Catégorie : Blog

Your blog category

  • L’ADN de l’âme

    L’ADN de l’âme

    « Désoxyribonucléique », ça rime comme une mosaïque
    D’âmes qui formeraient une chaîne dont le message se renouvelle
    À chaque formule magique que deux amants biologiques
    Tricoteraient avec leurs gènes pour s’mettre du plomb dans la cervelle.

    Tableau de Autumn Skye Morrison.

  • Le verseau en question

    Le verseau en question

    Afin de donner du piment à ses aventures amoureuses,
    Monsieur Verseau doit inventer tout ce qui casse la routine.
    Sinon fondront les sentiments dans une ronde langoureuse
    Que seule une épouse enfantée égayera à coups de tétines.

    Elle recherche évidemment comment exciter leurs amours
    Car, après la Saint-Valentin, il leur reste encore quelques nuits
    Pour s’affectionner galamment en s’entraînant au jour le jour
    Au son d’un tango argentin à faire valser leurs ennuis.

    Tableau de Victor Nizovtsev.

  • La contraception

    La contraception

    Saint-Valentin était en rage de savoir Cupidon en cage ;
    Pour lutter contre les naissances, on l’avait mis en pénitence.
    Aussi le quatorze février, on m’a dit que vous recevriez
    La clef pour ouvrir sa prison et disparaître à l’horizon.

    Tableau de J.-C. Leyendecker.

  • La voix de Saint-Valentin

    La voix de Saint-Valentin

    Depuis des jours, j’entends la voix d’un petit ange qui susurre
    Lascivement à mon oreille qu’il voudrait bien venir chez nous.
    Sa voix revient à chaque fois et, dans le lit, elle me murmure
    De saisir l’occasion pareille pour aller baiser le minou.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Arlequin et Colombine

    Arlequin et Colombine

    Lorsque les cœurs sont en hiver, qu’ils ont oublié leurs printemps,
    Juste un petit rayon d’amour suffit pour un petit bonheur
    Qui mette le corps à l’envers, la tête ailleurs, cheveux au vent.
    Et, pourquoi pas, un trait d’humour pour rire en tout bien tout honneur ?

    Pour l’amour, il n’y a pas de règle, c’est inutile d’expliquer.
    Les règles sont à mourir d’ennui, au diable, les explications !
    Alors soyons un peu espiègles, arrêtons d’être compliqués,
    Faisons l’amour toute la nuit pour jouir sans modération.

    Tableau « Arlequin et Colombine » de Mikhail Pavlovich Bobyshov.

  • Sainte-Valentine, premier choix !

    Sainte-Valentine, premier choix !

    Pour votre dîner aux chandelles, je vous suggère le meilleur d’elle :
    Appétissants, je le confesse, comme le Rumsteak de ses Fesses.
    Pour l’entrée j’ai prévu un flan avec ses Bavettes de Flanc ;
    Pour l’entremets, une terrine avec du Flancher et de la Poitrine.

    Gîte de Noix aux belles Cuisses avec des pommes vapeurs suisses ;
    Flambé pour que ça ravigote, un bon sauté de Plat de Côtes ;
    Et comme j’ai le monopole de Macreuse et Jumeaux d’Épaule,
    Je propose, pour vous mettre à l’aise, le summum de la Charolaise.

    Comme je n’y connais rien en viande de bœuf, j’ai cherché pour vous au rayon boucherie et vous ai mis tous les morceaux en Majuscules.

  • La couleur de l’âme

    La couleur de l’âme

    Bloujine, or-d’ange ou d’indigo, je dois inventer des nuances,
    Je dois posséder d’autres sens, m’ouvrir à d’autres dimensions
    Ou redevenir un nigaud pour découvrir sans influence
    L’originale quintessence de la couleur des intentions.

    Tableau de Valeriy Kot.

  • Les familles d’âmes

    Les familles d’âmes

    Imaginer l’inconcevable réseau d’âmes effilochées
    Dans les immeubles empilés des métropoles gigantesques,
    C’est percevoir l’irrécusable cerveau de neurones accrochés
    À tous leurs gènes estampillés d’une origine titanesque.

    Tableau de Valeriy Kot.

