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  • Nuits infinies

    Au plus profond de ma mémoire, je ressens cette rémanence
    De la carte des dieux antiques que les étoiles me révèlent.
    Ces souvenirs dans cette armoire scellée de ma grise éminence
    Décoiffent mon cœur romantique que la Voie lactée échevelle.

    Quand l’œil a besoin de lumière, quand le cœur a besoin d’amour,
    Les nuits infinies cauchemardent comme un aveugle désespoir.
    Mais ce ciel couvert de poussière demeure jusqu’au petit jour
    Où s’enfuit enfin la camarde dans un premier rayon d’espoir.

    J’aime ce moment de silence juste à la levée du rideau
    Dans le brouhaha volatile des oiseaux sacrificateurs.
    Seule une étoile en vigilance luit sur les toits pyramidaux
    Du scintillement versatile du jour nouveau annonciateur.

    Ciels nocturnes sur l’île de Santorin.

  • Temps infinis

    Mon passé ressemble au miroir dans lequel mon présent se mire ;
    Mon futur ne reflète rien sinon une mise en Abyme.
    Toutes ces histoires à tiroirs ne font rien d’autre que m’endormir
    Et les échos des ivoiriens me précipitent dans l’Abîme.

    Mais si mon imagination me permet de me dupliquer
    De l’autre côté de la glace à l’infini mais à l’étroit,
    Il me faudra faire attention car ce sera plus compliqué
    De gagner ma véritable place soit à l’envers, soit à l’endroit.

    Ce serait vraiment renversant d’apercevoir tous mes complexes
    Complètement à l’opposé de mon caractère imparfait.
    Je trouverais bouleversant de m’entrevoir dans l’autre sexe
    Et que mon passé composé se retrouve au plus-que-parfait.

    La mise en abyme est un procédé consistant à représenter une œuvre dans une œuvre – un tableau dans un tableau, un texte dans un texte – et l’accent circonflexe de cime est tombé dans l’abîme, c’est bien connu.

  • Le jour de l’éléphant

    Le jour de l’éléphant

    Demain, nous serons en décembre, le mois préféré des enfants.
    Je propose de mettre à l’honneur ceux qui ont charmé mon enfance :
    Instaurons le trente novembre comme la fête des éléphants ;
    Un jour dédié au bonheur d’enfin rétablir leur défense.

    Poster de Jan Mlodozeniech, 1966.

  • Cheval parade

    Cheval parade

    Pour quitter novembre en beauté, les chevaux forment une parade
    Sans ignorer de rappeler toutes les couleurs honorifiques.
    Quatre fers en or aux sabots, un peu de rouge de Léningrad,
    Au temps où l’histoire l’appelait Saint-Pétersbourg la magnifique.

    Poster de cirque russe.

  • Quelques secondes avant l’amour

    Quand le moment semble imminent, quand l’instant propice est venu,
    Mon cœur arrête de respirer et mon souffle cesse de battre.
    Ô corps divin proéminent ! Que sont mes pensées devenues ?
    Plus rien ne saurait transpirer de mes grands yeux couleur d’albâtre.

    (Tableau de Michael Carson.
    Eh oui, la première fois que j’ai vu une femme nue, mes yeux en transpiraient !)

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • Le carrousel

    Le carrousel

    Lorsque les chevaux s’échappèrent du carrousel de mon enfance,
    Leur liberté creva le voile qui serrait en vain son étreinte.
    Puis, les chevaux s’émancipèrent et abaissèrent leur défense
    En chevauchant sous les étoiles, affranchis de toute contrainte.

    Tableau de Tracie Grimwood.

  • Drôle de bête

    Drôle de bête

    Avant le résultat final qui atteindrait l’être suprême,
    L’évolution fit des femelles, toutes solutions confondues.
    Ainsi le plus original échantillon de ce harem,
    Fut l’exemplaire aux deux mamelles et son petit fruit défendu.

    Dessin de Jean-Claude Mézières.

