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  • Ces péchés capiteux qui montent à la tête – 1

    Ces péchés capiteux qui montent à la tête - 1

    La gourmandise
    Il n’est, pour la bouche gourmande, meilleur plaisir que savourer
    Entre deux coupes de champagne, chocolats et pâtisseries.
    Donc si ta femme te demande ce soir au lit de la bourrer,
    Mets dans la croupe de ta compagne ta plus exquise coquinerie.

    Dessin de Georges Barbier.

  • Le divin quintuor

    Le divin quintuor

    Que j’aimerai le son du cor au fond de ma tombe, endormi,
    Quand je renaîtrai d’un nouveau corps, encore engourdi de fourmis !
    Après une danse macabre avec la mort pour partenaire,
    À la lumière des candélabres, je suivrai l’aube imaginaire.

    Tableau de Nicholas Kalmakoff.

  • Jungfrau

    Jungfrau

    Saluant les sommets de France, les vals d’Italie et de Suisse,
    La Jeune Fille nous assure son ineffable nudité.
    Offrant sa poitrine à outrance et, par derrière, ses fières cuisses,
    Elle s’oppose à la censure et toutes ses absurdités.

    La Jungfrau, « Jeune fille » ou « Vierge », est un sommet suisse dans le massif des Alpes bernoises qui culmine à 4 158 mètres d’altitude. Et merci à Damar Val pour la photo.

  • La maison d’en face

    La maison d’en face

    Numéro treize, rue du chat noir, j’habite un bel appartement
    Dont la fenêtre du grenier donne sur la maison d’en face
    Il s’agirait d’un vieux manoir, à des sorcières appartenant,
    Où j’entends leurs matous grogner quoiqu’elles disent, quoiqu’elles fassent.

    Tableau de Cat Witch Brownstone.

  • Le Shah et la houri

    Le Shah et la houri

    Le Shah la prit pour une houri tandis qu’elle ouvrait sa vitrine
    Qui exposait deux mamelons qui dansaient les yeux dans les seins.
    Mais en lorgnant son trou de souris, plus attirant que sa poitrine,
    Alors tomba son pantalon brusquement sur ses mocassins.

    Tableau de Kees van Dongen. « Et ça danse les yeux dans les seins… » Jacques Brel – Les paumés du petit matin.

  • Chut !

    Chut !

    Si tu sais garder un secret, alors j’enlèverai mon masque
    Pour faire sortir la vérité des tréfonds du puits de mes yeux.
    Et si tu sais rester discret, tu verras dans mon cœur fantasque
    Monter avec célérité mon désir le plus licencieux.

    Tableau de Chie Yoshii.

  • Ciel !

    Ciel !

    Ces émotions qui papillonnent lorsqu’elle se trouve découverte
    S’épanouissent comme une rose et elle rougit comme un enfant.
    Ciel ! La surprise la bâillonne laissant ses deux lèvres entrouvertes
    Sur un sentiment qu’elle n’ose avouer qu’en se rebiffant.

    Tableau de Chie Yoshii.

  • La mère océanique

    La mère océanique

    Homme, tu chériras ta mère et sa matrice océanique
    Qui te renvoie dans son miroir les origines de ton âme.
    Mais si tu ne peux percevoir le lien qui t’unit à la femme
    Ses larmes resteront amères et son silence laconique.

    Tu souhaites aller dans les étoiles et vivre une vie d’opulence
    Dans un avenir pragmatique où la fin justifie les moyens.
    Alors tes racines se voilent derrière toutes ces turbulences
    Car l’amour et l’esprit technique ne seront jamais mitoyens.

    Tableau « mère océanique » de Leigh J. McCloskey.

  • L’amour en cuisine

    L’amour en cuisine

    Monsieur s’ennuie dans son plumard ? Vite une bisque de homard !
    Madame s’ennuie dans sa baignoire ? Vite une raie au beurre noir !
    Monsieur veut faire son polisson ? Vite une soupe de poissons !
    Madame veut jouer la salope ? Vite une tranche d’escalope !

