Auteur/autrice : Maryvon Riboulet

  • L’amour-matière

    L’amour-matière

    Cette matière maternelle, animée d’énergie d’amour,
    Me fait vibrer de tous les membres, de tous mes os, de tout mon sang.
    Et la présence paternelle résonne comme un coup de tambour
    Dans mon cœur dont l’âme se cambre, qui ne dit mot mais qui consent.

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  • Kiss’n Love

    Kiss’n Love

    Kiss’n Love, mon chat Rock’n’Roll ne sait miauler qu’en Sol septième,
    Sans doute à cause des souris qui s’aventurent sous le plancher.
    Pour les passer à la casserole, il leur joue un beau requiem
    Et si la chance lui sourit, il voit l’amour se déclencher.

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  • L’amour dans l’ombre

    L’amour dans l’ombre

    Si l’âme-sœur existe, elle est d’un autre monde,
    Elle fuit la lumière et disparaît dans l’ombre.
    Mais soyons fantaisistes pour que l’amour abonde
    Et l’élue, la première, se détachera du nombre.

    Tableau d’Oleg Zhivetin.

  • Vers le nouveau songe

    Vers le nouveau songe

    J’ai perfectionné ma technique pour obtenir les plus beaux songes :
    Je rêve que je suis un cheval et que ma cavalière est nue.
    Mes bleus de l’âme orgasmiques sont étrillés de tout mensonge
    Et nos amours partent en cavale, librement au-delà des nues.

    Tableau de Albena Vatcheva.

  • Le belvédère

    Lorsqu’on m’a dit que je verrais mon avenir au belvédère,
    Je n’avais pas imaginé qu’il me serait inaccessible.
    Son escalier s’est avéré élevé sur des courants d’air
    Et tous ses plans sont machinés pour rendre ma vie impossible.

    Gravure de Maurits Cornelis Escher.

  • Balance, qui dit mieux ?

    Balance, qui dit mieux ?

    Parfait symbole de justice, notre balance juge et mesure
    Les aventures, les rendez-vous, avec des conseils fastidieux.
    Mais dans son cœur, point d’armistice ; l’esprit jouera en démesure
    À vous inculquer « aimez-vous les uns les autres, nom de Dieu ! »

    Tableau d’Oleg Zhivetin.

  • Mariage de tons

    Mariage de tons

    Je suis devenu daltonien à force de mes Reflets-Vers
    Qui ont muté mon cœur morose en fleurs bleues et en tons charmants.
    Fini mon régime draconien de rouille et de marrons pervers,
    Vive le mariage en rose de tous ces éclats désarmants !

    Petites fleurs bleues sur la montagne d’Eidberg, point culminant de commune de Winterthur.

  • Fleurs bleues d’automne

    Fleurs bleues d’automne

    Moi qui croyais que les fleurs bleues n’étaient que des fleurs de printemps
    Que les jeunes filles offraient aux garçons qui les déboutonnent !
    Eh bien je vous dis, sacrebleu, que j’ai encore mes vingt ans
    Et j’en ressort de mon coffret tous mes fantasmes de l’automne !

    Petites fleurs bleues sur la montagne d’Eidberg, point culminant de commune de Winterthur.

  • Chanson d’automne

    Chanson d’automne

    Mes jours paraissent monotones lorsque la nature s’endort
    Sous le linceul de feuilles mortes de mes arbres déshabillés.
    Mon présent se trouve en automne, il paraît que c’est l’âge d’or ;
    Et tout ce que le vent emporte sont poussières de sablier.

    Bien sûr, je traverserai l’hiver, le givre couvrira mon corps ;
    Je dormirai, pieds dans la terre et mon âme désespérée
    Suivra la loi de l’univers pour refleurir un an encor ;
    Dans la vie, il n’y a pas de mystère, il faut y croire et espérer.

    Sur la montagne d’Eidberg, point culminant de commune de Winterthur.

