Pour mettre un terme à vos souffrances, faites-vous enlever la vie ; Cette terrible maladie que vous ont transmise vos parents ! Vous sentirez la délivrance, le cœur léger, l’âme ravie, Et le passage au paradis sera complètement transparent.
Qu’importe le vertige de l’amour, si je m’envole dans tes bras ! Qu’importe l’ivresse des sens, si je te goûte à pleine bouche ! Qu’importe la peur de la mort, demain advienne que pourra ! Qu’importe notre inadvertance, si c’est avec toi que je couche !
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Au bureau des amours perdues, j’ai rencontré la préposée Qui secourait les cœurs moroses qui abusaient du vin clairet. Comme j’avais l’air éperdu, la belle dame m’a proposé D’oublier les éléphants roses et mon visage s’est éclairé.
(Tableau de Johanna Perdu. Le vin clairet désigne les vins rouges légers de Bordeaux par rapport aux vins sombres d’Espagne.)
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Au pays des dames en noir, les cavalières en amazones Ourdissent plein de traquenards pour mettre en échec les princesses. Heureusement dans les manoirs, on distribue les cartons jaunes Quand, dans un rire goguenard, apparaît une main traîtresse.
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Au pays des grands méchants loups, on se méfie des petites filles Qui trafiquent dans la galette pour détourner l’argent du beurre. Ces animaux fiers, mais jaloux, les pendouillent pas les chevilles Pour récupérer leur mallette qui contient le fruit du labeur.
Des rayons des bibliothèques, se dégage un drôle de chemin Qui m’entraîne dans l’autre monde où l’on vit la tête à l’envers. Ce sixième sens intrinsèque, je le trouve à portée de main ; J’ai l’imagination féconde et l’âme sur un autre univers.
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Elle s’appelait Clémentine et habitait dans la forêt Où les chemins n’ont pas de nom mais où on respire au grand air. Originaire d’Argentine, elle vivait fière et honorée Sur ce qui faisait le renom qu’elle avait acquis à Buenos Aires.
Et puis un jour, j’ai découvert qu’elle descendait de Lorraine ; Pas en sabots mais par le train et qu’elle me menait en bateau. Mais j’ai rêvé dans ses yeux verts à son histoire qui m’entraîne Encore la nuit avec l’entrain de mes songes sentimentaux.
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La grande muraille du temps, dans l’enceinte de ses semaines, M’enferme comme un prisonnier qui rêve de s’en évader. Étant donné qu’elle s’étend au-delà d’une vie humaine, À chaque conflit saisonnier, j’essaie de m’en dissuader.
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Quand disparurent les insectes, les oiseaux et tous les poissons, Les vers de terre purent enfin, de leurs amours, faire recette. Mais de peur qu’on les désinfecte, ils se cachèrent dans les buissons Pour se reproduire sans fin comme une usine de chaussettes.
Où sont passés les vers à soie, me direz-vous fortuitement ? Ils ont émigré des mûriers en dépit du qu’en-dira-t-on. Désormais c’est chacun pour soi ; ils ne font plus gratuitement Le bonheur des grands couturiers mais filent du mauvais coton.
J’ai du mal à lire les sexes dans mon verre à doubles foyers Dont le pouvoir amincissant rapetisse tous mes désirs. Et cette lentille convexe inverse l’image noyée Dans l’élixir agrandissant l’effet d’optique du plaisir.
Au pays des femmes-abeilles, la nuit, les hommes-faux-bourdons Fécondent en foule leurs reines jusqu’à mourir d’épuisement. Le lendemain, à leur réveil, elles leur demandent pardon Puis, d’une étreinte souveraine, les sortent de leur dégrisement.
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Un oiseau, comme porte-plume, officiait comme messager Juste pour conter à l’oreille les mots d’amours des soupirants. Comme aujourd’hui , il se déplume, qu’il est un peu découragé, Il cherche à trouver sa pareille sur la coiffe d’un Schah d’Iran.
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Les dames aux yeux de coquillages m’observaient attentivement Tandis que j’abordais leur île avec un look de naufragé. Après quelques enfantillages, elles m’entraînèrent hâtivement À mettre mon cœur en péril et ma pudeur bien outragée.
