Auteur/autrice : Maryvon Riboulet

  • Le solfège de la nature

    Le solfège de la nature

    La pluie entame l’ouverture, à coups de tambours de tonnerre
    Qui rythment le soulèvement pour l’été d’un dernier concert.
    Le solfège de la nature donne aux musiciens débonnaires
    Les quatre temps du mouvement : gémeaux, lions, vierges et cancers.

    Tableau de Marlina Vera.

  • Le quatuor des quatre saisons

    Le quatuor des quatre saisons

    L’hiver à la voix cristalline souffle et me bise à tous les vents ;
    Le printemps au timbre léger fait mon cœur mouiller d’une larme ;
    L’été, chansons chaudes et câlines, fondent en ma bouche en salivant ;
    L’automne et son chant voltigé me déshabillent de leurs charmes.

    Ô quatuor indémodable, troubadours des quatre saisons,
    Vous savez comment alterner danses frivoles, transes exotiques.
    Vos rythmes aux tempos formidables m’envoûtent plus que de raison
    En laissant mon cœur gouverner quand le temps se veut érotique.

    Tableau de Marlina Vera.

  • Les couleurs de Vénus

    Les couleurs de Vénus

    Des robes couleurs de soleil pour danser sous l’été indien ;
    Couleur de pluie, couleur du vent, pour parader dans la nature.
    Vénus se pare de merveilles et de plumages amérindiens
    Dont un éventail prévenant tout écart de température.

    Tableau « Lady with fan » de Gustav Klimt.

  • Deep roots / Les racines profondes

    Deep roots / Les racines profondes

    Silently embedded in the roots of the past,
    My dream is materialized in my automated railings.
    And on my dark green top, it’s sweet to feel like I m coming through
    The memory of the northern wind.

    Silencieusement enfoncé dans les racines du passé,
    Mon rêve est matérialisé dans mes ramures automnales.
    Et sur ma cime vert foncé, il m’est doux de sentir passer
    Le souvenir réalisé dans le vent septentrional.

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  • La reine papillon

    La reine papillon

    J’ai vu la reine papillon côtoyer les sphinx de la vigne
    Et rivaliser de couleurs dans les tons vifs ou teintes d’ambre,
    Volant autour des grappillons dans une danse curviligne
    Pour accompagner en douceur les renaissances de septembre.

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  • Die tiefen Wurzeln / Les racines profondes

    Die tiefen Wurzeln / Les racines profondes

    Alle meine tiefen Wurzeln schwingen und vibrieren in meinem Herzen.
    Erwacht durch die Energien, die mein Haar einfängt.
    Ich höre die Intensität der Welle, die sich tief unten ausbreitet.
    Durch das Netzwerk in Synergie meiner Haare angepasst.

    Toutes mes racines profondes résonnent et vibrent dans mon cœur
    Réveillées par les énergies que mes cheveux savent capter.
    J’entends l’intensité de l’onde qui se propage en profondeur
    Par le réseau en synergie de ma chevelure adaptée.

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  • Le portrait fidèle

    Le portrait fidèle

    Pour faire un portrait réussi, il me faut l’immortaliser ;
    En faire une œuvre hors du temps mais surtout pas d’actualité.
    Avec un peu de minutie, d’un geste qui va totaliser
    L’itinéraire du débutant vers sa propre réalité.

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  • Le chant sacré

    Le chant sacré

    À l’ouverture des saisons, quand se présente l’interstice
    Qui me fait sortir de l’été juste avant d’entrer en automne,
    Mon cœur s’accorde à la raison, l’équinoxe avec le solstice
    Et mon rituel est complété par le chant sacré que j’entonne.

    Tableau de Marlina Vera.

  • Les poules à lier

    Les poules à lier

    Dans les poulaillers du canton, on entend la même chanson
    Des poules qui pondent en gloussant et qui couvent en caquetant.
    Et les poussins à l’abandon deviennent vite la rançon
    Des cris qui vont éclaboussant nos oreilles en nous rackettant.

    Et les jeunes coqs de basse-cour paradent tout en rigolant,
    Ils se font la compétition pour se payer un bon moment
    Avec les poulettes alentours qui pouffent, c’en est affolant !
    Tout ça pour la répétition et faire comme leurs mamans.

    Dessin de Pascaline. Toute ressemblance avec mon petit village de Sennhof est évidemment complètement fortuite.

