Auteur/autrice : Maryvon Riboulet

  • Le chat couleur du temps

    Le chat couleur du temps

    La nuit, mon chat n’est jamais gris, cela dépend de l’éclairage ;
    Selon ses yeux, couleur de lune, ou sa robe, couleur d’étoiles.
    Il a plusieurs noms ; Mistigri, lorsque le temps est à l’orage ;
    Figaro, pour les jours de brume ; et Félix quand le ciel se voile.

    Tableau de Christian Schloe.

  • Les couleurs d’octobre

    Les couleurs d’octobre

    Tandis qu’octobre sonne le glas qui frappe aux portes des maisons,
    Le ciel assortit sa tenue selon la mode de chez moi.
    Natures sobres de peu d’éclat mais aux couleurs de la saison
    Qui me souhaite la bienvenue tous les matins au fil du mois.

    Tableau de Jeremy Mayes.

  • Les arbres de lumière

    Les arbres de lumière

    Voici venir dans la pénombre du mois d’octobre qui s’avance,
    Les premiers arbres de lumière qui remonte de leurs racines.
    Par leur éclat et par leur nombre, ils sont fontaines de jouvence
    Qui, d’une grâce coutumière, m’offrent une année qui m’enracine.

    Tableau de Benjamin Victor Kelley.

  • Septembre ne sera plus tendre comme avant

    Septembre ne sera plus tendre comme avant

    Monsieur d’Octobre étant épris de Mademoiselle Septembre,
    Lui offrit de porter son nom pour le meilleur et pour le pire.
    « Hélas, mon cœur est déjà pris par ce beau marquis de Novembre… »
    Répliqua-t-elle en disant « non » d’un cœur qui ment comme il respire.

    Tableau de Georgy Kurazov.

  • Le bal des comètes

    Le bal des comètes

    Les cœurs d’étoiles solitaires chercheraient gentils cavaliers
    Pour les escorter en fusée au grand bal des constellations.
    Tous les chevaliers de la Terre et les martiens festivaliers
    Sont invités à diffuser la sidérale invitation.

    Tableau de Christian Schloe.

  • Cache-à-lune

    Cache-à-lune

    Cette nuit, elle rata son train et attrapa un cachalot
    Pour retrouver l’ami Pierrot dans ses derniers quartiers de lune.
    Colombine fut de bon entrain et l’embrassa sous le halo
    D’un baiser peut-être pas fiérot mais qui valait une fortune.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Le bal des sirènes

    Le bal des sirènes

    Bonne nouvelle des abysses : on y roule à tombeau ouvert
    Avec les hippocampes prêts à bondir à grandes brassées,
    Avec les poissons qui vrombissent de leurs ouïes à découvert
    Et les sirènes empourprées à l’envie de vous embrasser.

    Tableau de Ronnie Biccard.

  • Les couleurs du bonheur

    Les couleurs du bonheur

    Les plus beaux cadeaux qu’une mère hérite du cœur des étoiles,
    Sont les miracles de lumière des enfants qui lui font honneur.
    Quand tombe la nuit douce-amère, à l’heure où la lune se voile,
    On voit briller dans les chaumières toutes les couleurs du bonheur.

    Tableau de Kalacheva Mariana.

  • Les feuilles de la mémoire

    Les feuilles de la mémoire

    Les feuilles aux mémoires oubliées laissent s’envoler leurs images
    Sous les coups des vents nostalgiques de l’automne du grand sommeil.
    Mais seront demain publiées pour créer de nouveaux ramages
    À l’arbre généalogique, toujours dressé vers le soleil.

    Tableau de Ronnie Biccard.

  • Le réveil des sirènes

    Le réveil des sirènes

    Quand mes sirènes d’outre-monde nagent dans mes rêves violets,
    La lune rejoint les nébuleuses et les trous noirs ensoleillés,
    Les étoiles deviennent furibondes en entendant les triolets
    Du chant que mes ensorceleuses poussent afin de me réveiller.

    Tableau de Ronnie Biccard.

