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  • La promenade

    La promenade

    Je m’en irais bien promener parmi ses cheveux en broussailles,
    Respirer l’azur de ses yeux, explorer sa gorge profonde ;
    Escalader son petit cap pour jouir de beaux paysages
    Entre ses lacs mouillés de nacre et ses cavernes aux chairs pulpeuses.

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  • La forêt impressionnante

    La forêt impressionnante

    Irai-je d’un pas monotone quand la forêt est en automne
    Ou avec un pas éreintant quand la forêt est au printemps ?
    Pourquoi opter un air sévère quand la forêt est en hiver
    Et choisir un air détaché quand la forêt est en été ?

    Parlez-moi plutôt de saisons qui se dérobent à ma raison ;
    Des couleurs hors de ma palette, infrarouges ou ultraviolettes ;
    Des jours où vous n’entendriez pas la voix du calendrier ;
    Des jours pas encore écoulés pour embrasser qui vous voulez.

    Tableau d’Iris Scott.

  • Ma garde-robe pour la semaine

    Ma garde-robe pour la semaine

    Lundi, si le temps est en pleurs, je mettrai une robe à fleurs ;
    Mardi, si le temps est morose, plutôt quelque chose de rose ;
    Mercredi, joli mois de mai, j’enfilerai ce qui me plait ;
    Jeudi, dans l’aube satinée, je fais la grasse matinée ;
    Vendredi, il pleut, il flotte, il mouille, je trouve un truc, je me débrouille ;
    Samedi, c’est jour de lessive, je reste nue, un peu lascive ;
    Dimanche, le soleil brille encore, je vous dévoilerai mon corps.

    Tableau d’Anna Silivonchik.

  • La couleur des astres

    La couleur des astres

    Quand l’atmosphère se maquille aux couleurs des Monts de Vénus,
    La Terre se fait féminine pour nous séduire au crépuscule.
    Puis la Lune se déshabille et sort en petite tenue
    Sous l’ultime lueur safranine d’un Soleil fou qui éjacule.

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  • Les reflets impressionnants

    Les reflets impressionnants

    Dans les labyrinthes à l’envers fragilisés par le réel,
    La pluie remonte de la terre jusqu’aux nuages qui l’aspirent.
    Puis le phénomène se brouille et la réalité me montre
    Que ce n’était que le reflet de ma folle imagination.

    Tableau d’Erin Hanson.

  • Encore loin de l’excellence

    Encore loin de l’excellence

    Pour faire une étude moyenne, il m’a fallu en jouer dix.
    Pour jouer une bonne musique, j’en ai pratiqué dix moyennes.
    Pour faire un très bon concerto, je dois en produire dix bons.
    Mais pour atteindre l’excellence, je devrai jouer dix mille fois.

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  • Je suis vous

    Je suis vous

    Un Dieu impénétrable m’a joué un bon tour
    En me faisant renaître plus d’un milliard de fois.
    Une vie, je suis un homme ; une vie, je suis une femme,
    J’ai été vos aïeux, je serai vos enfants.

    Tableau de Laurent Folco.

  • La voix de sa maîtresse

    La voix de sa maîtresse

    Au temps où travaillait ma tête, remplie de deux petits oiseaux
    Que je chargeais de réfléchir, il m’arrivait des solutions.
    Mais un jour je fis la conquête d’une femme au joli museau
    Et les oiseaux ont dû fléchir et stopper leurs circonlocutions.

    Tableau de Rafal Olbinski.

  • La piste des toiles

    La piste des toiles

    Tout ce qui restait du détective, hormis sa pipe et son chapeau,
    Formait un rideau de mystère sur sa disparition soudaine.
    Seule son amie, la Capitaine des éclaireuses débrouillardes,
    Qui lui courait la prétentaine, sut le trouver dans le brouillard.

    Tableau de René Magritte.

