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  • Pas si bête ! – 1

    Le jour de la distribution des cerveaux, j’étais en retard
    Alors j’ai pris ce qui restait sans lire le mode d’emploi.
    J’écris des affabulations d’un air discourtois et vantard,
    Car on ne m’a manifesté aucun talent, aucun exploit.

    Le jour de la répartition des cœurs, je me suis égaré
    Et me suis trouvé par erreur enfoncé dans un cul-de-sac.
    Si j’écris à répétition des inepties désemparées
    C’est parce que je suis l’acquéreur d’une rudesse de cosaque.

    Puis, au jour de l’attribution d’intelligence et de bon sens
    Là, je me suis trompé d’organe, j’ai basculé de bas en haut.
    Mon QI de substitution s’est distingué par son absence ;
    C’est pourquoi mon cul et mon crâne se battent sans cesse en duo.

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  • Pure vision

    D’or, l’ADN biologique désoxyribonucléique
    Enroule au cœur de ses spirales toutes les vies à recouvrir.
    Nombres sacrés arithmétiques issus d’intégrales algébriques
    Comme une fontaine viscérale vers un futur à découvrir.

    Le nombre d’or serait caché dans chaque circonvolution
    Comme un patineur angélique qui entraîne l’humanité.
    Les femmes se sont attachées aux hommes dans leurs révolutions
    Et leurs rires machiavéliques résonnent dans l’infinité.

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  • Dix-mois, Houx ?

    Dis-moi, janvier, le dix du mois,
    Où donc es-tu, houx du bonheur ?
    Je te demande, écoute-moi,
    Un peu d’amour et de bonheur.

    Un peu d’amour prêt à germer
    Qui fleurira, dans une gerbe,
    Toute la fortune enfermée
    Dans ta fertilité en herbe.

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  • Déshabiller le sapin !

    Noël a mis un point d’honneur à nous partager les lumières
    Des ornements de son sapin aux branches garnies de joujoux.
    Tout se termine par un bonheur, une faveur – c’est la dernière –
    D’ôter ses habits de satin, ses guirlandes et ses froufrous.

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  • La danse d’ouverture

    Après fêtes et réjouissances, il faut bien démarrer l’année.
    Garçons et filles se préparent avec les faunes androgynes
    À partager la renaissance avec une miscellanée
    De créatures que tout sépare mais qui sont de même origine.



    Une miscellanée est un mélange de plusieurs auteurs en littérature.

    Tableau de Scott Gustavson

  • Méditation et inversement

    Si je mettais autour de moi tout ce qui est à l’intérieur
    Et que j’enferme dans mon corps tout ce qui est à l’extérieur,
    Je penserais au fil des mois que tout mon être supérieur
    Doit faire du chemin encore vers ses étages inférieurs.

    Tableau d’Annelie Solis

  • Pure évasion

    L’homme aux mains d’or m’a entrouvert toutes les visions enfermées
    Qu’un autre avait mémorisées dans le monde d’avant ma naissance.
    L’homme au cœur d’or a découvert tout mon passé qui a germé
    Dans le terrain thésaurisé où vit mon corps et mon essence.

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  • La dominante

    Quelle couleur dominerait si ma peau de caméléon
    S’adaptait au monde où je vis et à la teinte du présent ?
    Quelle musique retentirait si mon cœur de bandonéon
    Jouait les notes de la vie dans des accords électrisants ?

    Tableau d’Annelie Solis

  • L’arithmétique de la matière

    Lorsqu’ils renoncent au monde abstrait pour se condenser en matière,
    Les nombres quittent l’obscurité pour briller d’autres qualités.
    Ils s’additionnent, ils se soustraient pour gagner leurs substances entières
    D’une physique maturité ou d’une chimique fatalité.

    Tableau de Mendeleev

  • Le mâle a dit…

    La fleur du mâle gagne l’élite et l’homme devient une cible
    Qui passe par la cosmétique pour nourrir ses plumes de paon.
    Le moindre défaut insolite et c’est la chute irréversible
    Car l’homme croit à l’esthétique et la séduction du Grand Pan.