  • Les chats sont verseaux

    Les chats sont verseaux

    Des chasseurs redoutables aux fines stratégies,
    Les matous impassibles, l’œil ouvert, attentif,
    Guettent la délectable proie et privilégient
    Tout ce qui est possible à l’instinct inventif.

    Bien sûr, ils aiment autant les signes du zodiaque,
    Le giron des cancers, les poissons au berceau,
    Mais quand il fait beau temps, les matous démoniaques
    Ronronnent de concert en l’honneur des verseaux.

    Tableau de Vladimir Muhin.

  • Le poids de l’âme

    Le poids de l’âme

    Parfois le poids des connaissances peut paraître comme un éléphant
    Dont les mémoires ancestrales ont connu les monts transalpins.
    Pourtant, quand vient la renaissance, l’inconscient s’élève, triomphant,
    Vers ses origines astrales où l’âme a planté ses grappins.

    Tableau de Valeriy Kot.

  • L’envol des âmes – 2

    L’envol des âmes - 2

    Quand l’esprit lâche les commandes pour se reposer de sa course,
    Toutes les mémoires remontent comme des bulles d’infinités
    Chargées des intimes demandes de mon âme qui se ressource
    Et se reconnecte à son compte pour causer aux divinités.

    Tableau de Julie Heffernan.

  • L’envol des âmes – 1

    L’envol des âmes - 1

    Lorsque s’envolera du sol ma quintessence immatérielle,
    Mes enfants verront mes oiseaux monter dans un bruissement d’aile.
    Moi, j’aurai laissé ma boussole pour une Ariane sensorielle
    M’emportant au-delà des eaux suivre le vol des hirondelles.

    Tableau de Julie Heffernan.

  • Tendre ingénue – 2

    Aveugles et sourds, mes sens n’atteignent pas l’accès à la dimension
    Que seul l’amour peut concevoir car elle échappe à la matière.
    Mais afin que mon âme étreigne ce qui fera son ascension,
    Je chercherai à percevoir ma féminine antimatière.

    Tableau de Chie Yoshii.

  • Fruits de mer

    Jolis bijoux en fruits de mer renforcent l’attrait des sirènes ;
    Après le charme de leur chant vient celui du plaisir des yeux.
    Jolies naïades, tendres chimères, l’océan vous a sacré reines
    Et le royal astre couchant en pleure un rayon soleilleux.

    Tableau de Maxine Gadd.

  • Pavées de roses intentions

    Pavées de roses intentions

    J’ai connu tout un tas d’enfers pavés de bonnes intentions
    Et je ne parle pas du pire qui ne me décevra jamais.
    En même temps, je n’ai qu’en faire ; désormais je fais attention
    À ne céder, pour un empire, aux dieux que l’on m’a déclamés.

    Alors mes rêves me conduisent dans des paradis oubliés
    Où les ruelles sont pavées d’intentions roses et nacrées.
    Toutes ses portes me séduisent ; les bans qui y sont publiés
    Annoncent les plaies délavées dans un amour pur et sacré.

    Photo d’une ruelle de San Gimignano en Toscane et en Italie.

  • Le contreverseau

    Le contreverseau

    Entre nous plus de controverses, arrêtons toutes polémiques ;
    Car le verseau n’est point puceau, il n’a que le cœur à l’envers.
    Que voulez-vous ? Sitôt qu’il verse quelques larmes, c’est la panique !
    En effet, chaque soubresaut met son libre-arbitre de travers.

    Heureusement juste une fois n’est pas coutume, évidemment.
    On n’est point sot d’être verseau, c’est juste un gage de qualité.
    Car il est fabriqué, ma foi, de tant d’amour suffisamment
    Qu’il est doté, dès le berceau, d’espoir et d’amicalité.

    Tableau de Моисеева Лиана.

  • Plongée dans l’infini – 2

    Plongée dans l’infini - 2

    Décidément sans retenue, la belle Alice s’envoie en l’air
    Avec son amant chaud lapin dans une infinie volupté.
    La voici déjà, toute nue, qui disparaît dans l’oculaire
    Du faux miroir, glace sans tain, pour des plaisirs non occultés.

    « Le plaisir tend vers l’infini quand l’amour tend vers la lumière ! »
    Ce n’est pas un matou matheux qui contredira l’expression.
    Aussitôt l’orgasme fini, il repart de source première
    Et c’est d’un bonheur comateux qu’en gémissent les réflexions.