  • La bonne aventure

    La bonne aventure

    Si un oracle m’avait appris toute ma destinée sur Terre,
    J’aurais été moins timoré, plus risque-tout, peut-être artiste.
    Seulement voilà, le résumé de toute mon existence est si long
    Qu’il demande une vie entière pour m’en montrer chaque étape.

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  • Les quatre saisons

    Au printemps ma ville s’éveille et ses enfants vont à l’école
    Pour apprendre le nom des rues et forger l’esprit batailleur.
    Puis ils s’endorment et se réveillent pour respecter un protocole
    Qui chaque jour les rend férus d’apprendre à être le meilleur.

    En été ma ville travaille dans un circuit bien établi
    Qui commence par les transports qui ne s’arrêteront jamais.
    Et, sous peine de représailles, l’emploi du temps préétabli
    Règle son rythme comme un sport pour lequel il faudra ramer.

    À l’automne ma ville recompte tous les jours, les mois les années
    Qu’on a passés à récolter ce qui s’empile dans les greniers.
    Une part pour Monsieur le Vicomte qui jouit à s’en pavaner ;
    Une part pour les gueux révoltés qui n’auront que le choix de grogner.

    En hiver ma ville s’endort dans des jours de mélancolie ;
    Le temps se fige dans ses ruelles, les maisons s’emplissent d’ennui.
    Ainsi, la boîte de Pandore m’a donné un torticolis
    Et mon espérance cruelle, c’est de dormir toute la nuit.

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  • La robe couleur d’avenir

    La robe couleur d’avenir

    Une robe couleur du temps qui me dirait le temps qu’il fait
    Pour aujourd’hui ou pour demain, je trouverais ça assez banal.
    Mais si c’est la couleur du temps qui se passe au plus-que-parfait,
    Alors ça, c’est du cousu-main à inscrire dans les annales !

    Photo de Norbert Ghisoland.

  • L’ombrelle jaune

    L’ombrelle jaune

    Que n’ai-je, sous la pluie battante, couru sous un parapluie jaune
    À la poursuite du temps perdu entre les gouttes en rideau ?
    Calmer un peu la fièvre ardente qui bout dans mon cœur d’amazone
    Après ma jeunesse éperdue quelque part dans les flaques d’eau ?

    Tableau de Françoise Collandre.

  • L’école des clones

    L’école des clones

    Qu’ils sont jolis, ces comédiens d’un monde stéréotypé
    Qui grimacent au quotidien d’une manière constipée !
    Pour sortir de l’indifférence, certains souhaitent être galonnés
    Mais restent dans la transparence dans laquelle ils sont tous clonés.

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  • L’école des clowns

    L’école des clowns

    Le président est un menteur ; les spécialistes, des bouffons ;
    Les journalistes, des comédiens et la télévision, leur temple.
    Sous le poids des bonimenteurs et leurs infos, nous étouffons
    De voir l’état au quotidien nous en montrer le triste exemple.

    Cessons donc ces gamineries, cessons ces blagues dans le coin !
    Si les grimaces s’évertuent, on va crier à l’imposture !
    Ça ne sert à rien, les clowneries quand on ne sait pas rire à point
    Sinon « le lièvre et la tortue » deviennent « la fièvre et la torture » !

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  • Erreur de livraison

    Erreur de livraison

    Ce sont de véritables écheveaux que ces atermoiements du temps
    Départ de Noël au balcon, destination Pâques aux tisons !
    Heureusement, en deux-chevaux, on ne craint pas le mauvais temps
    Et ce n’est pas quelques flocons qui limiteront notre horizon !

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  • La transmission

    La transmission

    Quand les projets des testicules en vue des trompes de Fallope
    Laissent l’esprit embarrassé par tant de questions à poser,
    L’énergie de l’amour circule dans un train d’ardeur qui galope.
    Et les deux corps de s’embrasser par des câlins interposés.

    Tableau de Michael Cheval.