  • L’entente conviviale

    L’entente conviviale

    Combien faisons-nous de rencontres pour nous trouver en harmonie
    Et composer à quatre mains notre symphonie familiale ?
    Car nous allons tous à l’encontre des plus grandes monotonies
    Pour connaître des lendemains dans une entente conviviale.

    Tableau de Albena Vatcheva.

  • Les vents musiciens

    Les vents musiciens

    Après l’équinoxe d’automne, la balance devient métronome
    Et les feuilles forment un ballet au rythme des vents musiciens.
    La pluie pianote, l’orage tonne et la lune charme les astronomes
    Qui dansent en mesure emballée avec les astrophysiciens.

    Tableau de Ronnie Biccard.

  • L’équinoxe

    L’équinoxe

    L’équilibre est un paradoxe entre deux potentialités.
    Tantôt les journées se rallongent afin que les nuits raccourcissent
    Et tantôt les nuits se prolongent alors que les jours s’obscurcissent.
    Ainsi décide l’équinoxe mais en toute impartialité.

    Tableau de Kalacheva Mariana.

  • Balance indécise

    Balance indécise

    Drapée dans sa robe d’argent, au décolleté hébergeant
    Deux petits seins en demi-lune, d’une séduction opportune,
    Madame a l’humeur qui balance et le cœur en ambivalence
    À sortir plus que de raison ou bien rester à la maison.

    Tableau de Georgy Kurazov.

  • L’opéra cosmique

    L’opéra cosmique

    Au programme aujourd’hui, un opéra cosmique
    Sous les feux du soleil braqués en contre-champ.
    La lune se produit, concise, laconique.
    Ouvrez grand vos oreilles et écoutez son chant.

    Vous pourrez vous asseoir entre les troncs coniques
    Des arbres alignés sur les quatre chemins.
    Si vos amours ce soir en restaient platoniques,
    Vous seriez résignés à revenir demain.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Les fleurs de pleine lune

    Les fleurs de pleine lune

    La flore métamorphosée sous les rayons de pleine lune
    Crée de nouvelles variétés qu’on appelle « fleurs de minuit ».
    Puis, sous l’action de la rosée combinée à l’aube opportune
    Feront pousser à satiété magnolias et belles-de-nuit.

    Tableau « les magnolias sous la pleine lune » d’Olga Cuttell.

  • Trois cent soixante degrés et puis s’en vont

    Trois cent soixante degrés et puis s’en vont

    Le temps m’a bêtement cassé en plusieurs morceaux qui gravitent
    De l’éternité de l’enfance vers une fin désintégrée.
    Aujourd’hui, je suis dépassé par ce cercle qui tourne trop vite
    Et me frappe d’obsolescence en trois cent soixante degrés.

    Tableau de Georgy Kurazov.

  • Demain, la pleine lune

    Demain, la pleine lune

    La lune gibbeuse et croissante éclairera les amoureux
    Qui courront sous les vents d’automne faire envoler leurs cerfs-volants,
    Sous les feuilles compatissantes avec leurs ballets langoureux,
    Jusqu’à ce qu’ils se pelotonnent sous les étoiles en convolant.

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  • L’heure de septembre

    L’heure de septembre

    À l’heure de septembre, tous les fruits de saison
    Regorgent des paniers dans toutes les maisons.
    Qu’il est beau l’âge tendre et l’âge de raison
    Qui connaissent chaque année une autre floraison.

    Tableau de Maia Ramishvilli.

  • L’entente du jour et de la nuit

    L’entente du jour et de la nuit

    Combien la porte de l’équinoxe se montre une frontière étrange
    Où nous y changeons de saison, de signe astral et bientôt d’heure !
    C’est comme un jeu de paradoxes où la nuit et le jour se rangent
    Dans une entente de raison juste avant de couper à cœur.

    Tableau de Georgy Kurazov.

  • Joyeuse apocalypse

    Et si Dieu avait complètement merdé dans son laboratoire,
    Qu’il en ait jeté les déchets de cette expérience ratée
    Dans un univers bêtement infini sans faire d’histoire
    Pour tenter de tout assécher au fond d’un trou noir frelaté ?