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Imaginons que le passé soit aussi sombre qu’un trou noir Et que notre futur s’étende aux confins d’une fontaine blanche. Nous serions tous entrelacés dans une sorte d’entonnoir Afin que la vie se distende dans une infinité de branches.
Ce soir nous irons sur la plaine lorsque la lune sera pleine Alors nous nous embrasserons quand l’astre de nuit sera rond. Ainsi la nature féconde fleurira encore sur le monde Tant que la Terre tournera et que l’amour triomphera.
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Elle s’avance dans la brume comme le soleil du matin Quittant sa chemise de nuit pour une robe de lumière. Fuyant ses rêves qui s’embrument, chaussant ses souliers de satin, L’Aurore avance sans un bruit dans une grâce coutumière.
Dans mon labyrinthe d’histoires, combien de fois ai-je fleuri ? Dans mes notoriétés passées, combien de fois ai-je fané ? Tout est gravé dans ma mémoire, cordialités et mufleries, Parfois tabous à surpasser, parfois sacré à profaner.
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Il y aurait un mot magique qui rendrait les femmes si belles Qu’elles n’auraient qu’à prononcer juste avant que vous les voyiez. Alors un reflet angélique donne l’éclat à leurs prunelles Et, de leur bouche romancée, s’échappe un cœur d’amour noyé.
Notre-Dame dans les champs, que ta floraison soit faite Et réconforte nos pleurs dans une vague de sang. Donne-nous cet attouchant bouton de joie et de fête Qui s’épanouira en fleur d’un beau rouge incandescent.
Toujours pas de coquelicot en Suisse. Faut-il invoquer Dieu, Jésus, la Vierge et ses seins pour les obtenir ? Bah, les coquelicots valent bien une messe…
Le lundi soir au clair de lune, le temps suspend son mouvement Laissant mon âme naufragée de l’océan de la semaine. Pour que me sourit la fortune, je vais manger le firmament Des yeux de mon cœur enragé qui vit son aventure humaine.
Quand je me penche à mon balcon, je vois défiler les acteurs D’un film où je suis figurant parmi les stars et les géants. Tous mes raisonnements abscons et mes arguments détracteurs Continueront, ma vie durant, à me faire sortir du néant.
(« N’me d’mandez pas d’chanter ça, si Vous redoutez d’entendre ici Que j’aime à voir, de mon balcon Passer les cons » Georges Brassens – Le pornographe.)
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Femme qui lit un jour de pluie s’insensibilise à l’ennui ; Femme qui lit en pleine lune rêve d’amour et de fortune ; Femme qui lit parmi les fleurs varie entre rires et pleurs ; Femme qui lit par tous les temps cherche un avenir promettant.
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Si comme moi, vous combinez la lecture avec la nature, Vous aurez aussi découvert ce besoin d’amplification. Car je peux réembobiner le fil des plus belles aventures Dans mon cœur d’enfant grand ouvert qui mûrit d’imagination.
Pour mieux attraper les garçons, elle prend la forme de l’hameçon ; Pour mieux exciter leurs prouesses, elle prend une voix de déesse. Vous l’avez deviné : les femmes n’utilisent de pratiques infâmes Que lorsque les hommes nigauds se font piéger comme des gogos.
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S’il s’était prénommé Gaston plutôt qu’Isaac, quelle nuance ! Mille pommes auraient pu tomber, jamais ne se serait réveillé ! Son chef, à grand coup de baston, n’aurait causé nulle influence ; La gaffe en aurait incombé à un savant ensommeillé.
Sempiternellement vaillant, les pieds ancrés sur son rocher, Le petit phare a l’air de dire : « Vas-y, essaie de me noyer ! » Alors l’océan assaillant, à la bravade, s’accrocher, Ses assauts de vagues bondir, mais jamais le phare ployer.
Photo du « Phare de Tevennec » de Mathieu Rivrin – http:www.mathieurivrin.com
Ce feu qui vibre dans mon corps, comme une corde de musique, Marie les joies et les douleurs de mes tissus arborescents. Que j’aime entendre le son du cor de ma respiration physique Qui enrichit de ses couleurs le cœur et l’âme incandescents !