  • Le huitième voile

    Le huitième voile

    Après la danse des sept voiles, quand l’amour a chauffé les cœurs,
    C’est un huitième mouvement qui brûle l’esprit et le corps.
    La passion alors se dévoile pour récompenser ses vainqueurs
    Juste avant que les vêtements ne disparaissent dans le décor.

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  • En contre-plongée

    En contre-plongée

    Par-dessous les jupes des filles, j’ai tellement vu de merveilles
    Que je me suis mis à observer la nature en contre-plongée.
    J’ai regardé sous les jonquilles, sous les tulipes, sous le soleil ;
    J’y ai vu mon plaisir conservé dans tous ces désirs prolongés.

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  • Les ciseaux en balance

    Les ciseaux en balance

    Ils ont tant découpé de jours, tout au long du calendrier,
    Que mes ciseaux sont en balance entre aujourd’hui, hier et demain.
    Alors, aidé de leur concours, du papier et de l’encrier,
    Je vous prescris l’équivalence de succès sur votre chemin.

    Tableau de Vladimir Kush.

  • La Lune et ses secrets

    La Lune et ses secrets

    La lune aussi a ses secrets dissimulés derrière un voile,
    Par une porte dérobée dont l’escalier monte vers Dieu.
    Et le moment le plus discret pour se hisser vers les étoiles,
    C’est quand la lune est enrobée, couverte d’un halo dispendieux.

    Tableau de Christian Schloe.

  • À l’heure de l’automne

    Puisque l’horloge marque l’automne par la couleur de la nature,
    Mon paysage se met à l’heure avec la rouille de saison.
    Et toutes les feuilles festonnent l’espace à la température
    Des enfants qui font la chaleur et le soleil dans ma maison.

    Tableau de Jacek Yerka.

  • L’aura spectaculaire

    L’aura spectaculaire

    Qu’elle est jolie la garde-robe de mon ami l’arbre d’octobre
    Paré de vitraux matinaux aux dégradés crépusculaires.
    Lorsque ses feuilles se dérobent, mettant à nu l’écorce sobre,
    Depuis tous les points cardinaux, paraît l’aura spectaculaire.

    Tableau de Juan Romero.

  • L’appartement des quatre saisons

    Je voudrais ma chambre en automne et des draps de lit indigo ;
    L’été dans ma salle de bains pour profiter de la saison ;
    Comme l’hiver est monotone, je le mettrai dans le frigo ;
    Au printemps, je retourne au turbin pour nettoyer toute la maison.

    Tableau de Jacek Yerka.

  • Les cheveux du temps

    Les cheveux du temps

    Lorsque ses tresses ondulaient, parcourant les cheveux du temps,
    Ses mains jouaient contre le vent pour coucher ses mèches rebelles
    Que ses petits doigts potelés caressaient comme un vent d’Autan,
    Les relevant, les soulevant, pour la rendre encore plus belle.

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  • Le bon sens illusoire

    Le bon sens illusoire

    La première impression, dit-on, semblerait toujours la meilleure
    Mais elle se trouve renversée par nos valeurs, nos préjugés.
    Aussi je vous dis : « Évitons les fourbes et mauvais conseilleurs
    Qui nous font croire qu’il faut verser le sang avant d’avoir jugé.

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  • Poussière d’étoiles

    Poussière d’étoiles

    L’empreinte de l’âme profonde résonne dans chaque univers
    Et c’est dans le cœur des étoiles qu’elle renaît infiniment.
    Aujourd’hui je ressens cette onde qui a traversé tant d’hivers
    Que son écho qui se dévoile reviendra indéfiniment.

    Tableau de Deanne Cheuk.

  • L’amour masqué

    L’amour masqué

    L’amour masqué me tend ses pièges quand je dévore ses romans ;
    Mon cœur en est hypnotisé et devient celui d’un amant.
    Alors l’esprit quitte le siège de son enveloppe un moment
    Pour un voyage érotisé vers un septième firmament.