    Tableau de Jeune Séqui.

  • Tendre ingénue – 1

    Tendre ingénue - 1

    Le regard de tes seins me trouble, tendre ingénue, tu m’hypnotises ;
    Tous mes sens restent confondus et l’image en a disparu.
    L’objet dont mon désir redouble revient plus fort car tu l’attises
    Et mon cœur d’hier morfondu revit dès que tu es apparue.

    Tableau de Chie Yoshii.

  • L’art de la Terre

    L’art de la Terre

    Souvent la nature dispose ses tubes de couleurs pour peindre
    Et n’a point besoin de chefs-d’œuvre pour nous montrer son savoir-faire.
    Que j’aime quand la Terre expose, tout simplement et sans se plaindre,
    Ses tremblements et ses manœuvres d’un art qui sait me satisfaire.

    Photo de la Forêt de Bambous de Kyoto au Japon vitrifiée par le froid.

  • À pas de loup

    À pas de loup

    J’aime marcher à pas de loup dans l’âme des forêts gracieuses
    Et parfois surprendre un renard, une biche ou un écureuil.
    Car j’ai un peu le pied jaloux de mes réflexions silencieuses
    Et je m’estime bien veinard lorsque j’y rencontre un chevreuil.

    Tableau « In the Woods at Georgenborn » 1932 de Gustav Cariot. Et je rencontre bien souvent les animaux que j’ai cités dans ma forêt d’Eschenberg car j’ai le pied léger à défaut de l’âme.

  • La déclaration

    La déclaration

    Dans la dernière ligne droite avant de déclarer son cœur,
    Monsieur, pour dévoiler son charme, devra quitter toute rigueur
    D’une jolie façon adroite qui, dans ses deux bras de vainqueur,
    Fera tomber, émue aux larmes, Madame dans toute sa vigueur.

    Mais pour l’instant, ce n’est pas gagné ! Il faut soigner son caractère
    Car s’il veut tomber amoureux, il devra faire des concessions.
    Ne pas mettre la main au panier comme s’il était propriétaire
    Mais réciter de langoureux mots d’amour et sans digression.

    Tableau de J.-C. Leyendecker.

  • Les entrées complexes

    Les entrées complexes

    Les entrées paraissent bien complexes par ceux qui m’y ont précédé
    Et dont l’agrément de passage est souvent lourd à acquitter.
    Je ne suis pas celui qu’on vexe par quelques sournois procédés
    Mais j’en deviens un peu plus sage qu’elle qu’en soit la moralité.

    Photo « Entrée de la mosquée cathédrale de Saint-Pétersbourg » de Kristina Makeeva.

  • Sur les toits de Paris

    Sur les toits de Paris

    Des toits de Paris ardoisés, s’évadent les cœurs en prison
    Qui sont entraînés dans la mer de boulevards et de ruelles.
    Toutes ces tuiles entretoisées s’étirent jusqu’à l’horizon
    Et quand la nuit retombe, amère, l’immensité devient cruelle.

    Mer de toitures, mon ennemie, mon tendre amour, ma douce amante,
    Ton charme m’aura apaisé dans trop d’après-midis intimes.
    Mer de charpentes, ma douce amie, jolie maîtresse si exigeante,
    J’ai encore le goût des baisers dans tes perspectives ultimes.

    Tableau de Catherine Digue-Turpin.

  • Petit verseau deviendra grand

    Petit verseau deviendra grand

    À peine sortis du berceau, tous les enfants originaux
    Découvrent un compagnon de jeux sous les traits d’un ange-gardien.
    Celui-ci, lui-même verseau, membre du club des marginaux,
    Lui donnera l’avantageux pouvoir de rire au quotidien.

    Car le verseau vit plusieurs rêves adaptés quel que soit son âge.
    Si son côté introverti le pousse à être exubérant,
    Ses réactions vives et brèves façonnent un drôle de personnage
    Qui cherche un public converti à sa raison de vétéran.

    Œuvre de J.-C. Leyendecker.

  • Sexe à piles

    Sexe à piles

    Préparez votre sexe à piles afin qu’à la Saint-Valentin
    Toutes vos chances aboutissent à trouver le bon partenaire.
    Car il n’est rien qui horripile que se brancher en serpentin
    Et qu’un court-circuit anéantisse le courant de la caténaire.

