Auteur/autrice : Maryvon Riboulet

  • La transmutation

    La transmutation

    Plus rien ne sera comme avant une fois que l’enfant est né ;
    Chaque jour sera coloré de pensées d’amour éternelles.
    Tous les soucis auparavant sont transcendés et enchaînés
    Dans un bonheur à honorer d’une allégresse confraternelle.

    (Tableau de Tracy Verdugo
    Sources https:tracyverdugo.com )

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  • La voiture à vau-l’eau

    La voiture à vau-l’eau

    Si repartir à l’aventure vers l’avenir à l’aveuglette
    N’est d’une façon marginale qu’un pied de nez aux empiristes,
    Mettre la clef sous la voiture et reprendre sa bicyclette
    Est une solution finale peut-être un peu trop rigoriste.

    (Empiriste : partisan de la théorie selon laquelle toutes nos connaissances viennent de l’expérience.
    Tableau de Lilla Cabot Perry.)

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  • La métamorphose

    La métamorphose

    Tandis que le monde s’agite, le scorpion pense à autre chose ;
    Tandis que le monde se meurt, le scorpion prépare sa mue ;
    Tandis que le monde cogite, le scorpion se métamorphose ;
    Tandis qu’on pousse des rumeurs, le scorpion mute et se transmue.

    Et puis le monde est emporté dans sa course à travers le temps
    Sans jamais pouvoir s’arrêter ni même monter ni descendre.
    Pourtant il nous est rapporté que, durant tous ces contretemps,
    L’alchimie s’étant apprêtée : le scorpion renaît de ses cendres.

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  • Les civilisations perdues

    Les civilisations perdues

    Où sont les âmes disparues qui ont vécu entre ces murs
    Et qui ont bâti les légendes qui faisaient d’elles une nation ?
    Devant qui ont-elles comparu, quels furent leurs derniers murmures ?
    Elles qui faisaient la propagande de leur fière civilisation.

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  • Les consciences croisées

    Les consciences croisées

    Si l’œil droit occultait l’œil gauche et imposait sa perception,
    Le cerveau n’aurait qu’une image et ne verrait pas le relief.
    Les points de vue qui se chevauchent, les règles et les exceptions
    N’apportent que des avantages si l’on fait taire les griefs.

    (Sources : http:annebhd.free.frssbgoddesses.htm
    Tableau de Susan Seddon Boulet.)

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  • La Scorpionne d’or

    La Scorpionne d’or

    Ce soir la Scorpionne se fera poissonne
    Au soleil couchant, tout effarouchant.
    Transformant son dard comme un étendard
    En queue de comète un peu fantômette.

    Ce soir la Scorpionne sera polissonne
    En quête d’amant sous le firmament.
    Une pluie d’étoiles tissera son voile
    En robe d’amour jusqu’au petit jour.

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  • L’enfantement du scorpion

    L’enfantement du scorpion

    Pour enfanter Petit Scorpion, il faut plus des neuf mois requis ;
    La contribution exclusive des parents et leur savoir-faire.
    C’est ainsi ; pour faire un champion, on doit préserver ses acquis
    Pour qu’il ait l’œillade incisive dans ses amours comme en affaires.

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  • Laisse breton, c’est normand !

    Laisse breton, c’est normand !

    Hélas, les ruelles piétonnes ne seront plus jamais bretonnes
    Car le bon lait de Normandie a fait taire tous les on-dit
    Depuis que la Mère Poulard a jeté les crêpes au lard
    Pour les remplacer par du beurre et l’omelette de rigueur.

    Photo d’une rue du Mont-Saint-Michel en Bretagne pour les uns – comme je le croyais quand j’étais gosse – et en Normandie pour les autres ; c’est normal, c’est normand.

  • Au-delà de l’ouest

    Au-delà de l’ouest

    La porte d’or porte les rêves jusqu’à l’ouest et au-delà
    Au cas où un Christophe Collomb retrouverait, quelle avanie,
    Une façon plus sûre et plus brève, en partant du Guatemala,
    Pour rallier Châteauvallon en passant par l’Océanie.