    Tableau de Catherine Chauloux.

  • Encore un peu de thé aux champignons ?

    Encore un peu de thé aux champignons ?

    Monsieur et Madame Flamant boivent du thé de champignons
    Qui leur confère l’œil malicieux marié aux couleurs de saison.
    C’en est tellement enflammant qu’on en voit poindre le lumignon
    Par la lucarne d’un délicieux fourneau qui chauffe la maison.

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  • Le treizième ciel

    Le treizième ciel

    Quand la balance s’harmonise avec la couleur des passions,
    C’est le treizième ciel qui s’ouvre sur une forêt de plaisir
    Dont les arbres se féminisent pour concevoir en compassion
    L’enfant qui, aujourd’hui, découvre l’origine de ses désirs.

    Tableau de Dennis Potokar.

  • La balance amoureuse

    La balance amoureuse

    Quand l’amour se met en balance, l’horloge de la vie commence ;
    Tic-tac, on devient amoureux ; tic-tac, on s’enlace, on s’embrasse ;
    On vit ensemble et on avance, on sème ensemble ses semences ;
    Puis après neuf mois langoureux, ding-dong, l’enfant paraît avec grâce.

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  • Le garde-sourire

    Le garde-sourire

    Quel sourire vais-je revêtir pour m’accorder à la journée ?
    De l’humour noir au rire jaune s’il pleut, s’il vente ou qu’il tempête !
    Un rire gai pour se blottir autour d’un verre, c’est ma tournée !
    Sourire d’amour pour l’amazone dont je ferai belle conquête !

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  • L’amie sincère

    L’amie sincère

    L’amie sincère montre son sein et soudain mon regard s’affaisse
    Sur l’entrejambe juste entrouvert pour l’aventure prometteuse
    Vers les tréfonds de son bassin suivant la courbe de sa fesse
    Là où ma langue de trouvère saura se montrer entremetteuse.

    Tableau de Giorgi Kurasov.

  • La femme aux baisers d’or

    La femme aux baisers d’or

    Lorsque ses deux yeux se referment pour ouvrir le canal du cœur,
    L’amour aveugle voit ma passion prendre l’envol qu’il subodore.
    Alors je prends ses lèvres fermes et je reçois, comme un vainqueur,
    La plus tendre des émotions, un baiser pur, un baiser d’or.

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  • Correspondance de plaisance

    Correspondance de plaisance

    Comme un navire de plaisance voguant de bonne renommée,
    Je vous adresse mes messages par enveloppe maritime
    Pour vos faire-part de naissance, vos mariages consommés
    Et les innombrables enfants sages nés de vos amours légitimes.

    Tableau de Catherine Chauloux.

  • Attention, un rêve peut en cacher un autre !

    Attention, un rêve peut en cacher un autre !

    Main dans la main, les sœurs Morphée guident mes rêves qui s’enchaînent
    Pour des amours dont la lueur sonne en mon cœur un tintamarre.
    Et les cygnes de philosopher sur mes pensées qui se déchainent
    Quand je me réveille en sueur lorsque ça tourne au cauchemar.

    Tableau de Andrey Remnev.

  • La croisière « Sérénité »

    La croisière « Sérénité »

    Sur une mer d’éternité, mon âme est partie en croisière
    Vêtue d’un corps pour une escale qui ne durera qu’une vie.
    Puis le vaisseau « Sérénité » en recueillera ma poussière
    Pour l’emporter vers les étoiles afin d’y renaître à l’envi.

    Tableau de Georgy Kurasov.

  • La richesse intérieure

    Que sont mes années devenues au fil des jours et des saisons ?
    Elles ont nourri mes expériences et elles ont mûri mes victoires.
    Elles m’ont donné en revenus tout plein d’enfants dans ma maison,
    Des beaux jardins de luxuriance et la plus belle des histoires.

    Tableau de Soffronia.

