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  • La voix immortelle – 1

    Car les mamans ne meurent pas ; elles s’endorment doucement
    Dans le brouillard des souvenirs de notre enfance qui s’efface.
    Car les mamans ne changent pas ; elles nous guident patiemment
    En préparant notre avenir sans regarder le temps qui passe.

    Un jour, l’image se détache et disparaît dans la lumière
    Puis, la nuit tombe brusquement dans la pesanteur du silence.
    Et voici le cœur qui s’attache à percer l’écran de poussière
    Pour ranimer tous ces moments imprégnés de sa vigilance.

    Les yeux fermés, bouche cousue, seule la présence invisible
    Résonne dans un égrégore hors de l’espace-temps-matière.
    Leur voix peut sembler décousue dans nos épreuves imprévisibles
    Mais l’âme demeure en accord avec l’éternité entière.

    Tableaux de Julie Ryder.

  • Les clans

    Selon que vous serez rouge ou noir d’après les règles de la charte,
    Vous aurez un destin royal ou bien un simple numéro.
    Pour triompher en son manoir, il faut tirer la bonne carte
    Sauf un coup d’état déloyal qui remet les scores à zéro.

    Illustration de Julia Sardá.

  • Ratons au logis

    Ratons au logis

    Que font les ratons au repaire lorsqu’ils n’ont plus rien à laver ?
    Que font ces trois célibataires quand ils n’ont plus rien à manger ?
    À l’automne, nos trois compères s’ennuient au logis enclavé
    Au creux d’un arbre salutaire où l’ennui vient les démanger.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Atteindre l’inaccessible

    Atteindre l’inaccessible

    L’inaccessible étoile, le paradis perdu,
    L’Eldorado mythique et la Terre promise.
    Ce mirage n’est qu’un voile sur mon âme éperdue
    Qui sans cesse pratique cette faute commise.

    Je ne suis que pensée qui se croit supérieure
    Au monde matériel sans cesse en collusion.
    Mon âme est offensée de n’être qu’inférieure ;
    Mes marques sensorielles ne sont qu’une illusion.

    Photo de Michael Cavanaugh.

  • L’aigle royal

    L’aigle royal

    Il voulait voler aussi haut que pouvaient le porter ses ailes
    Pour survoler le vaste monde en revêtant la peau de l’aigle.
    Il a souhaité ses idéaux aussi forts qu’aspirait son zèle
    À pousser sa faim furibonde d’outrepasser toujours les règles.

    Mais l’aigle royal est tombé là même où il croyait monter
    Et l’oiseau a brisé dans l’œuf tous ses appétits de puissance.
    Si le corps n’a pas succombé à son excès de volonté,
    Son âme a pu remettre à neuf l’humilité en connaissance.

    Alors voilà. Il reste assis. Il ne sait pas… il réfléchit…
    La vie ne s’arrête pas là, elle prend juste un autre chemin.
    Terminées les acrobaties, le survivant s’est affranchi
    D’une ancienne vie de gala pour un nouveau parcours humain.

    Illustration de Mintautas Sukys.

  • L’entrée arrosée

    L’entrée arrosée

    Imaginez que vous entriez au paradis main dans la main
    Avec un ange sous la pluie comme une sorte de baptême…
    Peut-être que vous apprendriez que Dieu vous attendait demain
    Mais finalement qu’aujourd’hui, ça revient du pareil au même.

    Photo d’un auteur inconnu et dénichée par Frédéric MAILLARD qui a bon goût, le bougre.

  • Les ruelles indélébiles

    Les ruelles indélébiles

    Quand je me perds dans des histoires qui m’entraînent dans l’incertitude,
    Je reviens souvent m’égarer dans des ruelles indélébiles
    Qui s’ouvrent sur des territoires dans lesquels j’avais l’habitude
    De lutter et me bagarrer contre mes pensées volubiles.

    Tableau de Huang You Wei.

  • Yin Yang croisés

    Yin Yang croisés

    Le « X » au cœur des croisements, le « Y » aux bras de vainqueur
    Les deux forces s’interpénètrent dans une fusion chromosomique.
    Après, l’amour courtoisement entretient le cercle aux trois cœurs :
    Le père, la mère, l’enfant à naître comme une alliance alchimique.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Coupe Ô Sophie

    Coupe Ô Sophie

    Pour ma jolie Sophie
    Dont l’aura me fascine,
    Si chère à mes pensées,
    Tant c’est ce que je veux !