    Photo du Golden Gate à San Francisco.

  • Résistance et ténacité

    Résistance et ténacité

    Contre les vents et les marées, ma belle se met à danser ;
    Contre les pluies de circonstances, ma belle se met à chanter ;
    Jamais ne paraît timorée malgré les dangers dispensés ;
    Toujours montre sa résistance comme une protection enchantée.

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  • Un remède de cheval

    Un remède de cheval

    Jamais culottes de cheval n’auront été tant chevauchées
    Avec un transport d’allégresse et l’effervescence des sens.
    Aussi au prochain carnaval, je vous invite à débaucher
    Celles qui veulent fondre leur graisse gaiement jusqu’à l’évanescence.

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  • L’écho des racines

    L’écho des racines

    Quand la nature renouvelle la garde-robe des forêts,
    Elle enregistre ses histoires au cœur des arbres centenaires.
    Parfois quelques feuilles révèlent les vieux souvenirs déflorés,
    Ainsi que les jours de victoire, dans la gravure racinaire.

    Tranche de vie gravée dans un tronc de la forêt d’Eschenberg.

  • Ces images oubliées

    Ces images oubliées

    Lorsque le matin se dissipent les couleurs des rêves secrets,
    L’esprit s’élance à la poursuite de ce que l’âme a entrouvert.
    Hélas, s’applique le principe de l’oubli alors consacré
    À ces historiettes sans suite qui resteront à mots couverts.

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  • La divination

    La divination

    Le scorpion sait tirer l’essence de tous les secrets enfouis,
    Même profondément cachés dans le passé et l’avenir.
    Cette double-vue de naissance dotée d’une intensive ouïe
    À tous ses sens sont rattachés comme un intime souvenir.

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  • Au cœur de l’univers

    Au cœur de l’univers

    Même dans la voûte céleste, je retrouve encore l’empreinte
    De la présence féminine dont bat le cœur de l’univers.
    Je la vois quand se manifeste la relativité restreinte
    Dans l’automne qui se confine tandis que s’approche l’hiver.

    (Sources : http:annebhd.free.frssbgoddesses.htm
    Tableau de Susan Seddon Boulet.)

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  • La muse authentique

    La muse authentique

    Si l’imagination féconde coule dans mon canal du cœur,
    Ce don en incombe à ma muse qui vient en spontanéité
    Inspirer l’humeur vagabonde par son regard un peu moqueur
    Sur plusieurs faits qui nous amusent et en simultanéité.

    Tableau de Lilas Blano.

  • Le scorpion en mouvement

    Le scorpion en mouvement

    Qu’elle était douce la campagne où le scorpion a vu le jour !
    Qu’elle est jolie la capitale où il va fonder son foyer !
    Car l’homme y trouve sa compagne et la femme son nid d’amour
    Pour voir, dans sa course orbitale, sa réussite flamboyer.

    Tableau de François Fressinier.

  • Le scorpion rouge de la nuit

    Le scorpion rouge de la nuit

    Quand tombe la nuit du mois de novembre
    Juste une bougie perce la pénombre.
    Mais c’est vers minuit, l’heure la plus tendre,
    Que son cœur rougit tendrement dans l’ombre.

    La scorpionne veille, dans ses draps satin,
    Accueillant l’amour de son partenaire.
    Les cœurs se réveillent pour, demain matin,
    Vivre un autre jour extraordinaire.

    Tableau de Jon Paul Ferrara.

  • Le scorpion rouge de l’après-midi

    Le scorpion rouge de l’après-midi

    Dans l’après-midi, notre jouvencelle
    Chevauche les vagues, les pieds débottés.
    Spectacle inédit dont mon cœur chancelle,
    Fantasme et divague devant sa beauté.

    Puis elle s’élance comme une sirène,
    Dans sa barboteuse dont la queue ondule.
    Quelle jolie danse et quel port de reine
    Comme la trotteuse dans une pendule.

    Tableau de Robert Hagan.

