rangés sous les nuages, Robinson lave à grand ’eaux à risquer le surmenage Et nettoie comme un typhon pour le grand débarbouillage.
C’est parce que c’est vendredi et vendredi, c’est sacré ! Du lointain de l’horizon, derrière la barre de récifs, Ça ne s’est jamais contredit : sur leurs pirogues nacrées Viendront sur l’île-prison, les indigènes expressifs.
Quand il aura bien rangé toutes les noix de coco, Quand il aura déblayé le varech sur le rivage, Quand il aura dérangé sa hutte un peu rococo, Quand il aura balayé les fientes d’oiseaux sauvages,
Il fera un feu de joie sur la pointe du rocher Comme un phare dans la nuit qui montrera le chemin. Être le seul villageois, sur son royaume accroché, Ça le sort de son ennui pour aujourd’hui et demain.
C’est la vie de Robinson, c’est son devoir d’îlotier Qui prend soin de son îlot en vrai maître de maison. Il est gai comme un pinson chantant sur l’abricotier ; Ça façonne sa philo et ça forge sa raison.
Ne croyez pas que je m’attarde chaque fois qu’il y a un froufrou Mais sous les jupons de ces dames, il y a toujours des merveilles ! Qu’elle se farde, la gaillarde, ou qu’elle guette son tourlourou, Dans mon cœur, ça fait un ramdam, quand un joli dessous m’éveille !
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Au clair de la lune, je suis dans mon lit. Je rêve d’étoiles et de jolies fées. Elles viennent de Neptune dans son aphélie. Je lève leurs voiles pour les réchauffer.
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À force de la rencontrer dans toutes mes promenades, J’ai demandé à la belle de partager mon destin. Après avoir démontré une dépantalonnade J’ai goûté ma colombelle et ce fut un vrai festin !
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Un standard lumineux aux rayons angéliques, Des chandelles ardentes aux pieuses imageries. Ce lien faramineux, puissant, évangélique, Fait la voie ascendante de la sainte messagerie.
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Une jolie demoiselle, perchée sur une balançoire, Balançait son avenir et ses illusions perdues. Aussi légère qu’une oiselle, sur son humble trémoussoir, Elle laissait le temps venir sur ses amours éperdues.
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Au clair de la lune, au premier quartier, Je rêve de belles nues et allongées. De la pleine lune au dernier quartier, Je leur suis fidèle pour m’y replonger.
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Elle prenait des bains vermeils qui faisaient battre son cœur, Elle absorbait la couleur au plus profond de son corps. Sa beauté, pure merveille, faisait jouter les vainqueurs Qui souffraient mille douleurs pour obtenir son accord.
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Debout sur sa banquise, il a perdu le nord Et le pôle n’est plus qu’une glace engloutie. De son adresse acquise et sa voix de ténor, Vers le sud, il n’a plus qu’un rêve inabouti.
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Balayé par les hauts vents, affligé par les tempêtes, Tous ces vaillants vétérans conservent la tête haute. Protégés par les auvents, sonnant fort de leurs trompettes, Sous leurs toits de conquérants, ces fidèles garde-côtes.
C’est mon village d’antan, où les maisons sont restées Fidèles à leurs ascendants, attachées à leur clocher. Des fantômes repentants de leurs passés contestés Demeurent condescendants des mémoires effilochées.
Mes souvenirs continuent à arpenter les ruelles Dans le labyrinthe étroit qui mène au cœur du village. Mes pensées discontinues de ses traces visuelles Ont longtemps payé l’octroi et gravé son profilage.
J’y reviens parfois la nuit lorsque hantent mes nuits blanches Et je revois les visages de ses anciens habitants. Surtout autour de minuit, du samedi au dimanche, Parcourant les paysages dans un émoi palpitant.
Aujourd’hui sous les nuages, la bourgade à la retraite, Ne sent plus les parasites qui grignotent ses maisons. Pour un sourire suave, mais ça fait belle lurette Que la dernière visite ne connait plus de saison.
