C’est l’automne en été, la saison en avance ! La météo n’est plus qu’imprévisible science. Nature admonestée ! Paie-moi ta redevance Pour m’avoir fort déplu et forcer ma patience !
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Entendez-vous de mille voix, leur écho frappe l’espace ? C’est la chorale des mille fleurs, l’orchestre auguste, éternel. Entendez-vous à claire-voie, le souffle du vent qui passe Et qui s’accorde en siffleur au soleil sempiternel ?
Chef d’orchestre étincelant, c’est toi qui tiens la baguette ! Tu as charmé ton audience par ta couronne royale. De tes feux ensorcelant, sous la voûte de guinguette, Tu cultives l’impatience de tes sujettes prairiales.
Je ne suis que spectateur de ce théâtre floral Mais je me laisse séduire par les mille bouches vermeilles. Le doux chant incantateur de l’écarlate chorale Ne cesse point de produire mille tons, mille merveilles.
Alors doucement je penche et dépose sur leurs lèvres, Une par une, un baiser pour ressentir dans ma bouche Des échos, des avalanches du plus précieux des orfèvres : Une quiétude apaisée m’arrosant comme une douche.
Je ne suis plus que le vent qui amplifie l’orphéon, Je ne suis plus que la pluie qui communique la vie, Je ne suis qu’un feu vivant, un témoin du panthéon, Je ne suis plus que le fruit de l’amour inassouvi.
Lorsque les bruits se taisent à la tombée du jour, Quand l’esprit se dilue dans l’eau froide de l’âme, Lorsque l’ego s’apaise et quitte le séjour, Une paix me salue en soleil oriflamme.
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Ô mon écho écarlate, que j’aime entendre ta voix Quand le vent se fait archer et fait vibrer les montagnes ! Je chéris ce chant qui flatte dans les champs à claire-voie Lorsque je m’en vais marcher dans les chemins de Bretagne.
Lèvres grenat frémissantes, chuchotant un chant nouveau Qui s’accorde à la quiétude qui règne dans la nature. Votre antienne engourdissante fait sonner le renouveau, Comme une mansuétude dans vos appogiatures.
Alors l’esprit se détache, le mental éteint son verbe Et le cœur rejoint la source qui jaillit dans votre écho. Je relâche les attaches de mes souvenirs acerbes, Le temps arrête sa course et je lui paie mon écot.
Fleurs de joie et de corail, vous m’accrochez au présent ; Le passé n’est plus qu’une ombre, le futur inexistant. L’éclat du champ de vitrail, doux rayon omniprésent, Me soustrait de la pénombre dans un faisceau consistant.
Toutes vos vagues écumantes du sang vermeil de la Terre, Me transportent au bout du monde et me relient à mon âme. Votre houle consumante des beautés du Finistère, M’est nourriture féconde comme le cœur d’une femme.
Pour mieux goûter l’ivresse de mes amours naissantes, J’avais pris l’habitude d’exciter les saveurs. Foin des fadeurs pauvresses, pâles et affadissantes ! Je cherchais l’amplitude des subtiles faveurs.
Des poivrons bien féconds comme seins de la Terre, Aux mamelons charnus pour téter leurs liqueurs. Avec quelques flacons de vins de caractères, De cruchons biscornus parfois alambiqueurs.
Pimenter et sucrer les arômes ensemble Pour mieux les marier et confondre leurs goûts ! Des sauces bien nacrées d’un velouté qui tremble, Vous pouvez parier qu’il y aura du bagout !
Pour mettre en appétit, embrasser sur la bouche, Les lèvres humectées d’un arôme de vin. La main assujettie au désir de la couche Qu’on va lui becqueter dans un baiser divin.
Pour priser le dessert, on éteint les chandelles. Tout se fait dans le noir, tout se fait à tâtons. On séduit l’adversaire qui fait sa brigandelle Et dans son entonnoir y planter son bâton.
Avant de m’envoler vers le pays des songes, J’envoie toujours des fleurs et aussi quelques roses Dans des lettres volées par un pieux mensonge ; J’y chuchote en souffleur mes fantasmes en prose.