  • Le scorpion rouge du soir

    Le scorpion rouge du soir

    Quand tombe le soir, entre chien et loup,
    C’est l’heure de boire un verre entre amis.
    Allons nous asseoir et buvons un coup
    Trinquons aux déboires de nos ennemis.

    Puis avec l’ivresse, l’ivresse des sens,
    Osons embrasser la belle scorpionne.
    Pour une caresse, une effervescence
    D’amours enlacées dont le cœur rayonne.

    Tableau de Jon Paul Ferrara.

  • Le scorpion rouge de midi

    Le scorpion rouge de midi

    Voici qu’à midi, le soleil traverse
    Les voiles pudiques des dessous de soies
    Mais sans perfidie, même pas perverse,
    Quittant sa tunique, nue on l’aperçoit.

    On voit apparaître sa robe écarlate
    Avec son chapeau pendu aux rideaux
    Qui, par la fenêtre, on nous le relate,
    Évoquent le drapeau de sa libido.

    Tableau de Lidia Wylangowska.

  • Le scorpion rouge du matin

    Le scorpion rouge du matin

    Ni vue, ni connue, en robe de brume,
    Elle s’aventure subrepticement
    Car cette ingénue, dans son beau costume,
    Va dans la nature mystérieusement.

    Son regard perçant, tu (*) sous le bandeau,
    Glace ses amants lorsqu’il est ôté.
    Ce dard transperçant révèle aux puceaux
    Comment leurs mamans furent culbutées.

    * tu : participe passé du verbe taire.

    Tableau de Lidia Wylangowska.

  • Le scorpion rouge

    Le scorpion rouge

    Lorsque la scorpionne se veut séductrice,
    C’est de sa couleur qu’elle use le mieux.
    C’est une championne et une instructrice
    Qui, de ses douleurs, enfante des dieux.

    Ses fils et ses filles, eux-mêmes scorpions,
    Auront les pouvoirs de divination
    Car dans leur famille, on est les champions
    Capables de voir l’illumination.

    Tableau de Helena Filatov.

  • Venez à moi, tous mes petits poissons

    Venez à moi, tous mes petits poissons

    Pour agrémenter son royaume, oyez l’appel de la sirène
    Qui rassemble tous ses poissons, les poissons-clowns, les poissons-lune,
    En usant de l’ancien idiome dont sait communiquer la reine
    Lorsqu’elle annonce les moissons sur les champs d’algues de Neptune.

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  • Mes branches de féminité

    Mes branches de féminité

    Quand je remonte au fil du temps la dimension de l’existence,
    Tout l’arbre généalogique paraît dans sa divinité.
    Moi, qui ne suis qu’un débutant, je revois briller à distance,
    Dans mon réseau de mosaïques, mes branches de féminité.

    Mosaïque de Carole Choucair Oueijan.

  • La mère de la fratrie

    La mère de la fratrie

    Lorsque fut signée l’armistice entre les peuples et les tribus,
    On fit l’amour mais plus la guerre, le corps tremblant, le cœur battant.
    Ainsi, bien avant le solstice, on vit germer les attributs
    Des nouveaux enfants qui naguère formaient les rangs des combattants.

    Tableau de Caroline Manière.

  • Les frissons draconiens

    Les frissons draconiens

    Si tu as besoin d’un tuyau pour passer de bonnes vacances,
    Prends donc le transport aérien des nouvelles technologies.
    Effectué avec brio, cependant sans extravagance,
    Mais avec frissons draconiens que tu ramèneras au logis.

    Photo de l’un des tuyaux du barrage Hoover aux États-Unis.

  • Le bain de la sirène

    Le bain de la sirène

    Entendez-vous dans les couloirs des gémissements langoureux
    Qui sourdent à travers les plinthes dans beaucoup de chambres d’hôtels ?
    C’est la sirène dans son boudoir aux mains d’un satyre amoureux
    Qui lui arrache quelques plaintes pour sa vénusté immortelle.

    La vénusté représentant le charme d’une femme, toutes les sirènes le savent.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • La petite scorpionne

    La petite scorpionne

    Brimée, bridée, brisée, on dirait qu’elle dort.
    Frimée, fripée, frisée ? On ne sait pas encore.
    Grimée, griffée, grisée, dans un costume d’or.
    Primée, prisée, privée au secret de son corps.