    Moulé dans le corps d’Apollon, tenu par les talons d’Achille,
    Il a bu l’eau miraculeuse du Saint-Graal au cours des croisades.
    Mais sans chemise, sans pantalon, sans son phallus, il est fragile
    Comme le contait la fabuleuse charmeuse d’hommes : Shéhérazade.

    Dessins d’affiche de René Gruau

  • Les prédateurs

    Qu’elle soit clonée d’une côte ou qu’elle descende du singe,
    La femme est vue comme une proie par tous les mâles prédateurs.
    Et pourtant ce n’est pas sa faute si l’homme se creuse les méninges
    À lui faire avaler qu’il croit n’être qu’un loup procréateur.

    Il faut se faire une raison, se méfier du chat qui dort,
    L’œil ouvert, l’oreille attentive pour assouvir ses bas instincts.
    Ces chasseurs en toutes saisons, à l’affût dans leurs miradors,
    Nous tiennent sous la défensive comme si c’était le destin.



    L’humanité n’est qu’une réserve de proies pour tous les mâles prédateurs.

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  • Troubles mentaux d’un lundi après-midi

    Apocalypse

    La vie éternelle est mortelle et le futur, c’est dépassé !
    Le progrès est en régression et l’avenir s’est inversé !
    L’humanité est sous tutelle, l’homme moderne a trépassé
    Sous la pression et l’oppression du pouvoir et du sang versé !


    Paysage mortel

    Les gens qui passent de long en large, les chiens qui promènent leurs maîtres,
    Les vélos qui roulent leurs chaînes et les joggers au périmètre.
    Les avions qui ploient sous la charge et la pression du baromètre,
    Tous les enfants qui se déchaînent et qui s’ennuient au kilomètre.


    Häuser Lärme Machen (les maisons qui font du bruit)

    Sens-tu la musique plein-pot de ton voisin sourd comme un pot
    Derrière les murs en agglo qui répercutent la techno ?
    Entends-tu les portes claquer, entends-tu les chiens aboyer
    À travers le contreplaqué du plancher en pseudo-noyer ?


    (Finalement j’ai bu un café et ça va mieux.)

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  • Les rois de l’orientation

    Melchior d’Orient, Gaspard du Nord, Balthazar venu d’Occident
    Et leurs pouvoirs ésotériques s’étaient perdus, on ne sait où…
    L’orientation (pas leur point fort) les aurait menés, par accident,
    Depuis les montagnes ibériques directement jusqu’à Séoul.

    Finalement une boussole qu’ils achetèrent à Pékin
    Leur permit de tracer leur route vers la lointaine Galilée.
    Quoi qu’il en soit, ils s’en consolent, aucun témoin, pas un péquin,
    Ne communiqua la déroute des trois touristes exilés.

    Illustrations de Jan Pashley

  • Pan, dans la gueule !

    Dans les usines, on se la pète !
    Sur les boulevards, on rit jaune !
    Au boulot, on se prend la tête !
    Dans les villages, c’est la zone !

    Dès le berceau, chacun s’apprête
    À travailler toute sa vie,
    À cotiser pour sa retraite,
    À s’échiner pour sa survie.

    Heureusement à l’Élysée,
    Tous nos élus sont à la fête
    Et le pays paralysé
    Sombre dans la folie complète.

    Les partisans du moindre effort
    Jurent sur les cinq continents
    Que c’est bien la loi du plus fort
    Qui fait le mâle dominant.

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  • Les oiseaux journaliers

    As-tu lu le canard du jour ? Je n’y ai vu que des colères,
    Des catastrophes et des crises, des morts et des crashs financiers.
    Je guette le cygne d’amour porteur de lumière solaire
    Qui n’annonce que des surprises et des délices circonstanciées.

    Tableau de Claude Verlinde

  • Les folles vierges – 2

    Les folles vierges de juillet sont les plus belles, il parait…
    Lorsque le Cancer apparaît, on n’est pas près de s’ennuyer !

    Les folles vierges du mois d’août à la mer ou à la montagne
    S’amusent bien entre compagnes et le Lion redevient doux.

    Les folles vierges de septembre vint à l’école, il n’y a pas d’âge !
    Quand on naît Vierge, c’est pour apprendre, perfectionner ses avantages !