  • Pâques en musique

    Si on remplaçait les couleurs par les valeurs de la musique ?
    Les formes rondes deviendraient des refrains chantés en canon ;
    Tous les écueils de nos douleurs interpréteraient leurs ziziques ;
    Et tous les défunts reviendraient dès qu’on jouerait du tympanon.

    Si on remplaçait les paroles par les accords de la musique ?
    Les hommes chanteraient aux femmes tout leur amour en opulence ;
    Les religions joueraient le rôle d’un métronome aphasique ;
    Et les politiciens infâmes s’exprimeraient dans les silences.

    Si on remplaçait les saveurs par les faveurs de la musique ?
    Le sucré serait harmonie et le salé plus dissonant ;
    L’amer, l’acide à la vapeur seraient berceuses anesthésiques ;
    Le cinquième goût, l’umami, sonnerait en carillonnant.

    Tableaux de René Magritte.

  • Les Chats de Pâques

    Pourquoi la chatte geint et miaule en sons plaintifs et langoureux
    À la recherche des matous que le destin va apporter ?
    Pourquoi sort-elle de sa piaule pour retrouver ses amoureux
    Et se sent-elle prête-à-tout pour les garder à sa portée ?

    La chatte aime ses prétendants bien souples et bien magnifiant
    Et aime assister aux combats qui désignera le vainqueur.
    Elle se prépare, en l’attendant, pas besoin de lubrifiant ;
    Et c’est parti pour la samba qui durera quatre ou cinq heures.

    À Pâques les cloches résonnent pour la distribution des œufs,
    À Pâques les chattes ronronnent et se lamentent à qui mieux-mieux.
    Demi-douzaine de chatons, fruits des amours de la saison,
    Qu’on offrira dans des cartons en faisant le tour des maisons.

    Dessins de Rina Zeniuk.

  • L’œil qui déshabille

    Chez moi, les murs ont des oreilles et me procurent une vision
    Qui me permet de percevoir l’intimité de mes voisines.
    Mais une propriété pareille demande beaucoup de précisions
    Pour éviter d’apercevoir les cornichons qui avoisinent.

    Tableau de Lohmuller Gyuri.

  • L’ingénue-fard

    L’ingénue-fard

    Quand la couleur de vos pensées fait apparaître un papillon
    Mêlé de fleurs entrelacées, c’est que vous êtes amoureuse.
    Portez alors, pour compenser, habits de fête et cotillons
    Mauves, lilas ou violacés pour des rencontres savoureuses.

    Tableau de Maria Pace-Wynters.

  • Le résurrectionnisme

    Le résurrectionnisme

    De toutes les formules magiques, celle de Lazare doit être tue
    Sinon tous les morts ressuscitent dès qu’on relit la parabole.
    Ainsi le cycle liturgique, à chaque étape, constitue
    Une invitation qui suscite une pléiade de symboles.

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  • Les vampires végétariens

    Les vampires végétariens

    Vous remplacerez le sang frais par un jus de tomate bio.
    Ça vous reposera les dents et paraîtra moins outrageux.
    Mais si mes conseils vous effraient, faites cet échange en trio ;
    Il me semble, c’est évident, qu’à trois on est plus courageux.

    Tableau de Remedios Varo 1962.

  • Le contrepoint

    Le contrepoint

    Dans l’histoire de la musique, on joue souvent du contrepoint
    Qui consiste à superposer les mêmes lignes mélodiques.
    Par abstraction métaphysique, on jongle aussi, avec les poings,
    De mots et termes interposés d’une manière méthodique.

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  • Les rêves chamarrés

    Les rêves chamarrés

    Passé le dimanche des rameaux, s’accroissent les plantes bulbeuses
    Qui, au temps des grandes marées, voient leur énergie décupler.
    Sur les fenêtres des hameaux au clair de la lune gibbeuse,
    S’ouvrent les rêves chamarrés auxquels les étoiles suppléent.

