Depuis longtemps déjà plus personne ne marche ; Quelques femmes encore en perpétuent l’usage. Pour comprendre il faudrait observer leurs démarches, Pour l’entendre il faudrait un radio-balisage.
Il en est déjà passé des femmes de toutes sortes, En jupe, en pantalon, ou en drôles de robes. On les voit apparaître soudain devant la porte Puis soudain disparaître, une ombre les dérobe.
Soit chaussées de bottines, soit droites dans leur bottes, Avec talon aiguille ou talon compensé. À petits pas chassés, on les voit qui barbotent Sous les gouttes de pluie puis, se mettent à danser.
Elles paraissent affairées, elles font mille choses Soit un enfant au bras ou soit un téléphone. Puis au coin de la rue, elles se métamorphosent Devant une vitrine ou un bel anglophone.
J’ai ajouté une couleur aux reflets de ma plume rose Avec un flamant blanc-nacré pour pigmenter les mots de l’âme. J’exprime bien mieux les douleurs qu’a supportées mon cœur morose Et l’esprit rejoint le sacré de la déité de sa flamme.
Cherche-Midi, matou malin, s’intéresse de peu aux oiseaux ; Je l’ai vu prendre ce matin le chemin qui mène aux roseaux. En échange de trois câlins, il m’a emprunté mes ciseaux Et m’a tenu un baratin pour me présenter son réseau :
Des petites maisons tressées comme abris pour les volatiles Qu’il va planter sur notre toit car la technique est difficile. Ensuite, le voilà dressé avec un filet contractile Pour attraper, d’un air matois, ceux qui feront un’ proie facile.
Elle s’est tissée un’ deuxième peau, elle porte des talons aiguilles Et sur sa drôle de bobine, un chapeau à mètre-ruban. Elle a tressé, bien à propos, autour des joues en bas résille, Une fermeture coquine où elle range ses turbans.
Photo de Gary Dorsey et collage d’Austin Fashion sur https:www.behance.netgallery450865Austin-Fashion-Week-2010 .
Mystère sous l’austère habit qui cache son jardin secret. Qui saura donc déverrouiller ce virginal coffre à bijoux ? Mais s’il est du même acabit que le saint calice sacré, Alors la clef n’a pas rouillé car son propriétaire en joue.
La portée du confinement, sur des vacances un peu forcées, Fait évoluer l’homo sapiens au consommateur de loisirs. La loi de l’emmagasinement par internet est renforcée Et il passe une vie de prince selon ses moindres désirs.
La nuit, lorsque mon chat a faim, il vient miauler jusqu’à mon lit. Or, à deux heures du matin, il est venu me réveiller. Je l’ai suivi dans la cuisine, mais non, le bougre a obliqué Vers le balcon pour me montrer et partager l’événement.
C’était la lune en plein quartier qu’il m’expliqua d’un miaulement Qui signifiait que désormais, j’étais devenu son ami. Après l’avoir remercié, il est rentré mais sans manger ; Nous avons regagné nos chambres, lui dans son lit, moi dans le mien.
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Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Demain la technique saura comment rhabiller tous les nus Demain la censure pourra aux ronds-points et aux avenues, Gommer les seins, barrer les culs, flouter les sexes de tous poils, Prêcher la honte aux convaincus qui tiennent les cordons du poêle.
On enlèvera les cigarettes, la pipe au bec des comédiens, On changera tous les gros mots par du politiquement correct. Dans les romans, chaque amourette sera chaperonnée par un gardien Des mœurs et enfin les homos seront neutralisés direct.
Les chats siamois, de Thaïlande ou sylves sauvages de Norvège, Avec les roux, les noirs, les blancs et les chats tigrés de gouttière, Toutes les nuits nous enguirlandent pour bouffer, sortir ou que sais-je Tant et si bien qu’il est troublant qu’ils n’aient, eux, aucune frontière.
Le gros Maine Coon vient d’Amérique, le pays de la démesure Et le chat nu viendrait de Chine – à moins qu’ ce n’ soit du Canada – Toujours est-il qu’apriorique que soit le chat contre nature, Il pèse et nous courbe l’échine et jusqu’au bout nous rend fadas.
Comme quoi, les prières du soir ne sont pas tombées dans l’oubli Car un ange a pris la commande de la descendante de Marie. Comme il ne pouvait plus surseoir à ce qu’elle soit rétablie, Son père accepta sa demande et lui accorda son mari.