    Faire l’amour ou bien manger n’est pas toujours incompatible ;
    D’abord on se dévore des yeux puis on passe à la casserole.
    Certains vont jusqu’à échanger de partenaire réversible
    Mais pour les gourmets c’est au pieu qu’l’amour détient le premier rôle.

    Tableau de Tejal Patni.

  • La chatte de la mère Michel

    La chatte de la mère Michel

    La mère Michel perdit sa chatte et s’en fut chez l’pére Lustucru
    Qui lui caressa le menton et lui effleura les tétons.
    Elle lui ôta sa cravate et lui enleva, qui l’eut cru,
    Sa chemise et son pantalon qui retomba sur ses talons.

    Personne ne trouva le chat mais on raconte que la souris
    Qui s’mit dans le lit du boucher apprécia tant sa saucisse
    Qu’elle l’épousa et s’attacha à faire l’amour à son mari
    Afin qu’au moment du coucher, elle pût répéter l’exercice.

    Tableau de Kees van Dongen.

  • Mes amythologiques – 2

    Parfum d’amour
    Lorsque le sphinx renaît dans un parfum de cendres,
    L’amour renaît aussi en intimes fragrances.
    L’arôme du plaisir explose comme une essence
    Et distille un bouquet d’élixir sexuel.

    Touche d’amour
    De sauts en soubresauts, la petite sirène
    Se cambre et me caresse en sensuels tête-à-queue
    Dont l’onde se transmet sur la peau étendue
    En vibrations sensibles jusqu’à la jouissance.

    Souffle d’amour
    Quand la petite mort m’emporte dans les nues,
    Je découvre soudain l’éternel féminin.
    Je ne suis plus matière mais nouvelle substance
    Et je pars en voyage sur les monts de Vénus.

    Tableaux de Nicholas Kalmakoff.

  • La théorie du complot

    La théorie du complot

    Cessons de croire en ce complot qui aspire à nous engraisser,
    Nous formater depuis l’enfance pour devenir chair à pâté.
    Combien verseront de sanglots ceux qui s’estimaient progresser
    Vers la richesse et l’opulence alors qu’ils n’étaient qu’appâtés ?

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Mes amythologiques – 1

    Saveur d’amour
    L’amour me met l’eau à la bouche quand je rêve de ma chimère
    Qui vient la nuit pour m’inviter à la rejoindre dans l’autre monde.
    Alors l’amour devient sucré et je ne suis plus qu’une langue
    Dont les papilles goûtent l’extase de toutes les saveurs du sexe.

    Chanson d’amour
    L’amour résonne à mes oreilles comme le tam-tam des tambours
    Puis coule comme une musique chantée d’une voix de gorgone
    Dont l’écho se démultiplie et crée un espace de sons
    Où je renaît adolescent dans un orgasme symphonique.

    Couleur d’amour
    L’amour ajoute des couleurs à la palette de mes sens
    Lorsque le féminin sacré me connecte à son univers.
    Des formes naissent et disparaissent en monticules de lumière
    Qui tracent des teintes érotiques dans une excitation suprême.

    Tableaux de Leonor Fini.

  • 75 ans d’âge

    75 ans d’âge

    Après soixante-quinze ans d’âge, le marc, vieilli en fût de chêne,
    Produit, dans toute sa substance, l’alcool de son meilleur tonneau.
    La couleur mûrit davantage, les arômes et les goûts s’enchaînent
    Et l’art puise sa subsistance dans nos vignobles cantonaux.

    La peinture évoque l’alcool par son ivresse des couleurs
    Quand bleu-royal et rouge-sang s’accouplent au papier virginal.
    Il n’est pas de meilleure école que d’enfanter dans la douleur
    Le tableau le plus saisissant ou le chef-d’œuvre original !

    Les natures mortes ressuscitent chaque moment de notre vie
    Et les portraits immortalisent ceux que nous n’oublieront jamais.
    Les couchers de soleil suscitent une émotion qui nous ravit
    Et un bord de mer rivalise avec le plus haut des sommets.

