Les belles plantes aiment la pluie, juste une ondée pour les mouiller, Pour faire briller leurs pétales sur leurs corolles toutes humides. Si vous avez un parapluie, essayer de vous débrouiller Pour cueillir un beau végétal à peine éclos, un peu timide.
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Pour de meilleurs émoluments, chaque musicien se dévoue À préparer son récital et s’exercer comme il se doit. Chacun accorde son instrument en clef de fou, je vous l’avoue, Car, en musique, il est vital de bien se dérouiller les doigts.
Je me souviens un soir de fièvre, vaincu par un staphylocoque, Quittant ma raison coutumière, j’ai franchi toutes les frontières. Et je courus, nu comme un lièvre, fou comme un pou, fier comme un coq, Poursuivi par les infirmières dans ma folie primesautière.
Souvent mes livres véhiculent leur lecteur vers d’autres horizons Comme un voyage autour du monde mais de plus de quatre-vingts jours. Et parfois certains fascicules deviennent comme une prison Tant leurs fantaisies vagabondes m’y assimilent pour toujours.
C’est aussi grâce à Assimil, que je poursuis le don des langues À condition d’avoir la place d’y caser ces mots étrangers. Mais si tous les jours j’assimile des citations et des harangues, Mon cerveau devient un atlas et ma mémoire est dérangée.
J’ai essayé la méthode Assimil pour apprendre l’allemand ; j’y suis encore, je me suis perdu dans les ruelles de la langue.
Sire Orion, prince des étoiles, règne la nuit sur les callunes Qui renvoient l’hommage bleuté des fils et filles de la Terre. Quelques comètes ont dévoilé une amourette avec la Lune Malgré les plaintes rameutées du soleil, dès lors, solitaire.
Les masques plaisent aux timides confondus dans l’anonymat Des garçons robustes au cœur tendre et des jolies filles au cœur dur. On ose enfin, les yeux humides, déclencher un Hiroshima, L’atome au cœur prêt à se fendre dans la fission d’une aventure.
Pour végéter en ce séjour, boire la coupe jusqu’au calice, Installez sur la mezzanine quelques végétaux sensoriels. Arrosées quatre fois par jour avec amour, avec délice, Les fleurs deviendront féminines quand elles passeront au pluriel *.
* Comme Amours Délices et Orgues. Tableaux de Vincent Van Gogh.
Si d’aventure je me retrouve au pied de l’arbre généalogique, J’en scierai bien une ou deux branches, surtout celle où je suis assis. Que mes ancêtres le réprouvent, connaissant rien en botanique, J’y grefferai d’une main franche du raisin blanc et du cassis.
« Bateau sur l’eau ? Il est fou, Dieu ! » S’exclamait Noé ce matin Après avoir bien picolé et éclusé quelques tonneaux. Mais ce travail si fastidieux permit à ce petit malin, Dans son navire bricolé d’y emporter maints jambonneaux.
Avec sa patte de lapin et son chapeau à l’eau de rose, Les cartes en main, Alice hélas, a l’air furax, les seins à l’air. Dès qu’elle aura mis le grappin sur cette reine au cœur morose, Elle abattra son full aux as, échec au roi et dix de der !
Toute femme est née d’une femme qui est la fille de sa mère Jusqu’à la souche primitive au cœur du féminin sacré. Tandis que l’homme, sans être infâme, serait d’une branche éphémère Mais dont l’action compétitive produit un plaisir consacré.
Lorsque Geneviève et Françoise s’échangent leurs petits secrets, Une étrange chose se passe dans l’éternité éphémère. La rhétorique genevoise cultive ce bagout discret Qui fait se fondre dans l’espace et les paroles et les commères.
Tableau « Méditations genevoises » 1934 de Jean Viollier.
Pas d’égoïsme, dans la nature ; chaque élément est solidaire. La pluie s’allie avec le vent pour propager vie et semence ; Les corps montent en température quand le feu embrase la terre ; La flore se soumet au levant nourrie de même appartenance.