Heureux qui, comme Icare, a fait un beau plongeon ! Et, sans bémol, qui vole en toute liberté ! Pour moi, le seul bécarre, du haut de mon donjon, C’est d’être bénévole et très déconcerté…
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Avez-vous vu les calanques lorsqu’elles deviennent violettes, Quand le soleil incendie les lagunes embrasées ? Venez-vous cacher en planque sur la vue croquignolette Une nuit d’hiver tandis que la neige est abrasée.
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Quand tout devient impossible, que les ennuis s’accumulent, Avec mon anti-pépins, je vais me jeter à l’air. Ainsi, je reste impassible et plus rien ne me stimule Les raseurs, les turlupins disparaissent en un éclair !
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Frontière sur la vacuité entre l’esprit et mon âme, Naviguant sur le présent et remontant à sa source, Porte étroite sur l’acuité pour en discerner la flamme, Comme un enfant de treize ans plein de vie et de ressources.
Écluse du lac de Greifensee qui règle le débit de la rivière Glatt qui traverse Dübendorf.
Dressées vers le ciel, les belles ombrelles, Les jambes en l’air, les fesses à l’éther ! Voilà l’essentiel des fleurs naturelles ; L’envie oculaire, simple et terre-à-terre !
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Pour tâter l’aventure au fil de ma lecture, Je me suis installée devant la liberté. Là, sur la devanture de cette architecture, Je laisse s’en aller mes mots déconcertés.
Mon amant, s’il m’entend, viendra sous mon balcon, S’agrippera aux phrases que je lie en lisant. Moi, Juliette, en mentant, attendrait au cocon Afin qu’il m’apprivoise en me tranquillisant.
Je suis trop romantique et je suis trop rêveuse, Mes fantasmes sont flous quand je brûle d’amour. Je cherche l’authentique et ça me rend nerveuse. Moi, les grands méchants loups me semblent trop glamour !
Mon cœur battait si fort dans le dernier chapitre Que je n’osais bouger de peur d’user l’intrigue. Les mots en épiphore dansaient sur mon pupitre Quand son bois fut gougé par l’épée de Rodrigue.
Hier j’étais Chimène, aujourd’hui Cléopâtre ! Demain je partirai sur les steppes immenses. Je ferai mon hymen avec le grand bellâtre Qui m’aura soutiré mes meilleures romances.
Épiphore : Répétition par laquelle un mot ou plusieurs mots reviennent en fin de phrase.
Des volutes de nuages et des poussières d’étoiles Font le sillage imprécis de la Lune voyageuse. Parfois sa courbe est suave, parfois sa course se voile, Mais sa vie est un récit et me fait l’âme songeuse.
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Dans la savane, on rigole et l’on rit à belles dents ! Dans nos pyjamas rayés à la pâte dentifrice. Habillés comme des cagoles aux habits condescendants, Ne soyez pas effrayés quand nous pouffons en jocrisse !
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Tout là-haut sur les montagnes, j’ai construit une fusée En bonnes pierres solides et avec un gros clocher. J’ai préparé le champagne pour aller la baptiser Et demain mon fier bolide, les étoiles, va décrocher !
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Vous le verrez tous les soirs à l’heure entre chien et loup En train d’accrocher aux branches des milliers d’étoiles filantes. À l’aide de son épissoir, il accorde tranquillou Les arbres d’une main franche dans une paix nonchalante.
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Qu’il est bon de danser lorsque c’est inutile ! Qu’il est bon de voler quand ça ne sert à rien ! Qu’il est bon de rêver surtout si c’est futile ! Qu’il est bon de rimer un ballet aérien.
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C’était un œuf alchimiste, fruit de la poule-aux-œufs-d’or. Engendré par la lumière, enfanté par les étoiles. Couvé d’amour optimiste que ses deux parents adorent, Il brisera les barrières lorsqu’il lèvera son voile.
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Coccirouge et Cocciverte s’en allaient glaner aux champs ; Coccijaune, le troisième ; Cocciviolette, la dernière. Ils vivaient de découvertes, les jolies fleurs chevauchant, Jusqu’à la fleur colombienne qui leur servit de bannière.
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Elle allait se baigner dans les coquelicots Et se promenait nue dans les mille couleurs. Après, je la peignais avec un calicot Pour vêtir l’ingénue de pétales de fleurs.