    Les folles vierges du mois d’octobre trinquent jusqu’aux dernières vendanges.
    Les Balances tout d’abord bien sobres, se crêpent vite leurs cheveux d’anges.

    Les folles vierges en novembre connaissent les premiers frissons
    Car les Scorpions jouent les fripons dès qu’ils se retrouvent en chambre.

    Les folles vierges de décembre arrivent peut-être les dernières
    Mais ces Sagittaires, les premières, s’épanouissent de tous leurs membres.

    Tableaux de Rick Berry

  • Les folles vierges – 1

    Les folles vierges de janvier prennent leur bain du nouvel an.
    Les Capricornes, c’est courant, prennent l’année comme il leur sied.

    Les folles vierges en février ne font l’amour que le quatorze.
    Entre Verseaux, les soutiens-gorge sont vite ôtés et décriés.

    Les folles vierges du mois de mars s’apprêtent, panées à moitié folles,
    En passant à la casserole, Poisson ou dindon de la farce.

    Les folles vierges au mois d’avril ne se découvrent pas d’un fil.
    Bien que les Béliers soient pionnières, elles restent aux laines saisonnières.

    Les folles vierges au mois de mai ne font jamais ce qui leur plait.
    Mais bon ! Taureaux et ruminants sont avant tout des bons vivants.

    Les folles vierges du mois de juin naissent jumelles appareillées
    Car un Gémeau dépareillé c’est pinailleur, on le sait bien.

    Tableaux de Mistislav Pavlov

  • L’ultra haute couture

    Jadis, comme apprenti-tailleur, j’ai étudié chez Andersen
    La haute couture pour femmes avec des tissus merveilleux.
    Le comité des travailleurs jugeait mes robes trop obscènes
    Car, lorsque j’habillais ces dames, tous pouvaient se rincer les yeux.

    Tableau de Claude Verlinde

  • Dérapages

    J’ai glissé sur la chrétienté et je me suis cassé la foi ;
    J’ai trébuché sur le bouddhisme et je m’y suis grillé l’esprit ;
    Je me suis rallié à l’islam et j’ai consumé mon essence ;
    J’ai fouillé la mythologie et l’aigle m’a mangé le cœur ;
    J’ai chanté le monde quantique et j’ai chuté dans un trou noir ;
    J’ai fait confiance à la science et je m’y suis brûlé le corps ;
    J’ai subi la force des hommes et je suis devenu ermite ;
    J’ai écouté la voix de Dieu et Jésus crie dans le désert.



    (Sur un mince cristal l’hiver conduit leurs pas
    Le précipice est sous la glace
    Telle est de vos plaisirs la légère surface
    Glissez, mortels, n’appuyez pas.

    « Le Patinage » – Pierre Charles Roy.)

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  • Petit Colibri

    Petit Colibri

    À l’ombre du cœur de ma fleur, butine un petit colibri.
    De son petit bec, il affleure furtivement dans son abri.

    À sa manière de voler, à sa manière saccadée,
    Je sus qu’il voulait convoler par ses petites embardées.

    Le colibri un peu voleur, flatta ses pétales en couleurs
    Et le soupirant convoleur tendit un dard de roucouleur.

    Alors la fleur timidement offrit le fruit de son nectar
    Que le galant avidement siffla d’après les racontars.

    À la vision de son pistil, il butina de bonne humeur
    Et la fleur ne fut pas hostile à lui en céder la primeur.

    Grisé par le pollen d’amour, l’oiseau partit en tourbillons
    Tout en gazouillant « Au secours ! Je jouis de tout mon dardillon ! »

    Depuis ce temps dans les forêts, les fleurs se sont multipliées.
    De leur colibri adoré, d’amour elles sont inoubliées.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Champ fleuri

    Champ fleuri

    Au bout de cinquante-et-un ans, ce terrain pourtant en jachère
    Fleurit de mille fleurs des champs sur le chemin des écoliers.
    Même si l’hiver maintenant gèle sa terre maraîchère,
    L’été, sous le soleil couchant, en redorera les colliers.

    Colliers d’argent et de rubis pour éternelles primevères
    Qui reviennent à chaque printemps avec les premières jonquilles
    Pour les caprices et les lubies des amoureux de l’univers
    Qui viennent, le bouquet chantant, charmer le cœur des jolies filles.