Toutes les lois de l’univers encensent cette discipline Qui rend hommage à la science avec la physique quantique. Tandis qu’un Dieu, à mots couverts, rend l’humanité orpheline En mêlant l’âme et la conscience dans le cantique des cantiques.
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Michel-Ange peignit la Joconde aux coloris pastellisés Avec des fleurs de primevères immortalisant le printemps. Regardez-le chaque seconde afin de matérialiser La jeunesse que captivèrent des coups de pinceaux de vingt ans.
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Ces milliers de petites flammes en lignes infinies, étoilées, De la lavande répétitrice évoquent, en effluves violets, La chaîne incessante des femmes, au corps marqué, au cœur voilé, Sempiternelles génitrices produisant la chair à violer.
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S’il m’arrive un jour de croiser une femme nue, puis une autre, Des filles à la poitrine vierge ou des dames arborant leurs fesses, Sans que je veuille pavoiser, je me ferai le bon apôtre Afin de leur offrir ma verge et même plus, je le confesse.
Tandis que le temps passe du matin jusqu’au soir, Les oiseaux de passage suivent un autre rythme. Les femmes se repassent les images d’espoir, Qu’elles soient folles ou sages, d’un nouveau paradigme.
Aujourd’hui laisserons ouvertes l’ensemble des portes des cages Pour que les femmes capturées s’y retrouvent émancipées. Cette illusion sera offerte pour rafistoler leurs blocages Afin que les courbaturées puissent aussi participer.
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Les descendantes égyptiennes paradent en déshabillé Afin que les dieux s’émerveillent entre Vénus et Aphrodite. En Alger, derrière les persiennes ou derrière les moucharabiehs, Ce sont les hommes qui les surveillent comme des beautés interdites.
(Tableau « Les femmes d’Alger – Version O » de Pablo Picasso. https:www.youtube.comwatch?v=TCsr-3P1AFs )
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Sur l’échiquier de mon enfance, jouaient les bons et les méchants. Mon père régnait en roi des bons, ma mère en nettoyait l’arène. Mes frères prenaient ma défense quand je rentrais en pleurnichant Et je gagnais quelques bonbons chez ma grand-mère et ma marraine.
L’échiquier du monde d’adultes devient un peu plus compliqué ; Il y a les pauvres, il y a les riches, il y a l’argent, il y a la guerre. Tantôt la chance me catapulte en haut puis, tout m’est confisqué, Sauf si j’utilise la triche en dépit de l’instinct grégaire.
Mais le jeu reprend sa valeur quand la vie affronte la mort. Les pions iraient au paradis mais les reines iraient en enfer. Entre tous ces tours de malheurs, j’avoue n’avoir aucun remords ; Je n’en fais pas une maladie car, dans la vie, faut pas s’en faire.
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Depuis que l’instinct mécanique s’est imposé au cœur des hommes, Le monde vit en expansion pour travailler et gagner plus. Depuis ma Suisse alémanique, de ses nombreux aérodromes, Je vois voler en suspension des pommes sonnant l’angélus.
Le roi et la reine étaient nus, jouant des parties génitales. Le roi se montrait cavalier et montait la reine tour à tour. Jusqu’à ce qu’il soit reconnu que tous leurs pions, à l’hôpital, Se retrouvaient multipliés, leur nombre doublant chaque jour.
J’ai perdu ma ligne médiane dans les intimes souterrains En ayant, du sein Sacré-Cœur au Mont de Vénus, frissonné. Alors j’ai rappelé Ariane d’un coup de fil fort souverain Car son accès est conducteur aussitôt qu’il est poinçonné.
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Quand la déesse des forêts m’apparut, nue, en bois d’ébène, Comme je ne suis pas de bois, nul besoin de faire un dessin, Car lorsque je l’eus déflorée, j’ai pu profiter de l’aubaine En l’entendant me dire « bois ! » du lait qui coulait de ses seins.
