« Désoxyribonucléique », ça rime comme une mosaïque D’âmes qui formeraient une chaîne dont le message se renouvelle À chaque formule magique que deux amants biologiques Tricoteraient avec leurs gènes pour s’mettre du plomb dans la cervelle.
Afin de donner du piment à ses aventures amoureuses, Monsieur Verseau doit inventer tout ce qui casse la routine. Sinon fondront les sentiments dans une ronde langoureuse Que seule une épouse enfantée égayera à coups de tétines.
Elle recherche évidemment comment exciter leurs amours Car, après la Saint-Valentin, il leur reste encore quelques nuits Pour s’affectionner galamment en s’entraînant au jour le jour Au son d’un tango argentin à faire valser leurs ennuis.
Saint-Valentin était en rage de savoir Cupidon en cage ; Pour lutter contre les naissances, on l’avait mis en pénitence. Aussi le quatorze février, on m’a dit que vous recevriez La clef pour ouvrir sa prison et disparaître à l’horizon.
Depuis des jours, j’entends la voix d’un petit ange qui susurre Lascivement à mon oreille qu’il voudrait bien venir chez nous. Sa voix revient à chaque fois et, dans le lit, elle me murmure De saisir l’occasion pareille pour aller baiser le minou.
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Lorsque les cœurs sont en hiver, qu’ils ont oublié leurs printemps, Juste un petit rayon d’amour suffit pour un petit bonheur Qui mette le corps à l’envers, la tête ailleurs, cheveux au vent. Et, pourquoi pas, un trait d’humour pour rire en tout bien tout honneur ?
Pour l’amour, il n’y a pas de règle, c’est inutile d’expliquer. Les règles sont à mourir d’ennui, au diable, les explications ! Alors soyons un peu espiègles, arrêtons d’être compliqués, Faisons l’amour toute la nuit pour jouir sans modération.
Tableau « Arlequin et Colombine » de Mikhail Pavlovich Bobyshov.
Pour votre dîner aux chandelles, je vous suggère le meilleur d’elle : Appétissants, je le confesse, comme le Rumsteak de ses Fesses. Pour l’entrée j’ai prévu un flan avec ses Bavettes de Flanc ; Pour l’entremets, une terrine avec du Flancher et de la Poitrine.
Gîte de Noix aux belles Cuisses avec des pommes vapeurs suisses ; Flambé pour que ça ravigote, un bon sauté de Plat de Côtes ; Et comme j’ai le monopole de Macreuse et Jumeaux d’Épaule, Je propose, pour vous mettre à l’aise, le summum de la Charolaise.
Comme je n’y connais rien en viande de bœuf, j’ai cherché pour vous au rayon boucherie et vous ai mis tous les morceaux en Majuscules.
Bloujine, or-d’ange ou d’indigo, je dois inventer des nuances, Je dois posséder d’autres sens, m’ouvrir à d’autres dimensions Ou redevenir un nigaud pour découvrir sans influence L’originale quintessence de la couleur des intentions.
Imaginer l’inconcevable réseau d’âmes effilochées Dans les immeubles empilés des métropoles gigantesques, C’est percevoir l’irrécusable cerveau de neurones accrochés À tous leurs gènes estampillés d’une origine titanesque.
Des chasseurs redoutables aux fines stratégies, Les matous impassibles, l’œil ouvert, attentif, Guettent la délectable proie et privilégient Tout ce qui est possible à l’instinct inventif.
Bien sûr, ils aiment autant les signes du zodiaque, Le giron des cancers, les poissons au berceau, Mais quand il fait beau temps, les matous démoniaques Ronronnent de concert en l’honneur des verseaux.
Parfois le poids des connaissances peut paraître comme un éléphant Dont les mémoires ancestrales ont connu les monts transalpins. Pourtant, quand vient la renaissance, l’inconscient s’élève, triomphant, Vers ses origines astrales où l’âme a planté ses grappins.