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Sur le fil de la pellicule, si je déroulais mes journées Avec un livre entre les mains et un matou sur les genoux, J’aurais l’air un peu ridicule comme un chat qui fait la tournée Des grands ducs et fait son chemin pour se retrouver parmi nous.
2019 … Semant des doutes sur son chemin pour que son destin s’en dénoue.
Que ce soit quand je viens au monde, quand je m’endors ou quand je meurs, Ce processus inexorable m’entraîne que je le veuille ou non. Comme une machine qui gronde de confusions et de rumeurs Au destin incommensurable dont je ne connais pas le nom.
Moi, je ne suis que passager d’un voyage désorganisé Où l’équipage qui m’accueille me maintient un peu à l’étroit. Je dois apprendre à partager sans me faire brutaliser Et mettre de côté l’orgueil qui me fait prendre pour le roi.
Quand j’atterrirai sur la piste, quand mon périple s’arrêtera, J’oublierai vite ce voyage d’interminables romans-fleuves. Mes amis, je ne suis pas triste car là-bas on m’apprêtera À rendre l’âme au nettoyage pour en ressortir comme neuve.
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Je croyais concevoir le monde comme un jeu assez compliqué Dont les règles, apparemment obscures, offriraient une place aux vainqueurs. Avec certaines cases immondes, d’autres au dessein mal expliqué, Où les joueurs, qui n’en ont cure, y participent à contrecœur.
Certains concurrents pragmatiques savent employer les grands moyens Pour arriver coûte que coûte au rang des plus riches terriens. Si d’autres, plutôt dogmatiques, suivent les dieux et leurs doyens, Moi, je publie au compte-gouttes des poèmes qui ne servent à rien.
J’entends l’animal mélomane se lever dès potron-minet Pour lancer la première aubade avant que le coq n’ait chanté. Car ce chanteur mégalomane réveille tour à tour les minets Qui miaulent à la cantonade leur cacophonie déjantée.
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Comme des perles d’habitudes rythmant le collier de ma vie, Chaque heure écoulée forme un rang s’enroulant sans cesse en spirale. Chaque moment de solitude se retrouve face, en vis-à-vis, Avec l’émetteur récurrent de ma vraie nature sidérale.
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Qu’aurais-je aimé n’être qu’un loup sans autre forme de pensée Que de courir après les filles, les dévorer et puis mourir ? Mais mon cœur serait trop jaloux que tant d’amour à dépenser Ne serve qu’à flatter mes papilles, baiser, dormir et me nourrir !
Mais la vie a mis sur ma route une sorte de chaperon, Éternelle petite fille, une artiste au-delà de tout. Alors mon esprit en déroute a cessé de faire le dos rond ; Désormais l’amour m’entortille le cœur de son passe-partout.
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Mettre les fauves en attaquant, les éléphants en défenseurs ; Les zèbres en milieu de terrain et les girafes, gardiens de but ; Pour l’arbitrage, un pélican avec large bec pourfendeur ; À l’arrière, des faucons pèlerins et comme remplaçants, des zébus.
Après il faudra défricher toute la forêt d’Amazonie Puisque tout ce qu’on y dégage se mesure en terrains de foot. Mais le plus dur à dénicher sera de jouer, sans félonie, En mettant au point un langage pour que chacun soit à l’écoute.
Tout va trop vite autour de moi, mais j’sais comment, heureusement, Rendre le temps un peu jaloux et même lui irriter le poil ! Je me nourris au fil des mois en m’appliquant un traitement Qui prend la forme d’un grand loup et vit au rythme des étoiles.
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Six longs cheveux sur son corps rond, une rose autour de la bouche Qui chante aussitôt qu’on la frôle et qu’on lui caresse l’éclisse. Jamais rien ne nous interrompt quand mes doigts glissent sur ses touches ; Elle accompagne, comme c’est drôle, toutes mes ballades sur les cuisses.
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J’avais trop envie de changer mes habitudes sempiternelles Qui m’enferment autour de mon corps comme un costume, un uniforme. Une cigogne s’est arrangée, d’une façon très maternelle, À faire son nid en temps record comme un chapeau en haut-de-forme.