  • Les bandes colorées

    Les bandes colorées

    La météo de mes humeurs prévoit des pluies de souvenirs
    Et des vents d’images d’enfance comme une bande dessinée
    Colorée selon les rumeurs et les réclames d’avenir
    Qui défilent en connivence dans ses échos disséminés.

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  • Cœur d’étoile

    Cœur d’étoile

    Au fond du cœur de l’univers, l’amour serait né d’une étoile
    Infinitésimalement réduite à sa seule expression.
    Mais après tout, à quoi ça sert d’utiliser une grande toile
    Pour n’y peindre finalement que sa plus divine impression ?

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  • Noces d’étoiles

    Noces d’étoiles

    Quand le jour épouse la nuit, le ciel se tait en somnolence ;
    Le soleil luit d’un rayon vert et voici la première étoile.
    Sous le rituel, plus un bruit ; la faune et la flore en silence
    Cérémonieusement révèrent la mariée jetant son voile.

    Tableau de Séréna Malyon.

  • La voix de la mer

    La voix de la mer

    J’aime la voix de la sirène le soir au fond des océans
    Dont les vagues longues envoyées enchantent mon cœur apaisé.
    J’aime la chanson souveraine de la maîtresse des céans
    Dont les ondes iront me noyer sous ses caresses et ses baisers.

    Tableau de Gabriel Pacheco.

  • Le vélo rose

    Le vélo rose

    La petite reine se maquille en rose
    Pour farder son phare et sa chaîne en or.
    Jamais à la traîne, jamais se repose
    Le timbre en fanfare quand elle est dehors.

    Lorsque sa maîtresse va chez son copain,
    La garde, elle monte, fidèle pucelle.
    Mais elle se redresse quand un galopin
    Propose sans honte un tour sur sa selle.

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  • Le cas dix-neuf

    Le cas dix-neuf

    L’arithmétique de l’univers attribue au nombre dix-neuf
    Le bel atome de Potassium symbolisé par un grand K.
    Ainsi donc si tu persévères à conserver un regard neuf
    Et développer ton consortium, tu gagneras dans tous les cas.

    On extrait des eaux de la mer cette substance prolifique
    Qui offre les meilleurs produits à l’industrie agronomique.
    Toi, tu as germé de ta mère pour une voie honorifique
    Et entreprends dès aujourd’hui une carrière astronomique.

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  • Les rêves du capitaine

    Les rêves du capitaine

    Quels rêves forme un capitaine qui va s’embarquer pour un an
    Dans sa course autour de la Terre pour acquérir une expérience ?
    Et vers quelles terres lointaines va-t-il naviguer maintenant
    Qu’il montre un nouveau caractère qui s’aguerrit avec vaillance ?

    Tableau de Michiel Schryver.

  • La traversée du désert

    La traversée du désert

    Là où les couleurs s’entremêlent dans un désert de souvenirs
    Qui semblent identiques à moi-même jusqu’à l’horizon infini,
    Ici, l’enfance se jumelle aux expériences à venir
    Mais jamais n’en vois le dilemme ; rien n’est encore prédéfini.

    Après dix ans de traversée dans l’obscurité du passé
    Depuis les aurores naissantes aux crépuscules du parcours,
    Après avoir ri et versé des larmes fausses et compassées
    Parfois aussi reconnaissantes de me nourrir jour après jour.

    Heureusement l’adolescence secoue le rythme quotidien
    Et badigeonne de couleurs les murs de ma chambre-prison.
    Dont je m’évade pour l’essence d’un nouveau flux thyroïdien
    Qui donne aux premières douleurs la soif de nouveaux horizons.

    Pour échapper à sa misère, l’animus aime imaginer
    De tracer de nouvelles routes et tisser de nouveaux réseaux.
    Mais la traversée du désert fait place au monde halluciné
    D’un futur qui met en déroute l’anima parquée dans des zoos.