Quand l’esprit lâche les commandes pour se reposer de sa course, Toutes les mémoires remontent comme des bulles d’infinités Chargées des intimes demandes de mon âme qui se ressource Et se reconnecte à son compte pour causer aux divinités.
Lorsque s’envolera du sol ma quintessence immatérielle, Mes enfants verront mes oiseaux monter dans un bruissement d’aile. Moi, j’aurai laissé ma boussole pour une Ariane sensorielle M’emportant au-delà des eaux suivre le vol des hirondelles.
Aveugles et sourds, mes sens n’atteignent pas l’accès à la dimension Que seul l’amour peut concevoir car elle échappe à la matière. Mais afin que mon âme étreigne ce qui fera son ascension, Je chercherai à percevoir ma féminine antimatière.
Jolis bijoux en fruits de mer renforcent l’attrait des sirènes ; Après le charme de leur chant vient celui du plaisir des yeux. Jolies naïades, tendres chimères, l’océan vous a sacré reines Et le royal astre couchant en pleure un rayon soleilleux.
J’ai connu tout un tas d’enfers pavés de bonnes intentions Et je ne parle pas du pire qui ne me décevra jamais. En même temps, je n’ai qu’en faire ; désormais je fais attention À ne céder, pour un empire, aux dieux que l’on m’a déclamés.
Alors mes rêves me conduisent dans des paradis oubliés Où les ruelles sont pavées d’intentions roses et nacrées. Toutes ses portes me séduisent ; les bans qui y sont publiés Annoncent les plaies délavées dans un amour pur et sacré.
Photo d’une ruelle de San Gimignano en Toscane et en Italie.
Entre nous plus de controverses, arrêtons toutes polémiques ; Car le verseau n’est point puceau, il n’a que le cœur à l’envers. Que voulez-vous ? Sitôt qu’il verse quelques larmes, c’est la panique ! En effet, chaque soubresaut met son libre-arbitre de travers.
Heureusement juste une fois n’est pas coutume, évidemment. On n’est point sot d’être verseau, c’est juste un gage de qualité. Car il est fabriqué, ma foi, de tant d’amour suffisamment Qu’il est doté, dès le berceau, d’espoir et d’amicalité.
Décidément sans retenue, la belle Alice s’envoie en l’air Avec son amant chaud lapin dans une infinie volupté. La voici déjà, toute nue, qui disparaît dans l’oculaire Du faux miroir, glace sans tain, pour des plaisirs non occultés.
« Le plaisir tend vers l’infini quand l’amour tend vers la lumière ! » Ce n’est pas un matou matheux qui contredira l’expression. Aussitôt l’orgasme fini, il repart de source première Et c’est d’un bonheur comateux qu’en gémissent les réflexions.
Le regard de tes seins me trouble, tendre ingénue, tu m’hypnotises ; Tous mes sens restent confondus et l’image en a disparu. L’objet dont mon désir redouble revient plus fort car tu l’attises Et mon cœur d’hier morfondu revit dès que tu es apparue.
Souvent la nature dispose ses tubes de couleurs pour peindre Et n’a point besoin de chefs-d’œuvre pour nous montrer son savoir-faire. Que j’aime quand la Terre expose, tout simplement et sans se plaindre, Ses tremblements et ses manœuvres d’un art qui sait me satisfaire.
Photo de la Forêt de Bambous de Kyoto au Japon vitrifiée par le froid.
J’aime marcher à pas de loup dans l’âme des forêts gracieuses Et parfois surprendre un renard, une biche ou un écureuil. Car j’ai un peu le pied jaloux de mes réflexions silencieuses Et je m’estime bien veinard lorsque j’y rencontre un chevreuil.
Tableau « In the Woods at Georgenborn » 1932 de Gustav Cariot. Et je rencontre bien souvent les animaux que j’ai cités dans ma forêt d’Eschenberg car j’ai le pied léger à défaut de l’âme.
Dans la dernière ligne droite avant de déclarer son cœur, Monsieur, pour dévoiler son charme, devra quitter toute rigueur D’une jolie façon adroite qui, dans ses deux bras de vainqueur, Fera tomber, émue aux larmes, Madame dans toute sa vigueur.