  • La Terre de septembre

    La Terre de septembre

    Un rayon de soleil, éclaireur intrépide,
    Perce la nuit profonde obscure et mystérieuse.
    Et sonne le réveil par des éclats rapides
    Qui miroitent sur l’onde de la mer impérieuse.

    Et puis l’aube s’avance, illuminant les terres,
    Réchauffant la nature qui renaît de ses cendres.
    C’est une eau de jouvence, rosée élémentaire,
    Qui monte de l’azur pour doucement descendre.

    Et les oiseaux saluent l’explosion de lumière
    De ce jour qui renaît et renaîtra demain.
    Et les fleurs du talus éclosent les premières
    Et la Terre connaît tout un autre chemin.

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  • La contrevaleur

    Quand on veut définir un homme, on lui demande son métier.
    Quand on veut estimer la femme, on compte le nombre de ses enfants.
    Pour trouver la valeur, en somme, des humains dans la société,
    C’est selon être, messieurs mesdames, reproductrice ou triomphant.

    Tableaux de Georgy Kurazov.

  • La couleur du présent

    La couleur du présent

    Laissons aujourd’hui s’exprimer les couleurs de nos souvenirs
    Qui changent les corps de souffrance en expériences victorieuses !
    Finies les douleurs réprimées, le bonheur teinté d’avenir
    Porte une belle délivrance dans une euphorie contagieuse.

    Tableau de Oleg Zhivetin.

  • Ébène ou ivoire ?

    Ébène ou ivoire ?

    Les hommes aiment bien comparer la taille de leur instrument
    Et les femmes voudraient bien savoir ce que ça ferait d’en avoir.
    Mais non ! Je me suis égaré avec ce futile argument
    De la lutte pour le pouvoir entre races d’ébène et d’ivoire.

    Tableau de Georgy Kurazov.

  • Le temps des moissons

    Le temps des moissons

    Après avoir semé ses graines et fécondé la terre vierge,
    L’été vit sa petite mort en nous confiant sa descendance.
    Alors vient le temps qui entraîne toute une moisson qui émerge
    Du sol fertile et commémore l’extraordinaire abondance.

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  • Les yeux de pierre

    Les yeux de pierre

    Je collectionne les galets qui m’observent et me dévisagent
    D’un regard fixe et acéré qui magnétise ma conscience.
    Je crois qu’ils aiment se régaler à être extraits du paysage
    Sachant qu’ils vont proliférer dans mes prochaines clairvoyances.

    Je me suis pincé le doigt dans une porte et depuis, l’œil de la conscience me fixe depuis la lunule de l’ongle de mon pouce droit. Et ça me fait penser que lorsque je rencontre une pierre en forme d’œil, ce n’est pas moi qui la vois mais elle qui m’appelle.

  • Le baiser sur la trompe

    Le baiser sur la trompe

    De mémoire d’éléphant, quand la vierge aux ailes d’or
    Se met à baiser la trompe d’un pachyderme latin,
    C’est pour lire à son enfant, au moment où il s’endort,
    Une histoire que n’interrompe rien d’autre avant le matin.

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  • Les notes vierges

    Les notes vierges

    Les notes vierges de bémols, do ré mi fa, sonnent à l’aise
    Et les doigts glissants sur le manche, sol la si do, font chanter l’âme
    D’une berceuse qui somnole en sol mineur ou en fa dièse
    Et qui balance entre mes hanches un chant d’amour qui fait ses gammes.

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  • Rose vierge

    Rose vierge

    Vierge des vents, vierge des sables, la vierge se métamorphose
    Selon les désirs de son cœur ou les raisons de ses devoirs.
    Rose des vents, rose des sables, la rose est une anamorphose
    Qui montre pardons et rancœurs dont la vierge sait s’émouvoir.

    Même image que Arlequine est Colombine 544

  • Double baiser

    Double baiser

    À son curieux regard en double, je n’sais à quel œil me fier
    Pour lire le fond de ses pensées de son âme au goût étranger.
    Sa bouche en double aussi me trouble et mon cœur en est statufié
    Pour embrasser sans offenser celle qui voudrait me manger.

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  • Chapeau bas, la vierge !

    Chapeau bas, la vierge !