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Partir à deux amoureux, prendre le train du destin, C’est aller vers l’infini sans s’écarter du chemin. Faire un circuit savoureux, faire de sa vie un festin, C’est n’avoir jamais fini de se tenir par la main.
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Quand on est sur la banquise, il n’y a pas de surprise ! Partout la glace est la reine et nous prête son royaume. J’ai bâti une marquise dont ma nichée est éprise Et debout sur ma moraine, je l’alimente de biome.
Biome : comme la toundra ou la taïga, ensemble écologique présentant une très grande homogénéité sur une vaste surface.
Ce soir nos deux amoureux ont installé leur hamac. Sur une île inexplorée où leur nef les a conduits. Leur repas fut savoureux, le festin dans l’estomac, Ils s’apprêtent à déflorer le fruit de l’amour induit.
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Ils ont scellés leurs destins sans se recouvrir de chaînes, Ils ont réuni leurs voiles et marié leur gouvernail. Un passager clandestin plus petit qu’un gland de chêne, De temps en temps se dévoile par des impulsions canailles.
Ils ont confié à Neptune de les mener à bon port. Vénus montre le chemin au matin par son étoile. Un peu de brise opportune, qu’Éole offre comme apport, Propulse leur parchemin et les couche sur la toile.
La mer sera leur patrie au-delà de l’horizon, Quelque part aux antipodes de la terre où ils sont nés. Éloignés de leur matrie, loin de toutes les prisons Où la vie est incommode et l’avenir rançonné.
Plus de mauvaises nouvelles qui appesantit l’esprit, Plus de pression sur les tempes qui contraint au désespoir, Plus de retour de manivelle, de peur et de duperie, Plus de fumée sur la rampe, de leurre et de faux espoirs.
L’amour de la liberté est un peu cher à payer Mais il ouvre la conscience et réunit cœur et âme. Les fiancés concertés sont prêts à appareiller Avec toute la patience pour un homme et une femme.
Attrapez une poulette, étendez-la sur un lit De petites pousses fraîches et un brin de céleri. Apprêtez quelques boulettes bien dorées et l’aïoli Dressez le tout sur la crèche, goûtez sa cajolerie !
Si vous la préférez crue :
Attrapez une poulette, étendez-la sur un lit De petites pousses fraîches et deux petits brins d’asperges. Apprêtez quelques boulettes bien dorées et l’aïoli Dressez le tout sur la crèche et plantez-y votre verge !
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Cette vie n’est qu’une suite d’histoires qui se répètent, Une guirlande infinie d’expériences reproduites. On est tous à la poursuite, on est tous à la compète, Et ce n’est jamais fini dans cette folle conduite !
On est content de gagner tandis que l’on est mangé ! On fait mine d’ignorer que pour manger, faut tuer ! Le soir, on court regagner nos foyers bien arrangés, Tandis qu’on est pignorés par de l’argent fluctué.
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Je suis venu ce matin pour continuer ma collecte Des couleurs des mille fleurs qui enluminent ma vie. Mais, là, j’y perds mon latin ! La nature n’est pas correcte ! Ô lac ! Vieil écornifleur ! Mes coquelicots m’as ravi !
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Achetez ! Achetez tous mes beaux champignons ! Vous en ferez des chapeaux, vous en ferez des bateaux ! Certains sont tachetés comme des lumignons, Rouges comme un drapeau, sucrés comme un gâteau !
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Surgis du fond de l’espace pour visiter les poissons, Les extraterrestres ont vu que la mer était la mère. Ils sont venus en surface pour observer sa moisson Et ont posé les séquestres sur l’humanité amère.
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Auprès des eaux endormies où j’allais en rêvassant, Était-ce un jour, une nuit ? Mes souvenirs s’évaporent ! Toutes mes mémoires hormis, sont fragments embarrassants Lorsqu’ils trompent mon ennui en quête d’un égrégore.
Je ne l’ai pas entendue, je ne l’ai pas aperçue. Je la prenais pour un songe échappé de mes fantasmes. Mais elle m’a attendu, elle m’avait si bien perçu, Immergé dans les mensonges de tous mes faux ectoplasmes.