    Rien ne se perd, rien ne se crée, selon la loi de Lavoisier ;
    Tout se transforme en illusions et en mirages parachevés.
    Tel est le principe sacré supposer me rassasier
    De ce désert de collusions d’un univers inachevé.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • La poésie en prêt-à-proser

    La poésie en prêt-à-proser

    Puisque tout vous est proposé, prêt-à-aimer, prêt-à-penser ;
    Puisque tout est copier-coller, conditionné sous cellophane ;
    On pourrait dès lors supposer que ceux qui sont récompensés
    N’inventent rien d’extrapolé puisqu’il suffit d’être profane.

    Variante

    En supposant qu’on numérise l’ensemble de tous les écrits,
    On obtiendrait alors un nombre qui contiendrait l’humanité.
    Ainsi les chiffres polymérisent n’importe lequel des manuscrits
    Tapi dans l’ombre et la pénombre des chiffres en infinité.

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  • La voie sylvestre

    La voie sylvestre

    Demain, je me réveillerai, très tôt, comme à l’accoutumée,
    Pour emprunter la route étroite qui plonge au cœur de la forêt.
    Demain, je m’émerveillerai, sitôt sur la voie parfumée
    De cette rosée maladroite perlée d’une aube phosphorée.

    Tableau d’Anne-Marie Bone.

  • La mémoire effacée

    La mémoire effacée

    Pour s’empêcher de s’expliquer, Dieu a dû se couper la langue ;
    Pour esquiver ses souvenirs, Dieu a effacé sa mémoire.
    Voilà pourquoi c’est compliqué de comprendre le yin et le yang ;
    Voici pourquoi notre avenir se cache derrière la matière noire.

    (Tableau de Christopher Newport Bracket.
    « Un peintre devrait commencer par se couper la langue pour s’empêcher de parler et d’expliquer ce qu’il a voulu dire à chaque coup de pinceau… » Henri Matisse.)

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  • Le rose de Thuringe

    Le rose de Thuringe

    Jolis quartiers aux murs de pierres, jolis balcons de floralies,
    Tous les villages en Germanie s’ornent du rose de Thuringe.
    Depuis le printemps en Bavière jusqu’à l’automne en Westphalie,
    Les vieux châteaux en Rhénanie rêvent encore de beau linge.

    Petit village quelque part en Allemagne.

  • Les enfants naturels

    Frères de lait, frères de loup, m’entendez-vous ? Écoutez-moi !
    Frères humains, frères de sang, où êtes-vous ? Dites-le moi !
    Enfant, j’étais un peu jaloux de votre vie au fond des bois,
    Candide, en un mot comme cent, mes rêves ne faisaient pas le poids.

    Sœurs sauvageonnes, un peu sorcières, filles des bois, je vous entends !
    Sœurs indomptables, un peu farouches, qui parlent la langue sacrée !
    Les animaux bénéficiaires de vos amourettes d’antan
    Veillent vos fils de même souche le soir sous la lune nacrée.

    Tableaux de Gabriel Pacheco.

  • Les rendez-vous du week-end

    Vendredi, soirée émeraude ; portez du vert, couleur d’espoir !
    Rendez-vous au coin de la rue ; un taxi vert y est prévu.
    Cette nuit le mystère rôde ; fini l’ennui, le désespoir ;
    Quand l’inconnu est apparu, l’inattendu est imprévu.

    Samedi soir, gala topaze ; tenue en jaune, couleur soleil !
    Rendez-vous devant votre porte ; un taxi ambre y attendra.
    Cette nuit, montez sur Pégase, partez au pays des merveilles
    Et découvrez tout ce qu’apporte celui qui vous tendra les bras.

    Dimanche, nocturne rubis ; couleur de joie, couleur d’humour !
    Rendez-vous devant l’opéra, un taxi rouge stationnera.
    Cette nuit à l’instant subit, vous rencontrez le grand amour
    Et après… « Que sera, sera… » l’avenir vous passionnera.

    Tableaux de Héléna Lam.

  • Tout ça, c’est du vent !

    Tout ça, c’est du vent !

    Tous les conflits préjudiciels se contrarient tous à la fois.
    Entre savants et magiciens, qui apportent le meilleur remède ?
    La religion des fils du ciel soutient les ailes de la foi
    Tandis que la loi des physiciens défend la poussée d’Archimède.

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  • L’ange et le démon

    L’ange et le démon

    Quand l’ange fume un bleu de l’âme, le démon lui grille son corps ;
    Quand l’ange boit pour oublier, le démon lui verse un magnum ;
    Quand l’ange devient une femme, le démon de midi encore
    S’agenouille pour la supplier de lui pardonner d’être un homme.

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  • Trains d’amour

    Trains d’amour

    Dans les trains de nuit, dans les trains de rêves, les trépidations excitent les sens ;
    Mais nul ne regrette ces heures trop brèves dans le wagon-lit plein de jouissances.
    L’allure en cadence rythme les amours, feutre les ébats, endort les amants ;
    Demain sur le quai, tôt au petit jour, on regrettera ces charmants moments.

    Tableau de Gabriel Pacheco.

  • Cheval d’amour

    Cheval d’amour

    Lorsque l’amour t’emballera, quand l’amourette cavalera,
    Économise ta monture pour profiter de l’aventure.
    Lorsque ta belle embrassera, quand la passion s’embrasera,
    Donne à l’étalon sa pâture pour nourrir sa progéniture.

    Tableau de Gabriel Pacheco.

  • L’amante à vélo

    La mante à vélo, juste au petit jour,
    Cherche un partenaire pour faire la fête.
    L’amant, ce ballot, juste après l’amour,
    Mari débonnaire, en perdra la tête.

    Avec quel culot, avec quel humour
    Notre missionnaire baise sa conquête !
    Quel méli-mélo ! Comme c’est balourd,
    Quand la tortionnaire dévore la bête !

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • Plume bleue

    Si jamais une plume d’aigle, trempée dans le sang de l’histoire,
    Me racontait les origines des autochtones et leurs fratries,
    En dépit de toutes les règles écrites au rythme des victoires,
    Je comprendrais, je l’imagine, l’absurdité de la patrie.

    Tableau de Sophie Wilkins.

  • L’aventure, c’est l’aventure

    L’aventure, c’est l’aventure

    Si tu faisais rimer ensemble l’instinct du côté animal
    Avec tes envies viscérales, ta vie deviendrait frénétique !
    Mais si ton existence ressemble à une histoire qui finit mal,
    Alors tu vis pour la morale mais tu ne soignes pas ton éthique.

    Photo du film de Claude Lelouch avec Jacques Brel, Lino Ventura, Charles Denner, Aldo Maccione, Charles Gérard et la participation de Johnny Hallyday.

  • Chevelune

    Chevelune

    Embrasés par les collisions de cœurs d’étoiles et de comètes,
    Tous les atomes de mon corps se souviennent encore du feu
    Dont l’univers fit provision lors de la création des planètes
    Et qui se dissémine encore jusqu’à la pointe de mes cheveux.

    Vu sur https:www.paolacartotarotastro.fr.

  • Le bordel à cheval

    Le bordel à cheval

    Te souviens-tu des temps anciens où tout se faisait à cheval ?
    Manger, dormir et chevaucher, faire l’amour et puis mourir.
    On confiait les béotiens dans des bordels de carnaval
    Que déniaisaient des débauchées qui d’amour savaient les nourrir.

    Tableau de Juan Carlos Verdial.

  • L’amour en rouge

    L’amour en rouge

    Caméléon par sa tenue, ses fesses deviennent écarlates
    Lorsque le rouge de l’amour lui donne l’épanouissement
    Qui se transmet, par son dos nu, aux mamelons, on le relate,
    Qui offrent la touche glamour d’un délicat rougissement.

    Photo de Jasmine Deporta.

  • Mon beau miroir interstellaire

    Mon beau miroir interstellaire

    La vérité devient mensonge dans ce miroir interstellaire
    Qui dessine un « oui » quand il croît, et trace un « non » quand il décroît.
    La réalité devient songe durant ses éclipses solaires
    Et la nuit se met à l’endroit dans un jour réduit à l’étroit.