    La meilleure façon de vivre, c’est vieillir en se bonifiant
    Et pour prendre de la bouteille, rien ne vaut l’art dans les cruchons.
    Surtout lorsque ça nous délivre le meilleur des fortifiants
    Qui se boit du vin de la treille en faisant sauter les bouchons.

    Aussi, mes amis, je propose que la cuvée de cette année
    Soit le « Millésime Fabienne » et trinqué (*) dans tous les pays.
    Afin que l’artiste dispose de ces atouts simultanés
    Lorsque vous direz « à la tienne ! » devant ses tableaux, ébahis.

    * Trinquer est intransitif mais ça rime avec apéritif.

  • Femmes fatales

    Femmes fatales

    À chaque signe astrologique, la femme l’emporte dans son domaine ;
    Qu’elle soit capricorne ou lionne, cancer, poisson ou bien verseau,
    Qu’elle soit sagittaire ou scorpionne, bélier, taureau, vierge ou gémeaux.
    Même la balance, c’est logique, est bonne comme la romaine.

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  • Femme à toute heure

    Femme à toute heure

    J’aime ma femme du matin qui dort dans ses draps de satin ;
    J’aime ma femme de midi qui rêve tout l’après-midi ;
    J’aime ma femme au crépuscule qui m’embrasse et qui me bouscule ;
    J’aime ma femme dans la nuit à l’heure du bain de minuit.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Le coup de pied

    Le coup de pied

    Comme elle était venue au monde avec des pattes de velours,
    Elle devint contorsionniste et une perle dans son métier.
    Afin de rester pudibonde sans trop exciter les balourds,
    Elle se fit perfectionniste dans l’art de jouer avec les pieds.

    Tableau de Vladimir Fedotko 1991.

  • L’arc-en-étoiles

    L’arc-en-étoiles

    Dans un creuset d’eau et de feu de notre Terre nourricière,
    Un souffle venu d’un oracle a fécondé l’arbre de vie.
    Et cet esprit forma le vœu que la femme soit bénéficiaire
    Pour renouveler le miracle qui perpétue notre survie.

    Tableau de Jo Voight.

  • La mer

    La mer

    La vie semble une mer furieuse qui ravage les destinées ;
    Puis dans les moments d’accalmie on pleure les chers disparus.
    Fatalité bien injurieuse envers nos enfants qui sont nés,
    Envers nos parents, nos amis, devant les anges comparus.

    Nous tous, dans le même bateau, connaissons depuis la naissance
    Les abandons, les trahisons, l’humiliation et le rejet.
    Bien sûr, ce n’est pas du gâteau d’organiser la résistance
    Pour gagner notre guérison et faire de nouveaux projets.

    La mort n’est pas une injustice, même les longues maladies
    Présentent un chemin bien étrange à tous ses accompagnateurs.
    Même si les âmes aboutissent au bout du compte au paradis,
    Leur disparition nous dérange et le chagrin dévastateur.

    L’amour peut paraître invisible mais il assemble nos racines
    Et une essence nous traverse par l’écho du canal du cœur.
    Cet amour nous rend invincibles, il nous anime, il nous fascine
    Car malgré toutes controverses, il n’a ni vaincus ni vainqueurs.

    On connaît toutes ces souffrances dans le voyage des humains
    Mais on apprend à partager autant les joies que les tristesses.
    On se dit que fine est la chance d’arriver au bout du chemin
    Et ce sont nos personnes âgées qui en démontrent l’étroitesse.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Ouvrez votre cœur aux papillons

    Ouvrez votre cœur aux papillons

    Les pensées les plus authentiques passent par le canal du cœur
    Et transportent les mots d’amours sous la forme de papillons.
    Les bleus sont les plus romantiques, les gris expriment les rancœurs
    Et pour agrémenter mes jours, leurs vols produisent un carillon.

    Tableau de Christian Schloe.