Elle m’a dit : « Réveille-toi ! » Elle m’a dit : « Ouvre les yeux ! Car la porte du présent est, de toutes, la plus étroite ! » Je restai un peu pantois devant l’écho impérieux Résonnant omniprésent à mon âme maladroite.
Comment pourrais-je décrire ce que mon cœur ressentit À la beauté fabuleuse de cet ange féminin ? J’ai presque honte à écrire ce que mon cœur pressentit Car son âme était violeuse et moi, simple masculin.
Elle m’a dit : « Tu ne peux pas, par tes sens humains comprendre ! Le chemin derrière la porte n’est pas un chemin humain. » Elle m’a dit : « Tu ne veux pas, par tes barrières entendre ! Mais souffre que je t’apporte quelques pouvoirs surhumains ! »
J’ai reçu un cœur nouveau pour entendre son silence, J’ai acquis un nouveau corps pour comprendre sa substance. J’eus l’accès au renouveau comme un prix de l’excellence Dont je conterai l’accord lors de mes prochaines stances.
Elle était tendre à croquer et il n’a su résister ! Cette offrande d’une pomme n’était qu’un apéritif. Adam a sitôt troqué son bel amour attristé Contre le subtil arôme d’un souper expéditif !
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Quand ces drôles de hérons ressortent à marée basse, Ils font un peu ridicules, échappés d’une odyssée. N’en déplaise à Cicéron, si son latin me dépasse, Mais j’attends le crépuscule pour les voir recoulisser. Jamais ne nous lasserons de regarder ces échasses. Ces drôles de clavicules font un spectacle épicé !
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J’ai voulu quitter ce monde en me pendant au ballon. Je pensais aller au ciel en passant de vie à trépas. Hélas tout devient immonde et j’en ai plein les talons ! Pour mon départ officiel, je ferai une prépa.
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Elle avait l’air renfrogné et des seins bien tristounets, Une moue mal dessinée sous cet austère visage, Un regard bien grognonné à cause d’un camerounais, Ou je ne sais quel minet, qu’aurait raté son baisage.
Un pauvre abrupt laideron qui ne croyait plus à l’amour, Qui fermait sa porte à clef et son cœur à double tour ! Mes amis, nous aiderons cette femme en désamour, Cette ode à l’amour bâclé aujourd’hui et sans détour !
En chemin, à l’improviste, par un sombre jour de pluie, Je m’arrangeai pour croiser la dame sans parapluie. Comme j’étais positiviste, pour contourner la sévère Et pour mieux l’apprivoiser, je lui déclamais mes vers :
« Femme étrange, ton image fait remonter de mon cœur Mille mots, mille pensées que je veux coucher sur l’heure ! Je veux faire de ton grimage, un sonnet des plus vainqueurs Dont les vers, sans t’offenser, vibreront de mots hurleurs ! »
Je l’ai mise sur mon lit et j’ai ôté ses habits, J’ai aussitôt fait rimer ses seins, ses cuisses et son sexe Dans des strophes embellies et du plus bel acabit. Lentement, ma déprimée devenait un peu perplexe…
Il me fallut une nuit entière de poésie Pour redonner le sourire à la belle désabusée. Mais j’ai vu, après minuit, émergeant de l’amnésie, Sa vraie beauté accourir sans en avoir abusé.
Il s’est tant amusé à compter les moutons Qu’il a trop navigué, loin, au pays des rêves. Tandis que son rusé agneau, un peu glouton, S’en allait endiguer son appétit sans trêve.
Et voilà le bonhomme, perdu dans ses pensées, Debout devant sa rose et les cheveux aux vents. Son mouton gastronome est parti compenser Sa nature morose en mangeant sous l’auvent.