    Vu sur https:www.paolacartotarotastro.fr.

  • La lumière d’en haut

    La lumière d’en haut

    Mes pas me ramènent au puits de lumière
    Où je recevais quand j’étais enfant
    Tous les phénomènes en avant-première
    Du monde des fées qui m’enchantait tant.

    J’ai connu dans l’arbre de la forêt noire
    Une arborescente présence du jour.
    Gravée sur le marbre blanc de ma mémoire,
    Cette voix perçante me parle toujours.

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  • Les chemins intestinaux

    Les chemins intestinaux

    L’automne digère en silence ce que la terre a récolté
    Dans ses chemins intestinaux sous les rafales de crachin.
    La vie réduite en pestilence disparaît sans se révolter
    Nourrir des sucs originaux ce qui renaîtra l’an prochain.

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  • L’arbre lunaire

    L’arbre lunaire

    La loi de la gravitation semble intéresser la nature
    Dont la flore étend ses rameaux soumis à l’attraction lunaire
    Qui provoque une agitation sur toutes sortes de créatures…
    Toujours est-il que les ormeaux en ont la branche luminaire.

    Vu sur https:www.paolacartotarotastro.fr.

  • Ma vie dans le rétroviseur

    Ma vie dans le rétroviseur

    La vie, dans le rétroviseur de mon véhicule de chair,
    M’apparaît triste en profondeur et souriante dans les hauteurs.
    Et ce soleil hypnotiseur plonge vers ce que j’ai le plus cher
    Dans l’arrière-plan transpondeur de mon bilan psychomoteur.

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  • Le fil de ma vie

    Je ne sais plus qui de Clotho, de Lachésis ou d’Atropos
    Ont filé la vie qui m’enrobe d’une complexe chrysalide…
    Si j’avais gagné au loto ç’aurait tombé bien à propos
    Mais je suis pauvre comme Job, déboussolé et invalide.

    Clotho m’avait bien fabriqué tout en métal et fer forgé
    Avec un cordage bien droit, incassable et garanti cent ans.
    Lachésis m’avait imbriqué dans une admirable apogée
    Où j’aurais dû devenir roi ou empereur, cela s’entend.

    Mais Atropos, devenue folle, m’a coupé l’herbe sous les pieds
    Dans de trop nombreux accidents qui m’ont, le corps, un peu rouillé.
    Tant pis si je ne batifole pas dans un luxe qui me sied,
    Car c’est la rouille, en m’oxydant, qu’aura, ma mort, fort embrouillée.

    (Tableaux de Gabriel Pacheco.
    Dans la mythologie des trois Parques, Clotho fabrique le fil de la vie, Lachésis le déroule et Atropos le coupe.)

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  • Les jambes de la sirène

    Les jambes de la sirène

    Sans voix restèrent les pingouins, comme si la mer sonnait l’alarme,
    Lorsque deux jambes au port de reine se substituèrent à sa queue.
    Pourtant elle n’en souffrit point, aucun remords, aucune larme ;
    Juste un regret pour la sirène d’abandonner son monde aqueux.

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  • Attention ! Un ange peut en cacher un autre !

    Attention ! Un ange peut en cacher un autre !

    Si vous apercevez cet ange sur une route de campagne
    En train de faire de l’auto-stop, surtout ne vous arrêtez pas !
    Non seulement ils se mélangent entre elfes et démons des montagnes
    Mais cette bande misanthrope vous guette en posant des appâts.

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  • La femme en rose

    La femme en rose

    Quelle beauté et quelle grâce quand la femme se déshabille,
    Comme une levée de rideau sur un spectacle d’apothéose !
    Tant cet enchantement m’embrasse que j’aperçois ces jolies filles,
    Les nuits d’amour sur mon radeau, lorsque je rêve aux flamants roses.