    Car ta philosophie
    Provient de tes racines
    Et reste compensée
    Par ton art du cheveu.

    Tableau de Sophie Wilkins.

  • Tendresse

    Tendresse

    Sa main caresse mon épaule comme un soleil chloroformé
    Qui réchaufferait doucement mes rêves transis de la nuit.
    Alors mon cœur quitte la geôle où Morphée l’avait enfermé
    Et j’ouvre les yeux lentement pour sourire au jour reproduit.

    Mais dès que j’ouvre les paupières, sa main se cache sous ma robe
    Car la lumière l’intimide et l’amour la rend indiscrète.
    Ses mains ouvertes se font guêpière sur mes seins nus qui se dérobent
    Sous ses doigts ceints en pyramides trayant le nectar qu’ils sécrètent.

    Est-ce un orgasme, dites-moi, si une goutte d’élixir
    Perlant au bout du mamelon provoque ce goût à ma bouche
    Qui me rappelle mon émoi lorsque je l’ai senti durcir
    Au moment où mon étalon projetait sa petite douche ?

    À présent sa bouche m’embrasse afin d’étendre les caresses
    Sur les méridiens du plaisir sous mon épiderme sensible.
    Le Yin procure mille grâces, le Yang prolonge la tendresse
    Jusqu’à l’objet de mon désir qui atteindra bientôt sa cible.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Les yeux du chat

    Les yeux du chat

    Il pourrait voir sans être vu grâce à la présence invisible
    De sa robe couleur de nuit et ses antennes camouflées.
    S’il vous maintient en garde à vue sous ses griffes irrésistibles,
    Il peut tenir jusqu’à minuit sans même paraître essoufflé.

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  • La porte de derrière

    La porte de derrière

    Derrière la porte aux souvenirs, toutes mes couleurs se transforment ;
    Certains détails sont effacés et d’autres remontent en surface.
    Ce que j’essaie d’y retenir, à chaque visite, se déforme ;
    Ainsi disparaît mon passé que le sable du temps efface.

    Photo de Gianfranco Vitolo.

  • De la petite à la grande ourse

    De la petite à la grande ourse

    Lorsque la Lune fait ses malles pour survoler notre planète,
    Elle emprunte les voies des cieux de la Petite à la Grande Ourse.
    Et ces dernières se trimballent autant d’étoiles que de comètes
    Car que le bal doit rester gracieux jusqu’à ce que finisse la course.

    Tableau de Catrin Weltz-Stein.

  • La bonne tête

    La bonne tête

    Que j’aimerais changer de tête pour mieux emballer mes conquêtes !
    Au matin, une qui va m’asseoir fortune et bonne renommée ;
    À midi, figure de fête pour déjeuner en tête-à-tête ;
    Prince charmant quand vient le soir pour séduire ma bien-aimée.

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  • Les poissons mortes

    Les poissons mortes

    Quand mon Train de rêves démarre et traverse les océans,
    Selon l’appel des anémones, les poissons nagent au ralliement,
    Attirés par ce tintamarre qui disparaît dans le néant,
    Et ressemblent aux feuilles d’automne qui volent dans mon compartiment.

    Photo de Sandy Skoglund.

  • Premier bisou

    Premier bisou

    Dans la profondeur de la nuit, je ne trouve que le refuge
    Dans le silence épais qui sourd du plancher où plus rien ne bouge.
    Mais quand l’aurore m’éblouit la carapace calorifuge
    De mon cœur qui se meurt d’amour, alors j’embrasse un poisson rouge.

    Tableau de Catrin Weltz-Stein.

  • Poule d’or

    Poule d’or

    Le corps pressant la taille frêle et souple de la poule d’or,
    La coquetière s’émerveille à manger ses œufs à la coque.
    Mais si son rêve est naturel toute la nuit tandis qu’elle dort,
    Le matin quand elle se réveille, elle s’aperçoit que c’est un coq.

    « Je veux que chaque laboureur de mon royaume puisse mettre la poule au pot le dimanche. » Henri IV.