« Dis-moi, Rose-des-Vents, où chercher mon ami ? J’ai soif de sa présence et de son amitié ! » Mais la fleur ci-devant répondit : « Que nenni ! Je n’ai ni la plaisance ni la moindre pitié ! »
« Allez, Rose-des-vents, ne fais pas la jalouse ! Montre-moi le chemin que tu connais si bien ! » Et le cœur émouvant de cette rose en blues Lui répliqua : « Demain, tu comprendras combien ! »
Le soleil s’est levé, le rêve est terminé Et l’agnelet glouton a regagné sa boîte. Ce qu’il faut relever dans ce conte halluciné, C’est qu’les amours de mouton sont souvent maladroites.
C’est aujourd’hui le premier août et toutes les rues sont en fête ! Les arbres portent les couleurs de grappes de fruits banderoles. Ce soir, on boit tout notre soûl, on chante, on danse dans les cafètes ! Ce soir, on oublie nos douleurs, toutes allégées de belles paroles.
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Quand le soleil s’enfuit et que règne la lune, La nature se drape d’une cape bleutée. Et tout ce qui s’ensuit, sur les plages callunes Et que mes rêves attrapent, sont des cris haletés.
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Par le sang bleu sacré de la race féline, Par les saintes racines et ses saints sacrifices, Par les ancêtres ancrés sur la terre saline, Par l’ethnie qui fascine, je te consacre, mon fils !
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Vous ai-je raconté ce souvenir intime Quand j’habitais à Mende en terre Margeride ? Je vivais sans compter, sans le moindre centime, Je mangeais des amandes suivant l’éphéméride.
J’allais souvent marcher autour du lac Charpal, Soit très tôt le matin ou vers le crépuscule. Je m’en allai chercher comme plat principal Quelques branches de thym et quelques radicules.
J’aimais bien caresser les pétales si doux De ces coquelicots qui rougissaient la lande. Sur ma peau, compresser ces délicats doudous, Cordons ombilicaux de mes intimes glandes.
C’est lors d’un effeuillage de ces rouges boutons, Que ma main câlina une douce peau tendre. Cachée dans les feuillages, frisée comme un mouton Et parée de grenats, une fée vint s’étendre.
D’une peau veloutée comme mes doux pétales, Elle laissa ma main s’aventurer plus loin. Jamais ne redoutait que mes baisers s’étalent Sur le doux parchemin de son tendre pourpoint.
Le jeu plut à ma mie qui m’accorda trois vœux. Le premier, je le pris pour connaître l’amour, Le deuxième promis, pour un baiser baveux, Mon troisième surpris ma jolie fée glamour.
C’est avec toi ma belle que je veux désormais Partager et le lit et le gîte et la vie. Elle ne fut pas rebelle à mon souhait gourmet Et la fée m’accomplit mon vœu inassouvi.
C’est ainsi qu’aujourd’hui je vis dans sa patrie Où les prairies sont vertes et les montagnes blanches. Mes amours m’ont conduit à vivre dans sa fratrie Et elles sont recouvertes d’une douce avalanche.
Papillon de couleur, j’aime bien tes éclats ! Papillon de bonheur, j’aime bien ta lumière ! Papillon de douleur, je n’aime pas tes méplats ! Papillon de malheur, je n’aime pas ta poussière !
Papillon tout d’abord, communique-moi ta joie ! Papillon de l’accord, charme-moi par ta voix ! Papillon-Manticore, au plus profond de moi ! Papillon pour encore entretenir ma foi !
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Depuis que je l’ai croisée, j’aperçois partout son ombre Dans les champs de coquelicots, de tulipes et de roses. Sur les chemins ardoisés entre lumière et pénombre, J’entrevois son calicot soupirant d’un cœur morose.
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Échappant à la rigueur des traditions séculaires, Il voulait s’épanouir dans un monde sans frontière. S’évadant avec vigueur d’un cachot vestibulaire, Il voulait s’évanouir sur la terre tout entière.
L’œil était un peu rebelle à truquer la vérité, Il voulait communiquer, regarder et observer. Sous une mèche d’ombrelle en toute familiarité Il se mit à tourniquer pour pouvoir tout conserver.
Depuis lors la jeune fille qui se cachait dans ses murs, Ne sut résister au charme de cet investigateur. Véloce comme une anguille, bondissant dans un murmure, Réalisa, sans alarme, ses rêves navigateurs.