J’aim’ voir la liberté en marche ou plutôt rouler sous le vent Qui s’engouffre dans ses vêtements et les transforme en oriflamme. J’aime l’audace matriarche qui ouvre la voie au levant Pour délivrer complètement de l’oppression toutes les femmes.
Dans le royaume de la nuit, deux reines partagent le règne ; Lucifer, prince des ténèbres, n’a jamais su se décider. Bien sûr, l’une des deux s’ennuie que son monarque la contraigne Tandis que la seconde célèbre sa nuit de noces rétrocédée.
Elle fulmine, elle est jalouse, elle fomente dans la tourmente Tandis que l’autre jouit du sceptre dans la couche de Lucifer Mais qui demain aura le blues car elle ne sera plus l’amante Mais celle’ qui sentira le spectre de l’ennui comme un crucifère.
Si les sirènes n’existaient pas et les chevaux ne parlaient pas, Je n’aurais pu vous raconter ce que mon chat m’a rapporté Qu’il appris par ses amis – des rats de Mésopotamie – À propos d’une cavalière et sa monture singulière.
Alors… il était une fois, un intrépide cheval de bois Qui coula à pic lors d’un naufrage et connut d’autres pâturages. Une sirène l’apprivoisa et le cheval en pavoisa Tant qu’ils connurent l’aventure et l’amour en villégiature.
La libellule m’a pardonné lorsque je lui ai proposé De lui dédier ce poème qui la présente à mon public. Elle s’est donc abandonnée dans une humeur plus reposée Et son petit air de bohème m’apparut comme une supplique.
À toutes les petites fées que je rencontre dans ma vie, Je vous aime et je vous adore pour vos belles inspirations. Les libellules ont un effet particulier qui me ravit : Ell’s ressemblent à un rayon d’or qui fait tout’ mon admiration.
Une libellule s’est posée sur le bord de mon encrier Et dans son petit gazouillis, elle me fixe et m’apostrophe : « Monsieur, vos poèmes sont osés et les femmes y sont décriées ! Vos vers sont d’un beau cafouillis à chaque ligne, à chaque strophe ! »
J’ai bien écouté sa critique car elle est souvent pertinente Et je demande à mes lectrices si elles pensent la même chose. Bien sûr, c’est de l’autocritique car c’est ma plume proéminente Qui trace la ligne directrice de mes érotiques psychoses.
Drapée de rouge, au vent flottant comme une femme en cerf-volant Qui cherche auprès du soleil pâle l’inspiration d’un mouvement, Pareil aux oiseaux sifflotant et qui s’en vont batifolant Au large de la Côte d’Opale qu’ils se réservent jalousement.
Elle en a saisi le principe, elle l’a appris à son corps Qui saura se mémoriser le tournoiement et l’amplitude. Déjà son âme s’émancipe et son esprit est en accord Avec l’espace valorisé par le vent et sa promptitude.
Le rideau tombe sur la mer, l’entraînement est terminé ; Le cœur battant, le corps battu, l’artiste rentre en son logis. Et sur la plage douce-amère d’un soleil indéterminé, Les nuages noirs rabattus referment leur morphologie.
Elle déshabille les livres page après page, lentement Pour en savourer le plaisir de mettre à nu chaque chapitre. Joie solitaire qui la délivre, au creux de son appartement, De la folie et du délire que lui évoque son libre arbitre.
Ell’ commenc’ toujours par la fin le moindre roman policier Car l’intrigue, ainsi dévoilée, met plus de sel aux personnages. Elle a voyagé aux confins des mers par les beaux officiers Qui lui ont, le cœur, étoilé au moment du déboutonnage.
Si la fin n’est pas à son goût, elle en invente une à dessein En jouant la femme fatale, beauté virginale ineffable. À New-York, Paris ou Moscou, le héros caressant ses seins Prodigue des amours fœtales… qui, hélas, ne sont qu’une fable.
Si l’aube avait l’air une femme, elle éclairerait l’horizon De ses premiers rayons d’amour comme caresse de satin. Cette lumière qui m’affame tire mon cœur de sa prison Où la nuit enferme mes jours jusqu’à l’aurore du matin.