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  • Ma fleur éclore

    Ma fleur éclore

    Je vois encore ma fleur éclore et saluer ce nouveau jour
    Après avoir germé neuf mois dans une terre de tendresse.
    Ce tendre souvenir m’éplore tant il est lié à l’amour
    Que m’ont transmis avec émoi mes racines enchanteresses.

    Tableau de Joshua Burbank.

  • Dans les bras de la grande ourse

    Dans les bras de la grande ourse

    Pendant la nouvelle lune, Colombine dans le noir
    Se réfugie tendrement dans les bras de la Grande Ourse.
    Mais voyez, lorsque s’allument les étoiles de l’espoir,
    Son Pierrot folâtrement revenir boire à la source.

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  • Sous le dôme

    Sous le dôme

    Globalement, dans mon bocal, tout va très bien quand tout va mal
    Puisque chacun aime critiquer notre gouvernement d’affaires.
    Entre les taxations locales et les prix qui se font la malle,
    Il ne manque plus que des tickets pour rationner notre atmosphère.

    Tableau de Juan Romero.

  • La tolérance des vents

    La tolérance des vents

    Quand les vents cinglent les rochers avec la mer pour alliée
    Pour manifester leur colère en vagues d’écume et de rage,
    Je vois leurs efforts s’accrocher à ce qu’ils doivent pallier
    Tant que les calottes polaires leur mettent l’humeur à l’orage.

    (Photo d’une tempête hivernale au phare hanté de Tévenne par Mathieu Rivrin.
    Sources : http:www.mathieurivrin.com )

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  • L’enfant de la mer

    L’enfant de la mer

    Quel que soit votre signe d’eau, scorpion, cancer ou bien poissons,
    Vous êtes nés d’une sirène et de Neptune, Dieu des mers.
    La vie vous offre ce cadeau et en recueille la moisson
    Pour une existence sereine par le sein sacré de la mère.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Perséphone

    Perséphone

    Trop belle pour des yeux avides, Perséphone fut mise aux enfers
    Par Hadès, ce dieu oppresseur, qui en tomba en pâmoison.
    Mais Zeus, par un choix impavide, permit qu’elle n’y reste que l’hiver
    Et s’éloigne de son agresseur six mois par an, pour les moissons.

    Tableau de Susan Seddon Boulet.

  • La vérité nue

    La vérité nue

    La vérité est restée nue mais elle est sortie de son puits
    Et, de nos jours, se dissimule dans l’épaisseur de nos forêts.
    Ce matin je l’ai reconnue bien que je ne l’ai vue depuis
    Le désaccord qui la stimule avec le mensonge abhorré.

    Tableau de Hans Voor.

  • Tout feu tout flamme

    Tout feu tout flamme

    N’ayez pas peur quand le cœur brûle d’une passion tout feu tout flamme !
    L’amour lui embrase le corps soumis à l’emprise des sens.
    Ça passe par les ventricules et ça remonte jusqu’à l’âme
    Et met les deux sexes en accord comme s’ils formaient la même essence.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Les années flamboyantes

    Les années flamboyantes

    Si rien ne peut rivaliser avec toute l’arborescence
    Dont l’automne a paré nos bois d’une toison d’or et carmin,
    Tout ce qui peut réaliser tout un trésor de connaissance
    Est issu des ans qui flamboient depuis que je suis en chemin.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Les cages à humains

    Les cages à humains

    Comme les chats dans leurs cartons, nous nous tassons dans nos maisons,
    Magnifiques cages à lapins, construites en brut de décoffrage.
    Peu à peu nous nous écartons, souvent à tort ou à raison,
    Derrière nos portes en pin, des bons rapports de voisinage.

    Tableau de David Martiashvili.

  • Pélé d’Hawaï

    Pélé d’Hawaï

    Les volcans grondent leur colère, éructent et crachent dans la mer
    Car le feu qui les éperonne est l’ennemi des eaux d’Hawaï.
    Pélé, en effet, ne tolère aucune hostilité amère
    Envers sa sœur qui fanfaronne sur la barrière de corail.