C’est son cœur, ce tendre organe, qui maîtrisait sa vision, Laissant à l’esprit frivole la raison et les pensées. Et ce cœur, fils de Morgane, savait faire provision, Par son amour bénévole, des merveilles à recenser.
Depuis, son œil est son maître qui se pare d’intuition ; Il sait choisir les couloirs dont son cœur connait la clef. Et si vous voulez connaître les chemins de sa vision, Laissez le cœur le vouloir, suivez-le sans renâcler.
Quand soudain il se redresse comme pour haranguer la plaine C’est qu’il délivre un message pour sauver toutes les fleurs ! C’est d’une infinie tendresse qu’il déclare à gorge pleine : « Cessez tous vos ramassages et laissez vivre mes sœurs ! »
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Que chacun de vous m’apporte ses plus belles écritures ! Je prends aussi la musique et aussi le cinéma ! Sur mon bateau je n’emporte que brillantes littératures Pour ne pas être amnésique et éviter l’eczéma.
Il a tant plu ces jours-ci que le niveau des eaux monte ! À mon quatrième étage, je vois passer les canoës. J’ai donc pris un raccourci pour que, ma peur, je surmonte J’ai mon arche en héritage car je suis fille de Noé.
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Elle est toujours colorée, de mille soleils d’amour Ma porte de l’amitié, éternellement ouverte. Elle est sans cesse décorée avec la joie et l’humour De tous ses cohéritiers et leurs propres découvertes.
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Lorsqu’elle prend sa guitare et qu’elle égrène ses notes Les histoires de son pays se raccordent à son âme. Les vieilles légendes cathares lui font trembler les menottes Les châteaux, les abbayes se retrouvent dans ses gammes.
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La pluie détrempe ma ville et mélange les couleurs, Les personnes se rassemblent sous les parapluies mouillés. Moi, qui ai l’âme civile je chemine en roucouleur Vers celle qui me ressemble et saura me baisouiller.
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Les lundis gris me dégrisent quand je vais vers l’inconnu ; Les mardis pluvieux m’enchantent quand je vais parler aux dames ; Les mercredis, ciel en crise, j’aborde les inconnues ; Les jeudis de pluie méchante, je déjeune avec Madame ; Les vendredis, sans surprise, mes amours sont méconnues ; Les samedis, aguichante, ma maîtresse d’Amsterdam ; Les dimanches sans méprise, le beau sexe est reconnu.
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Toute cette pluie qui tombe teinte ma vie d’aquarelles Qui diluent mes idées noires et colorent mes amours. Même les pires hécatombes deviennent intemporelles Glissant sur la patinoire où s’enfuient les désamours.
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Cet été pas de soleil et cette année pas d’été ! Pour le paradis terrestre, il vous faudra repasser ! Mais ça fait pousser l’oseille, cette pluie, sans s’endetter Et à la fin du trimestre le cours sera dépassé !
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D’une ineffable tristesse, elle dissimulait ses pleurs Sous les milliers de couleurs d’un bouquet de fleurs des champs Qu’elle disposait dans ses tresses pour leur donner de l’ampleur En atténuant ses douleurs et ses larmes asséchant.
J’ai su connaître l’histoire de cette fille éplorée En me déguisant en fleur juste à l’orée des forêts. Caché sur mon promontoire, je ne pouvais déplorer Cette fille aux mille pleurs mouillant ses cheveux dorés.
Quand elle effleura ma main en découvrant mes épines, Elle cria sa surprise et couru vers le bosquet. Je restai sur le chemin en guettant la galopine Dont mon âme était éprise et que je ne voulais offusquer.
Je le refis tous les jours pour tenter d’apprivoiser La demoiselle en détresse et comprendre ses tourments. Tant que dura ce séjour et sans vouloir pavoiser, Elle devint ma maîtresse et moi son prince gourmand.