Mais pour l’instant, ce n’est pas gagné ! Il faut soigner son caractère Car s’il veut tomber amoureux, il devra faire des concessions. Ne pas mettre la main au panier comme s’il était propriétaire Mais réciter de langoureux mots d’amour et sans digression.
Les entrées paraissent bien complexes par ceux qui m’y ont précédé Et dont l’agrément de passage est souvent lourd à acquitter. Je ne suis pas celui qu’on vexe par quelques sournois procédés Mais j’en deviens un peu plus sage qu’elle qu’en soit la moralité.
Photo « Entrée de la mosquée cathédrale de Saint-Pétersbourg » de Kristina Makeeva.
Des toits de Paris ardoisés, s’évadent les cœurs en prison Qui sont entraînés dans la mer de boulevards et de ruelles. Toutes ces tuiles entretoisées s’étirent jusqu’à l’horizon Et quand la nuit retombe, amère, l’immensité devient cruelle.
Mer de toitures, mon ennemie, mon tendre amour, ma douce amante, Ton charme m’aura apaisé dans trop d’après-midis intimes. Mer de charpentes, ma douce amie, jolie maîtresse si exigeante, J’ai encore le goût des baisers dans tes perspectives ultimes.
À peine sortis du berceau, tous les enfants originaux Découvrent un compagnon de jeux sous les traits d’un ange-gardien. Celui-ci, lui-même verseau, membre du club des marginaux, Lui donnera l’avantageux pouvoir de rire au quotidien.
Car le verseau vit plusieurs rêves adaptés quel que soit son âge. Si son côté introverti le pousse à être exubérant, Ses réactions vives et brèves façonnent un drôle de personnage Qui cherche un public converti à sa raison de vétéran.
Préparez votre sexe à piles afin qu’à la Saint-Valentin Toutes vos chances aboutissent à trouver le bon partenaire. Car il n’est rien qui horripile que se brancher en serpentin Et qu’un court-circuit anéantisse le courant de la caténaire.
Sept fois de suite il effeuilla, il dépiauta la marguerite, Sept fois de suite il retomba sur « elle ne m’aime pas du tout ! » Personne ne lui conseilla de vérifier (et ça m’irrite) Si un farceur n’lui avait pas truqué les fleurs un peu partout.
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Tant d’yeux ont capturé l’image de la cité de la lagune Que les places en sont délavées de la couleur de leurs regards. Les rues s’estompent en mirages, les maisons montrent leurs lacunes Et San Marco est enclavé parmi les souvenirs hagards.
C’est un verseau universel qui sait parler aux animaux. Il sait hennir comme un cheval, rire comme un âne et jacasser. Tous les langages l’ensorcellent, tant il s’amuse à demi-mots À conter fleurette aux cavales loin des étalons tracassés.
Monsieur transforme tout ce qu’il touche, les femelles sont en pâmoisons, Car il détient plusieurs cartouches qui n’ont aucun contrepoison. Madame embrouille tous ceux qu’elle aime, les mâles tombent comme des mouches Puis, elle met fin à leurs dilemmes en leur faisant du bouche-à-bouche.
L’infini hisse l’escalier alternant jours et contremarches Sans permettre d’en redescendre telle une ascension ironique. J’espérais qu’à chaque palier, la vie couronnerait ma démarche Mais elle n’a su que me prétendre vers une mort à sens unique.
Une nuit je suis descendu, bravant toutes sortes d’interdits Mais une horde de gardiens qui occupaient chaque le palier M’a dit qu’il était défendu de remonter au paradis Sans dénouer le nœud gordien scellé au cœur de l’escalier.
Photo de Jaroslaw Blaminski qui illustre un vieux rêve dont je me souviens encore.
La course infinie de l’hiver marque ma terre de repères Qui soutiennent mon ascension vers les connaissances ultimes. Comme la voix de l’univers qui me parlerait comme un père Et guiderait mes appréhensions sur mon prochain voyage intime.
