Voici ma participation : un bloc offert à ma fenêtre Ouverte aux vents d’inspirations, accessible aux idées à naître. Et chaque jour vient le miracle d’un aphorisme réflecteur Afin d’élever au pinacle le médiateur et ses lecteurs.
Complètement dissimulé sous une nébulosité, Cet envahisseur de l’espace nous est prédit envenimé. À coups d’alertes simulées, de peurs et de frilosités, On ne voit pas ce qui se passe mais un orage est confirmé.
Il paraît n’avoir nulle attache loin des rivages qu’il accoste ; Il paraît précaire et fragile mais l’eau lui offre une assurance. Demain, quelle que sera sa tâche, il sera fidèle à son poste ; Pour lui, le temps reste immobile, ses jours ne sont que récurrence.
J’ai rêvé qu’on avait voilé tous nos espoirs de liberté ; J’ai rêvé qu’on forçait un masque sur toutes nos envies de vivre. Mon cauchemar m’a dévoilé que je devrai manifester Contre ceux qui nous estomaquent et nous empêchent d’être libres.
Tableau de Tomek Setowski sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201708Tomek-Setowski.html .
La Terre, organisme vivant, fait sa mue selon des périodes Qui peuvent durer dix mille ans, le temps d’une civilisation. Au gré des guerres, au gré des vents, sa peau se tend, sa peau s’érode, Sous les conflits les plus violents et fait ses réinitialisations.
Elle raconte en mosaïques l’histoire des civilisations Qui ont cru laisser leur empreinte pour défier l’éternité. Les pyramides prosaïques témoignent leur infatuation Mais rien ne reste de l’étreinte de ces absurdes modernités.
Bientôt l’automne, la nuit se voile ; les derniers jours sont émouvants. Adieu l’été et ses beaux masques qui ont augmenté sa chaleur. Vont-ils tomber sous les étoiles comme feuilles mortes au vent Ou bien roussir en teintes flasques pour déroger à nos valeurs ?
Je n’ai pas demandé à naître et je ne souhaite pas mourir, Pourtant j’obéis aux coutumes du pays qui m’a accueilli. Je me soumets, j’accepte des maîtres tout juste assez pour me nourrir Et j’accumule l’amertume d’un monde qui s’enorgueillit.
Tous ceux qui sont nés de couleurs ou d’altitudes différentes Obéissent à leurs traditions qui vont à l’encontre des nôtres. Et l’on s’affronte dans la douleur pour des richesses proliférantes Qui sont pillées par les nations au nom de saintes patenôtres.
Ô Dieu Végan, que n’as-tu fait l’homme à l’image de ta Nature ? Un homme-fruit, une femme-fleur qui ne vivraient que pour jouir ! L’enfant naîtrait presque parfait d’une copie en miniature De parents sans verser de pleurs ni de sang pour s’épanouir.
Il n’a jamais appartenu à l’étoffe tissée des héros, À la société d’hypocrites qui ne font que tapisserie. Mais il s’est toujours abstenu de figurer un numéro Parmi le troupeau circonscrit au monde de la finasserie.
Alors il s’est fait anarchiste, un libertaire, un marginal ; Il vit constamment hors-saison, discret car son silence est d’or. On dit qu’il est un peu artiste, indépendant, original, Qu’il aurait perdu la raison pour réveiller l’enfant qui dort.
Mais vous ne pouvez pas l’entendre ; trop de bruit brouille vos oreilles. Mais vous ne pouvez pas le voir ; manque d’argent, manque de temps. Vous ne pouvez pas le comprendre , il faudrait que l’on vous réveille. Qui sait ? Peut-être que, sans le savoir, vous êtes morts depuis longtemps.
Tableau d’Andrew Remnev sur http:dona.eklablog.comandrej-remnev-peintre-russe-contemporain-un-peintre-de-genie-a113107336 .
Loin des vallons, s’étend la plage dans le pays plat des flamants Où vit auprès des marécages la femme qui s’est consacrée À observer les accouplages des oiseaux qui vont s’exclamant À grands coups de becs dans le cœur les chants d’amour du feu sacré.
Tableau d’Andrew Remnev sur http:dona.eklablog.comandrej-remnev-peintre-russe-contemporain-un-peintre-de-genie-a113107336 .