Elle avait effacé son nom à force de coups de lessive. On appelait la lavandière, faute de mieux, « Joli-Nichon ». Elle ne savait pas dire non aux invitations successives Et aux passions incendiaires qui lui montaient le bourrichon.
J’avais ramassé des tulipes pour les offrir à Saint-Michel. Hélas, d’un souffle de dragon, le vent les porta dans les nues. Après m’être mordu la lippe, j’ai couru chercher une échelle. Trop tard ! Les marées du lagon gardaient les couleurs retenues.
Lumière et chaleur vont ensemble pour m’éclairer de l’intérieur jusqu’à ma source biologique où je découvre qui je suis. Amour et bonheur se rassemblent et se projettent à l’extérieur Comme une lanterne magique traçant le chemin que je suis.
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En ouvrant un œil dans mon cœur, en mettant du cœur dans mon œil, Je trouverai tous les trésors et obtiendrai tout ce que j’aime. En traversant toutes mes peurs, en renonçant à mon orgueil, Ce qui devient multicolore n’est plus le monde, mais moi-même.
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Dans les artères du passé, les vents tourbillonnent encore, Pompés du cœur de la cité au fond des faubourgs délavés. Et les maisons carapacées aux murs fondus dans le décor Résonnent avec intensité sous les empreintes des pavés.
Défenestrés du Paradis, Adam et Ève ont dû gravir Toutes ces ruelles étroites pour y commencer une vie. Les vieilles pierres affadies contre le temps ont dû sévir ; Il en reste, à gauche et à droite, quelques légendes inassouvies.
Lorsque mes rêves se font cendres, je lâche prise à l’univers Afin que de mon esprit renaisse comme le phénix du printemps. Je laisse son âme descendre sur mon corps encore en hiver Pour donner nouvelle jeunesse à mon cœur d’amour de vingt ans.
Et voici Mars, dieu de la guerre, debout sur son char de soleil, Avec ses cavaliers de pluies et artilleurs de giboulées. Alors les mémoires de naguère, des printemps que les vents balayent, Mêlent les histoires d’aujourd’hui avec les légendes écoulées.
Le plumage ne fait pas l’oiseau, ni même une belle envergure Seulement l’organe vocal le hisse au trône des forêts. S’il pavane entre les roseaux avec son chant de bonne augure, C’est pour charmer dans son local les oiselettes à déflorer.
Ainsi pour que le Picolo s’attire plein de Picolettes, Aussi loin que porte sa voix, il chante ses jolis envois. Et gare aux petits rigolos qui convoitent les gigolettes, Ils s’affronteront en tournoi dont le vainqueur sera le roi.
Dès qu’il entend un prétendant gazouiller sur son territoire, Il se met à chanter plus fort au maximum de son ramage. Le vainqueur a du repondant ; il a séduit son auditoire. Le vaincu après tant d’effort s’écarte en un dernier hommage.
Enceintes, sous leurs robes de moire, les femmes aiment cultiver Les fleurs dont elles font la cueillette pour en garnir leurs balconnets. Seul le temps en garde mémoire et la couleur à l’arrivée Sera bonbon pour les fillettes ou azur pour les garçonnets.
Adieu les premiers perce-neiges, jeunes pousses d’écobuage, Qui fleurissez avant printemps pour chauffer les cœurs en hiver. Les vents se livrent au manège et font bailler les gros nuages Qui vont pleurer avant longtemps leurs grosses larmes salivaires.
À l’occasion des Saints de glace, la nature, en avant-première, Nous montre en exclusivité la collection pour cet hiver. Faute d’espace, faute de place, nous n’aurons que peu de lumière Mais apprécierons l’intimité avec les fées de l’univers.