    Colliers d’or, perles de diamants pour l’éternelle marguerite
    Que l’amoureuse piquera au revers de son calicot
    Pour quêter au prince charmant un baiser de sa favorite
    Que celui-ci lui offrira sur sa bouche coquelicot.

    Colliers de pourpre et violine pour les éternelles colchiques
    Qui sonnent l’heure de l’automne avec les dernières vendanges.
    Et l’on verra sur la colline quelques fleurettes anarchiques
    Briller de l’éclat monotone que revêt le sommeil des anges.

    Revenez-nous voir l’an prochain quand vous voulez, à votre guise.
    La nature offre une surprise à chaque moment de la vie.
    Plus le temps passe sous les crachins, les pluies, les hauts-vents et la bise,
    Plus la beauté met son emprise sur ce terrain qui nous ravit.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Abstraction

    Quand la plus belle fleur préside, tout l’art de l’abstraction réside
    Dans la déviation du désir afin d’avorter tout plaisir.
    Les petits atomes crochus retombent en anges déchus.
    Enfin juste un regard de glace garantira du coup de grâce

    Tableau de Mandy Tsung

  • Les nuits d’Apollinaire

    Par bonheur extraordinaire, lorsqu’entre les bras de Morphée,
    Je tète au sein le somnifère que son mamelon irradie,
    Mes nuits, teintées d’Apollinaire, me guident sur les pas d’Orphée
    Qui me font sortir des enfers pour me conduire au paradis.

    Tableau de Mara Berendt Friedman

  • L’âge de mes racines

    Si j’ajoute à mes soixante ans l’âge de mon humanité,
    Plus la branche des mammifères, plus les poissons fondamentaux,
    Plus les plantes et les conifères et la création des cristaux,
    Je n’vivrai pas assez longtemps pour compter cette infinité.

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  • L’année du cancre

    À peine la leçon commence, les enfants sont évalués ;
    Les bons élèves apprennent vite et le cancre n’y comprend rien.
    Déjà, dès la première séance, il a la tête éberluée
    Tandis que les premiers s’agitent comme de jeunes galériens.

    Bientôt les têtes se remplissent des lettres de notre alphabet ;
    Les bons élèves de A à Z ; le cancre en reste sur le Q.
    Déjà, il se fait le complice des zéros qui sont au rabais ;
    Le seul prix auquel il accède, c’est une claque sur le cul.

    Ce soir les enfants dormiront de rêves pleins et déliés ;
    Les bons élèves s’y attachent et le cancre y perd son latin.
    Tandis que les uns finiront dans la banque ou l’immobilier,
    Lui, reste l’éternel potache qui dort jusqu’au petit matin.

    Demain les enfants reprendront le chemin de l’apprentissage ;
    Aux bons élèves les hautes classes, au cancre l’école buissonnière.
    Jamais pourtant ils n’apprendront du cancre l’éternel message
    Qui dit que la meilleure place, n’est pas la première mais la dernière.

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  • Les Tendres Souhaits

    Que ne suis-je la fougère,
    Où, sur la fin d’un beau jour,
    Se repose ma bergère,
    Sous la garde de l’amour ?
    Que ne suis-je le zéphyr
    Qui rafraîchit ses appas,
    L’air que sa bouche respire,
    La fleur qui naît sous ses pas ?

    Que ne suis-je l’onde pure
    Qui la reçoit en son sein ?
    Que ne suis-je la parure
    Qui la couvre après le bain ?
    Que ne suis-je cette glace,
    Où son minois répété
    Offre à nos yeux une grâce,
    Qui sourit à la beauté ?

    Que ne puis-je par un songe,
    Tenir son cœur enchanté ?
    Que ne puis-je du mensonge
    Passer à la vérité ?
    Les dieux qui m’ont donné l’être,
    M’ont fait trop ambitieux.
    Car enfin je voudrais être,
    Tout ce qui plaît à ses yeux.