Ce soir, la dernière sirène revêt son bel habit de nuit Pour rêver aux marins perdus qu’elle a envoûtés de son chant. Tandis qu’au loin une carène semble sombrer, elle s’ennuie En songeant au temps suspendu sur l’horizon à contrechamp.
Dans mon univers intérieur et mes pensées en escaliers, Les épanouissements m’élèvent et les dépressions me rabaissent. Tantôt je me sens supérieur, tantôt je suis fou à lier. Que voulez-vous ? Cela relève d’avoir vécu à fond la caisse.
Tandis que nous redescendions du paradis des animaux, L’étage me parut bien humide, d’une odeur de poisson thermidor. Des femmes éclairées au lampions m’ont salué à demi-mot ; J’ai compris sans être timide qu’ici le silence était d’or.
« Mais que fait donc ce chat ici ? » demandai-je à l’ange Saint-Pierre. « Lui, en revanche, est en enfer ! » répondit-il en souriant. « Nous l’avons, avec minutie, enfermé dans la souricière ! » Le chat semblait à son affaire cependant tout en roupillant.
…Puisque j’étais au paradis, j’ai demandé à visiter Ce qui fait la curiosité et les endroits les plus cocasses. Tout en haut, je fus refroidi d’air frais en exclusivité Brassé en spécificité pour des perroquets bien loquaces.
Les aigles, pigeons et bécasses, les canards de toutes les mares Et tous les oiseaux du bonheur rassemblés au dernier étage. « Les femmes sont très efficaces surtout lorsqu’elles sont au plumard ! » Plaisanta l’ange de bonne humeur devant la volière sans cage.
« Celles qui aiment les oiseaux sont invitées par les moineaux, Les canaris et les perruches dont elles se sont occupées. » M’expliqua l’ange dans les roseaux accompagné des étourneaux Qui discutaient avec l’autruche en train de les entourlouper.
Comme je priais pour mon chat – qui d’aventure est protestant – Un ange est venu me chercher et m’a invité à le suivre Au Paradis « section pachas » où, les miaulements l’attestant, Se retrouvent là-haut perchés tous les matous qui vont s’ensuivre :
Des chambres pour toutes les races équipées de chaises à griffer, De canapés à élimer et de rideaux à déchirer. Pourtant d’odeurs, aucune trace. D’abord, les meubles sont dégriffés Enfin des maîtresses sublimées font le cœur des chats chavirer.
« Ce sont celles qui aiment les chats ! » m’assura l’ange sereinement. « Tous vos matous viennent ici accompagnés des meilleurs maîtres ! » « Sans faire de prêchi-prêcha, à titre de renseignement Et d’après la superficie, qu’y-a-t-il d’autre au périmètre ? »…
Ô partie cachée de mon âme, tapie à l’ombre de moi-même, Qui vient toujours pour m’inspirer ce que jamais je n’ose faire ! Qui sait par des manœuvres infâmes me prouver ô combien je m’aime ! Jamais ne te remercierai de m’avoir rendue bipolaire !
Par l’effet kaléidoscopique des règles obscures de l’optique, Voici sur verre, découpée, l’illusion d’une jolie poupée. L’audace fantasmagorique de l’eau plate – mais allégorique – Produit un art entrecoupé qui ne manque pas de toupet !
Sur le grand patchwork damassé couvrant les dessous de l’affaire, Deux prétendants et une souveraine, complotent ainsi à mots couverts. Déjà, l’un d’eux s’est ramassé tandis que l’autre a dû s’y faire : « Mais où est donc passée ma reine ? » Trop tard ! Le sein est découvert.
Tableau de Rafal Olbinski sur https:catrina-burana.livejournal.com26110.html .
Ma vie aurait pu ressembler à ce grand escalier social Qui nivelle l’élite par le haut et la pauvreté par le bas. J’y suis monté, il m’a semblé n’y trouver rien de bien spécial ; Les gens y sont aussi idiots que vous et moi en contrebas.
Finalement où que je vive, où que j’accède sur mon palier, J’y verrai les snobs du dessus, j’y verrai les humbles au-dessous. Les anges paraissent bon convives, les démons paraissent fous à lier, Moi, loin des clichés préconçus, je me raccroche au garde-fou.