  • Naturellement écrit

    Quand le corps va se promener, l’esprit rempli le cœur de sève
    Et pompe l’encre des grands pins dans l’encrier imaginaire.
    J’en profite pour ramener un peu d’idées que je prélève
    Auprès des forêts de sapins peuplées d’elfes originaires.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • Panoplie pour amoureux

    Panoplie pour amoureux

    Pour les rencontres amoureuses, voici venu le temps des fleurs !
    Vous trouverez en promotion la panoplie du soupirant.
    Après une automne langoureuse et un hiver terni de pleurs,
    Revêtez l’habit d’émotions qui séduit les cœurs chavirant.

    Tableau de Rafal Olbinski.

  • Sous les jupes des coquelicots

    Jambes en l’air, la fleur de joie montre ses dessous impudiques
    Et ses organes sexuels paraissent de toute beauté.
    Comment pourrais-je avoir le choix de refuser l’instinct lubrique
    Qui m’attire d’un sensuel éblouissement chapeauté ?

    Mais l’indécente demoiselle sait aguicher avec du style
    Car, sous l’écarlate jupon, se dresse l’objet du désir.
    Et les étamines donzelles se presser autour du pistil
    Pour un petit câlin fripon dans un bucolique plaisir.

    L’impudique coquelicot du petit bois de Kyburg.

  • La couleur du silence

    La couleur du silence

    Quand le silence est la réponse à une demande d’amour,
    Le cœur jamais ne se prononce sur cet écho de désamour.
    Alors il clame sa douleur par des suppliques bigarrées
    Pour donner un peu de couleur à ses amertumes égarées.

    Tableau « Silent Talk » 2016 de Oleg Zhivetin.

  • Les fées lunatiques

    Les fées lunatiques

    À la nouvelle lunaison, les coquelicots s’épanouissent
    Car ce sont les fées lunatiques qui créent leur couleur rouge-sang.
    Elles prononcent une oraison dont les mots qui s’évanouissent
    Exhalent un pigment chromatique sur les boutons luminescents.

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  • Nouvelle lune

    Nouvelle lune

    La nouvelle lune se cache derrière un rideau de ténèbres
    Et les étoiles en profitent pour jouer les filles de l’air.
    Alors on voit que se détachent plein de feux follets qui célèbrent,
    Parmi les bourgeons néophytes, le repos de l’astre lunaire.

    Tableau d’Alice Mason.

  • Le trésor de la forêt

    Le trésor de la forêt

    Lorsque tu atteindras l’orée où jadis la foudre a frappé,
    Grimpe au sommet du tronc et vise par l’œil unique de l’arbre mort.
    Du soleil perçant la forêt, un rayon perdu, rescapé,
    Pointera, à midi précise, vers l’emplacement du trésor.

    Ce matin dans la forêt d’Eschenberg, j’ai vu un trésor : un chevreuil, deux renards et des fraises des bois.

  • Le café au violoncelle

    Le café au violoncelle

    En ce dimanche après-midi, la jeune fille goûte la sieste
    En compagnie de son galant qui lui joue de son violoncelle
    D’abord un air de rapsodie, puis une musique céleste
    Qui suscitera par son talent le désir de sa jouvencelle.

    Tableau « le café au violoncelle » de Roman Zasnolov.

  • C’est les rats !

    C’est les rats !

    Après les rouges chaperons et les méchants loups scélérats,
    L’homme a tant conté son adresse au jeu du chat et de la souris,
    Qu’enfin ceux qui hériteront de nos mémoires, c’est les rats
    À qui reviendra l’allégresse de lire la vie qui leur sourit.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Stéréosexuels

    Stéréosexuels

    Bras-dessus et bras-dessous, côte-à-côte et fesse-à-fesse,
    L’homme et la femme s’assemblent, corps concave et corps convexe.
    Par-dessus et par-dessous, face-à-face tout en caresses,
    La femme et l’homme, ensemble, jouent un concerto pour sexes.

    Tableau de Marlina Vera.