    Parfois la vierge est tatillonne et use mille protections
    Contre le chaud, contre le froid, contre ce qu’elle ne connaît pas.
    Si jamais on lui postillonne, son réflexe d’auto-détection
    Couvre ses yeux avec effroi d’un beau galure. Chapeau bas !

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  • Nature vierge

    Nature vierge

    Nature reine et souveraine, entre herbe folle et herbe sage,
    Nature jalouse et exigeante, entre alchimie et pharmacie.
    Mais d’une nature pérenne qui, par tous ses apprentissages,
    Connaît les règles intelligentes qui asseyent sa suprématie.

    Tableau « virgo » d’Anne Bachelier.

  • Like a butterfly

    Like a butterfly

    Je ne peux plus mettre de « j’aime » sur toutes vos publications
    Alors, à la place des cœurs, j’ai opté pour des papillons.
    Mais voici que mon stratagème par effet multiplication
    Des lépidoptères en chœur fait décoller mon pavillon.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • L’arbre-mère

    L’arbre-mère

    Combien d’histoires sont écrites sur les feuilles qui s’éparpillent
    Et sont emportées par le vent de la mémoire des ancêtres ?
    Combien de lignées sont inscrites dans les racines et les ramilles
    De l’arbre-mère des vivants dont les cultures s’enchevêtrent ?

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  • Par les chemins de traverse

    Par les chemins de traverse

    Dans ma cafetière fêlée qui carbure au marc de café,
    Je pars souvent à la recherche de routes qui vont nulle part.
    Par son couvercle descellé, les cheveux au vent, décoiffés,
    Je cours les chemins de traverse en cas de blues, et ça repart !

    Dessin de Marie Desbons.

  • Le village hermétique

    Le village hermétique

    S’il est des prisons à l’envers où l’on vous empêche d’entrer,
    C’est qu’on a peur de vos idées qui bousculent l’établissement.
    Moi, on m’a traité de pervers, de pornographe excentré,
    Sans cesser de m’intimider par des jours de bannissement.

    Dessin de Barbara Issa Wagner.

  • G.P.S., mon Grand-Père Spirituel

    G.P.S., mon Grand-Père Spirituel

    Grande est l’ouverture du cœur lorsque mon âme se connecte
    À mon Grand-Père Spirituel qui parle au creux de mon oreille.
    Étourdissante est la liqueur dont son esprit fait la collecte
    D’enseignements perpétuels qui sont à nul autre pareils.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • La spirale féconde

    Il n’y a jamais eu d’origine, il n’y aura jamais de fin
    Et si Dieu a créé le monde, c’est la seule règle qui convient.
    La verge est l’onde masculine, la vierge est l’écho féminin,
    Tout ça, c’est la vie vagabonde qui naît, qui meurt et qui revient.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • L’arbre dans l’arbre

    L’arbre dans l’arbre

    Comme une empreinte digitale gravée au cœur de sa structure,
    L’arbre sacré porte la marque de l’écho de son créateur.
    Pareille à l’onde génitale de la virginale sculpture
    Qui persiste et qui se remarque après la coupe du prédateur.

    La coupe d’un tronc dans la forêt d’Eschenberg qui laisse apparaître de bien drôles de structures à l’intérieur de celui-ci.

  • La vierge du Nil

    La vierge du Nil

    Voyez, l’œil d’Horus étincelle lorsque son regard se dépose
    Sur sa reine-mère égyptienne qui porta l’enfant d’Osiris.
    Écoutez-moi vous conter celle dont l’amour ineffable appose,
    Toujours encore la magicienne passion de la déesse Isis.

    Ainsi sont faites les légendes pour séparer le bien du mal ;
    Lapis-lazuli pour la nuit, diamants et rubis pour le jour.
    Des histoires qui nous recommandent que seul un amour maximal
    Brise les chaînes de l’ennui et s’éternisera toujours.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Le sermon de la Terre

    Le sermon de la Terre

    Ma vie au rythme des saisons que m’apporte la Terre-mère,
    Le vent qui emplit mes poumons, la pluie qui abreuve ma bouche,
    Le sol qui porte ma maison, le feu qui jaillit du tonnerre,
    C’est la prière et le sermon dont, de moi, la planète accouche.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Le temps des labours

    Le temps des labours

    Quand sonne le temps des moissons qui résonne dans nos campagnes
    Et bat dans le cœur de ma Terre, dans les champs de blé et la vigne,
    Je bois la divine boisson avec compagnons et compagnes
    À la santé de Demeter et ses enfants qui en sont dignes.