Soit Adam au sexe carré et soit Ève au sexe girond, Imaginez leur descendance, hommes et femmes hybridés. Tous ces enfants désemparés qui demain interagiront Avec un monde en dépendance d’une croissance débridée
Mais qui sont ces triangulaires qui s’insinuent dans le parcours ? S’agit-il d’un carré manqué ou bien d’un cercle émancipé ? J’en appelle aux quadrilatères afin de nous porter secours Pour cesser de polémiquer sur un chaos anticipé.
Plutôt qu’adopter un enfant, faites-vous cloner plusieurs fois Et vous pourrez recommencer autant de vies que vous voulez. Si personne ne vous le défend, vous pourrez revivre à cœur joie Plusieurs existences romancées ou sexuellement refoulées.
La reine est nue, bonne nouvelle, elle est maîtresse en son royaume ! Jour après jour, son règne croit et s’arrondit d’aura lunaire. Dans deux semaines, elle étincelle, d’or et d’argent, elle rayonne. Et si son empire décroît, c’est qu’elle est révolutionnaire.
Tu ne le verras pas venir, il se confond dans le décor ; Tu ne l’entendras pas darder son coup de langue télescopique Pour puiser dans tes souvenirs les démons et les égrégores Qui se sont souvent attardés lors de tes lectures périodiques.
Dualité dans les reflets sur l’eau tranquille de l’étang ; Kaléidoscope de verts mêlés de houx rouge-vermeil ; Miroir de nature soufflée par le vent de la nuit des temps ; Enfin la Reine Primevère qui sort de son demi-sommeil.
Prête-moi les ailes de ton cœur d’oiseau, Je m’envolerai pour d’autres horizons. Je serai oiselle, toi mon damoiseau Et je t’offrirai ma défloraison.
Donne-moi la couleur de ta différence Je m’en nourrirai le cœur chaque jour. Ôte la douleur de l’indifférence Et je sourirai à tout ton amour.
Ouvre-moi la porte de ton cœur ouvert J’y déposerai une clef du mien. Prends ce que j’apporte, mes rimes et mes vers, J’y réchaufferai mon cœur et le tien.
Parlez-moi d’un été en rose qui m’a souri depuis l’aurore De tous ses jours en dévoilant un soleil rose à ma fenêtre. Parfois la lune fut morose mais aujourd’hui, elle se dore Sous la voûte d’août s’étiolant vers les jours de la vierge à naître.
Parlez-moi d’un été en bleu qui me sourit au crépuscule Et qui se dissout d’ocre et d’ambre comme une équinoxe d’automne. Accompagnées d’un ciel qui pleut, les dernières heures basculent Sous le premier jour de septembre et ses nuages qui moutonnent.
Tandis qu’elle pleurait ses gouttes sur les yeux doux des jolies fleurs Qu’elle survolait en rase-mottes avec son chat qui la pelote, Elle dormait, rêvait sans doute pour calmer ses rires et ses pleurs En invoquant Gémeau-Marmotte, l’esprit des airs et co-pilote.
Que le courage masque mes peurs et que la foi masque mes yeux ! Participer à la croisade contre la folie de ce monde Qui ne jure que par labeur, argent et rêves fallacieux Et courbe la tête sous les bravades des aristos maîtres immondes.
Je ne regarde ni la télé, je n’écoute pas la radio, J’écoute la voix, dans la nature, des animaux fantomatiques. Je peux enfin vous révéler qu’on nous a pris pour des idiots Avec l’insidieuse torture de la panique médiatique.
Quand j’aurai terminé mon cycle qui boucle l’existence entière Je changerai de dimension et serai de nouvelle essence. Du premier au dernier article, la récurrence est sans frontière De régression en expansion, de vies, de morts en renaissances.
Cette origine mystérieuse, elle-même extérieure au monde, Crée le premier trait de l’histoire qui se répètera sans cesse. La mine de carbone victorieuse trace dès la première seconde La loi des mystiques notoires par des bâtonnets de sagesse.
La quatrième dimension, plus difficile à percevoir, Ouvre le seuil de la conscience à celui qui en fait l’effort, Qui abandonne ses prétentions pour parvenir à recevoir La fin d’agir en inconscience, le début d’un nouvel essor.