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  • Jardin de relaxation

    Jardin de relaxation

    Pour ne pas devenir l’esclave de mes soucis et mes pensées,
    Je les laisse s’épanouir dans mon petit jardin secret.
    Et dans mon cœur, naît une enclave où vit mon âme compensée
    De voir l’esprit s’évanouir sans un remord, sans un regret.

    Illustration de Daria Petrilli.

  • Rêves de Lune

    Rêves de Lune

    Rêve bleu-coquelicot, je vois passer les chevaux ;
    Rêve vert comme le sang, j’entends passer les pur-sang.
    Rêve rouge comme la mer, mes songes se font amer ;
    Rêve orange-firmament, mes désirs sont permanents.

    Tableau de Lisa Mae Smith.

  • Les fées de l’ombre

    Les fées de l’ombre

    Quelques petites fées de l’ombre ne sortent qu’à la pleine lune
    Car leurs pouvoirs ne s’accomplissent que dans la pénombre lunaire.
    Cependant quel que soit leur nombre, elles tissent un filet de fortune
    Pour que les poissons le remplissent selon les tables solunaires.

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  • Fées des étoiles

    Quand les étoiles sont accordées selon le diapason céleste,
    Les harmoniques se transforment en doigts de fées sur la portée.
    Alors, des morceaux raccordés, des petites notes se délestent
    Et tombent en épousant la forme d’une déesse héliportée.

    Plusieurs sont venues sur la Terre aussitôt qu’elle fut créée
    Pour régenter les éléments afin qu’ils soient harmonisés.
    Ainsi l’eau, le feu, l’air, la terre furent ensemble agréés
    Pour s’assembler comme aux aimants d’une énergie divinisée.

    Au matin, dès potron-minet ou à l’heure entre chien et loup,
    Lorsque se réduit la lumière, elles paraissent à peine visibles ;
    Vous les verrez s’illuminer, lorsque dort le soleil jaloux
    Pendant sa sieste coutumière, d’une manière imprévisible.

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  • La berceuse

    La berceuse

    Une fois que l’amour a joué sa partition avec brio,
    Les instruments font une pause et tous les musiciens s’endorment.
    Parfois, après ce coup de fouet, les chœurs pensent à faire un trio.
    Et si sa présence s’impose, alors l’ensemble se transforme.

    Tableau d’Alex Fishgoyt.

  • Le sexophone ou le saxofemme

    Le sexophone ou le saxofemme

    L’amour se joue comme en musique et réclame une introduction
    Suivie de mouvements rapides et du doigté des instruments.
    Le cor résonne d’un son physique, le sax vibre de séduction
    Et le rythme se dilapide en percussions, éperdument.

    Photo de Kristin Klade.

  • Les rameaux – 2

    Les rameaux - 2

    Femme, tu incarnes la souche aux mille ramifications
    Dont chaque extrémité accouche d’autres diversifications.
    Homme, tu mûris comme un fruit qui deviendra électron libre
    Avant d’éclater à grand bruit pour retrouver ton équilibre.

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  • Les rameaux – 1

    Les rameaux - 1

    Au cœur des bois et des forêts, après qu’ait sonné l’équinoxe,
    Les rayons de la pleine lune bercent les rameaux nouveau-nés.
    Une lumière phosphorée, comme une aurore paradoxe,
    Fait germer des fleurs opportunes sur les arbres impressionnés.

    Quand, six jours avant la fête de la Pâque juive, Jésus vint à Jérusalem, la foule l’acclama lors de son entrée dans la ville et tapissa le sol de manteaux et de rameaux verts, formant comme un chemin royal en son honneur.

  • Double Effet

    Double Effet

    La nature de Dieu nous paraît bien complexe
    En créant nos aïeux et séparant leurs sexes.
    Cependant la nature a fait si bien les choses
    Qu’une progéniture naît des choux et des roses.

    La femme est une souche aux ramifications
    Dont chaque fleur accouche de filles et de garçons.
    L’homme en cueille le fruit et distille l’essence
    Pour œuvrer à grands bruits de toutes connaissances.