  • Le temps qu’il fait, le temps qui passe

    Le temps qu’il fait, le temps qui passe

    L’été et le marchand de glaces, l’automne et ses fruits de saison,
    L’hiver et sa neige cruelle, au printemps tout a disparu.
    Les minutes fuient dans les ruelles, les heures s’étirent dans les rues,
    Les mois s’étalent sur les places et les années dans les maisons.

    Tableau de Jacek Yerka.

  • Visage disparu

    Visage disparu

    Ce morceau d’ange qui se dévoile et m’observe dans un fragment
    Du miroir brisé de mon cœur lorsque l’amour métamorphose ;
    Avec son beau regard d’étoile qui m’éblouit subitement,
    Avec son sourire moqueur sur une joue de couperose.

    Photo de Rony Hernandes.

  • Monsieur Personne

    Monsieur Personne

    Monsieur Personne garde un penchant pour le Paris de sa jeunesse
    Que son fantôme vient respirer d’Opéra au Trocadéro,
    Toute la nuit se déhanchant avec son costume trois-pièces
    Puis, quand l’heure aura expiré, il rentrera en tombereau.

    Dessin de David Merveille connu pour ses reprises de Monsieur Hulot sur un air de Jacques Doineau.

  • Le mur du çon

    Le mur du çon

    Le jour où les fous voleront avec les cons, chefs d’escadrille,
    Finies les pointes de vitesses qui nous procuraient des frissons.
    Tous les gaffeurs décolleront les pieds chaussés en espadrilles
    Et passeront sans délicatesse montgolfièrement le mur du çon.

    Évidemment péroreront toutes les jeunes et vieilles filles
    Qui, par surcroît d’impolitesse, outrepasseront ces garçons
    En agitant les ailerons attachés à leurs bas résille
    Mus par de redoutables fesses calées sur le cheval d’arçon.

    Illustration d’Alexander Jansson.

  • Quand je serai grand fier

    Quand je serai grand fier

    Quand je deviendrai grand et fier et que j’aurai la barbe blanche
    Avec la moustache fleurie qui saura chatouiller les filles,
    Je m’enverrai en montgolfière, le cul en l’air, tous les dimanches
    Et je survolerai Paris pour atterrir à la Bastille.

    Illustration de Bob Doucette.

  • L’arbre chromatique

    Les bois se recouvrent de cuivre et leurs feuilles sont emportées
    Par les vents qui jouent dans les branches dont l’anche vibre à l’unisson.
    Ce soir, je vous invite à suivre toutes les notes, sur la portée,
    Qui résonnent dans la nuit blanche, l’hymne qui vous donne des frissons.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • Fluorescence

    Fluorescence

    Octobre nous a enchantés avec ses ombres et ses lumières
    Qui ont transformé la forêt en théâtre extraordinaire.
    Des aurores ensanglantées aux soirées en avant-première ;
    Surréalisme défloré par un alcool d’Apollinaire.

    Peinture au doigt d’Iris Scott.

  • L’alchimie orgasmique

    L’alchimie orgasmique

    L’art de la cuisine alchimique atteint toujours la perfection
    Dans les bonnes vieilles marmites galvanisées, le feu au cul.
    La liqueur d’amour orgasmique n’y fait d’ailleurs pas exception :
    Si vous la consommez trop vite, l’addiction vous rendra cocu.

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  • La vie en vers

    La vie en vers

    La vie en vers semblera étrange lorsque tous les gens se mettront
    À s’habiller un jour en prose, un jour en rimes, un jour en vers.
    Nous rirons peut-être en orange et pleurerons jaune-citron
    Mais nos amours à l’eau de rose nous mettront le cœur à l’envers.

    Photo de Sandy Skoglund.

  • Portrait d’automne

    Portrait d’automne

    Si je photographiais l’automne à travers le prisme du temps,
    Obtiendrais-je un portrait de femme ou bien celui du sexe fort ?
    Un homme ? Ce serait monotone ! Une femme, bien plus répercutant
    Car la nature plait à mon âme en féminine métaphore.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Coupe d’automne

    Coupe d’automne

    Renversez la carte du tendre en faisant couler les rivières
    Depuis leurs sources et leurs racines jusqu’à la mer de feuilles mortes.
    Et s’il vous complaît de m’entendre charmer vos plus belles crinières,
    Louez l’automne qui me fascine et ses tons qui me réconfortent.