  • L’horloge sexuelle

    L’horloge sexuelle

    Comme un balancier qui oscille de féminin à masculin,
    Mon âme tictaque à l’envi entre ces sexualités.
    Puis un jour, mes yeux se dessillent et l’image en mon cristallin
    Faut apparaître pour la vie, quelle sera ma dualité.

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  • Les ricochets du temps

    Les ricochets du temps

    Papillons et fleurs de printemps, tous mes souvenirs s’effilochent
    Au fil de ce temps vagabond qui pleure à grands coups de savon.
    Tout est emporté par le vent comme des galets qui ricochent
    En sautillant trois petits bonds, trois petits tours et puis s’en vont.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Les pachydermes bleus

    Les pachydermes bleus

    Si tes chagrins ressemblent un peu à de gros pachydermes bleus,
    Chargés du poids du désespoir mais de la couleur de l’espoir,
    Ignore ces images brèves car tout cela n’était qu’un rêve
    Et s’il avait été morose, tu aurais vu des éléphants roses.

    Tableau de Catherine Chauloux.

  • L’aura spectaculaire

    L’aura spectaculaire

    L’existence est enregistrée dans les cheveux depuis toujours.
    Depuis le jour de la naissance de nos mémoires cellulaires.
    Les émotions sont illustrées de mélanine au fil des jours
    Qui nous transmet sa connaissance par une aura spectaculaire.

    Tableau de Canan Berber.

  • Les muses matutinales

    Les muses matutinales

    Lorsque les brumes matinales tombent sur la ville endormie,
    Je perçois à travers mes rêves mon paysage transformé
    Par les muses matutinales qui plongent en hypothermie
    Les journées qui se font si brèves dans cet automne chloroformé.

    Tableau de Andrey Remnev.

  • Le canal du cœur

    Toutes les histoires à écrire n’appartiennent pas à l’auteur
    Mais dans une autre dimension inaccessible à la raison.
    Seul l’esprit peut les retranscrire s’il ouvre le canal du cœur
    Dont le pouvoir de l’intention se propage en toutes saisons.

    Tableau de Catherine Chauloux.

  • Quelle est la couleur de l’automne ?

    Quelle est la couleur de l’automne ?

    Printemps, mets-moi le cœur au vert ! Été, que tes couleurs dérouillent !
    Hiver, ton blanc est ennuyeux ! Automne, tu parais monotone !
    Pourtant quand tout est recouvert de feuilles mortes et de citrouilles,
    Tu irradies d’un camaïeu de tonalités qui détonnent.

    Tableau de Jeremy Mayes.

  • L’arbre aux cadeaux

    L’arbre aux cadeaux

    Un jour par an, l’arbre aux cadeaux, planté par ton père pour sa femme
    Et que celle-ci a arrosé neuf mois jusqu’à ce qu’il fleurisse,
    Porte ses fruits comme des gâteaux et des feuilles en forme de flammes
    Afin qu’ils puissent te proposer qu’un nouvel âge te mûrisse.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • L’hypnotiseur précolombien

    L’hypnotiseur précolombien

    J’ai dissimulé dans ce texte des phrases infraliminales
    En accord avec le contexte des images subliminales.
    Trop tard ! Vous êtes envoûtés par le pouvoir précolombien
    Qui va vous empapaouter jusqu’à demain si tout va bien.

    Empapaouter signifie duper, tromper, escroquer ; ça faisait longtemps que j’essayais de le caser, celui-là.

  • Vers le nouveau monde

    Vers le nouveau monde

    Raconte-moi vers quel pays la destinée va m’emmener ?
    Y connaîtrai-je la douleur ou bien le bonheur d’y grandir ?
    Mon cœur sera-t-il envahi de l’amour d’y être incarné ?
    De quelle aura, de quelle couleur, mon âme saura resplendir ?

    Tableau de Albena Vatcheva.