    Et si la vie était venue afin de tout précipiter,
    L’espace-temps et la matière, dans une fin inévitable ?
    La mort serait la bienvenue pour raser avec facilité,
    Pour une éternité entière, ce résidu abominable !

    Et si l’homme était arrivé pour accélérer l’extinction
    De sa planète et son système voire toute la galaxie ?
    Et si Dieu veut récidiver pour atteindre la perfection,
    Il nous écrira post-mortem que tout n’était qu’une ineptie.

    Tableaux de Juan Romero.

  • Folle balance

    Folle balance

    À force de faire justice et de peser le pour et le contre,
    Elle a tendance à abuser mais aussi à faire bon poids.
    Pour que ses espoirs aboutissent, si sa raison va à l’encontre
    De son âme désabusée, son cœur fera le contrepoids.

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  • Entre les signes

    Entre les signes

    Elle sait lire entre les lignes et sait jouer entre les signes
    Avec un sourire et un corps qui mettent tout le monde d’accord.
    Avec Madame la Balance, il n’y a pas d’ambivalence :
    L’amour devient un équilibre tant que ses envies restent libres.

    Tableau de Maia Ramishvilli.

  • Ça balance pas mal !

    Ça balance pas mal !

    Aussitôt le ton est donné et tout devient plus harmonique
    Dès que la balance s’occupe de toutes communications !
    Les confusions sont pardonnées ou deviennent plus ironiques
    Car tout ce qui la préoccupe, c’est qu’il y ait unification.

    Un bon départ pour la balance qui met tout le monde dans l’ambiance
    Au ton de la diplomatie pour réunir tous les avis.
    Ami-ami de connivence pour équilibrer son audience.
    La seule chose qui la disgracie, c’est d’être encadrée dans sa vie.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Et la vierge devint femme

    Et la vierge devint femme

    Lorsque la vierge est amoureuse, son cœur alors est en balance
    Et quand elle trouve son champion, elle disparaît dans les étoiles.
    La petite fille langoureuse à trouver son équivalence
    Devient femme et, sous les lampions, lui fera la danse des sept voiles.

    Tableau de Canan Berber.

  • La vierge se marie

    La vierge se marie

    La vierge l’ignore au début mais quelque part son cœur balance
    Pour rencontrer son âme sœur et continuer l’évolution.
    Elle va quitter sa tribu et trouver une covalence
    Dans un ménage bâtisseur de nouvelles résolutions.

    Tableau « the Kiss » de Gustav Klimt.

  • Les fruits de l’amour

    Les fruits de l’amour

    Quand l’homme la prend dans ses bras, la femme se métamorphose,
    Ses amours deviennent fécondes et ses fruits autant délicieux.
    Puis un jour, abracadabra, il sort d’un chou ou d’une rose
    Celui, dès la première seconde, qui nous est mille fois précieux.

    Dessin inspiré de « the Kiss » de Gustav Klimt par Jola.

  • La vierge noire

    La vierge noire

    Quand je lis les pages obscures des racines de l’humanité,
    J’entends parler des vierges noires, déesses de fécondité.
    Les religions qui n’en ont cure ont banni cette féminité
    Pour y substituer la mémoire d’une Marie commanditée.

    La plupart de ces vierges noires sont liées à des rites de fertilité, de fécondité et de sexualité qui ne sont pas les attributs ordinaires de la vierge chrétienne.

  • Pendant ce temps aux antipodes

    Pendant ce temps aux antipodes

    Tandis que nous nous apprêtons à quitter l’été pour l’automne,
    Aux antipodes, l’hiver austral délègue sa place au printemps.
    Si toutefois nous regrettons les jolies roses qui boutonnent,
    Laissons la nuit nos corps astrals voguer vers d’atolls miroitants.

    Tableau de Ronnie Biccard.

  • Entre deux saisons

    Entre deux saisons

    Quelle femme, cette Madame Nature qui se pare en toutes saisons
    De robes aux couleurs de l’automne, de robes au couleurs de printemps,
    Tissées dans la haute couture par les anges des grandes maisons
    Qui cassent l’hiver monotone de bijoux d’été éclatants !