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  • Ève en automne

    Ève en automne

    Après avoir magasiné les fins de séries tout l’été,
    Ève se trouva désabusée lorsque l’automne fut venue.
    Plus de beaux jupons satinés ou de jolis décolletés !
    Adam lui lâcha, médusé : « Tu n’as qu’à danser toute nue ! »

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  • Le jour d’avant

    Le jour d’avant

    Puisque la création du monde ne lui était pas coutumière,
    Dieu dut se préparer avant afin d’assurer ses arrières.
    Fort d’une inspiration profonde, tirant du néant la lumière,
    Il peignit juste un paravent jurant que tout était derrière.

    Tableau IKEA ?

  • Le casting de Vinci

    Le casting de Vinci

    Combien de vierges jouvencelles ont défilé devant ses yeux
    Qui lorgnaient leurs chairs délicates et leurs sourires mystérieux ?
    Pour que l’artiste dépucelle leurs Monts de Vénus malicieux,
    Il aurait trempé d’écarlate son pinceau d’un jet victorieux.

    Tableau de Léonard de Vinci.

  • Sororité mycologique

    Sororité mycologique

    Les sorcières encore demoiselles s’en vont cueillir les champignons
    Dont elles distilleront l’humus en vue d’un philtre démoniaque.
    Puis au printemps, ces jouvencelles sauront séduire leurs compagnons
    En appliquant sur leur phallus cette liqueur aphrodisiaque.

    Tableau de Bocadebra.

  • Chats romantiques

    Chats romantiques

    Dégrisés, les chats romantiques s’accordent au « La » du miaulement
    Des chattes grises en tutu qui repoussent l’introduction.
    Alors ces ténors authentiques modulent grandiosement
    En leur chantant « Turlututu ! C’est bon pour la reproduction ! »

    Tableau de Oksana Sulimova.

  • Le sein tendu

    Le sein tendu

    Comme un parfum de Baudelaire échappé d’un flacon bouché,
    La liqueur d’amour s’émancipe à partir d’un sein proposé.
    Ainsi le charme aréolaire, jusqu’à mes lèvres embouché,
    Donne l’ivresse qui anticipe l’attraction du sexe opposé.

    Tableau de Kees Van Dongen.

  • Ô Astéria

    Ô Astéria

    Dans sa robe de nuit étoilée, elle fuit à la pointe du jour
    Le Roi Soleil voluptueux qui trop embrase et mal étreint.
    De peur qu’elle ne soit dévoilée, elle plonge au profond du séjour
    D’un océan tumultueux afin d’y cacher son chagrin.

    Tableau de Pandora Young.

  • L’appel du large

    L’appel du large

    Si j’en crois l’effet papillon, à force d’écrire à tous vents,
    Tous mes vers iront à la mer ou retourneront à la terre.
    Puis alors dans un tourbillon, quelqu’un s’assiéra là devant
    Et sentira le doux-amer appel du large élémentaire.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • La disparition des sirènes

    La disparition des sirènes

    La constellation du taureau, galaxie reine et souveraine,
    Nous a transmis dans notre histoire un faire-part d’invitation.
    Mais cette carte du tarot qui représentait deux sirènes
    A disparu, et c’est notoire, lors d’une rectification.

    Vu sur Mirdinara.com .

  • Complètement nénuphar

    Complètement nénuphar

    Mademoiselle soutenue par cette attraction ingénue
    Exercée sur le gyrophare de son petit cul de sirène,
    Sans autre forme de tenue que toute nue et bien ténue
    Sur sa feuille de nénuphar comme une bouchée à la reine.

    LILY POND LANE Art Print by bethhoeckelcollage.