    Photo de Jeffery Scott.

  • Pas du tout !

    Pas du tout !

    Sept fois de suite il effeuilla, il dépiauta la marguerite,
    Sept fois de suite il retomba sur « elle ne m’aime pas du tout ! »
    Personne ne lui conseilla de vérifier (et ça m’irrite)
    Si un farceur n’lui avait pas truqué les fleurs un peu partout.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Venise s’enlise

    Venise s’enlise

    Tant d’yeux ont capturé l’image de la cité de la lagune
    Que les places en sont délavées de la couleur de leurs regards.
    Les rues s’estompent en mirages, les maisons montrent leurs lacunes
    Et San Marco est enclavé parmi les souvenirs hagards.

    Tableau « Place San Marco » d’August Lovati.

  • Le versatile

    Le versatile

    C’est un verseau universel qui sait parler aux animaux.
    Il sait hennir comme un cheval, rire comme un âne et jacasser.
    Tous les langages l’ensorcellent, tant il s’amuse à demi-mots
    À conter fleurette aux cavales loin des étalons tracassés.

    Monsieur transforme tout ce qu’il touche, les femelles sont en pâmoisons,
    Car il détient plusieurs cartouches qui n’ont aucun contrepoison.
    Madame embrouille tous ceux qu’elle aime, les mâles tombent comme des mouches
    Puis, elle met fin à leurs dilemmes en leur faisant du bouche-à-bouche.

    Tableau d’Agnès Boulloche.

  • L’escalier infini

    L’escalier infini

    L’infini hisse l’escalier alternant jours et contremarches
    Sans permettre d’en redescendre telle une ascension ironique.
    J’espérais qu’à chaque palier, la vie couronnerait ma démarche
    Mais elle n’a su que me prétendre vers une mort à sens unique.

    Une nuit je suis descendu, bravant toutes sortes d’interdits
    Mais une horde de gardiens qui occupaient chaque le palier
    M’a dit qu’il était défendu de remonter au paradis
    Sans dénouer le nœud gordien scellé au cœur de l’escalier.

    Photo de Jaroslaw Blaminski qui illustre un vieux rêve dont je me souviens encore.

  • Saint-Michel-l’Archange

    Saint-Michel-l’Archange

    La course infinie de l’hiver marque ma terre de repères
    Qui soutiennent mon ascension vers les connaissances ultimes.
    Comme la voix de l’univers qui me parlerait comme un père
    Et guiderait mes appréhensions sur mon prochain voyage intime.

    Tableau de Ray Morimura.

  • Le nettoyage d’avant-printemps

    Le nettoyage d’avant-printemps

    Ce n’est pas encore le printemps mais bientôt la Saint-Valentin
    Et il va falloir décrasser tous ces vieux cœurs célibataires.
    Mais comme on a toujours vingt ans et que ce n’est pas si lointain,
    Les cœurs sont vite débarrassés des vilains plaisirs solitaires.

    Tableau de Heinz Geilfus.

  • Saint-Michel-l’Ange

    Saint-Michel-l’Ange

    Les peintures mêlées de sable et de ciel, sur la mer, accoudés
    Sous les coups de pinceaux du vent font rire soleil et marées.
    Comme une cure indispensable à mon âme et mon corps soudés,
    Mon cœur s’ouvre comme un puceau à cette ingénue chamarrée.

    Je ne sais pas qui a pris cette photo du Mont-Saint-Michel mais chapeau, l’artiste !

  • La famille de Lucy

    La famille de Lucy

    L’amour est l’énergie gigogne qui fait qu’un homme naît d’une femme
    Qui elle-même sort de la masse des descendantes de Lucy.
    Combien de choux et de cigognes, combien de roses nous acceptâmes
    Jusqu’à ce que ces enfants formassent une famille réussie ?

    Tableau de Juan Romero.

  • Une chanson pour Colombine

    Une chanson pour Colombine

    Plus que quelques jours à attendre pour mettre au point la sérénade
    Qui fera soupirer sa belle avec sa voix de galantin.
    Un refrain de paroles tendres, trois ou quatre fanfaronnades,
    Mais point de fausse note rebelle pour chanter la Saint-Valentin.