    Tableau de Maia Ramishvilli.

  • Les muses d’automne

    Les muses d’automne

    Si quitter l’été est facile en suivant le chemin du temps,
    Il faut s’acquitter du passage auprès des trois muses d’automne.
    En fait, ce n’est pas difficile, c’est la chance du débutant,
    On compose un petit message à trois couplets que l’on chantonne.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Pied jaloux

    Pied jaloux

    Pas de pieds tendres dans nos forêts, ni de pieds plats, ni cor au pied !
    Marchez en frappant des talons au rythme de chaque saison !
    Au printemps, prêts, partez, courrez ; en été faites comme il vous sied ;
    L’automne, parcourez les vallons ; l’hiver, restez à la maison !

    Une souche, une petite pousse, 6 petits galets, et voilà une nouvelle histoire de la forêt.

  • Les vierges d’ailleurs

    Les vierges d’ailleurs

    Dans d’autres pays, dans d’autres contrées, chacun vit ses modes, ses us et coutumes ;
    Des jolies toilettes aux jolis souliers, de beaux maquillages qui cachent les larmes.
    Si dans vos voyages, vous les rencontrez, félicitez-les pour leurs beaux costumes
    Et sous l’ombre fraîche des micocouliers, laissez votre cœur succomber au charme.

    Tableau de Canan Berber.

  • Entre deux airs

    Entre deux airs

    Vent du matin, soleil du soir, le temps qu’il fait entre deux airs ;
    Faveurs fécondes à la seconde, le temps qui passe entre deux heures.
    Pluie de chagrin, bonjour bonsoir, c’est la traversée du désert ;
    Vent de bonheur, paix sur le monde, et c’est l’amour catalyseur.

    Tableau de Ronnie Biccard.

  • Entre deux feux

    Entre deux feux

    Comment vivre avec deux amours, à la croisée des feux follets ?
    Aimer le soleil tendrement et la Lune passionnément ?
    Lorsque la femme est trop glamour, ce n’est pas pour nous affoler,
    Mais qu’elle sent les tremblements d’un cœur qui bat spontanément.

    Tableau de Ronnie Biccard.

  • Entre deux terres

    Entre deux terres

    Quand le Soleil scelle l’alliance réconciliant les éléments,
    Gaïa, maîtresse de la Terre, les convie à se combiner.
    Le feu apporte sa vaillance attisée d’un vent véhément ;
    L’eau, son amour élémentaire, et voici un enfant qui naît.

    Tableau de Ronnie Biccard.

  • Entre deux eaux

    Entre deux eaux

    Entre le monde des abysses et celui des eaux cristallines,
    Toutes les jeunes filles vierges vivent une enfance de sirène.
    Tantôt sages au moment propice, tantôt follettes voire félines ;
    Sans cesse de leur cœur émerge amours passionnées ou sereines.

    Tableau de Ronnie Biccard.

  • Le chant de l’océan

    Le chant de l'océan

    Si la mer chante en soprano, l’océan, lui, chante en ténor !
    Écoutez-le interpréter l’opéra de l’eau de la Terre
    Dont les quatre points cardinaux répercutent le timbre sonore
    Frappant le tympan apprêté des vieux tambours du Finistère !

    (Photo de Mathieu Rivrin.
    Source : http:www.mathieurivrin.com-galleriesboutique-professionnelle .)

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Bételgeuse et Cassiopée

    Bételgeuse et Cassiopée

    Je perçois des mondes invisibles qui ne vivent que dans l’harmonie
    Des mélodies synchronisées de Bételgeuse et Cassiopée
    Qui accordent l’imprévisible univers en polyphonie
    Sur un tempo préconisé, petites notes syncopées.

    Tableau « les musiciennes » de Claudine Bresard.

  • Les fleurs de joie du lundi fou

    Les fleurs de joie du lundi fou

    Pour un lundi fou, un lundi absurde, allons danser sur les coquelicots !
    Comme il n’y en a plus, je les interpelle, aussitôt hélés, aussitôt sortis !
    Dans un premier temps, cela les perturbe d’entendre à nouveau les cocoricos,
    Mais elles se redressent, hissant leurs coupelles, et mes fleurs de joies sont bien assorties.