En plein midi, c’est plutôt l’homme qui règne en maître dans le système Qui fixe l’empire solaire par la puissance de son feu Qui établit dans son royaume éternellement le même thème Selon l’humeur de ses colères et selon l’ampleur de ses vœux.
Le crépuscule redevient femme qui invite à se reposer Auprès d’elle dans la nuit tiède et qui nous invite à s’aimer. Alors s’épanouit notre âme qui monte au moment supposé Nous venir au secours à l’aide pour vivre un amour essaimé.
Après le coucher du soleil, j’ai voulu prendre un raccourci Puis, je suis tombé dans la mare et j’ai bien failli m’y noyer. C’est bien plus tard, à mon réveil, après mes rêves obscurcis Par un moment de cauchemar, que je l’ai revue tournoyer.
Gravée au fond des souvenirs d’une nuit prétendue affreuse, J’ai vu les bras de la sirène m’emmener en sécurité. Elle avait lu mon avenir dans un courant d’eau liquoreuse Et était accourue, sereine mais pleine de témérité.
Après, mes souvenirs sont flous mais je me souviens des caresses Comme si mon corps possédait sa propre mémoire attitrée. Heureusement le cœur renfloue l’esprit de quelques maladresses En lui rappelant les idées qu’il a, malgré lui, arbitrées.
Le port du masque obligatoire va bientôt se généraliser ; Vous devrez enfiler la gaine protectrice et entièrement. Or pour les femmes, il est notoire qu’on va leur idéaliser Une tenue dont la dégaine lui servira de vêtement.
Lorsque dansera l’océan et se rencontreront les vagues, La lumière, d’une impression d’or, sera d’harmonie et de force. Comme une valse de géants sous la tempête qui zigzague Tandis que le soleil s’endort des grandes marées qui s’amorcent.
Photo de Mathieu Rivrin sur www.mathieurivrin.com .
Mes chers voisins, pour cet été, je dois promener mon minet Un peu partout, sous vos fenêtres et tout au long de l’avenue. Il faut chaud, vous vous en doutez, aussi vous l’avez deviné ; Lui sera comme on l’a vu naître et moi, je serai torse nu.
Juillet, voici venu le temps des corps hissés comme drapeaux Qui librement flottent au vent sans enveloppe et démasqués. Sous le soleil, juste haletant mais en savourant sur la peau La pâleur qui, en se sauvant, s’abandonne au bronze musqué.
Désormais tous les « Blanc » s’appelleront « Legris » Pareil pour tous les « Noir » qui deviendront « Legris ». Désormais le « Mont Blanc » se nommera le « Mont Gris »; Les tableaux de « Renoir » seront œuvres de « Regris ».
Le maître au tableau gris, l’a écrit gris sur gris : « Montrez donc patte grise et vous serez admis Car en cas de méprise, ce sera le cachot gris ! » Le jour tout le monde a compris, la nuit les chats sont gris.
Emmanuel l’avait promis, Brigitte n’a pas démenti, Dans les rues, ça va castaner contre les désembouteillages ! Les gilets jaunes sont compromis, l’opposition anéantie Et tous les français basanés ne seront pas déçus du voyage.
Lorsque notre œil sera capable de nous inclure dans sa vision Ni disproportionné d’Ego, ni limité d’humilité, J’aimerai voir l’âme impalpable mise à l’échelle en prévision Du contact d’égale à égaux entre nous et la vérité.
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Le fils de Pygmalion cherchait une œuvre d’art à son échelle Tant et si bien qu’il entendit sa belle voisine se trémousser. Alors tandis qu’il se perchait pour observer la belle Michelle, Celle-ci le vit et lui tendit son savon pour la faire mousser.