    Tableau de Susan Seddon Boulet.

  • L’adaptation

    L’adaptation

    On peut vendre n’importe quoi, il y aura toujours des clients
    Pour consommer n’importe quoi et en accepter les consignes.
    Le système devient adéquat quand je vois se multipliant
    Ceux qui n’ont pas compris pourquoi s’y adapter est mauvais signe.

    « Ce n’est pas un signe de bonne santé mentale d’être bien adapté à une société malade. » Jiddu Krishnamurti. La photo est de Robert Doineau.

  • Épona

    Épona

    Épona se change en jument pour mieux séduire les étalons
    Et apporter à leurs cheptels toute sa grâce chevaline
    Dont la beauté ingénument met l’estomac dans les talons
    D’une faim d’amour qui martèle les cœurs d’un coup d’adrénaline.

    Tableau de Susan Seddon Boulet.

  • Les feuilles d’histoires

    Les feuilles d’histoires

    Enlacées dans leurs souvenirs des belles saisons de la Terre,
    Les feuilles écrivent leurs histoires pour les transmettre aux troubadours.
    Et dans un prochain avenir nous verrons éclore ces mystères
    En fleurs de vie, fleurs de victoires, fruits de passions et fruits d’amour.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Artémis

    Artémis

    Avec un petit air chevêche d’Athéna ou bien d’Artémis,
    Sur la piste des hommes infâmes, voici la Diane chasseresse.
    Équipée d’un arc et de flèches, elle chasse ceux qui la trahissent
    En protégeant les jeunes femmes d’une vertu de vengeresse.

    Tableau de Susan Seddon Boulet.

  • La reine de novembre

    La reine de novembre

    Ses cheveux se parent de l’ambre qui teinte les feuilles dorées
    Avec des perles de rosée dans la clarté matutinale.
    La reine des jours de novembre se met aux couleurs des forêts
    Dont l’or vient métamorphoser l’aura de sa coiffe automnale.

    Tableau de Victor Nizovtsev.

  • La république rouille

    La république rouille

    La Dame ne craint pas la rouille, ni la froidure de novembre
    Et ne supporte aucune ride sur sa robe métallisée.
    Pendant ce temps, les humains grouillent de tous leurs corps, de tous leurs membres,
    Du Champ de Mars aux Invalides, faire le siège à l’Élysée.

    Tableau de Raoul Dufy.

  • L’invisible

    L’invisible

    Parfois ce qui m’est révélé demeure invisible à mes sens
    Et je n’ai plus que l’intuition, l’audace et la confiance en moi.
    Car le cœur va le recéler pour en faire la même essence
    Dont l’âme fait l’acquisition pour se nourrir au fil des mois.

    Tableau de Victor Nizovtsev.

  • L’envol

    L’envol

    Après le baptême du feu, l’amour te façonne peu à peu ;
    Puis vient l’ancrage dans la Terre, dans la matrice de ta mère ;
    Ensuite l’eau berce ton corps qui s’accroît encore et encore ;
    Enfin vient le jour du transfert où tu t’envoles dans l’atmosphère.

    Tableau de Susan Seddon Boulet.

  • L’inconnu

    L’inconnu

    Je ne cherche pas à comprendre ni à traduire de mes mots
    Ce qui échappe à mes usages et à tout ce que j’ai appris.
    Alors quand je me fais surprendre par des phénomènes anormaux
    Je m’extrais de mon formatage jusqu’à ce que j’aie enfin compris.

    Tableau de je-ne-sais-qui représentant je-ne-sais-quoi.

  • L’amour en voiture

    L’amour en voiture

    Je reconnais les intrépides à la couleur de leurs voitures,
    Toujours sur les chapeaux de roues pour goûter les fruits de l’amour.
    Mais leurs soubresauts trop rapides emballent souvent leur monture
    Et tout ça finit dans un trou en dépit des freins à tambour.

    Tableau de David Martiashvili.