    Poème de Charles-Henri Ribouté (1708-1740)
    Tableau d’Hanna Silivonchyk

  • L’année 2020

    Aussitôt qu’Américains, Chinois et Iraniens s’entendront,
    Aussitôt que Juifs, Chrétiens et Musulmans s’harmoniseront
    Aussitôt que Riches et Pauvres partageront,
    Aussitôt que Grands et Petits communiqueront,
    Aussitôt qu’Hommes et Femmes collaboreront,
    Aussitôt que Parents, Enfants et Générations s’écouteront,

    Ce sera une très bonne année, c’est imminent !

    Tableau de Jamel Akib

  • Les arbres mères

    Les arbres mères

    Tandis que dort la renaissance dans le secret des arbres-mères
    Que les dernières feuilles quittent comme celles du calendrier,
    La sève transmet son essence comme mille pousses mammaires
    Afin que Nature s’acquitte du rôle responsable-ouvrier.

    Tableau de Puliaro.

  • L’année Tristounette

    Si l’année était une femme, je l’appellerais Tristounette
    Et si ses mois étaient des hommes, ils s’appelleraient Monotones.
    Alors cessons, Messieurs Mesdames, de vivre pour des clopinettes
    Et ne soyons plus économes d’originalité qui (dé)tonne !

    (Tableau de Izumi Kogahara.
    « Être gai, c’est déjà changer de visage » Tahar Ben Jelloun.)

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • L’année vingt-vingt

    L’année vingt-vingt

    Comment sera l’année vingt-vingt ?
    Un peu bizarre, un peu zinzin ?
    Bling-bling et tout le Saint-Frusquin ?

    Pour les riches et les aigrefins
    Combien d’avoir, combien de gains,
    Combien d’intérêts sur les biens ?

    Pour les retraités, c’est Tintin !
    Les pauvres restent sur leur faim
    Et hachent leurs pensions fin-fin-fin.

    Attendant le mot de la fin.
    Fais dodo mon petit quinquin,
    Demain matin, on verra bien…

    Tableau de Silvio Porzionato.

  • Bonne année et merci pour les noisettes !

    Les flamants roses doivent leurs teintes aux crevettes qui vivent encore
    Et tout le poids excédentaire des écureuils est superflu.
    La nourriture laisse une empreinte indélébile dans le corps
    Car l’industrie alimentaire nous rendra obèses et joufflus.

    Photo d’un écureuil géant malabar d’Inde.

  • L’art naturel

    J’aime quand la nature exprime ses capacités artistiques
    Par la couleur des éléments et son alchimie organique.
    Un coucher de soleil imprime tant de sentiments fantastiques
    Comme un génie du firmament doublé d’un esprit volcanique.

    Tantôt de feu, tantôt de terre, tantôt de l’eau, tantôt de l’air,
    Tantôt d’amour métamorphosent en unissant leurs dimensions.
    Tantôt du feu élémentaire ou de la lumière solaire
    Viennent imprégner d’anamorphoses mon cœur en totale ascension.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • L’échange énergétique

    Parfois la nature connecte des êtres aux mondes différents
    Afin d’échanger en substance leurs énergies immatérielles.
    Ainsi lorsque l’oiseau collecte les rayons solaires afférents,
    Il les présente en subsistance à mes facultés mémorielles.

    Tableau d’Holly Siera.

  • La manne née de l’anémone

    La manne née de l’anémone

    Le mal dérange autant le bien que le bien dérange le mal ;
    La mer, angélique ou démone, les a procréés en son sein.
    Ainsi les êtres amphibiens, asexués, femelles ou mâles
    Ont hérité de l’anémone un comportement assassin.

    Anémone de mer mangeuse de poisson.

  • Chat pousse !

    Chat pousse !

    J’ai posé ton bouquet de fleur sur le rebord de ma fenêtre.
    Hélas, il ne reste qu’une rose née du dernier petit bouton.
    Alors nous le veillons de peur qu’il ne puisse demain renaître
    Protégé du regard morose de l’œil de mon petit chaton.

    Tableau d’Hanna Silivonchyk.

  • Minoulinette

    Minoulinette

    La chatte se pelote
    La tête entre les seins
    Et transmet son ronron.

    La chatte me dorlote,
    Couchée sur mon bassin,
    Au creux de mon giron.

    La chatte rigolote,
    Plus sûre qu’un médecin,
    Plus stricte qu’un chaperon.