La brume dépose ses voiles lorsque l’aube fait sa toilette Comme pour faire un paravent sur la nature intimidée. Lorsque pâlissent les étoiles, elle apparaît dans sa voilette Robe légère qui vole au vent avec les feuilles débridées.
Attention, protégez vos yeux de l’éclat des mille soleils Que Monsieur de l’Astre Solaire vient d’offrir à Dame Nature ! L’effet est, certes, prodigieux et d’une beauté sans pareille Mais pitié pour nos oculaires et ajustez bien vos montures !
Dès février, Dame Nature met son costume de printemps Et se plaît à distribuer premiers boutons en pouponnière. J’y reconnais la signature dans les bourgeons s’impatientant D’éclater et contribuer à lui fleurir sa boutonnière.
Je découvris, petit enfant, jeune ingénu, la clef des chœurs Qui était pendue au bahut et me narguait hors de portée. Mais mes parents, m’apostrophant, disaient que ces questions de cœur Ne feraient pas trop de chahut avant d’atteindre ma puberté.
J’allais plutôt sur mes vingt ans quand j’achetai la clef des rêves Que j’avais trouvée pour trois sous mais me semblait de qualité. Dès le premier jour du printemps. je l’ai utilisée sans trêve Pour m’envoler par en-dessous et par-dessus la réalité.
Je ne pensais pas à mourir quand j’ai trouvé la clef de l’âme ; Une espèce de passe-partout, un peu tordu mais efficace. Je ne me laissais pas nourrir ni de promesses ni de blâmes Mais en demeurant touche-à-tout, je sus me montrer perspicace.
J’ouvris les serrures des femmes, mon cœur connut ce qui l’affame. J’ouvris l’esprit des conquérants, mon cœur devint intempérant. J’ouvris les portes des Églises, le diable avait fait ses valises. J’ouvris enfin la clef des cieux et enfin je découvris Dieu.
Le roi des noirs, fier comme un coq, se pavanait avec sa dinde Mais il gueulait comme un putois quand elle lui posait un lapin. Ce tyran, fort comme un taureau, vit rouge à en devenir chèvre Quand sa gazelle aux yeux de biche quitta son vieil ours mal léché.
Le roi des blancs, fier comme un paon, étant lui-même un chaud lapin, Fut séduit par la fine mouche, car cette poule avait du chien. La louve, montrant patte blanche pour entrer dans la bergerie, Se montra douce comme un agneau pour lui tirer les vers du nez.
La tour faisait le pied de grue, l’autre roquait d’un tour de cochon, Le cheval sautait du coq à l’âne, le fou riait comme une baleine. Les pions, muets comme une carpe, autant myopes qu’une taupe, Se regardaient en chiens de faïence avec des yeux de merlan frit.
Mais revenons à nos moutons ; versant des larmes de crocodile, La reine blanche vit anguille sous roche, n’étant pas tête de linotte. Un jour, en pleurant comme un veau, elle prit le taureau par les cornes Et blessa cette peau de vache de roi qui soufflait comme un phoque.
Le roi blanc, vraie poule mouillée, s’enfuit et fila comme un lièvre Mais se fit prendre comme un rat et fut le dindon de la farce. Le roi noir dormait comme un loir, car il avait d’autres chats à fouetter, Et la reine, maligne comme un singe, lui apaisa sa faim de loup.
(L’inspiration de ce poème m’a demandé trois ingrédients indispensables : 1. le tableau de Chie Yoshii ; 2. le texte de Jean d’Ormesson « Le français, une langue animale » ; 3. la citation du joueur d’échecs Aaron Nimzowitsch « Ne tendez aucun piège pour le plaisir ! Ne jouez rien dans l’espoir que l’adversaire réagisse de façon stupide ! Prenez toujours pour acquis que l’adversaire va trouver le meilleur coup ! Ne jouez jamais de coup dans l’espoir que l’adversaire ne voie pas la menace ! Chacun de vos coups doit améliorer la position d’une façon ou d’une autre. » .)