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Un matin, couleur de brume, l’herbe perlée de rosée, Sous un ciel nacré d’aurore, satiné de zéolithe ; Dans une forêt qu’embrument mes songes encore arrosés Des souvenirs qui pérorent d’une rencontre insolite.
Un petit éclat de rire. Un accident imprévu. Comme un oiseau qui s’ébat dans un fol amerrissage. Juste aidée de mon sourire que je n’avais pas prévu, Me voici dans un débat, fort joli d’apprentissage.
Juste au bord sur les galets, la bicyclette étendue, Une cycliste accroupie qui se relève d’un bond. Comme sur un chevalet, peint sur la toile tendue De mes fantasmes assoupis, le mirage pudibond.
Vêtue de robe légère d’une étoffe de nuage, Elle se tient devant moi dans un désordre impérieux. De beaux seins sous la lingère fixant l’avenir suave Et des yeux tout en émoi d’un passé mystérieux.
Je lui propose mon bras pour la retirer de l’onde. Elle retire sa robe pour la sécher au grand jour, Et puis « abracadabra ! », avec sa langue faconde, La voilà qui se dérobe en me souhaitant le bonjour.
Elle enfourche sa bécane, nue dans son costume d’Ève En dandinant son derrière sur gerbe de fleurs sauvages. Je reste seul sur mes cannes, avec sa robe sur la grève Tout en restant en arrière, confondu sur le rivage.
Comment bâtir sur le sable un empire de fortune ? Comment résister aux vagues qui viendront briser les murs ? Nul argent impérissable, nulle assurance opportune Ne protègeront les dagues ni la rouille des armures.
Dans ce sable d’illusion qui voit pousser les châteaux, Les petites seigneuries transforment la terre en or. Nul ne fera allusion au contenu des bateaux D’où les richesses ont fleuri sans jamais perdre le nord.
Dans ce présent immobile où tout parait éternel, Tous les petits souverains règnent en haut de leurs structures Dont les pierres font le mobile de leurs combats fraternels Jusqu’à ce qu’un sang imprègne leurs belles architectures.
Mais le prince est jeune encore et suivra sa bonne étoile Qui bénira les pâtés qui s’effondreront ce soir. Il ne cherche que le record, l’audace qui tisse sa toile, Juste un peu pour s’épater de ses frivoles accessoires.
Élevé ou ratissé, le sable reste inchangé ; Il n’a pas besoin de moule pour changer sa destinée. Chaque grain rapetissé, scellé ou interchangé Sera roulé par la houle demain dans la matinée.
Quand le ciel se drape de Lune et la Lune se pare d’étoiles, Monsieur Soleil part sans regret aller charmer les antipodes. Voyez ce fou, dans la nuit brune, s’enfuir au loin à toutes voiles Tandis que le froid, en progrès, prépare le prochain épisode !
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Pour sa dernière apparition, il a bien salué son public ! Jeux de lumières et compagnie, feux d’artifices pour terminer. Pour fêter sa disparition, la froidure est en république Pour une étrange algolagnie avec l’hiver déterminé.
Algolagnie : Sexualité qui mélange érotisme et souffrance.
Tous les matins je les guette, le cœur ému et tremblant, Avec leurs robes légères claquant comme un étendard, Mes helvètes à bicyclette, roulant en faisant semblant D’accrocher dans les fougères leurs petits jupons fendards.
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Sur des eaux si transparentes que mon cœur va s’y baigner, Comme une mer de cristal qui remplirait la calanque, Immortelles amarantes dont les vagues sont imprégnées Me rappellent le goût distal du sel des terres salanques.
L’air iodé de ma Provence ravive les souvenirs Des lointains marais salants qui m’ont desséché les lèvres. La divine providence a su me faire revenir Dans le circuit nonchalant de mes pas chargés de fièvre.
Les marées de mars m’expriment dans l’insolite tableau Que brosse le vent du large dilué d’entrées marines, Des influences qui priment et m’amarrent comme un câbleau À toutes ces petites barges telles felouques barbarines.
Et le tourbillon m’entraîne dans sa matrice immergée Vers mes familles ancestrales noyées dans ses profondeurs. Mes flots de pensées s’égrènent dans les rouleaux émergés Des vagues chaudes australes, ainsi qu’un échosondeur.
J’aime le son amoureux du silence de la mer Qui fait naître sur la toile mes vraies émotions éparses. J’aime le vent langoureux chargé des effluves amers Qui m’emporte dans ses voiles comme un voyageur comparse.
Un pelage de nuages pour mieux s’adresser au ciel, Une fourrure de feu pour mieux embraser la terre, Il est prêt pour le tuage de ses proies providentielles Qu’il fera en pot-au-feu pour son repas solitaire.
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À force de voir partir leurs marins à l’horizon Et d’entendre leurs sirènes les séduire de leurs chants, De les voir se départir les rossignols des prisons Et s’évader en carène sur leurs navires marchands,
À force de voir pleurer leurs veuves et leurs orphelins Et d’entendre leurs sanglots qui font trembler les rocailles, De voir la mort affleurer, sacrée par les chapelains Pour chasser les cachalots avec la pire racaille,
Les maisons ont décidé après s’être concertées De briser leurs fondations et poursuivre les étoiles. Le village consolidé s’est trouvé déconcerté ; Sa seule consolation sera de mettre les voiles.
Toutes amarrées au clocher, leur guide et leur capitaine, Les fermes et les écuries, les échoppes et les auberges, Toutes se sont accrochées à leur grand mât de misaine, Sous le regard ahuri des rivages et des berges.
Dans le silence interdit de la lande sous la lune, La bourgade, à la marée, est partie sans un adieu. Juste une trace verdie, entre les pieds des callunes, Fait le rappel chamarré du village maladieux.
Il n’a pas de couleur, il n’a pas de patrie. Dans le soleil du soir, il devient flamboyant, Dans le brouillard voileur, il mue argenterie, Et la nuit dans le noir, carrément non-voyant.
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Elle a tant souffert la Terre, qu’elle en pleure tous les jours ! Nous, les petits éphémères, n’auront pas droit au retour ; Notre race humanitaire ne durera pas toujours. Dans les bras de notre mère, nous pleurerons à notre tour.
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L’été s’est tant emballé qu’il a traversé l’automne Et le voilà en hiver dans le frimas tout tremblant. Puis le temps a déballé ses paysages monotones ; Tous les oiseaux sont couverts sur le beau Danube blanc.
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Qui sont-ils, où vont-ils ? Tous ces bateaux à quai Qui ont troqué leur voile pour une ancre solide ? Ils étaient mercantiles, ils étaient aux acquêts Jusqu’à ce qu’ils dévoilent leur âme cupide.
Ils ont porté tant d’or que leur bois est usé, Ils ont tant sillonné les routes du commerce Qu’aujourd’hui on s’endort tant on est abusé Et qu’on a bâillonné leurs sirènes perverses.
Vieux vaisseaux asséchés par la soif de l’argent Qui faisaient la fierté de la flotte côtière, Immobiles, desséchés par les flots détergents, Ils semblent concerter comme des chipotières.
Ils n’ont que leur passé comme ultime richesse ; Ils vivaient d’avenir et de tendres chimères. Ils restent à ressasser leurs anciennes largesses ; Le temps des souvenirs est une mort amère.
Aujourd’hui leur présent n’est qu’un temps suspendu. Ils ont peur du futur et ne savent plus vivre. L’argent omniprésent ne s’est pas répandu Et aucune suture ne le fera survivre.
Ô écho de l’union sonne le diapason ! Délivre-nous le « La » qui fait le bon accord Pour que la réunion de nos précieux blasons Dessine un Mandala par le cœur et le corps.
Ô musique d’amour qui fait battre les cœurs Et provoquer l’envie de nos chairs korriganes, Apporte-nous l’humour qui fait l’esprit moqueur Pour goûter à l’envi nos plus riches organes.
Ô énergie vitale qui apporte à nos âmes La compassion du corps et la passion des cœurs ! Que ce flux capital soit le précieux sésame Qui scelle ce raccord qui nous rendra vainqueurs !
Au dixième jour de pluie, l’amour nous monte aux chevilles. Après trente jours d’orage, on en a à la ceinture. Blottis sous nos parapluies, on enlève nos guenilles. Avec ce temps de cirage, on fait l’amour en peinture.
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