    Quand la chatte complote,
    Son regard assassin
    Me donne du mouron.

    Tableau d’Hanna Silivonchyk.

  • Mille-et-une nuits – 2

    Je ne connais de Zobeïde que ce que l’histoire m’a dite
    Soit qu’elle était la sœur aînée de ces trois filles malmenées.
    Qu’elle fut rousse, blonde ou brune, ce détail compte pour des prunes
    Car personne n’a retenu en quoi consistait sa tenue.

    Une anecdote sur Morgiane ferait passer du coq à l’âne
    Car cette esclave intelligente sut se montrer fort intrigante.
    Bien sûr, les quarante voleurs qui amassèrent tant de valeurs
    Purent profiter, eux aussi, des charmes qui les associent.

    Tandis que la fin s’achemine autour du mythe de Jasmine,
    Nous apprendrons que son génie résidait bien dans son déni :
    Chaque fois qu’Aladin demandait une gâterie lorsqu’il bandait,
    La mignonne lui a rétorqué que les anglais ont débarqué.

    Tableaux de Ramzi Taskiran.

  • Mille-et-une nuits – 1

    Derrière les murs de l’histoire et ses fenêtres condamnées,
    Les secrets tombent en poussière et leurs images se craquellent.
    Sous le paravent des victoires et des exploits succédanés
    Ajoutons un peu de lumière pour en révéler les séquelles.

    Shéhérazade, on le raconte, a inventé le feuilleton
    Qui se termine par un suspense à suivre au prochain numéro.
    Elle imagina mille contes perçus à travers l’œilleton
    D’intrigues ou l’envie vous en pince de suivre l’exploit du héros.

    Dans la famille Shéhérazade, piochez sa sœur Dunyazad,
    La reine des impresarios qui combina le scénario
    De façon que la mise en scène s’adapte au plan de leur mécène
    Qui menaçait d’exécuter la conteuse persécutée.

    Tableaux de Ramzi Taskiran.

  • Bon voyage !

    Bon voyage !

    Très bon voyage, Monsieur Colin-Maillard !
    Pour une année, embarquez vers le large.
    Très bon voyage, Monsieur Colin-Maillard !
    Et revenez quand vous prendrez de l’âge.

    Méfiez-vous des sirènes hypocrites
    Quand vous serez sur le gaillard d’avant.
    Défiez-vous des poitrines circonscrites
    Aux soutifs accrochés au paravent.

    Quand vous atteindrez l’île enchanteresse,
    Cachée derrière le brouillard éthérique,
    Faites l’amour avec les chasseresses
    Et faites-leur des enfants homériques.

    Sur le retour, saluez au Cap Horn
    Les gens qui vivent au pays des grands pieds.
    Si certains vous doivent encore leurs cornes
    Embrassez leurs compagnes comme il vous sied.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Méditation

    Méditation

    Il suffit d’un bouton de rose et juste le temps d’une pose
    Pour retrouver sans prétention le temps d’une méditation.
    Quand l’esprit se métamorphose, que le cœur pense à autre chose,
    S’ouvre dans l’autre dimension l’âme en pleine contemplation.

    Tableau d’Helena Wierzbicki.

  • Les autres et moi etc.

    Les autres et moi etc.

    Quatre-vingt-dix pour-cent de moi, de mes cellules en flopées,
    Provient des cent milliards de mois où la vie s’est développée.
    C’est pourquoi nous nous ressemblons, mêmes pensées, mêmes idées,
    C’est pourquoi nous nous rassemblons dans nos pays et nos cités.

    Si je fais la comparaison avec tous les comportements,
    Les habitudes, les réactions qui nous viennent à chaque moment,
    La seule chose qui me distingue de cette vaste humanité
    Sont mes réflexions un peu dingues qui sortent de la banalité.

    Tableau de Chein Chung-Wey.

  • Le bilan du cœur

    Le bilan du cœur

    D’amitiés, d’amour et d’envies, quand le cœur s’est trop enrichi,
    Son coffre-fort résonne à vide car jamais l’or ne s’y entasse.
    Ainsi l’école de la vie courbe les chemins infléchis
    Par les rêves de gloire avides qui fondent dans le temps qui passe.