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  • La consultation

    Hier, vous vous sentiez démon, le samedi en confession ;
    Aujourd’hui, vous devenez chèvre quand vous consultez votre psy.
    Alors oubliez les sermons qui vous apportent l’impression
    D’être un bouc, un porc ou un lièvre, et qui ne sont rien qu’inepties.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • Dans le secret du samovar

    Dans le secret du samovar

    L’art d’un bon café réussi vaut son pesant d’or et son prix !
    Les turcs en sont les plus avares et les italiens, les plus fiers.
    Si aux « States » il sent le roussi, c’est que les ricains n’ont pas compris
    Que rien ne vaut le samovar, nec plus ultra des cafetières !

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • L’apparition du lapin

    L’apparition du lapin

    L’emblème des feuilles de chênes provient d’une constellation
    Appelée « Trou Blanc du Conil » mais située on ne sait où.
    Il n’empêche que, l’année prochaine, on saluera l’apparition
    D’une galaxie juvénile dont l’emblème s’ornera d’un houx.

    Tout cela est rigoureusement faux ; si vous dites ça en société, on se moquera de vous.

  • Les quartiers du thé

    Les quartiers du thé

    Les secondes molles, les minutes dures,
    Les heures s’affolent et les jours perdurent.
    Les maisons se gonflent, les gens se concertent,
    Les voitures ronflent dans les rues désertes.

    La métamorphose des rues en théière
    Semble peu de chose sur la ville entière
    Car il est cinq heures et dans la cité
    On a tous à cœur l’addiction du thé.

    Tableau de Vitaley Glovatsky.

  • Les ruelles du temps qui passe

    Les ruelles du temps qui passe

    Et chaque fois que je reviens dans les ruelles du temps qui passe,
    Une nouvelle image s’échappe d’une fenêtre entrebâillée.
    Ainsi mon âme me prévient qu’il ne s’agit pas d’une impasse
    Mais de l’avant-dernière étape où je dois me ravitailler.

    Tableau « Ruelle au moulin à Mykonos » de Jean-Claude Quilici.

  • Les chevaliers de fortune

    Les chevaliers de fortune

    L’anniversaire d’un cheval se compte au nombre de conquêtes
    Gagnées avec son cavalier, fort marri d’être dans la lune.
    Pourtant, s’il n’eut pas de rival, il apparaît après enquête
    Que la jument fut ralliée à des compagnons de fortune.

    Tableau de Joan Dumouchel.

  • Les rouges de novembre

    L’automne joue les dégradés qui mêlent l’or, le rouge et l’ambre
    Témoignant sa reconnaissance envers la nature artistique.
    Ses natifs les plus haut gradés pourront gravir, durant novembre,
    L’échelon de la connaissance comme une gamme chromatique.

    Photo d’Istvan Kadar.

  • Les mauves de novembre

    Les mauves de novembre

    Les soirées mauves de novembre courbent la palette du temps
    Que le soleil mêle dans l’ambre d’un ciel nuageux qui s’étend.
    Et les crépuscules violets préparent l’aurore à venir
    En ombrant d’une nuit voilée le tableau des jours d’avenir.

    Tableau « Magic Autumn » de Paul Ledent.

  • Le cœur de novembre

    Le cœur de novembre

    Dans les sentiers abandonnés, par des passages inconnus,
    Le cœur de novembre a souri au cœur de l’automne honoré.
    Ainsi, par une randonnée en dehors des chemins connus,
    Mon âme s’est trouvée nourrie d’un peu d’amour de la forêt.

    Joli petit cœur de feuilles découvert ce matin dans un sentier qui ne menait nulle part… comme quoi, les impasses peuvent être remplies de découvertes.

  • La voix immortelle – 2

    La voix immortelle - 2

    Cette petite voix chantante qui met le cœur dans la maison,
    J’en ai gardé la partition que j’interprète tous les jours.
    Petite fée, petite amante, premier amour de la saison
    Qui fut longtemps la condition sine qua non d’un pur amour.

    Tableau de-Lauren Brevner.