    Quand le verseau tombe amoureux, sa vie demeure envisageable
    S’il arrive à s’épanouir sans s’étouffer dans cet amour.
    De nombreux baisers langoureux seront loin d’être négligeables
    Pour arriver à éblouir sa relation au jour le jour.

    Tableau de Damião Martins.

  • L’orgasme bleu

    L’orgasme bleu

    En dévoilant mon cœur à nu d’où coulaient les bleus de mon âme,
    Je l’ai un peu éclaboussée de la couleur de mes fantasmes.
    Je n’étais qu’un jeune ingénu dénudant sa première femme
    Mais elle ne m’a point repoussé et m’a fait découvrir l’orgasme.

    Tableau d’Anne Bachelier.

  • La justice cochonne

    La justice cochonne

    Puisqu’on ne prête qu’aux riches une justice complaisante
    Qui ne pèse que le profit, sans honte et sans contredit.
    Cette société qui triche avec ses lois méprisantes
    Nous tue et nous atrophie et cochon qui s’en dédit !

    Tableau de Victor Nizovtsev.

  • Un arbre parent

    Un arbre parent

    Les arbres adaptent leurs coiffures selon les couleurs de saison
    Les oiseaux s’y trouvent repaire durant la clarté éphémère.
    Malgré le froid et ses griffures, ils ont établi leur maison
    Au tronc robuste comme un père, à la ramure comme une mère.

    Tableau d’Anne Bachelier.

  • La femme-nuage

    La femme-nuage

    Faire l’amour à une femme vous met sur un petit nuage
    Avant de vous exténuer tout droit vers le septième ciel.
    Alors ne soyez pas infâme et offrez-leur en mariage
    Une robe couleur de nuée et un parapluie substantiel.

    Photo de Valentin Perrin.

  • La rose de Colombine

    La rose de Colombine

    Une semaine avant la date de son rendez-vous amoureux,
    Colombine, à son cœur morose, parle par fleur interposée.
    Une fleur s’est fait candidate grâce à ses conseils langoureux
    Car les secrets du pot-aux-roses l’ont à jamais prédisposée.

    Elle lui révèle que son amant, un verseau fou de liberté,
    Tourne comme un électron libre en orbite autour de l’amour.
    Pour devenir une maman avec son flirt déconcerté,
    Il faudra, pour que son cœur vibre, de la patience chaque jour.

    Tableau de Mira Fujita.

  • Les Flamants-prose

    Les Flamants-prose

    J’aime les flamants roses en strass et bas-résille,
    J’aime les femmes en prose quand je les déshabille.
    Jolies oiselles à plumes, merveilles de la nature,
    Belles dames aux volumes promettant l’aventure.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Moisson de femme

    Moisson de femme

    L’homme qui donne sa semence ne détient pas l’exclusivité
    De trouver la terre féconde qui germe si elle y consent.
    La femme, elle, recommence tous les jours cette activité
    En nourrissant son petit monde en donnant son cœur et son sang.

    Tableau d’Anne Bachelier.

  • La libération du verseau

    La libération du verseau

    Quand le verseau se sent coincé dans des questions embarrassantes,
    Il attend l’énergie cosmique de la nuit de la pleine lune.
    Faut-il rester ou s’évincer de cette existence harassante ?
    La question est astronomique et la réponse, bien opportune.

    Le verseau possède un trousseau de clefs à toutes solutions
    Qu’il s’est fabriqué plein d’espoirs pour résoudre tous ses problèmes.
    Et s’il se cache sous le boisseau, son cerveau en ébullition
    Cherche à trouver la trajectoire pour éviter tous ces dilemmes.

    Tableau de Kira Panina.

  • Le cycle liturgique

    Le cycle liturgique

    La religion souhaite apporter l’ordre et la paix sur notre Terre
    En parsemant ici et là ses maisons consacrées à Dieu.
    Mais elle ne fait que transporter, sous couvert du plus grand mystère,
    Que ses richesses d’ici-bas et l’appui des riches odieux.

    Tableau de Jaroslaw Jasnikowski 1976.

  • La coupe colibri

    La coupe colibri

    Que j’aime ces mèches rebelles enrubannées de rouge et bleu
    Qui rendent hommage au colibri et à la beauté féminine !
    Ainsi ma chérie, fais-toi belle ! Ensorcelle-moi, sacrebleu !
    Fais-moi sauter comme un cabri, moi Valentin, toi Valentine.