    Ainsi l’homme et la force sont tous deux triomphants
    Et la femme s’efforce de faire des enfants.
    La mère se fait reine au sein de sa famille
    Dont les amours pérennes grandissent et s’éparpillent.

    Cette union si charnelle qui mêle ses chromosomes
    Crée pour l’homme amoureux, l’éternel féminin.
    Les amours éternelles abritent le royaume
    Des câlins langoureux loin des soucis bénins.

    Ainsi la mécanique qui produit des humains
    N’est pas anachronique au monde de demain.
    Et célébrons encore le noble mariage
    Qui réunit deux corps pour un très beau voyage.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Le ballet des silhouettes

    Le ballet des silhouettes

    Quand revient le théâtre d’ombres, lorsque le rideau est tombé,
    Les silhouettes nous invitent, dans un coucher opalescent,
    À voir danser dans la pénombre, poitrines et fesses bien bombées,
    Des créatures qui gravitent autour du feu évanescent.

    Photo de Dominic Liam.

  • Venez en Suisse !

    À l’automne, fais ce que tu peux ; en hiver, fais ce que tu veux !
    Au printemps, fais ce qui te plait ; en été tu seras comblé !
    Ainsi, quelle que soit la saison, il faut s’en faire une raison,
    Les souvenirs sont rémanents quand le bonheur est permanent.

    Pour mieux se taper sur les cuisses, optez pour un parcours en Suisse :
    Passez au sud dans le Tessin, les monts et les jolis bassins ;
    Virez à l’ouest en Romandie, dans les gorges approfondies ;
    Montez à l’Est dans les Grisons, beaux paysages à l’horizon.

    Mais quant au nord, pas de panique, si on y parle germanique !
    De toutes façons, on comprend rien, c’est à y perdre son latin !
    Mais si vous voulez faire un tour, arrêtez-vous à Winterthur ;
    Venez chez nous, il y a du feu et puis on se serrera un peu.

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  • La gardienne du feu sacré

    La gardienne du feu sacré

    Les anges de l’ordre du feu forment une société secrète
    Qui se réunit dans les flammes ou les cratères des volcans.
    Ils ont tous exprimé leurs vœux et vouent une extase discrète
    À la plus ardente des femmes, une comtesse des Balkans.

    Tableau de Kelly McKernan.

  • La gardienne des eaux sacrées

    La gardienne des eaux sacrées

    Afin que le cycle de l’eau s’orchestre harmonieusement,
    La nature confie la baguette à la gardienne des eaux sacrées.
    Celle-ci assume son boulot assez parcimonieusement
    En recyclant l’eau de toilette qu’à son bain elle a consacrée.

    Tableau de Holly Sierra.

  • Le pont Alexandre III

    Le pont Alexandre III

    Sous le pont Alexandre III, endormies sous le tablier,
    Quatre licornes fabuleuses rêvent de mers aux eaux topaze.
    Le temps passe un peu à l’étroit entre les grains du sablier
    Jusqu’à l’heure miraculeuse où s’animent les quatre Pégases.

    Les quatre extrémités du pont Alexandre III sont flanquées de monumentaux pylônes de ornementés à leur sommet de pégases de bronze doré. Quant aux licornes, allez-y voir vous-mêmes.

  • La déviation

    La déviation

    Malgré cette route bien droite que mes parents m’avaient tracée,
    Il se présente bien souvent que mes plans soient ratatinés.
    Parfois, de façon maladroite, la vie me force à embrasser,
    Par un coup du sort émouvant, une tout autre destinée.

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  • L’amour par correspondance

    L’amour par correspondance

    Quand le soleil nous rend visite dans les forêts matutinales,
    Il nous écrit de ses crayons de lumière un jour d’abondance.
    Et dans cette encre qui transite en lueurs longitudinales,
    S’exprime par chaque rayon son amour par correspondance.