  • L’épicerie Manolito

    Les promesses sont en promotion à l’épicerie Manolito
    Et les retraites sont en réclame avec Brigitta à la caisse.
    Les hausses sont en proportion et les crédits incognitos.
    D’ailleurs, c’est lui qui le proclame : « c’est bien, du moment que j’encaisse ! »

    Avec Edouardo Felipe, le chef du rayon « bon marché »,
    Vous n’en reviendrez plus jamais des huiles et des grosses légumes.
    Le magasin est équipé de gorilles tout harnachés,
    Prêts à tout pour vous rétamer s’il vous reste de l’amertume.

    Et c’est pourquoi je vous propose d’honorer ce saint épicier
    En lui offrant un bain de foule avec ses légumes pourries.
    Le seul risque serait qu’il ose les revendre pour bénéficier
    D’un prix d’a-chat qui le défoule et nous en serions les souris.

    Mafalda de Quino revisitée par qui vous savez.

  • Double-croche

    Double-croche

    Je l’appelais ma « Double-croche » car elle sautait en triolet
    Sur les portées en clef de sol et quelquefois en clef de fa,
    Mais n’émettais aucun reproche quand ses gambettes affriolées
    Demandaient que je les console en les massant sur le sofa.

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  • Le pont de l’amour

    Le pont de l’amour

    L’amour ressemble aux ponts couverts pour relier l’homme à la femme.
    Monsieur plonge dans le tunnel si son instrument y parvient
    Jusqu’à ce qu’il ait découvert ce qui fait plaisir à Madame.
    Et quand ça devient passionnel, il fait de nombreux va-et-vient.

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  • Le quintette de vie

    Le quintette de vie

    Les années jouent une musique qui nous entre par une oreille,
    Fait plusieurs tours dans notre tête et nous fait résonner en chœur.
    Comme un oiseau bleu amnésique qui oublierait ce qui l’effraye
    Et lors pousserait son quintette avec esprit corps âme et cœur.

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  • Projection

    Projection

    Quand je projette mes envies sur la femme de mes désirs,
    Je voudrais que le plaisir monte aussi haut que ce pléonasme,
    Jusqu’à ce qu’elle me convie entre ses bras pour me saisir
    Ce projecteur par qui remontent les émissions de mon orgasme.

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  • La projectionniste

    La projectionniste

    Dans la pénombre, elle me darde, de ses yeux bleus en projecteur,
    Tous ses désirs inassouvis pour que j’en sois leur interprète.
    De peur que son cœur ne s’attarde, j’ouvre le mien en protecteur
    Et je lui renvoie ses envies dès que sa bouche s’y apprête.

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  • La fièvre de trois

    La fièvre de trois

    Paris ravit la belle Hélène sur les parvis de Notre-Dame,
    En lui offrant sa ville rose dans les tonalités d’octobre,
    Pour se marier à la Madeleine et devenir mari et femme.
    Depuis les Grecs, un peu moroses, n’ont jamais digéré l’opprobre.

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  • Les petites flammes

    Les petites flammes

    Quand toutes les petites flammes auront rejoint les océans,
    Elles s’élèveront ensemble et changeront de densité.
    Puis, toutes ces petites âmes renaîtront, surgies du néant,
    Dans des enfants qui nous ressemblent pour un amour d’immensité.

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  • Nouvelle saison

    Nouvelle saison

    Tous les automnes se ressemblent, tous les automnes nous fascinent
    Comme un feuilleton qui revient pour nous raviver la mémoire.
    Nous aimons ce qui nous rassemble, qui nous relie à nos racines
    Et mon vieux château redevient le plus splendide des manoirs.

    Château de Courances en Essonne, France.

  • Le deuxième jour

    Le deuxième jour

    Au premier temps de l’amour, le cœur se sent en prison
    Et demande à s’envoler comme libres papillons.
    Déjà au deuxième jour, il dépasse l’horizon
    Pour s’en aller convoler et bâtir son pavillon.

    Tableau de Christian Schloe.