Ce n’est pas encore le printemps mais bientôt la Saint-Valentin Et il va falloir décrasser tous ces vieux cœurs célibataires. Mais comme on a toujours vingt ans et que ce n’est pas si lointain, Les cœurs sont vite débarrassés des vilains plaisirs solitaires.
Les peintures mêlées de sable et de ciel, sur la mer, accoudés Sous les coups de pinceaux du vent font rire soleil et marées. Comme une cure indispensable à mon âme et mon corps soudés, Mon cœur s’ouvre comme un puceau à cette ingénue chamarrée.
Je ne sais pas qui a pris cette photo du Mont-Saint-Michel mais chapeau, l’artiste !
L’amour est l’énergie gigogne qui fait qu’un homme naît d’une femme Qui elle-même sort de la masse des descendantes de Lucy. Combien de choux et de cigognes, combien de roses nous acceptâmes Jusqu’à ce que ces enfants formassent une famille réussie ?
Plus que quelques jours à attendre pour mettre au point la sérénade Qui fera soupirer sa belle avec sa voix de galantin. Un refrain de paroles tendres, trois ou quatre fanfaronnades, Mais point de fausse note rebelle pour chanter la Saint-Valentin.
Quand le verseau tombe amoureux, sa vie demeure envisageable S’il arrive à s’épanouir sans s’étouffer dans cet amour. De nombreux baisers langoureux seront loin d’être négligeables Pour arriver à éblouir sa relation au jour le jour.
En dévoilant mon cœur à nu d’où coulaient les bleus de mon âme, Je l’ai un peu éclaboussée de la couleur de mes fantasmes. Je n’étais qu’un jeune ingénu dénudant sa première femme Mais elle ne m’a point repoussé et m’a fait découvrir l’orgasme.
Puisqu’on ne prête qu’aux riches une justice complaisante Qui ne pèse que le profit, sans honte et sans contredit. Cette société qui triche avec ses lois méprisantes Nous tue et nous atrophie et cochon qui s’en dédit !
Les arbres adaptent leurs coiffures selon les couleurs de saison Les oiseaux s’y trouvent repaire durant la clarté éphémère. Malgré le froid et ses griffures, ils ont établi leur maison Au tronc robuste comme un père, à la ramure comme une mère.
Faire l’amour à une femme vous met sur un petit nuage Avant de vous exténuer tout droit vers le septième ciel. Alors ne soyez pas infâme et offrez-leur en mariage Une robe couleur de nuée et un parapluie substantiel.
Une semaine avant la date de son rendez-vous amoureux, Colombine, à son cœur morose, parle par fleur interposée. Une fleur s’est fait candidate grâce à ses conseils langoureux Car les secrets du pot-aux-roses l’ont à jamais prédisposée.
Elle lui révèle que son amant, un verseau fou de liberté, Tourne comme un électron libre en orbite autour de l’amour. Pour devenir une maman avec son flirt déconcerté, Il faudra, pour que son cœur vibre, de la patience chaque jour.
J’aime les flamants roses en strass et bas-résille, J’aime les femmes en prose quand je les déshabille. Jolies oiselles à plumes, merveilles de la nature, Belles dames aux volumes promettant l’aventure.
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L’homme qui donne sa semence ne détient pas l’exclusivité De trouver la terre féconde qui germe si elle y consent. La femme, elle, recommence tous les jours cette activité En nourrissant son petit monde en donnant son cœur et son sang.
Quand le verseau se sent coincé dans des questions embarrassantes, Il attend l’énergie cosmique de la nuit de la pleine lune. Faut-il rester ou s’évincer de cette existence harassante ? La question est astronomique et la réponse, bien opportune.
Le verseau possède un trousseau de clefs à toutes solutions Qu’il s’est fabriqué plein d’espoirs pour résoudre tous ses problèmes. Et s’il se cache sous le boisseau, son cerveau en ébullition Cherche à trouver la trajectoire pour éviter tous ces dilemmes.