    Demeter chez les Grecs, Cérès chez les romains, est la déesse de l’agriculture et des moissons.

  • Les métamorphoses de la vierge

    Les métamorphoses de la vierge

    Totem terrestre ou aquatique, la vierge se métamorphose
    Selon la tâche à accomplir, puisé dans son imaginaire.
    Terre minérale ou botanique, la vierge devient une rose
    Selon comme elle doit assouplir les désirs de son partenaire.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • La vierge en l’air

    La vierge en l’air

    Toute sa vie elle a rêvé de voler de ses propres ailes
    Et de s’élever au sommet, au-dessus des grands de la Terre.
    Toute sa vie elle a crevé d’envie de montrer tout son zèle ;
    Elle en est venue à assumer sa vie en l’air en solitaire.

    Tableau de Pierre Farel.

  • La vierge à l’eau

    La vierge à l’eau

    Toute sa vie elle a rêvé de voguer sous ses propres voiles
    Jusqu’à naviguer aux confins des sept mers avec les sirènes.
    Toute sa vie elle a prouvé qu’être née sous la bonne étoile,
    Vous ouvre la cour des dauphins et vous en consacre leur reine.

    Tableau de Pierre Farel.

  • Sur la route du tendre

    Sur la route du tendre

    Ceux qui n’ont jamais eu d’enfant empruntent le chemin des dames
    Pour aller tenter l’aventure et trouver l’amour en septembre.
    À cheval ou à dos d’éléphant, ou même à dos d’hippopotame,
    Il faut ménager sa monture pour le trouver avant décembre !

    Dessin de Marie Desbons.

  • La Vierge de fécondité

    La Vierge de fécondité

    Sur la carte de septembre, la nature étend ses fleurs
    Sur une robe à la mode des couleurs de fin d’été.
    De bleus et de roses tendres, chromatisés sous les pleurs
    De la pluie qui accommode la vierge de fécondité.

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  • Mes voisins sous la pluie

    Mes voisins sous la pluie

    Qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige, je vois toujours les mêmes gens,
    Lorsque le temps va à vau-l’eau, cheminer devant ma fenêtre.
    C’est toujours le même manège, sortir le chien en pataugeant,
    Courir ou passer à vélo comme si c’était là leur bien-être.

    Monsieur Pessimiste est sorti sans parapluie, quel étourdi !
    Les maigres passent entre les gouttes ou rasent les murs sans raison.
    Madame Optimiste assortie comme il se doit, c’est dégourdi !
    Moi, mon parapluie s’en dégoûte, je reste au chaud à la maison.

    Tout est strictement vrai. Ici, quel que soit le temps, on marche, on déambule, on fait du vélo, on promène toutou, les enfants jouent même sous une pluie soutenue.

  • Les îles vierges

    Les îles vierges

    Tandis que le ciel s’assombrit devant l’arrivée de septembre,
    Le mois d’août ferme son album des souvenirs qui le submergent.
    Adieu aigrettes et colibris, j’emporte la clef de ma chambre
    Car je reviendrai pour le baume que m’ont transmis vos îles vierges.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • La vierge du lac

    La vierge du lac

    À cette date coutumière, à la frontière de l’été,
    Je prête à la vierge du lac mon allégeance à sa nation.
    Alors son épée de lumière m’ouvrira l’immortalité
    Sur l’ouverture du zodiaque qui signe mon incarnation.

    Tableau « la dame du lac » de Ronnie Biccard.

  • Caresse-moi !

    Caresse-moi !

    Quand parfois mon cœur papillonne, je lui dis d’aller se blottir
    Et confier tous ses chagrins en échange d’une caresse.
    Et quand mon esprit tourbillonne, il ne peut alors s’en sortir
    Qu’en se repliant dans l’écrin de la saveur d’une tendresse.

    Tableau de James Ryman.

  • La peinture spirituelle

    La peinture spirituelle

    Sur la toile vierge de l’âme, l’esprit, à grands coups de pinceaux,
    Répand la peinture du cœur avec ses bleus et ses douleurs.
    L’amour y exprime sa flamme qui rayonne en mille faisceaux
    Et la tristesse barbouille en chœur ses maux de toutes les couleurs.