À l’époque où je travaillais en Alsace comme informaticien indépendant, j’ai rencontré un jour dans son entreprise une nouvelle cliente et je découvris je ne sais plus comment qu’elle était une extra-terrestre. Les extraterrestres avaient contacté la Terre depuis de nombreuses années mais étaient restés très indépendants, un peu comme les américains vis-à-vis de l’ancienne Europe : arrogants et fiers envers les terriens, ils se sentaient supérieurs. Sous forme humanoïde, assez grands, 1m80 en moyenne, leur peau étaient nacrée et parsemée de taches ou de stries régulières et harmonieuses et de couleurs différentes selon les gens. À cette époque, les extraterrestres étaient peu présents sur Terre ; soit pour du tourisme en voyageant un peu partout sur les continents, soit pour établir des relations commerciales ou diplomatiques ou de communication avec leur propre planète sur laquelle ils préféraient vivre majoritairement. Je sympathisai avec ma nouvelle cliente que j’appellerai « Évasion » car je ne me souviens plus de son nom. Toujours est-il qu’elle m’invita à l’accompagner sur sa planète et que j’acceptai. Nous voyageâmes alors dans une sorte de fusée-navette et nous arrivâmes à l’astroport de leur planète ou tout était démesuré comme à l’américaine, décidément. Les cités, d’immenses mégapoles où une foule nombreuse déambulait dans les rues comme à Paris, New-York, Broadway, Londres, un soir de fête. Tout était sous contrôle avec caméras et micros partout et accessibles selon l’autorisation sur des sortes de téléphones portables, d’écrans virtuels ou des terminaux présents partout avec reconnaissance automatique de l’utilisateur. Chacun pouvait y voir et contrôler ses enfants, son chien, sa maison mais avec un accès utilisateur très rigoureux. J’essayai de regarder mais je ne pouvais voir uniquement que si quelqu’un me montrait son visuel. Dans les rues de grands panneaux lumineux où l’on pouvait voir ce qu’on voulait rien qu’en s’en approchant. Beaucoup de lumières. Tout respirait la grandeur et le luxe. Nous sortîmes en ville et allâmes boire un verre dans une sorte de Dancing- Boîte de nuit avec portier extérieur et portier intérieur. Le portier extérieur connaissait Évasion qui m’a semblé être une personne charismatique et réputée. Il s’aperçut immédiatement que j’étais terrien (en fait c’était facile puisque nous sommes physiquement différents) mais sans Évasion, je n’aurais jamais pu entrer. Après un couloir un deuxième portier devant l’entrée nous contrôla à nouveau. Nous pûmes entrer. Très grande salle, beaucoup de gens, beaucoup de lumières, de musique, de rires, de chants, de danse, tchin-tchin.
Chez eux, la maison contrôle toutes les entrées. Les membres de la famille entrent et sortent à leur guise, les portes s’ouvrent et se referment automatiquement. Il n’y a pas de sonnette. Les membres de la famille extérieure entrent et sortent à leur guise mais sont annoncés par une voix synthétique. Les amis entrent et sortent mais à condition d’en avoir l’autorisation pour un jour en principe ou plusieurs jours selon leurs séjours. Les autres personnes doivent avoir pris rendez-vous pour entrer, médecins, conseillers, réparateurs, sinon les portes restent closes. Pour tout autre personne, la maison est comme un coffre-fort ; impossible d’entrer ni par les portes ni par les fenêtres. Les cambriolages n’existent pas. Quand un visiteur prévu arrive, un livreur de « pizza » (du moins quelque chose qui y ressemble) est automatiquement autorisé par la commande de « pizza », la porte s’ouvre et une voix annonce la personne.
La maison d’Évasion était très grande, vaste entrée, porte d’entrée large et automatique, grand salon avec une grande table basse, des, enfants ados, livreurs annoncés, j’étais surpris à chaque fois de voir la porte s’ouvrir et annoncer le visiteur sans que cela semble déranger les enfants et les gens. C’était naturel. Nous allâmes dans les Bureaux d’Évasion où tout était contrôlé par des sortes d’ordinateurs. Je m’asseyais un moment à côté d’une secrétaire et j’essayai encore une fois de manipuler un écran, sans succès. Elle me montra ses enfants et sa maison mais moi-même n’y avais pas accès directement. Je fis une tentative de manipulation mais les contrôles restaient sévères et je ne pus rien faire. Même pour quitter l’application, si je répondais « Non, abandonner » le système me demandais pourquoi, qui j’étais, qu’est-ce que je voulais faire exactement. Le système se montrait hyper rigoureux et policier. J’attendais Évasion qui devait venir me rejoindre et puis, je me suis réveillé dans notre bon vieux vingt-et-unième siècle. Était-ce vraiment un rêve ou ai-je été contacté télépathiquement par des extraterrestres ? Si oui, pas de souci, ils me recontacteront et sinon, pas de souci non plus, ça m’aura quand même fait vivre une belle histoire.