  • Tout comme une femme orange

    Tout comme une femme orange

    Les femmes orange dilatent mes rêves jusqu’à ce que le réveil sonne
    Qui les fait voler en éclats comme il briserait une cruche.
    L’apparition hélas trop brève laisse juste un BANG qui résonne
    Et réduit mon élan à plat tout comme un ballon de baudruche.

    Photo de Ilkeys.

  • Bienvenue sur l’île de Juin

    Bienvenue sur l’île de Juin

    Je tracerai un gué de lumière qui raccordera comme un joint
    Notre bateau jusqu’à la plage où nous découvrirons l’amour.
    Tu honoreras la première le passage à l’île de Juin
    Et je viendrai sur le rivage te retrouver au petit jour.

    Tableau de Rafal Olbinski.

  • Coup de foudre dans les coquelicots

    Coup de foudre dans les coquelicots

    Couchés parmi les coquelicots, déboutonnant ton calicot,
    Il m’a suffi de t’embrasser pour sentir nos corps embrasés.
    Dans la position missionnaire, le cœur sert de paratonnerre
    À l’amour dont les coups de foudre font détonner le feu aux poudres.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Coquelicot, Messieurs

    Coquelicot, Messieurs

    Bas les masques, l’écarlate fleur des champs dont l’oriflamme
    Flotte en maître avec bravache parmi colzas et blés d’or.
    Toutes les fleurs se relatent l’apparition de la flamme
    Qui brandit devant les vaches la cape du toréador.

    (Ça y est ! Ils sont arrivés dans le nord de la Suisse, les coquelicots qui font rougir les champs de blé ! Il m’a fallu grimper sur les plateaux fermiers pour les rencontrer.
    Celui-ci est né à Eidberg, le village le plus haut de la commune de Winterthur.)

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  • Coquelicot, Mesdames

    Coquelicot, Mesdames

    Les jolis coquelicots, mesdames, se sont ouverts sur les chemins
    En compagnie des jeunes blés et des colzas encore verts.
    Petites notes sur la gamme qui composent l’accord carmin
    De ma chanson dont le couplet me fut, par le vent, découvert.

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  • Une souris verte

    Une souris verte

    Une étrangère courait dans l’herbe d’une démarche un peu voilée ;
    Une saute de vent soudaine pénétra le sombre pubis
    Et dénuda un corps superbe luisant sous la lune étoilée,
    Dévoilant sa jolie bedaine et deux petits seins de rubis.

    Tableau « Lailla » 1908 de Kees van Dongen.

  • Une chatte bleue

    Une chatte bleue

    On ne dit pas dans la chanson que la chatte bleue attrapa
    La souris verte qui courait entre ses cuisses entrouvertes.
    Mais elle put payer rançon pour échapper à son trépas
    Et repartit dans les fourrés vers une excavation offerte.

    Tableau de Kees van Dongen.

  • Sorcières d’aujourd’hui

    Sorcières d’aujourd’hui

    J’ai lu « Sorcières d’aujourd’hui », le magazine émancipé
    Qui s’adresse aux fées actuelles et à la mode satanique.
    On y voit les meilleurs produits à s’offrir pour participer
    À leurs épreuves rituelles dans leurs réunions sabbatiques.

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  • Fées d’aujourd’hui

    Fées d’aujourd’hui

    Les fées se sont banalisées et prennent aujourd’hui le métro ;
    Elles cotisent pour leur retraite mais s’offrent très peu de vacances.
    Leur magie rationalisée a perdu le charme du rétro
    Et même certaines sous-traitent leurs potions par correspondance.

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  • Les seins hypnotiques

    Les seins hypnotiques

    Quand le rideau soudain dévoile deux petits soleils rouge sang
    Qui me font jouir d’un spectacle hypnotique jusqu’à loucher,
    J’écarte alors un peu la toile des deux mamelons turgescents
    En enlevant tous les obstacles de la mignonne effarouchée.

    Tableau de Kees van Dongen.

