


Quand je te vois, ma vue se trouble mais il faut dire que tu abuses
De ton pouvoir d’imaginer, pour moi, les pires positions !
Par moment je te vois en double, accolée à une autre muse,
Et parfois toute laminée en ondes de composition…
Tes formes glissent dans ma tête en fractales hallucinatoires ;
Je ne sais plus si je contemple un corps ou ses mille visions.
Ton image devient secrète au cœur des lumières vibratoires
Et mon désir soudain ressemble à mille mouvantes fusions.
Les couleurs me traversent en fièvre en déroulant leurs labyrinthes ;
Je crois parfois toucher ta peau dissoute dans l’immensité.
Même mon cœur déploie ses lèvres sur ces psychédéliques étreintes
Quand tes courbes changent les tableaux en voluptueuse unité.
Tableaux de Larry Carlson.
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