Elle fuyait les paroles, les mots et les beaux discours Qui faisaient tourner la tête et n’étaient que des promesses. Passer à la casserole par des coqs de basse-cour Sonnaient comme une quintette d’une foire de kermesse.
Pour expliquer à la belle mes sentiments véritables, Je pris des coquelicots pour mettre son cœur en joie. Pour séduire ma rebelle par un bouquet profitable J’ajoutai tout illico des bleuets luxembourgeois.
C’est ainsi que nous parlâmes d’amour et toutes ces choses Par des bouquets triomphants de fleurettes et de boutons. Pour lui déclarer ma flamme, j’apportais quatorze roses Et pour lui faire un enfant, je dessinais un mouton.
Elle est toujours fugace sur sa petite reine Et sa jupe à volants s’agite comme un mouchoir. Mais jamais ne me lasse quand je la vois qui freine D’un air affriolant assise sur son perchoir.
Ô ma belle helvétique, laisse-moi te coucher Et brosser sur la toile cette féminité ! Presque nue, érotique, mon chef d’œuvre accouché Ne laissant pour tout voile que ta virginité.
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C’est à ce moment-là, à la tombée du jour, Quand le soleil d’étain voit pâlir sa lumière ; La porte de l’au-delà s’entrouvre à contrejour Dans les nuages éteints qui deviennent poussières.
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En sortant de son miroir pour faire un peu de lumière, Alice s’est endormie dans un trou de chiffonnière. Dans le plus petit tiroir, elle trouva la première Tous ses beaux habits hormis sa plus belle marinière.
Pour réparer cet oubli, elle tissa ses beaux rêves, Sans le moindre cauchemar, avec ses belles pensées. Depuis lors, c’est établi ! Nuits après sommeils, sans trêve, En tressant son beau jacquard, elle sera récompensée.
Suivez le fil de ses rêves, épinglez ses plus beaux songes, Faites des photographies et écrivez son histoire ! Si cette histoire est trop brève, n’ajoutez pas de mensonge, Laissez sa biographie demeurer divinatoire !
Maintenant le jour se lève, retirez-vous sans un bruit ! Elle s’éveille aux merveilles qu’elle a tissées dans la nuit. Ses paupières se relèvent, ses lèvres s’entrouvrent comme un fruit Rendez-vous ce soir ! On veille dans sa chambre vers minuit.
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Les croissants de pleine neige sont toujours silencieux. Les échos nous le rappellent dans les solitudes blanches. J’aime suivre le manège des chevaux blancs audacieux Qui détonnent comme un scalpel dans leurs folles avalanches !
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Maitresse Grenouille, haut perchée du haut de sa grande échelle, En a eu marre d’annoncer de la pluie et des tempêtes. Elle sortit pour rechercher, nue comme une romanichelle, Une manière de dénoncer sa destinée de trempette.
Maître héron, haut huppé, la trouvant fort à son goût, Proposa de partager tout simplement son repas. Grenouille fut préoccupée, d’ainsi servir de ragout Et fut désavantagée de passer de pluie à trépas.
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Elle s’appelait Margueritte et j’aimais la rencontrer Le soir entre chien et loup dans une intime atmosphère. Pour effeuiller la petite, pas besoin de vous montrer Comment moi, fier andalou, je m’y prenais pour le faire.
Vêtue comme un artichaut d’une robe en pétales, Chauffée dans un bain-marie, elle s’ouvrait sans surprise. J’apportais le gaspacho dans une boîte de métal De la Comtesse Du Bary pour croquer ma belle éprise.
Si tu n’as jamais goûté la chair tendre des sépales Sous les dessous féminins, tu n’as jamais rien goûté ! Il faut laisser dégoutter quand l’amour mouille ses pales Pour faire monter le venin qui donne son velouté.
Je sais bien les cuisiner, moi, toutes ces demoiselles ! Il faut savoir les cueillir à la rosée du matin. Impossible à usiner ! Seule la main de l’oiselle Peut branler sans tressaillir et sans paraitre catin.
Pour revenir à ma belle, c’est comme avec les oignons ! Ne jamais quitter des yeux même en pleurer quelquefois ! Elle m’a fait une ribambelle de petits enfants trognons À qui j’apprends, tout joyeux, la cuisine d ‘autrefois.