  • Strip-tease printemps-été

    Quand fleuriront les coquelicots, j’enlèverai mon calicot ;
    Quand écloront les véroniques, je ferai glisser ma tunique ;
    Quand mûriront le blé et l’orge, je quitterai mon soutien-gorge ;
    Quand s’épanouiront les griottes, je retirerai ma culotte.

    Tableau de Knees van Dongen.

  • L’hommage à la lune

    L’hommage à la lune

    Premier quartier, Marie-la-Brune danse les pieds nus sous la Lune ;
    En pleine lune, Sophie-la-Rousse soulève sa robe et la retrousse ;
    Dernier quartier, Jeanne-la-Blonde ouvre son corsage à la ronde ;
    Nouvelle lune, dans la nuit noire, seuls les chats noirs peuvent les voir.

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  • À quoi joue-t-on ?

    À quoi joue-t-on ?

    À quoi jouera-t-on aujourd’hui selon l’humeur de la journée ?
    Observer les gens du matin qui se précipitent au travail ?
    Mater le facteur sous la pluie en train de faire sa tournée ?
    Rester sous les draps de satin et se rendormir vaille que vaille ?

    Tableau de Rafal Olbinski.

  • Bonjour là-haut !

    Bonjour là-haut !

    Puisqu’aujourd’hui c’est l’élection du parlement européen,
    Qu’il faut voir les choses d’en haut pour secourir les gens d’en-bas,
    Après six mois d’insurrection contre l’état élyséen,
    Les humains vont, dans ce chaos, répéter le même combat.

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  • Le centre du monde

    Le centre du monde

    J’ai découvert que ma conscience meurt chaque nuit dans mon sommeil
    Et renaît au travers des rêves qui revigorent ma mémoire.
    Évanescente insignifiance qui coule au moment du réveil
    Dans la matérialité brève qui passe comme une écumoire.

    Alors je deviens tout petit jusqu’à atteindre le zéro,
    Rejoindre l’infinitésimal afin de passer par les trous.
    Tant pis si l’orgueil en pâtit car je ne suis pas un héros,
    Juste un tout petit animal qui réfléchit ni peu ni prou.

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  • Le cycle des lions

    Le cycle des lions

    Comme mon père était lion et qu’il incarnait mon héros,
    J’ai imité sa signature et posé mes pieds dans ses pas.
    Ainsi nous nous multiplions, les lionceaux in utero,
    Suivant les lois de la nature, jusqu’au moment d’être papa.

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  • Arbreville

    Arbreville

    Et si nous bâtissions nos villes au cœur des arbres des forêts ?
    Nous passerions, de branche en branche, envolés ou parachutés !
    Nous réglerions l’année civile quand le printemps commencerait
    Et nous irions voir le dimanche nos familles dans d’autres futaies.

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  • Le plus difficile

    Le plus difficile

    Le plus difficile à danser durant le sacre du printemps,
    C’est de bouger en calicot serré en haut, ouvert en bas.
    Tous les mouvements cadencés provoquent un ballet éreintant
    Et la robe coquelicot vole sous un air de samba.

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  • Défense de rire

    Défense de rire

    On ne rit pas avec l’enfer … mais dans la vie, faut pas s’en faire !
    On ne se moque pas du sexe … mais faites l’amour sans complexe !
    On ne rigole pas avec la mort … mais vivez avec vos remords !
    On ne se marre pas avec Dieu … mais soyez miséricordieux !

    Alors les portes de l’enfer sont des inhibitions en fer ;
    La censure à propos du sexe, n’est plus qu’une mise à l’index ;
    On brave la peur de la mort en vivant comme un matamore ;
    Et la science remplace Dieu par des systèmes plus insidieux.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Les chats de Lucifer

    Les chats de Lucifer

    Quand la nourriture se fait rare, tous les matous s’en vont danser
    Afin de prier Lucifer, le roi des chats et des souris.
    Pour qu’il ne soit pas trop avare et veuille bien les récompenser,
    Ensemble les chats vocifèrent avec la Lune qui leur sourit.

    Dessin de Louis Wain.