La religion souhaite apporter l’ordre et la paix sur notre Terre En parsemant ici et là ses maisons consacrées à Dieu. Mais elle ne fait que transporter, sous couvert du plus grand mystère, Que ses richesses d’ici-bas et l’appui des riches odieux.
Que j’aime ces mèches rebelles enrubannées de rouge et bleu Qui rendent hommage au colibri et à la beauté féminine ! Ainsi ma chérie, fais-toi belle ! Ensorcelle-moi, sacrebleu ! Fais-moi sauter comme un cabri, moi Valentin, toi Valentine.
On croit le lièvre, plus rapide, bien plus beau, plus fort et plus riche Or, Monsieur ne fait que passer sa vie à courir à contretemps. Il vit à donf, cet intrépide, mais au fond de son cœur il triche Car ce qu’il n’a pu dépasser le rattrape toujours à temps.
Voyez la tortue, sans douleur, qui va son train de sénateur, Elle regarde les fleurs pousser en écoutant chanter le vent. Elle collectionne les couleurs avec l’éclat modérateur Dont la pluie l’a éclaboussée ce matin au soleil levant.
Photo d’une Tortue arc-en-ciel qui passait par-là après la pluie.
Quand les rêves m’expérimentent, ils aiment bien me placer nu En situations embarrassantes où je me sens humilié. Mais ces expériences me mentent et jamais ne me diminuent Car de cette honte angoissante, je suis enfin réconcilié.
Ainsi chaque partie du corps s’expose enfin sans retenue ; Le sexe se montre en couleurs pour faire de belles rencontres. Les femmes battent des records à se dévoiler toutes nues ; Le cœur enfouit ses pudeurs et jamais ne va à l’encontre.
Une jolie peinture de Leonor Fini, partagée par mon amie Nicoleta Cristina et un grand merci à Sergio Rodriguez DI qui m’a révélé son auteur.
Cette petite hélice, mon hélice dorée Qui tourne dans mon cœur comme tourne une pompe, Pulse dans mes vaisseaux des passions décorées Parfois d’un air moqueur mais qui jamais ne trompe.
Elle ouvre mon canal branché sur les étoiles, Elle ferme l’esprit et ses interférences. Elle fait jaillir l’encre qui écrit sur la toile Tous mes rêves d’enfant et toutes mes espérances.
Souvent après un choc, elle peine à pomper Et m’aide à remonter vers de douces fréquences. J’ai eu mille accidents, je suis même tombé, Elle m’a relevé malgré les conséquences.
Cette vie qu’elle brasse et qu’elle aspire encore, Un jour va s’arrêter mais pas complètement Car la métamorphose transmutera mon corps Qui deviendra poussière dans un enchantement.
Alors le cœur enfin reviendra à sa source, Là où l’espace-temps n’affecte plus mon âme. Et la petite hélice n’aura d’autre ressource Que briller dans le ciel d’une petite flamme.
Ce soir, le ciel réduit son feu pour que mijote la rivière Et alimente le bouillon de neige fraîchement fondue. Les arbres secouent leurs cheveux enneigés sur leurs têtes fières Et le temps suspend son manège sur les collines confondues.
Toujours la même vue de ma fenêtre à Sennhof sous la neige au soleil couchant.
On l’appelait « l’arbre aux trois-zeaux » mais il en vint un quatrième Bouleverser les ordinaux, enfin, du moins ce que je crois. Toujours est-il que ces oiseaux dans leur période de carême Désormais aux points cardinaux guettent frileusement leurs proies.
Chaque fois qu’il neige, cet arbre devant ma fenêtre se remplit d’oiseaux qui s’abritent et qui guettent la proie qui sortirait son museau. Hélas à chaque fois je loupe la photo. Ce matin j’ai réussi à n’en prendre que quatre mais je ne désespère pas d’en capturer plus.
Je grave mes petits reflets un peu comme carnets de route Pour déposer quelques repères quand ma route devient morose. J’en écrit ces petits pamphlets qui, si vous êtes en déroute, Vous accorderont, je l’espère, de contempler la vie en prose.