Pygmalion peignit Parangon d’une passion tant émouvante Qu’il en tomba fou amoureux tant l’image était captivante. Parangon sentit Pygmalion saisi de crainte et d’épouvante, Lui tendit ses bras langoureux ; elle était devenue vivante !
Dans les romans à l’eau de rose, la rose est le plus important, Dans les livres comme sur la mer, les yeux sur la rose des vents Pleurent avec la fille morose, rient avec l’homme réconfortant, Suivent la femme qui devient mère et qui attend sur son divan.
En attendant le train de rêve qui me ramènera chez moi, J’écris un mot qui me rappelle que je dois prendre mes sandales. L’arrivée en gare est très brève. Mais je suis toute nue, quel émoi Parmi tous ces gens qui appellent à la censure et au scandale !
Tandis qu’avance la Torpédo sur les pavés d’une ruelle, Un étudiant nationaliste reconnaît sitôt l’héritier. Ce jour-là, à Sarajevo, l’histoire bascule, cruelle, Et plonge, irrationaliste, dans une guerre sans pitié.
https:fr.wikipedia.orgwikiAttentat_de_Sarajevo
L’attentat de Sarajevo est l’assassinat perpétré le dimanche 28 juin 1914, sur l’archiduc François-Ferdinand, héritier de l’Empire austro-hongrois, et de son épouse, Sophie Chotek, duchesse de Hohenberg1, par le nationaliste serbe de Bosnie nommé Gavrilo Princip2, membre du groupe Jeune Bosnie (Mlada Bosna). Cet événement est considéré comme l’élément déclencheur de la Première Guerre mondiale, qui eut pour conséquence la défaite, la chute et le démembrement des Empires russe, austro-hongrois, allemand et ottoman.
Quand les nuages se déguisent de nuées chaudes et colorées, Je suis toujours prêt à donner la main à l’amimaginaire. La nébulosité aiguise toutes les cimes des forêts Nous allons y abandonner nos craintes sans préliminaires.
Une fois passée la surprise devant la porte des merveilles, Tout comme l’amimaginaire, j’en subis la métamorphose. Mais qu’il n’y ait pas de méprise si j’ai des cornes qui s’éveillent, Ce ne sont que des luminaires pour éclairer le fond des choses.
Après la rencontre fortuite du fruit de l’imagination, Je suis fleur-bleue dès le début durant la nuit métaphysique. Enfin, je devine la suite qui mène à la divination En conservant les attributs de mes antennes kinésiques.
Tableaux d’Andy Kehoe sur https:www.chambre237.compeintures-fantastiques-de-andy-kehoe .
La femme varie, paraît-il, nous apprend la géographie, Selon son bassin parisien ou bien méditerranéen ; Selon sa poitrine érectile et selon la topographie Du creux de son mont vénusien et son éden élyséen.
La femme varie un peu plus si je l’embrasse du regard, Si je l’embrasse sur la bouche en suivant la carte du tendre En provoquant un stimulus sur les deux mamelons hagards De la caresse qui les touche pour les durcir ou les surprendre.
La femme varie davantage, nous apprend la topologie Qui étudie toutes les courbes et les positions dans l’espace. D’autant plus que ses avantages apportent la joie au logis Et surtout, ne soyons pas fourbes, lorsqu’on sait s’ montrer efficace.
Pour apprendre le japonais, l’œil bridé n’est pas suffisant. Hiragana, katakana, tout ça paraît bien compliqué ! Approchez votre pouce au nez et l’index s’immobilisant Comme une tranche d’ananas et tout vous sera expliqué !
Si vous avez les yeux vairons, faites de la calligraphie Pour dessiner de jolis signes noisette et bleu sur un fond noir. Avoir l’œil directeur marron, c’est bon pour la sérigraphie ; Quant à l’œil bleu, il sera digne de les graver au tamponnoir.
Elle écoute chanter les poissons dans le silence de la mer Comme une aveugle observerait la danse des nageoires d’or. Elle m’a dit qu’elle faisait moisson de tous ces bonheurs éphémères Qui passent et se réserveraient à son cœur tandis qu’elle dort.
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Au temps des anciens égyptiens, le Sphynx, une grande femme nue, Attirait tous les vacanciers à la piscine des pyramides. Or, par vengeance, un magicien fit l’incantation saugrenue Qui, d’un coup de maître faïencier, en fit un chat qui intimide.