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  • Le souffle de la diva

    Le souffle de la diva

    Le son des divines trompettes qui ébranlèrent Jéricho
    Ne sont qu’une faible tempête, juste un petit cocorico
    Comparé au puissant organe de la diva dont les ovaires
    Portent les gènes de Morgane qui fêla sa prison de verre.

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  • À toute berzingue !

    À toute berzingue !

    Ces merveilleuses mécaniques qui pétaradent de bonheur
    Donnent aux uns l’illusion des ailes, aux autres d’énormes frissons.
    Union d’audace et de panique, la vie est une course à l’honneur
    Où nous plaçons tout notre zèle dans l’orgueil que nous chérissons.

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  • Pour la prochaine civilisation

    Pour la prochaine civilisation

    La Terre abrite un carrefour de plusieurs civilisations
    Qui ont bâti des pyramides, des temples et des grandes murailles.
    J’en lis l’essor et la bravoure au cours des réalisations
    Dont le souvenir m’intimide dans ce qui reste de pierraille.

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  • Chapeau !

    Chapeau !

    Il donne une touche de charme, un complément au maquillage,
    Une note de majesté comme on hisserait un drapeau.
    Et tous ses chers compagnons d’armes se prêtent à cet enfantillage
    D’un dévouement incontesté à sa couronne et son chapeau.

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  • En chiens de faïence

    En chiens de faïence

    En montant le chemin des loups qui part de l’étang aux étoiles,
    Entends-tu l’aboiement muet dont l’écho témoigne de vaillance ?
    Vois : ces glapissements jaloux, petit à petit se dévoilent
    Sur deux petits toutous fluets qui se regardent en chien de faïence.

    Petits chiens en céramique découverts inopinément sur une souche sur la Wolfstrasse « le chemin des loups » qui part de la fontaine Sternweiher « l’étang des étoiles » dans la forêt d’Eschenberg.

  • Le monde autrement

    Le monde autrement

    Lorsqu’elle porte la fleur aux dents, ses baisers ont plus de mordant ;
    Avec la fleur dans les cheveux, elle me dit « c’est toi que je veux ! » ;
    Quand elle met la fleur à l’oreille, ses pensées ne font plus pareilles ;
    Par une fleur devant ses yeux, son regard se fait sourcilleux.

    Tableau de Claudia Tremblay.

  • La fin des fées ?

    Personne ne croit plus aux fées depuis que l’argent promet tout,
    Depuis que l’or fait des miracles et charme l’homme de valeurs.
    La magie ne fait plus d’effet, l’économie règne partout
    Et la télé devient l’oracle qui ne parle que de malheurs.

    Les fées paraissent obsolètes en face à la technologie ;
    Leurs voix et leurs jolies formules ne passent pas au téléphone
    Qui mène les gens à la baguette et laisse les fées au logis.
    La seule chose qui nous stimule, c’est la 5G et les iPhones.

    Le temps des miracles est passé et les fées ont perdu la côte.
    Les religions trompent le monde, les fanatiques jouent aux martyrs.
    Les traditions sont dépassées, la mode nous emberlificote,
    La mort fait une peur immonde et je ne peux qu’en compatir.

    Tableaux de Molly Harrison.

  • La tête hors de l’eau – 1

    La tête hors de l’eau - 1

    Pour garder la tête hors de l’eau du monde noyé sous le fric,
    Je dois renoncer à l’argent qui alourdit mes vêtements,
    Ne plus écouter le grelot de la sonnerie hystérique
    Du réveil qui se fait l’agent de mon temps malhonnêtement.

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  • La tête hors de l’eau – 2

    La tête hors de l’eau - 2

    Juste la bouche qui dépasse comme un îlot miraculé
    Et le nez par lequel j’aspire cet air qui me maintient en vie.
    Le monde devient une impasse où les humains sont acculés,
    Pour le meilleur et pour le pire, à se gruger sans préavis.

    Tableau de Kristina Andreeva.