  • Passe le temps

    Passe le temps

    « Homme, apprends donc à te connaître et tu connaîtras l’univers ! »
    Je ne sais plus qui me l’a dit dans une existence antérieure
    Mais je l’entends par les fenêtres et les œils-de-bœuf entrouverts
    Dans les couloirs du paradis perdu de mon île intérieure.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Poissons de saison

    Poissons de saison

    Le premier poisson du matin commence à faire sa tournée
    Entre les façades endormies qu’il a du mal à reconnaître.
    Mais le paradoxe est atteint lorsqu’au milieu de la journée
    Les baleines en hypothermie viennent chanter sous ma fenêtre.

    Tableau de Dean Stuart.

  • Les voyageuses de la Petite Ceinture

    La nuit, certaines élégantes s’aventuraient à forniquer
    Sur la ligne désaffectée qui ceinturait la capitale.
    Dans des tenues extravagantes, elles éblouissaient sur les quais
    Des chefs de gare fort affectés à gérer ces lignes matinales.

    La ligne de « Petite Ceinture » de Paris est une ancienne ligne de chemin de fer à double voie de 32 kilomètres de longueur, faisant le tour de Paris à l’intérieur des boulevards des Maréchaux.

  • Marchand de tapis

    Marchand de tapis

    Attention ! Derrière les tentures se cachent d’autres tapisseries
    Qui dissimulent dans la pénombre tous les mystères de l’orient.
    Celui qui tente l’aventure pour chercher des galanteries
    Trouvera les femmes en nombre mais leurs maris contrariants.

    Tapisserie de Victoria Semykina.

  • Le mystère C.

    Le mystère C.

    Comment pourrait mon cœur se taire sans oser demander son nom
    À cette fille aux yeux fermés comme un rideau à ses pensées ?
    Pourtant je nage en plein mystère et ne connais de son prénom
    Que son pendentif renfermé entre ses seins : la lettre « C ».

    Tableau de Canan Berber.

  • Phosphorescence

    Dans la forêt phosphorescente des matinées illuminées
    Que le soleil du mois d’octobre saigne de traits artificiers,
    J’aime ces aubes renaissantes sur l’écorce parcheminée
    Des robes rugueuses et sobres des conifères initiés.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • Cuisine d’amour

    Prenez une verrine pour faire des conserves
    Et chauffez l’utérine de toute votre verve.
    Au plus chaud de l’amour, quand fument ses effluves,
    Flambez d’un jet d’humour dans le fond de la cuve

    Puis laissez reposer environ trois saisons ;
    Laissez entreposé dans un coin de maison.
    Le cœur se vinifie par la fermentation
    Afin qu’il magnifie le fruit de sa passion.

    Tableau d’Este MacLeod.

  • Écrit parmi les poissons

    Écrit parmi les poissons

    Je dois plonger dans les abysses encrées de mes désirs profonds
    Pour retrouver ce qui m’anime et qui me nourrira demain.
    Puis, redescendre dans les coulisses, rejoindre l’âme qui se morfond
    Dans cette cachette anonyme où nous écrivons à deux mains.

    Tableau de Pascal Campion.

  • Chante avec les poissons

    Chante avec les poissons

    Dans le silence de la mer, la musique devient lumière
    Qui attire comme des notes les petits poissons à portée.
    Profond comme un blues outremer, à la voix claire et marinière,
    Accompagné par les gymnotes et leurs bastringues pianoforte.

    Tableau de Pascal Campion.

  • Attrape-moi !

    Attrape-moi !

    Attrape-moi si tu peux, c’est le jeu de la vie !
    Attrape-moi si tu veux, c’est le jeu de l’amour !
    Entre boire et manger, ta chair fraîche me ravit
    Et nos fluides échanger pour que renaisse un jour.

    Tableau de Henri Rousseau.

  • Retour à la nature

    Retour à la nature

    Le cœur à nu, encore vierge de toutes civilisations,
    Les racines ancrées dans la terre juste pour me reconnecter,
    Toutes mes émotions convergent à retrouver les sensations
    Qui m’ouvrent les voies du mystère auxquelles je suis déconnecté.

    Tableau d’Henri Rousseau.

  • Popotin potentiellement dangereux

    Popotin potentiellement dangereux

    Une fois la culotte ôtée, c’est le trésor qui disparaît
    Comme si la valeur du sexe dépendait de l’interdiction.
    Mais une fois déculottée, le potentiel qui apparaît
    Rend les hommes tellement perplexes qu’ils n’y voient que malédiction.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.