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  • La constellation de la vierge

    La constellation de la vierge

    Partout au creux de l’univers existent des fontaines blanches
    Qui offrent aux femmes la magie et aux hommes des belles victoires.
    Un Big-Bang n’est qu’un fait divers parmi des milliards d’avalanches
    De trous noirs et de galaxies où naissent toutes nos histoires.

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  • La musique à lampes

    La musique à lampes

    Les lampes de l’électrophone offraient un son enveloppé
    De graves et de crépitements par la vibration du saphir.
    Decca, Philips et Parlophone distribuaient des mélopées
    Qui swinguaient intrépidement jusqu’à n’en pouvoir plus suffire.

    Mon premier était un Teppaz « oscar ».

  • La vierge cosmique

    La vierge cosmique

    Fécondée de fragments d’étoiles tombés de comètes errantes,
    Enfantée de vierge cosmique de ses amours inassouvies,
    L’eau s’est frayée, entre les voiles de roches pures et transparentes,
    Une destinée diatomique jusqu’au royaume de la vie.

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  • La comédie hypothétique

    La comédie hypothétique

    J’étais lycéen, encore nigaud de la vie des grandes personnes.
    Balzac, Flaubert, même Pascal m’étaient des œuvres hermétiques.
    Et tous ces rapports saligauds heurtaient mon cœur quand l’amour sonne
    Aussi faux qu’un récit bancal ou ses reflets hypothétiques.

    Merci à Bérangère Costa pour sa photo de Notre Dame de Croaz Batz qui dans l’eau s’effiloche…

  • Tout serait-il déjà écrit ?

    Tout serait-il déjà écrit ?

    Serait-elle écrite à l’avance, la folle comédie humaine
    Où l’on mettra demain les pieds encor dans les mêmes ornières ?
    L’histoire nous met en connivence toujours les mêmes énergumènes
    Qui ne font que recopier ce qu’ils ont fait l’année dernière.

    Toutes les espèces sociales que Balzac nous a tant décrites
    Se rencontrent encore aujourd’hui avec deux siècles de distance.
    Même avec son progrès crucial, l’humanité reste hypocrite
    Car chaque impair est reproduit quelles que soient les circonstances…

    Je n’ai jamais réussi à lire « Le Père Goriot » d’Honoré de Balzac que je trouvais par trop rasant dans mes années de lycée. L’ayant redécouvert sous la forme de livre audio, je me suis lancé dans l’expérience de le lire enfin sous cette nouvelle forme. Ça m’a appris deux choses : 1. C’est toujours aussi barbant ; 2. Finalement, ça ressemble un peu à notre époque que l’on qualifie de « moderne ».

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  • La lumière vierge

    La lumière vierge

    Sur un air de Fibonacci, j’ai vu danser dans la lumière,
    Toutes les fenêtres ouvertes sur les fantasmes de la vie.
    Comme des bras de galaxies qui naissent en avant-première
    Sur un monde de découvertes en peintures, pastels ou lavis.

    Leonardo Fibonacci est un mathématicien italien connu notamment pour sa fameuse série 1 1 2 3 5 8 13 21 34 55 89 144… qui converge vers le nombre d’or.

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  • La nature vierge

    La nature vierge

    La vie sait si bien imprimer, sur la matière, son empreinte
    Qu’on la croirait imaginée par un artiste créateur.
    Et les beautés qu’on voit primer dans ce merveilleux labyrinthe
    Vont par le cœur s’invaginer vers le pistil procréateur.

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  • Les forêts du lundi – 2

    Les forêts du lundi - 2

    Lorsque la rosée s’évapore sous la chaleur vierge du jour
    Les feuilles habillées de Lune de la dernière lunaison
    Pompent la sève qui s’incorpore pour aller saluer le séjour,
    Parmi fougères et callunes, de la plus belle des saisons.

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  • Les forêts du lundi – 3

    Les forêts du lundi - 3

    Quand sonne l’heure de la vierge du troisième volet de l’été,
    Je sens ces énergies spéciales comme un nuage de mystères.
    Les arbres brûlent comme cierges sous l’action de l’or reflété
    Sur la frondaison sapientiale des chênes et des conifères.

    Je remercie les chênes et des conifères de ma forêt d’Eschenberg de leur lumière sapientiale – c’est-à-dire qui enseigne la sagesse – de ce lundi matin.