Tableau d’Eugenia Loli sur https:www.boumbang.comeugenia-loli .
Après la coupe énergétique quand le rasoir dresse le poil Pour laisser celui-ci se rabattre sur le crâne excité en feu, Voici la coupe dichotomique quand le peigne découpe en étoile Le visage en deux puis, en quatre comme le rasoir aux cheveux.
Tableau d’Eugenia Loli sur https:www.boumbang.comeugenia-loli .
Quand la gardienne des phénix couvait l’œuf sorti de ses cendres, Elle savait, bien entendu, combien de temps il faut attendre. Pour un plumage couleur d’onyx, le sablier doit redescendre Mais souvent la teinte attendue est une essence de scolopendre.
Quand la gardienne de l’œuf rouge a réussi sa mutation, Elle est heureuse car elle sait que le phénix sera royal. Elle ressent, tandis qu’il bouge au gré de ses supputations, Si l’oiseau aura du succès ou un avenir déloyal.
Le temps me referme ses portes mais sans moyen de les rouvrir Sinon, regardant en arrière, j’y verrais ce qu’il faut refaire. Mais le chronomètre m’emporte vers le présent pour y souffrir, Pour y poursuivre une carrière, pour réaliser des affaires.
L’amour est le passe-partout qui ouvre toutes les serrures Vers le passé, vers l’avenir, vers le présent et vers la mort. Quand j’ai aimé, j’ai vu surtout la vie sous de belles parures, Et la femme de mes souvenirs et qui m’embrasse et qui me mord.
Les amours d’été hypnotiques troublent de façon romantique Par le regard incandescent des plus beaux yeux luminescents Et les seins nus qui se dandinent comme canaille gourgandine. Ah, laissez-moi, comme il se doit, les toucher du bout de mes doigts !
Bien sûr, il n’y a pas qu’en été que nous jouons de la musique Mais le goût des fêtes votives donne un sens à nos festivals. Alors vive le ton répété de nos jolis bals nostalgiques Et leurs rythmes qui nous motivent avec leurs danses estivales.
Vivent les danses de l’été qui font valser les mamelons ! Vivent les seins nus prohibés par ceux qui n’y ont pas goûté ! Secouez maracas étêtés et les seins ronds comme des melons Dont les boutons sont imbibés de perles de lait égouttées !
Après les heures de chaleur, vivent les heures de fraîcheur Avec les dames court vêtues qui nous exposent leurs vitrines. Qu’y a-t-il de plus de valeur que ces jolis seins accrocheurs Qui font paraître dévêtues ou presque les jolies poitrines.
Vivent l’été et les tétés qui rayonnent sur les balcons Des jolis jardinières en fleurs et des lavandes en boutons ! Vivent les roses de l’été, oublié le printemps abscons Avec ses averses et ses pleurs d’orages que nous redoutons !
Le jour du solstice d’été où la nuit sera la plus courte, La lune se décorera d’un or limpide comme miel. Or si le soleil est fêté, la lune rentre dans sa yourte Car elle aussi honorera cette date cérémonielle.
Le chœur des canaris orange commence sa tournée d’été Dès que, lundi, se détermine la fin de la saison des pluies. Après la pandémie étrange – non mais quel printemps ça a été ! – Il était temps que se termine ce satané grain de folie !
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Solstice d’hiver ou d’été ? Cela dépend de l’hémisphère Mais tout cela revient au même : le soleil au point culminant. Les animaux peu hébétés par cette affaire dans l’atmosphère Émettent une aura sans dilemme dans le silence illuminant.
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La quatrième, par accident, me surprit car j’étais absent. Je n’ai jamais su si le père était le même que ses sœurs. Je me suis dit qu’en s’oxydant, un spermatozoïde adjacent Avait dû perdre ses repères et suivre ses prédécesseurs.
La cinquième, là j’en suis sûr, était mon sang, Dieu m’en préserve. Elle était le portrait craché de sa mère mais avec mes yeux. Du moins c’est elle qui me l’assure et je l’accepte sans réserve Car j’y suis tellement attaché que réfuter serait odieux.
La sixième resta la dernière, je commençais à m’épuiser À bâtir de nouvelles chambres et des meubles plus que de raison. Elle était un peu chicanière et d’une ardeur inépuisée. On l’a mariée en décembre et c’est Noël à la maison.