Désormais la cinquième essence montre la raison de la vie ; L’être vivant comprend le sens de son entière destinée. Entre conscience et inconscience, le cœur a donné son avis Et l’âme ressent sa puissance, dans l’univers, prédestinée.
Dernière étape de la vie avant la porte de la mort Que la personne a acceptée comme porte d’éternité. La condition de sa survie – comme paradoxal oxymore – N’est plus qu’un fragment excepté d’une infinie connexité.
Dès la première étape humaine, le temps semble une ligne droite Qui fuit inexorablement de l’aube jusqu’au crépuscule. Au fil des jours et des semaines, la vision reste maladroite, Pire, incommensurablement, l’existence paraît minuscule.
Lorsque la vision s’élargit, la surface étend sa frontière, L’environnement se dessine aux quatre coins de sa prison. L’homme et la femme en léthargie commencent pour leurs vies entières À développer leurs racines jusqu’aux confins de l’horizon.
À la troisième dimension, l’environnement se recourbe, Le territoire devient sphère et l’on se rend à l’évidence. Il faut changer ses conventions sans mentir, sans paraître fourbe, Mais accepter la planisphère, obéir à sa transcendance.
Le courrier du cœur a évolué Grâce à des pratiques assez raffinées Dont le contenu surévalué Glisse dans l’enveloppe rose paraffinée.
Les mots ont repris du poil de la bête ; On ne les lit plus mais on les caresse. Le parfum n’est plus essence d’herbettes Mais de l’entrejambe de notre maîtresse.
Pour décacheter, ouvrez le nombril Et plongez le nez, l’organe à fantasmes. Vous y sentirez au fond assombri Les préliminaires d’un futur orgasme.
Que j’aime la Nature qui se penche vers moi Pour m’écouter le cœur et pour me guider l’âme ! Sentir sa signature gravée dans mon émoi, Sa force de vainqueur, la force de sa flamme.
Car elle me ressemble, la Terre qui me tend Une branche d’amour, un vent d’inspiration. Et moi, je lui rassemble le plus gros de mon temps Pour vivre au fil des jours par sa respiration.
Photo du Baldeneysee à Essen en Allemagne par Chribeu.
Le Roi ne choisit pas sa Reine à l’intérieur de son royaume. Il part en chasse comme chasseur espérant trouver son gibier. Mais ses efforts restent à la traîne car l’Amour a son propre idiome Et pour trouver son âme-sœur, il lui faudrait un équipier.
Or, Cupidon, preux chevalier, murmure à l’oreille des princesses Et leur fait découvrir leur prince, plein d’humour et de courtoisie. Alors d’un geste cavalier, on voit le Roi plein d’allégresse Brandir fièrement dans ses pinces celle qui l’aime et l’a choisi.
Si hier encore, dans le brouillard de toutes ces intoxications, Je ne savais plus où aller ni même voir mon bout du nez, Le médecin, peu débrouillard, a raté mon opération ; Depuis, sous l’horizon voilé, je me sens bien infortunée.
Mais aujourd’hui on a semé de petites graines d’espoir Qui me font voir de l’intérieur un monde neuf et libéré. Ce petit arbre, je vais l’aimer et l’arroser matin et soir Pour regarder à l’extérieur toute la lumière espérée.
Illustrations de Shaun Tan sur http:thebirdking.blogspot.com201405landscape-portrait-portrait-landscape.html?m=1 .
Jeanneton perdit sa faucille dans les joncs autour de l’étang Et voulut plonger dans ses eaux pour récupérer sa moisson. Mais voici que la jeune fille vit son image se reflétant, Entre nénuphars et roseaux, évoquant l’ordre des poissons.
Quand elle découvrit le tiroir caché tout au bas de l’armoire, Alice fut bouleversée par son image réfléchie : De l’autre côté du miroir, son lapin blanc paraissait noir Et son beau sourire inversé d’une figure défraîchie.
« Tant pis pour le joli sourire ! » se dit Alice renfrognée. « Car, après tout, à quoi ça sert quand l’absurdité vous dévore ? » Puis, elle piqua un fou rire en voyant son lapin grogner Quand il fut traité de dessert par des carottes carnivores.