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Toute une vie pour m’enseigner tout ce que l’homme doit apprendre, Pourtant il suffit d’une nuit pour transgresser ses ordonnées. Car mes rêves m’ont renseigné que lorsque je pense comprendre, Je ferme mon cœur à l’ennui d’une existence subordonnée.
Au fond des abysses profondes, dans l’éternelle obscurité, Viennent reposer les sirènes dont les yeux ont brûlé d’amour. Car il suffit d’une seconde pour mettre en insécurité Leurs jolies pupilles érogènes qui voient la lumière du jour.
Une histoire à dormir debout, l’amour d’une belle sirène Qui s’est éprise d’un marin déguisé en scaphandrier. Je tiens l’histoire d’un hibou qui l’a appris d’une murène Qui aurait pointé son tarin dans les eaux de Saint-Mandrier.
Elle prenait ses bains de boue, tranquillement, l’âme sereine, Quand la prenant pour un poisson surgit bientôt l’homme-grenouille. Comme il en connaissait un bout dans l’art de séduire une reine, Il lui offrit, à sa passion, tout le plaisir de sa quenouille.
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Il est onze heures moins le quart, buvons ensemble un dernier verre. À minuit nous repartirons vers notre univers à l’envers. Nous avons déjà un rencard, nous n’attendons que le feu vert Pour déployer nos ailerons et quitter la fin de l’hiver.
Lorsque, le soir, je jette l’ancre, amarré au port de la nuit, Rêves et vents gonflent mes voiles et m’entraîne auprès des sirènes. Plongeant dans l’encrier mon encre en soupirant jusqu’à minuit Elles m’élèvent vers les étoiles où brillent nos amours sereines.
Je n’ai jamais senti mon âme aussi fort que quand j’étais enfant Et je soulevais des montagnes de mes rêves vitaminés. J’ai grandi, cependant Madame, mon cœur fiévreux et triomphant Transmet encore à ma compagne, tout mon amour contaminé.
Dans le miroir, inversement, le recto devient le verso Mais le jour ne devient pas nuit et la raison n’est pas folie. Ainsi les bouleversements que nous apportent les verseaux, Qu’ils soient d’hier ou d’aujourd’hui, inversent la mélancolie.
Ainsi s’il se montre optimiste, dans les cas les plus pessimistes, C’est pour nous inventer du neuf en renversant les vieilleries. Ainsi s’il se montre enthousiaste, c’est pour opposer un contraste À ceux qui croient, dur comme un œuf, qu’on doit cesser les railleries.
Autant le secret de mon âme ressemble à l’âme de la Terre, Autant je sens dans ses racines y fleurir mon arborescence. Mon cœur ne connaît qu’un sésame : l’arbre de vie élémentaire Qui naît depuis mes origines jusqu’à mon souffle d’évanescence.
Ce soir, j’effeuillerai ton corps, je déshabillerai ton cœur Et je percerai ton esprit jusqu’à l’âme au-delà des sens. Puis je caresserai encore et j’embrasserai la liqueur Dans le puits de ton bec épris d’amour du feu de mon essence.
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Évidemment que le verseau, depuis longtemps, veut conserver Tous ses plans les plus ingénieux et ses trésors les plus précieux ! L’enfant qui naît avant-printemps, tous les savants l’ont observé, Est entraîné dès le berceau à forger ces buts audacieux.
Il étudiera la science qui lui donnera l’optimisme ; Il brûlera les vieilles lois, faisant du neuf avec du vieux. Il n’aura jamais la patience d’atteindre le perfectionnisme Mais il vivra de bon aloi et tant pis pour les envieux.
Lorsque je pense au labyrinthe des couloirs qu’emprunte mon âme Où chaque mur a des oreilles et dont les yeux pointent aux fenêtres, Mon troisième œil piste l’empreinte révélée par mon cœur en flammes Qui ressent l’amour sans pareil de mes aïeux qui m’ont vu naître.