    Tableau de Joshua Burbank.

  • L’art nu

    Ce serait faire une offense de trouver rime à la fesse,
    Ce ne serait pas courtois de l’enfermer dans des vers.
    Car, en plus, « Être » et « Avoir » font de piètres auxiliaires
    L’un qui limite la femme, l’autre qui la valorise.

    Pythagore cherche encore l’ineffable théorème
    Pour quadraturer le sein et sa masse qui s’affaisse.
    Si la racine carrée du sexe est irrationnelle,
    Plaise à Dieu qu’elle renferme toute l’origine du monde.

    Tableaux de Georgy Kurasov.

  • Télépathie

    Tout est écrit sur la figure, les mensonges et la vérité.
    Le sage saurait les décrypter, le naïf pourrait s’y abuser.
    Tout est permis dans la nature, les défauts et les qualités ;
    Faut l’accepter et s’adapter ou choisir de les refuser.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • Ève Conquistador

    Ève Conquistador

    Autour de l’art éblouissant gravitent mille-et-une palettes
    D’ombres et de lumières d’or et leurs couleurs surnaturelles.
    Mais voici, s’épanouissant, la plus divine des starlettes :
    La nouvelle Ève Conquistador, femme divine et éternelle.

    Tableau d’après Gustav Klimt de Maria Solyanick.

  • Si tous les enfants du monde…

    Si tous les enfants du monde…

    Juifs et chrétiens puis musulmans se sont penchés sur la question
    Et en ont écrit de gros livres d’après la parole de Dieu.
    Occidentaux et ottomans s’en sont fait une indigestion
    Quant au lieu où il fait bon vivre et quant au peuple le plus radieux.

    Moi, j’ai trouvé la solution : Dieu nous a offert pour Noël
    Un gigantesque meccano avec des hommes et des femmes
    Qui s’assemblent avec passion, mélangent Israël et Ismaël
    Et réunissent par un anneau tous les descendants d’Abraham.

    Vitrail doré de Fabienne Barbier.

  • Les extras de Noël

    Les extras de Noël

    Évidemment, pas de retraite
    Pour un homme qui ne travaille
    Qu’un jour par an, toute la nuit,
    Sans le moindre acte le parafant.

    Il a beau faire d’une traite
    Toute la planète, vaille que vaille,
    Il n’a pas droit, et c’est l’ennui,
    Aux points retraite, ça se défend.

    Alors, sorcières, tenez-vous prêtes !
    Voici la dernière trouvaille
    Dont la présidente *, à minuit,
    Vous marque d’un air triomphant :

    « Sur vos balais, soyez discrètes,
    Sans bruit après vos retrouvailles,
    Distribuez devant chaque huis
    Un jouet aux petits enfants. »

    En Côte-d’Ivoire, on fait la fête,
    À l’Élysée, on boustifaille,
    Dans les tournées, tout est gratuit,
    Tout le monde danse à Abidjan.

    * la dinde à Macron.

  • Les anges colibris de Noël

    Plus fort que l’arbre de Noël, plus beau qu’un sapin décoré,
    L’arbre de vie énergétique avec des anges colibris !
    Avec l’esprit d’Emmanuel dans tous les chakras arborés
    Par un cœur d’amour magnétique pour protéger les sans-abri.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • L’art de tourner en rond – 2

    L’art de tourner en rond - 2

    Ce n’est pas la Terre qui tourne mais les jolies poitrines rondes
    Et les yeux quittent leurs orbites sous l’attraction de jolies fesses.
    Quoi qu’il advienne, qu’il en retourne, la femme dirige le monde
    Et offre, d’une mort subite, le paradis, je le confesse.

    Tableau de Jelena Djokic.

  • Noël quantique

    Heureux qui sait interpréter le postulat métaphysique
    De cet électron féminin qui va plus vite que la lumière.
    L’onde amoureuse sécrétée par la beauté de son physique
    Crée cet alchimique venin qui donne vie à la matière.

    De la propagation de l’air à la circulation de l’eau,
    De la transmission de la vie à la répétition du jour,
    À l’échelle moléculaire évaporée dans un halo,
    Partout il fuse, inassouvi, l’électron libre de l’amour.

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