    Dessin de Rebecca Dautremer.

  • La vigne vierge

    La vigne vierge

    La vigne vierge me pardonne de lui préférer les vignobles
    Qui aujourd’hui me mettent en bouche les meilleurs bouquets de leurs vins.
    Toutes mes papilles bourdonnent lorsque coule la boisson noble,
    Par milliers de petites touches qu’irradie le nectar divin.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • L’étoile vierge

    L’étoile vierge

    Vierge folle ou bien vierge sage, comment réconcilier les deux ?
    Par un cœur d’étoile follet qui exaucera tous nos vœux ;
    Par la tracée de son passage, déterminé ou hasardeux ;
    Une fée qui va batifoler, vent de comète dans les cheveux.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Le baiser vierge

    Le baiser vierge

    Sur un côté de ton visage, j’ai calqué ta constellation
    Tout autour de ton œil astral, source de divine lumière.
    Qu’il est charmant, le doux présage que produit l’interpellation
    Du baiser vierge et magistral dont mes amours sont coutumières !

    Photo de Lisandro Fernandez.

  • L’automne s’amuse

    L’automne s’amuse

    À quelques jours de l’équinoxe, les quatre muses des saisons
    S’entraînent à charmer la nature pour offrir l’hospitalité
    À cette mode paradoxe qui va lui troubler la raison
    Par des habits neufs qui saturent d’une rouille tonalité.

    Tableau de Ronnie Biccard.

  • L’hôtel de Lune

    L’hôtel de Lune

    Premier quartier, hôtel de luxe, la Lune vous offre une chambre,
    Vue magnifique et imprenable sur toutes les constellations.
    Servie par Castor et Pollux, les deux étoiles de septembre,
    Savourez leur impressionnable et somptueuse collation.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Les châteaux de cartes

    Les châteaux de cartes

    Celui qui veut faire de l’esprit commence à faire de belles phrases ;
    Les phrases font les beaux discours bien méthodiques à la Descartes ;
    Bien montrer ce qui est appris, équilibrer avec emphase ;
    Finalement, pour faire court, tout ça n’est qu’un château des cartes.

    Il va de soi que cela s’applique à ce que je viens d’écrire.

  • La petite maîtresse

    Ô Toi, ma petite maîtresse, que j’aime tant te voir couchée
    Et même autant te renverser dans l’obscurité de ma chambre !
    Seul mon objectif te caresse par petits clichés attouchés,
    Seul mon œil pourra converser en couleurs sépia, gris et ambres.

    Qu’elle est donc folle la lumière que capte, à sa vitesse ultime,
    Mon âme folle et passionnée pour figer l’immortalité
    De l’espace-temps et matière qui, dans mon univers intime,
    Renie la mort conditionnée pour un fragment d’éternité !

    Merci à Yvanoe Raton pour ses confidences sur la photographie dont j’ai juste capté un profil.

  • Les couleurs renversées

    Les couleurs renversées

    Je ne vois, des couleurs du monde, qu’un négatif imaginaire
    Sur lequel je bâtis ma vie et que j’appelle réalité.
    Mais je ne vois pas les secondes qui, durant les préliminaires,
    Colorent l’amour en lavis encré de sensualité.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • La chevelure harmonique

    La chevelure harmonique

    Cette musique, si intense, provient des milliards de cellules
    Qui vibrent ensemble en résonance dans ses cheveux blonds ondulés.
    Car chaque vie est une instance, comme une frêle libellule,
    Mais qui porte la souvenance de l’écho divin modulé.

    Tableau de Georgy Kurasov.

  • La vierge ardente

    La vierge ardente

    J’aime les idylles pour rire au jeu de la carte du tendre
    Où l’amour est toujours vainqueur et les femmes, jamais perdantes.
    Je gagne, pour le prix d’un sourire, la case du quinze septembre
    Et là je sens battre mon cœur de passion pour la vierge ardente.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.