    Tableau de Jean-Claude Desplanque.

  • Les couleurs du temps

    Les couleurs du temps

    On croit le lièvre, plus rapide, bien plus beau, plus fort et plus riche
    Or, Monsieur ne fait que passer sa vie à courir à contretemps.
    Il vit à donf, cet intrépide, mais au fond de son cœur il triche
    Car ce qu’il n’a pu dépasser le rattrape toujours à temps.

    Voyez la tortue, sans douleur, qui va son train de sénateur,
    Elle regarde les fleurs pousser en écoutant chanter le vent.
    Elle collectionne les couleurs avec l’éclat modérateur
    Dont la pluie l’a éclaboussée ce matin au soleil levant.

    Photo d’une Tortue arc-en-ciel qui passait par-là après la pluie.

  • Les couleurs du cœur

    Les couleurs du cœur

    Quand les rêves m’expérimentent, ils aiment bien me placer nu
    En situations embarrassantes où je me sens humilié.
    Mais ces expériences me mentent et jamais ne me diminuent
    Car de cette honte angoissante, je suis enfin réconcilié.

    Ainsi chaque partie du corps s’expose enfin sans retenue ;
    Le sexe se montre en couleurs pour faire de belles rencontres.
    Les femmes battent des records à se dévoiler toutes nues ;
    Le cœur enfouit ses pudeurs et jamais ne va à l’encontre.

    Une jolie peinture de Leonor Fini, partagée par mon amie Nicoleta Cristina et un grand merci à Sergio Rodriguez DI qui m’a révélé son auteur.

  • L’hélice de mon cœur

    L’hélice de mon cœur

    Cette petite hélice, mon hélice dorée
    Qui tourne dans mon cœur comme tourne une pompe,
    Pulse dans mes vaisseaux des passions décorées
    Parfois d’un air moqueur mais qui jamais ne trompe.

    Elle ouvre mon canal branché sur les étoiles,
    Elle ferme l’esprit et ses interférences.
    Elle fait jaillir l’encre qui écrit sur la toile
    Tous mes rêves d’enfant et toutes mes espérances.

    Souvent après un choc, elle peine à pomper
    Et m’aide à remonter vers de douces fréquences.
    J’ai eu mille accidents, je suis même tombé,
    Elle m’a relevé malgré les conséquences.

    Cette vie qu’elle brasse et qu’elle aspire encore,
    Un jour va s’arrêter mais pas complètement
    Car la métamorphose transmutera mon corps
    Qui deviendra poussière dans un enchantement.

    Alors le cœur enfin reviendra à sa source,
    Là où l’espace-temps n’affecte plus mon âme.
    Et la petite hélice n’aura d’autre ressource
    Que briller dans le ciel d’une petite flamme.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • La bonne soupe à la neige

    La bonne soupe à la neige

    Ce soir, le ciel réduit son feu pour que mijote la rivière
    Et alimente le bouillon de neige fraîchement fondue.
    Les arbres secouent leurs cheveux enneigés sur leurs têtes fières
    Et le temps suspend son manège sur les collines confondues.

    Toujours la même vue de ma fenêtre à Sennhof sous la neige au soleil couchant.

  • L’arbre aux quat’zeaux

    L’arbre aux quat’zeaux

    On l’appelait « l’arbre aux trois-zeaux » mais il en vint un quatrième
    Bouleverser les ordinaux, enfin, du moins ce que je crois.
    Toujours est-il que ces oiseaux dans leur période de carême
    Désormais aux points cardinaux guettent frileusement leurs proies.

    Chaque fois qu’il neige, cet arbre devant ma fenêtre se remplit d’oiseaux qui s’abritent et qui guettent la proie qui sortirait son museau. Hélas à chaque fois je loupe la photo. Ce matin j’ai réussi à n’en prendre que quatre mais je ne désespère pas d’en capturer plus.

  • Les chemins de prose

    Les chemins de prose

    Je grave mes petits reflets un peu comme carnets de route
    Pour déposer quelques repères quand ma route devient morose.
    J’en écrit ces petits pamphlets qui, si vous êtes en déroute,
    Vous accorderont, je l’espère, de contempler la vie en prose.

    Merci Nicoleta Cristina pour la jolie photo.