Quand son mari mourut un jour, tous les amants de Cendrillon La convoquèrent à minuit afin de consoler leur reine. L’un après l’autre, épris d’amour, joignirent l’ordre des papillons Et jurèrent qu’ils, toutes les nuits, butineraient leur souveraine.
Maintenant qu’il est animé des sabots jusqu’à la crinière, D’une blancheur immaculée, le cheval s’échauffe, impassible. Doucement, il vient ranimer les souhaits de la cavalière Qui, elle aussi, a basculé dans des logiques impossibles.
Lorsque les journées superposent les images des promeneurs Avec chiens, chevaux et enfants, et silhouettes à bicyclette, Une seule conséquence s’impose vu le parcours des randonneurs ; Si je sortais mon éléphant, tous s’enfuiraient à l’aveuglette.
À travers champs, bois et forêts, ils ont traversé les saisons, Permutant l’hiver au soleil et l’été dans des pluies de joie. La nuit s’est trouvée colorée de mille étoiles en floraison Et le cheval, dans son sommeil, brisa ses bascules de bois.
Point ne se cache dans le flamant la femme en rose imaginaire Lorsque la plage et le ciel baignent ma recherche de l’absolu ! Puis, un clair de lune enflammant mon désert d’océan lunaire, La moiteur de la nuit s’imprègne de cette chimère dissolue.
Alors qu’elle croyait s’échapper de l’univers de son enfance, Son vieux cheval de bois hennit d’une complainte langoureuse. Alors elle se sentie happée sans retenue et sans défense Au souvenir des jours bénis de ses rêveries savoureuses.
Le jour et la nuit tomberont sur votre enveloppe charnelle Et le printemps refleurira sur votre nouvelle jeunesse. Tous les regards succomberont à votre beauté éternelle, Tout votre corps rajeunira riant d’un cœur de diaconesse.
Pour dissimuler ses humeurs qui pourraient ternir son image, Elle a brisé tous les reflets qui en portaient la signature. Fini l’éclat de ces rumeurs qui colportaient sur son visage Mille défauts, mille pamphlets sur sa véritable nature.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Un jour, ma souris d’Amérique m’a rappelé son souvenir Alors que j’étais à Paris en train de passer mes vacances. Elle fut très allégorique sur une carrière d’avenir Mais comme j’étais aguerri, je passai sur l’extravagance.
Nous partîmes pour Rocamadour en direction de la Dordogne Où elle devait récupérer l’héritage légué par son oncle Qui aurait été troubadour sa vie durant dans la Bourgogne Et s’était fait rémunérer d’argent payé rubis sur l’ongle.
Nous passâmes par la transalpine à travers prairies et bruyères, Franchîmes des cols vertigineux et découvrîmes son héritage : Une distillerie clandestine qui confectionnait à Gruyère Un alcool fort et résineux sous le cloître d’un ermitage.
Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
Je devais retrouver la trace d’une fille de la montagne Qui s’était enfuie de Lausanne pour faire carrière en Amérique. C’était une gamine de race qui était née à la campagne Et se faisait appeler Suzanne par les gars du téléphérique.
J’allais interroger ces gars qui me donnèrent comme indice Un aller-simple pour une croisière direction « la Californie ». Je poursuivis donc ma saga avant que la piste ne refroidisse, Le nez calé sous la visière de ma casquette racornie.
J’ai vite retrouvée ma souris qui chantait dans un cabaret Avec une bande de jeunes loups jazzant du blues comme des ânes. La mignonne alors m’a souri me disant qu’elle s’était barrée Et comme je n’étais pas jaloux je suis revenu à Lausanne.
Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
Enfant de Méditerranée, mes gènes sont multipliés Par un mélange de chrétiens, juifs, musulmans et de chinois. Voici de nombreuses années, un grec, appelé Olivier, Prit femme lors d’un entretien avec son clan carthaginois.
Par la suite, ils ont émigré suivant la route de la soie Et leurs enfants ont procréé avec des turques et des tartares. Leur sang ne s’est pas dénigré ; il a acquis confiance en soi Par tous les liens qu’il a créés : métis, quarterons et bâtards.