Enlacés dans vos reflets, juste vêtus de couleurs, Vos pensées en tourbillons s’embrassent dans des volutes. Entraînés par les soufflets de vos mots tendres enrouleurs, Vous franchîtes le portillon et vos amours résolûtes.
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Viendras-tu mon amie sous la lune dormante Lorsque la nuit se drape d’une fourrure d’étoiles ? Voguant d’origami sur ma barque dormante Nous goûterons la grappe de nos amours sans voile.
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C’est vers la tombée de la nuit, À cette heure entre chien et loup, Que j’aime tromper mon ennui En voguant sur le Lac Zoulou.
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Quand le soleil se pointe le soir à l’horizon, Les géantes apparaissent et prolongent les arbres. Puis bientôt sont rejointes dans l’obscure prison De la nuit qui paresse dans un silence de marbre.
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À force d’avoir dirigé ses pas toujours vers l’ouest, Il est arrivé au bout de cette terre des hommes. Et le soleil, affligé, illumine sans conteste Ce petit prince debout, l’interpelle et le résomme.
Est-ce la fin de sa quête ? A-t-il atteint son destin ? Sa vie n’était-qu’une fuite ? Une fuite sans retour ? Je n’aurai qu’une requête bloquée dans mes intestins : À quoi sert cette poursuite s’il faut mourir sans détour ?
Mais le prince est en accord, arrivé sur cette plage, Son corps brûle de l’ardeur qu’il a mise dans son voyage. Son cœur l’élève encore dans ce divin découplage Qui unit le trimardeur au prochain appareillage.
Toutes ses cellules chantent au diapason de la Terre, Ses émotions l’illuminent et font exploser son cœur. Des pensées folles l’enchantent dans le secret du mystère Et son âme a bonne mine dans ce tourbillon des chœurs.
Il a trouvé la réponse dans ce présent immobile Qui unit Dieu à la terre, qui unit l’homme au Divin. Si au passé il renonce, au futur rend sa sébile, Sa vie devient volontaire et il en est l’écrivain.
Pour bien profiter de la vie, il faut réduire sa vitesse ! Moi, je fais comme l’escargot, toujours, je me la coule douce ! Il faut savoir changer d’avis et se donner la politesse De voyager sur son cargo comme en priant « va comme je te pousse ! »
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Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Elles sont le seul souvenir d’un samedi soir oublié, Une invitation aux chandelles dans un petit jardin secret. Je n’ai pas vu la nuit venir dans l’ombre des érabliers En regardant les hirondelles chassant les insectes indiscrets.
Il n’y avait pas une étoile ni même une fraction de lune, La nuit habillée d’un noir d’encre s’amusait à nous aveugler. À tâtons j’ai palpé un voile, j’en remerciais cette opportune Qui me retenait comme une ancre tout en m’empêchant de beugler.
Une main posée sur ma bouche puis un baiser pour tout bâillon Et voilà qu’une autre m’entraîne dans un labyrinthe obscurci. Puis on m’allongea sur la couche et l’on m’ôta mon médaillon Pour ne pas rester à la traine en tâtant mon sexe endurci.
Elle fit un jeu de lumières en déposant quelques bougies Sur le tapis d’herbes sauvages et ces petites fleurs jaunies. On aurait dit une prière avec des lumignons rougis, Pieusement sur le dallage comme une sainte cérémonie.
J’ai dit « Je vous salue Marie ! Pierre m’avait loué votre grâce ! Je crois en vous et à vos seins, permettez que je les embrasse ! » Elle n’a rien dit, elle a souri, m’a embrassé sur l’herbe grasse Et s’accroupit sur mon bassin pour que plus rien nous embarrasse.
Depuis ces fleurs font mille échos quand je les aperçois dans l’herbe, Comme un chant sacré solennel qui me rappelle cette rencontre. Elles me font penser aux bécots que j’ai reçus avec superbe Et cet amour compassionnel que je garde dans le cœur, tout contre.