Les plus jolies biches en fleurs offrent une gerbe de printemps À celui qui pourra gagner et saura mériter leurs charmes. Aussitôt les écornifleurs, les jeunes mâles prétendants Vont s’affronter, se castagner au prix du sang, au prix des armes.
Conquérir les jeunes femelles, les accueillir en son cheptel, Ça vous confectionne les bois dont les plus vigoureux s’écornent. Mais gare à ceux qui s’entremêlent, en s’assénant un coup mortel Pour de jeunes biches aux abois, et s’emberlificoter les cornes.
Quand un marin prend dans ses bras la mer comme il prend une femme, Vénus se déguise en sirène et lui fait perdre la raison. Et leurs baisers, qu’on dénombra, ont tellement produit de flammes, Qu’on voit rougeoyer les carènes, d’un feu d’amour, à l’horizon.
Tableau « Vénus et le marin » 1925 de Salvador Dali.
Où-es-tu, toi que j’aime en secret ? Où-es-tu, toi que mon cœur capte Quand les fréquences de l’amour atteignent ma bouche en antenne ? Ton goût sur mes lèvres nacrées fait vibrer mon corps qui s’adapte À ton absence au long des jours et tes caresses si lointaines.
Voici les chasseurs de soleil, têtes brûlées, cheveux au vent, Qui vont tenter de concourir au prix du rouge d’excellence. Si vous voulez un bon conseil et désirez être innovants, Essayez de les conquérir aux tonalités de garance.
Dans le secret de la matière j’aurais bien aimé visiter Les chaînes des monts atomiques ou les aurores électroniques ; Classer les trous d’antimatière selon leur luminosité Et voir le spectacle comique des radiations harmoniques.
J’apprendrais bien l’arithmétique avec nos amis les protons, De l’hydrogène à l’oxygène, créés par Dieu et par Satan ; J’étudierais l’art poétique écrite à l’encre des photons Sur le cœur hallucinogène des amours de l’espace-temps.
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Souvent je me lève la nuit pour errer comme un somnambule Mais ma mémoire reste endormie dans une totale inconscience. Alors mon âme, sans faire de bruit, se met à émettre des bulles Qui se groupent en dichotomie sur l’arbre aux rêves d’insouciances.
Toutes ces couleurs inconnues que personne n’a aperçues Ne s’évaporent que la nuit des rêves les plus magnifiques Tels la vérité toute nue sortant du puits un peu déçue D’avoir échappé à l’ennui des supercheries mirifiques.
Encore une branche de plus à l’arbre-en-ciel pour ce printemps Qui lui apporte nourriture, pluie et chaleur, avec amour. Encore un cercle au cœur du tronc comme une aura qui se propage Et qui émet sur la fréquence de toute la vie sur la Terre.
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Chaque fois qu’une année se forme, s’ajoute une aura de lumière ; Au corps se rajoute une branche, le cœur grandit et puis mûrit. Le paysage se déforme d’une manière coutumière Comme une petite avalanche de jours dont le temps se nourrit.
Le seuil est très imperceptible mais, une fois qu’il est passé, Le monde se métamorphose car désormais tout a changé. Tout ce qu’hier était possible devient aujourd’hui dépassé Alors je passe à autre chose car je dois bien m’en arranger.
Cette force de l’habitude masque ce qui est important Et lorsqu’une personne manque, l’oubli l’emporte en triomphant. Et plus je monte en altitude, plus je trouve réconfortant De souscrire un compte à la banque des bonheurs de mon cœur d’enfant.
Ce furieux soleil qui pénètre l’intimité de la forêt Comme un envahisseur ardent qui sème un vol de connaissances. Voici les troupes de rayons qui convertissent de lumière Les arbres sortis des ténèbres qui lèvent leurs bras vers le ciel.
Qu’il est joli le jour qui vient, qu’il est bien laid celui qui part, Comme si la couleur du présent gommait la pâleur du passé ! Qu’il est gai ce soleil riant, qu’elle est triste la lune endormie ! Combien le renouveau efface les douleurs déjà oubliées !
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Je voudrais bien me libérer de tous mes soucis enfouis Mais j’en ai mélangé les clefs avec ma cervelle d’oiseau. Qui sait ? Peut-être un amoureux m’avait confié son secret Que j’ai enfermé à la cave dans une cage de roseaux ?