La pension de Mademoiselle Yvette

La pension de Mademoiselle Yvette

Je conserve un bon souvenir de cette pension agréable
Et surtout de sa chère hôtesse prénommée Mademoiselle Yvette.
Je ne l’avais pas vue venir dans son petit imperméable
Car il pleuvait, je le confesse, comme vache qui pisse sur la Croisette.

Une fois ôté l’imperméable, elle m’apparut entièrement nue
En me souhaitant la bienvenue dans son auberge naturiste.
Ce n’était pas désagréable sauf que n’ayant pas été prévenu,
J’ai dû paraître saugrenu par ma valise antagoniste.

Mais elle m’emmena au vestiaire où mes habits furent confiés
À la blanchisserie annexe car sa mère était lavandière.
Tout nu, j’affrontai un bestiaire de femelles authentifiées
Prédatrices regardant mon sexe comme une proie incendiaire…

Tableau de Nina Sergeieva.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *