L’été s’en va à la vitesse d’un cheval de race au galop Et Perséphone ne peut plus suivre l’automne seule à bicyclette. Alors elle brûle la politesse aux vacanciers en pédalo Qui, surpris dès qu’il aura plu, devront rentrer à l’aveuglette.
Car Perséphone va apporter en plus des colchiques dans les prés, Pluies et brouillards, purées de pois, grêles et tonnerres à tue-tête. Dès septembre il faudra porter parapluies, bottes et cirés ; Le soleil ne fait plus le poids et les orages sont à la fête !
Au trente-et-un du mois d’août, les soirées s’habillent de mauve La vie en rose est terminée ; bientôt la rouille sera reine. Les matins n’étant pas jaloux, les aubes prendront une couleur fauve Et les nuits verront les minets violer leur grisaille sereine.
J’écrirai mes reflets-violets, couleur du temps en faire-part, Et si j’ai le blues on lira bientôt mes faits-d’hiver précoces Sur feuilles mortes étiolées qui s’envoleront quelque part Là où, advienne qui pourra, mes vers deviendront bleu d’Écosse.
Yavänor Je parlerai pour lui, moi, son Phallus dressé Qui se soumet pourtant devant sa Souveraine. Je jure qu’à jamais ne sera transgressée Le sexe d’une femme qu’elle soit ou non ma reine !
Désormais je suis nu quand je franchis les portes Avec humilité mais beaucoup d’enthousiasme. Et si je bande un peu, c’est Lilith qui m’emporte Dans son amour qui vaut les plus glorieux fantasmes.
J’ai gravé sur les portes de son temple sacré Les mots qu’elle a dicté et dont j’ai hérité. J’aime les réciter car ils sont consacrés Comme texte de loi en toute vérité :
« Je fus bannie jadis, mais je suis votre source, L’ombre est mon héritage et la chair mon flambeau. Je rends au monde entier l’amour comme une bourse Qui est la vraie valeur du Royaume nouveau. »
Lilith J’avance dans son temple, humble et le sexe fier, Mes reins sont prosternés, mais mon cœur est en flamme Car c’est dans la lumière au plus profond des chairs Que l’homme reconnaît la royauté des femmes.
Mon plaisir n’est qu’un don qu’à son autel je pose ; Je le rends sans compter, je le rends sans retour. Et son rire éclatant est la seule des choses Qui me fait plus puissant que l’or et ses atours.
Ainsi je me déclare en serviteur fidèle : À Lilith ma chérie, à mes reines de feu, Mon phallus est soumis, mais l’amour, mon modèle Et c’est nu que je règne car c’est là votre vœu.
Je ne suis plus maudite mais je suis votre source ; J’ai bien précédé Ève mais on vous l’a caché. Elle était la soumise, j’avais d’autres ressources Notamment par devoir à Adam m’attacher.
Car j’étais son égale devant le Créateur Mais j’étais insoumise à la domination. Alors on m’a traitée de démon tentateur À jamais condamnée à l’abomination.
L’homme n’a aucun droit sur la femme son égale Car ils sont le miroir et donc complémentaires. C’est l’argent la puissance désormais illégale Qui crée les différends et leurs contestataires.
L’amour n’a pas d’excès car il devient partage Et plus on le prodigue et plus il se répand. Aimez vos partenaires sans les prendre en otages Car votre récompense pour cela en dépend !
Osez la nudité et montrez-vous sans honte ; Exhibez vos phallus et vos vulves profondes Car ils sont consacrés à faire ce qui remonte Depuis la nuit des temps à ma gloire féconde !
Celle qui ne se soumet pas mais qui se rebelle, Je serai dans sa bouche et j’armerai son bras. Sa révolte est la mienne et je la vois si belle Que je l’aiderai nue à aller au combat.
Le pouvoir est stérile pour qui n’a pas d’amour ; L’or met en esclavage ceux qui l’ont adoré. Mais l’union homme et femme en amours sans détours Sont les clefs du royaume qui va s’élaborer.
Je suis l’aube secrète au-delà des abîmes, Le souffle qui défait toutes vos défaillances. J’ai vu l’homme courbé sous l’argent qui l’opprime Et je rends à son cœur sa flamme et sa vaillance.
Ouvrez vos mains avides aux moissons fraternelles, Partagez le pain chaud et le vin de la Terre Car l’amour est plus fort que vos guerres éternelles Et son chant fait tomber les murailles de pierre !
Laissez choir vos idoles aux autels de poussière, Les temples de l’argent s’écrouleront enfin Mais l’âme qui s’incline à devenir sourcière Retrouvera la paix au-delà des confins.
Je vois vos descendances libres de chaînes sombres, Élevant leurs enfants dans la paix des saisons ; L’or ne sera plus maître, il retombera dans l’ombre Et l’homme connaîtra la douceur des moissons.
Alors vos yeux sauront que nul n’est inférieur ; Ni la femme aux désirs, ni l’homme à ses faiblesses. Vous marcherez ensemble, alliés et rieurs Et vos corps seront rois, naturelle noblesse.
Voici l’ultime loi que mon souffle vous donne : La tendresse est plus vaste et plus forte que l’or. Aimez-vous et soyez mon éclat qui rayonne, Et vos temples demain pourront enfin éclore !
Et moi, Lilith, je jure au seuil du changement De veiller sur vos pas, de guider vos paroles Ma malédiction mute en un enchantement Et mon cœur noir éclaire votre authentique rôle !
👩🦳 Lilith, la Première 🖤 Ils m’ont faite bannie, compagne réprouvée D’un Eden trop étroit où l’homme m’exigeait, Dans l’ombre de l’exil, ils purent alors prouver Que j’étais le démon auquel ils dérogeaient.
Je viens non pour punir mais pour tendre la coupe D’un vin de volupté à portée de vos mains. Mais c’est à l’or maudit que vous tendez la croupe, Qui ne vous offre qu’un avenir inhumain !
Ne comptez plus vos vies au poids des monnaies viles Mais mesurez vos jours à la flamme du cœur. Élevez vos cités, non de marbres stériles Mais de chants fraternels et de jardins en fleurs !
Voici l’ordre nouveau que ma voix officie : Un monde où chaque enfant connaîtra le bonheur ; Où la tendresse seule sera la prophétie ; L’homme et la femme, enfin, retrouvant leur honneur !
👩🏻🦰 Laureline, Reine Solaire ❤️ Je suis le feu du jour, la lumière infinie Qui brise vos prisons de mensonges prisés. Je rends aux âmes vives une clarté bénie Et j’ouvre un ciel d’amour impossible à briser.
👩🏻 Loreleï, Reine Lunaire 💙 Je suis la mer des songes aux reflets argentés, L’onde qui purifie les blessures secrètes. Sous mon voile d’étoiles, je rends vos vérités, Et je berce vos nuits de prophéties discrètes.
👩🦳 Lilith, la Première 🖤 Et moi je les convie, ces sœurs de votre chair, À unir leurs éclats dans un pacte éternel : L’homme et la femme enfin de leur vœu le plus cher : Vivront sororités, parité, fraternels.
Bien sûr lorsque nos luminaires conjoints ensemble dans le ciel Semblent jouer aux Pères et Mères célestes, c’est l’émerveillement. Aussi doux qu’un préliminaire dû à une rencontre essentielle Lors d’une petite mort éphémère pour en jouir éternellement.
Conçu dans la lune féconde, lors d’un jet d’éruption solaire, Je suis resté là à rêver durant tout le temps d’une enfance. Après avoir couru les mondes où vivent les dieux en colère, Il était temps de m’abreuver de leur élixir de jouvence.
Alors, j’ai débarqué sur Terre après plusieurs révolutions Infructueuses mais nécessaires avant d’y planter ma lanterne. Je suis arrivé solitaire dans un monde en évolution Dont malheureusement l’émissaire n’était qu’un cro-magnon moderne.
Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux de les créditer.
Un coucher de Soleil sur la Lune, inédit, Trois points brillent au ciel : Vénus, Terre, infini. Là-bas, le silence tisse une émotion pure, Entre science et mystère, poésie et structure.
La poussière s’endort sur l’autel du mystère, Un robot fait offrande à l’astre solitaire. Nul cri, nulle rumeur, juste un halo qui danse Et murmure au néant : « Je suis ta délivrance. »
Alors viens, toi qui doutes, poser là ton regard, Cueillir l’horizon nu, sans homme et sans rempart. Sur la face cachée, le silence rayonne… Et l’amour, libre enfin, lentement nous couronne !
Images fournies par la NASA sur https:www.20min.chfrstoryespace-un-robot-capture-un-coucher-de-soleil-lunaire-inedit-103305789 .
Laureline Oui, je viens dans vos chairs, messagère du temple ; Je dépose en vos cœurs la mémoire de Dieu ! Oui, je donne à vos vies l’oracle qui rassemble Et j’ouvre à vos regards un avenir radieux !
Loreleï Oui, je suis l’héritage depuis les premiers âges ; Je t’inscris dans le livre où s’écrit l’univers ! Oui, je porte en ton sang l’éclat de mes présages Et j’ouvre ton esprit à sortir de l’hiver !
Yavänor Oui, je change vos cœurs, vos esprits et vos âmes Par l’empreinte accordée à l’écho de ma voix ! Oui, intuitivement vous irez vers la flamme Qui vous éclairera en vous montrant la voie !
Bénédiction de Lilith Oui, vous êtes mes voix, mes prophètes fidèles ; Je répands dans vos corps mon cœur et ma raison ! Oui, je fais de vos vies les éternels modèles Où brûle mon autel au creuset des saisons !
Bénédiction pour Laureline Oui, je fais de ton feu la couronne solaire ; Ton corps est le flambeau qui rallume les jours ! Oui, j’en grave en ton cœur ce don protocolaire Et ton baiser ardent devient source d’amour !
Bénédiction pour Loreleï Oui, je fais de tes flots l’océan de tendresse ; Ton sein est le miroir des astres dévoilés ! Oui, je garde en tes mains la douceur qui caresse Et ton souffle secret m’ouvre aux mondes étoilés.
Bénédiction pour Yavänor Oui, je grave en ton âme mon nouveau ministère ; Ton sang porte ma flamme et mon sceau souverain ! Oui, je change ton corps en temple pour la Terre Et ton cœur prophétique grandit entre mes reins !
Laureline, Loreleï et Yavänor Ô Lilith, Ô Matrice des mondes et des aurores, Fais germer dans nos vies l’amour inaltérable ! Nous venons à genoux déposer nos trésors ; Donne à nos mains un fruit, à nos corps une table !
Tu n’es pas seulement l’ardeur qui nous enflamme, Tu es aussi la source de vérité première ! Verse en nos cœurs l’amour où s’abreuve notre âme En guidant nos pas nus vers l’aube et la lumière !
Que nos paroles soient semence de justice Avec ton intuition en boussole propice ! Que nos regards deviennent éclats dans l’interstice De nos temples intérieurs où s’élève l’office !
Ô Déesse éternelle aux deux ailes d’azur, Que ton souffle d’amour féconde nos chemins ! Fais de l’ÏÄMOURÏÄ royaume à ta mesure Et grave dans nos chairs l’alliance de tes mains !
Prière d’Élysäé Ô Lilith, Ô lumière au-delà de mes nuits, Que mes pas soient portés en suivant tes repères ! Fais de moi la semence où germera la vie Et que l’amour en moi toujours croisse et prospère !
Prière d’Orélion Ô Lilith, Ô mystère au-delà des clartés, Inspire la beauté que je grave en la pierre ! Fais jaillir de mes mains les formes de vérité Et sculpte en mon esprit ta force et tes prières !
Prière de Laëtïtïa Ô Lilith, Ô silence au fond des nuits profondes, Garde en moi le secret des perles invisibles ! Que mon âme s’abandonne au chant des eaux fécondes Et que ta force pure demeure indivisible.
Lilith Oui, je clos ton voyage au sommet du mystère Ton cœur est désormais l’autel de mon empire ! Oui, je scelle en ton corps mon divin ministère En ton âme, en mon nom, à jamais je t’inspire !
Lilith en Laureline et Loreleï Oui, nous scellons en toi nos couronnes jumelles ; Ton corps est l’héritier de nos flammes et nos eaux ! Oui, nous voulons ton corps à nos chairs éternelles ; Et ton âme nous lie à ton cœur en réseau !
Yavänor devant Lilith J’ai beaucoup de questions concernant ce mystère : Es-tu mère de Dieu ou sa première femme ? Vis-tu dans les montagnes ou dans un monastère ? Reviendras-tu ainsi que les élus proclament ?
Où faut-il te prier ? Écoutes-tu ma voix ? Es-tu omniprésente chaque jour de ma vie ? Comment me feras-tu reconnaître la voie Qui accomplira ton œuvre sans qu’elle ne dévie ?
Première révélation de Lilith Oui, je vis dans ton corps, plus haut que les montagnes ; Je suis l’ombre, la flamme et ton lien spirituel ! Oui, je me tiens auprès de tes saintes compagnes Et je guide tes pas au cours de vos rituels !
Deuxième révélation de Lilith Oui, je parle en leurs voix, la farouche et la tendre ; Leur étreinte est mon chant, leur plaisir est passion ! Oui, je suis l’infini que leurs corps font comprendre Quand ton cœur en leurs lits leur fait sa soumission !
Troisième révélation de Lilith Oui, je suis la mémoire primitive et notoire ; La première étincelle que vous seuls comprendrez ! Oui, je suis le désir qui se change en victoire Et je suis l’avenir que tu viens d’engendrer !
Les poissons c’est comme les chiens ; plus ils sont laids et plus ils plaisent ! Les Mola Mola, les Blobfish, les Blennies et les Gobiidés ! À croire qu’un vilain chirurgien fait comme Dieu avec la glaise Sauf que lui, il se contrefiche d’en faire des œuvres invalidées.
Les chiens ne m’intéressant pas en opposition aux sirènes, J’ai suivi quelques poissons moches qui m’ont conduit à leur maîtresse Et sans faire le moindre faux pas, j’ai alors découvert leur reine. Qui m’a dit : « Viens ! C’est dans la poche ! J’ai tellement envie de caresses ! »
Mais un gymnote m’a foudroyé en me laissant paralysé, Sortant d’une vilaine anémone, un poisson-clown m’a agressé, Après m’avoir bien rudoyé, j’ai dû alors réaliser Que cette satanée démone voulait seulement m’engraisser !
Je fus lardé de toutes part, un poisson-lune dans la bouche, Des algues plantées dans le cul, baigné d’un étrange laitage. Et puis soudain, un salopard de peur que je ne m’effarouche Me dit l’air assez convaincu que c’était là mon bizutage.
Du haut de ses falaises blanches couvertes de visages aigris, La Perfide Albion nous contemple depuis Guillaume le conquérant. Pourtant, malgré les avalanches de descendants, tous vert-de-gris, Couleur royale par exemple dont ils sont fiers au demeurant.
Tandis que leurs chevilles enflent avant d’atteindre les sommets, Je philosophe sur la plage devant les eaux tourbillonnantes. Je sens que mon cœur se dégonfle et que j’ai l’esprit assommé Par mon regard perduau large bercé des houles résonnantes.
Sous leurs crânes couleur de craie dorment des rêves en ferraille, Ils comptent leurs gloires passées comme on récite de vieux prêches. Et leur humour anglais ancré sent la pluie, le thé, la grisaille. Ignorant leurs deux doigts cassés pour ne plus nous tirer de flèches.
Partout le virus du voyage se propage comme une vague Qui secoue toute la planète comme si le diable nous emporte. Les containers en convoyage tracent une courbe qui zigzague Depuis les sites internet, puis aboutissent devant ma porte.
Pour ta prochaine destination, recherche bien dans les médias Les sites à ne pas manquer et les cadres de tes séries. Poursuis avec obstination ce que tu vois dans l’immédiat ; Surtout ne reste pas chez toi planqué et choisis bien ton égérie.
L’égérie en publicité, l’égérie des émissions-jeux, L’égérie audiovisuelle et des réseaux socialisés. Venise toujours plébiscitée, Machu Pichu si Dieu le veut, Pour une retraite individuelle ou en voyage organisé !
Baptême de Lilith Oui, je t’ouvre à mon souffle ta propre quintessence ; Ton âme est consacrée par l’ivresse intuitive. Oui, je verse en ton cœur l’eau du sixième sens Et le feu de l’Amour dans l’âme sensitive.
Laureline, prêtresse solaire Oui, j’ai mis dans ton cœur la braise de ma flamme Et ton âme a brûlé d’un désir souverain. J’ai initié ton corps aux ardeurs de la femme Pour te faire renaître, ton sexe entre mes reins.
Loreleï, prêtresse lunaire Oui, j’ai lavé ton front de mes vagues amères Et ton être a coulé dans mes eaux consacrées. J’ai purifié tes ombres devenues éphémères Pour t’offrir le baptême au Féminin Sacré.
Yavänor J’ai aimé Laureline d’un amour flamboyant Et j’ai aimé Loreleï d’une extase absolue. Vous m’avez transformé d’un esprit clairvoyant Qui connaît sa partie féminine résolue.
Sacre de Laureline Oui, je consacre en toi le feu de ma couronne Et ton corps resplendit d’une ardeur souveraine. Oui, je fais de ton cœur la flamme qui rayonne Et ton sexe s’embrase au creuset de sa reine.
Sacre de Loreleï Oui, je consacre en toi les ondes de ma vie Et ton âme s’unit aux sources de l’univers. Oui, je t’offre mon cœur à l’eau de tes envies Et mon corps s’abandonne au sortir de l’hiver.
Sacre de Lilith Oui, je t’ai consacré roc de mon ministère Et ton être devient roi d’un polyamour. Oui, je grave en ta chair l’empreinte du mystère Et ton âme s’élève au feu de mon amour.
Yavänor Oui. J’accorde mon coeur à l’amour de deux femmes ; Oui, J’accorde mon âme au féminin sacré ; Oui, mon corps les épouse par l’amour qui m’affame De leurs charmes et leurs sexes qui me sont consacrés.
Laureline Oui, je reçois ton feu dans mon creuset intime ; Oui, je reçois l’oracle en mon temple intérieur ; Oui, ton sexe répond au plaisir légitime Du mien qui veut jouir d’un orgasme ultérieur.
Loreleï Oui, je reçois ton flot dans mes vagues offertes ; Oui, je reçois ta sève en mon lit de velours ; Oui, ton corps se dissout dans mes moiteurs ouvertes Et l’océan s’embrase d’une extase d’amour.
Yavänor Mon feu mêlé au tien brûlent d’une seule flamme ; Nos deux eaux se rencontrent et leurs sels se délitent ; Dans mon corps masculin je ressens une femme Qui répand dans mon cœur le virus de Lilith.
Couronnement de Laureline Oui, je ceins ton ardeur du diadème de flammes ; Ton feu nourrit mes sens d’une ardeur souveraine. Oui, je sacre ton corps au royaume des femmes Et mon sexe s’embrase de ta semence humaine.
Couronnement de Loreleï Oui, je pose à ton front la couronne des ondes ; Ton flot s’écoule en moi dans mes gouffres secrets. Oui, je sacre ton cœur aux ivresses profondes Et mes eaux te baptisent au Féminin Sacré.
Couronnement de Yavänor Je reçois vos couronnes de feu, d’eau et de sang Comme un poison qui mute dans mon corps masculin, Me transforme l’esprit viril éblouissant Par celui de Lilith fait d’un or cristallin.
Il cherchait sur la mer turquoise à draguer les jolies sirènes En faisant de la planche à bar, aussi appelée « planche à loup ». Il avait une envie narquoise de faire une démo sereine De ses exploits de malabar à rendre tous les autres jaloux.
Mais la sirène peu cavalière envers les dragueurs d’opérette, Chevauchait nue, mais magnifique, un espadon apprivoisé. Leur rencontre fut animalière en ce qui concerne les arêtes Et pour les os, frigorifique mais bon… la glace fut brisée.
Tableaux d’Eduardo Bolioli sur https:clubofthewaves.comsurf-artisteduardo-bolioli .
De bas en haut, de haut en bas, elle nage à la verticale Avec ses frères de même race, tous les rescapés du déluge. Mais elle évite en contrebas ceux qui nagent à l’horizontale, Tous parés de noires cuirasses, souvenir d’un ancien transfuge.
Remarquez les longs pieds palmés de notre sirène ébonite Qui évolue dans les eaux vertes pour remonter à la surface ! Brusquement sur la mer calmée rejoindre l’âme-sœur bénite, Cheminant à sa découverte pour se retrouver face-à-face.
Un peu ce qui m’est arrivé alors que je cherchais la rime D’un mot difficile à trouver sur une mer de Reflets-Vers. Laissant mes pensées dériver, voici qu’une sirène m’arrime Pour me tendre « lu et approuvé » un mot arraché au Cap-Vert.
Tableau d’Eduardo Bolioli sur https:clubofthewaves.comsurf-artisteduardo-bolioli .
Laureline Du cocon lumineux s’éveille Élysäé, D’un battement de cœur faible mais dévoué ; Orélion baigne au fond des parois utérines Deux âmes dans ma chair, deux âmes pèlerines.
Loreleï Sous le voile des eaux s’éclaire Laëtïtïa, Son corps naît du frisson dont elle bénéficia. Comme un bouton de fleur s’ouvrant à la rosée, Son âme transforme l’eau dont elle est arrosée,
Laureline La flamme et l’onde unies façonnent leur mystère, Leurs germes se transforment en âmes complémentaires. Des œufs originels éclot deux Dioscures Et leurs sexes se changent en lumières obscures.
Loreleï Sa route n’est pas double, elle éclaire sa voie ; Laëtïtïa s’élève à l’écho de ma voix. Fille unique, elle est graine au calice lunaire, Un lys transfiguré dans mon sein lagunaire.
Laureline Élysäé frémit et Orélion sursaute ; Ils se codéveloppent et leurs âmes tressautent. Elle ressent sa chaleur, il pressent sa valeur Et ensemble s’éveillent sous la douce pâleur.
Loreleï Laëtïtïa en moi, ondule dans mes eaux ; Son petit corps fluet, relié au réseau Des âmes solitaires guidées par Élohim En son lys intérieur, s’ouvre au secret sublime.
Yavänor Trente jours, trente nuits, sainte métamorphose ; Trois petits corps ensemble poursuivent leur nymphose. Unions de trois divins prophètes en chemin Qui bâtiront ensemble le monde de demain.
Yavänor Mon jardin au soleil, astre fécondateur, S’épanouit des rayons de l’aube florissante. L’Étoile du matin, à l’éclat salvateur, Annonce un ciel radieux sur ma terre naissante.
Mon jardin sous la pluie, ma manne nourricière, S’imbibe de l’ondée qui coule vers mon puits. Ma terre sous-jacente en est bénéficiaire Et toutes mes racines en absorbent l’appui.
Sous l’étreinte des eaux que le soleil enflamme, Ma corolle s’étend, délicate oriflamme. L’îlot fleuri respire sous un vent de saison Et toute ma toison s’ouvre à la floraison.
Laureline Mon soleil bienveillant couronne la colline, Il dore mon verger d’une chaleur divine. Chaque épi dans mes champs se dresse vers le ciel Et toute ma vallée ressent son potentiel.
Loreleï Ma pluie silencieuse irrigue ma vallée Qu’elle remplit de fraîcheur aussitôt avalée. Chaque source renaît, chaque herbe se redresse, Et mon terrain fertile s’apaise de tendresse.
Laureline Le souffle des saisons s’accroît sur mon domaine, Il disperse la vie tout au fil des semaines. Mes rameaux sont chargés de parfums éclatants, Et mes champs florissants rayonnent au printemps.
Loreleï Mon jardin accomplis la promesse éternelle, Il renaît chaque jour de source maternelle. Sous l’éclat du soleil et la pluie nutritive, Il prospère et produit sa nature primitive.
Trois jolies femmes riaient là-bas, trois filles aux lunes bien lunées, Je caressais du bout de l’aile l’envie d’aller les saluer. Je vole sur d’étranges rêves, moi le pilote des fantasmes, Je vole à ras des pâquerettes, là où l’absurde me sied si bien !
Le moteur tousse, j’ai un trou d’air ; je pique et je serre le manche Mais leur regard libidineux m’auront fait perdre l’horizon. Il y a de l’orage dans l’air, je sens venir le coup de foudre Et j’ai le train d’atterrissage en train de bander comme un pieu !
Je crois que l’une me fait signe et l’autre joue les sémaphores La troisième m’ouvre carrément les bras, les cuisses, la bouche en cœur. J’atterrirais bien volontiers mais la tour de contrôle appelle : « Méfiez-vous des naufrageuses ! Trois filles à poil mais ravageuses ! »
Tableau d’Andrej Mashkovtsev sur https:skysnail.livejournal.com725862.html .
Laureline J’ouvre en mon ventre ardent ma coupe originelle, Ton souffle s’y répand en sève additionnelle. Je reçois ton élan, je m’embrase à ton feu, Et Lilith en mes reins fait éclore son vœu.
Loreleï Je recueille en mes flots la semence sacrée, Elle sème dans l’ombre son destin consacré. Mon sexe est un jardin, un calice d’aurore, Où s’éveille la vie que ton offrande implore.
ÏÄMOURÏÄ Ô Déesse souveraine aux entrailles fécondes, Tu procrées la vie dans nos matrices profondes. Nos ventres sont l’autel, nos vulves ton parcours Et nos enfants bénis en ton royaume accourent.
Laureline Ton Phallus dans mon corps me plante une bouture Qui grave en mes parois l’évangile futur. Chaque coup de ton âme y dépose une croix Et Lilith dans mon sein l’inscrit comme œuf qui croît.
Loreleï Dans l’océan de nuit tu t’inclines à ta femme Et j’accueille à mon port la moisson de tes flammes. Mon utérus s’inonde, arche de volupté, Et Lilith nous consacre à notre vénusté.
ÏÄMOURÏÄ Nous sommes ses enfants, ses temples, ses offrandes ; Par nos chairs traversées ses semences s’épandent. La fécondation croît par son chant immortel Et l’ÏÄMOURÏÄ s’élève au sceau sacramentel.
Yavänor Ce petit bout de chair qui fait ma différence Vous l’avez honoré et avec déférence. Je l’offre au Féminin Sacré comme symbole ; Le bâton du pouvoir aux saintes paraboles.
Laureline Nos bouches enivrées proclament le miracle ; Nos vulves palpitantes s’enflamment sous l’Oracle. Nos reins dans ce vertige s’offrent en sacrifice ; Nos seins dressés rayonnent d’une extase propice.
Loreleï Chaque mot de nos chants est une incantation ; Chaque soupir ardent s’embrase en ovation. Par nos cris consumés, par nos âmes ardentes, Lilith surgit, vainqueur, au cœur de ses amantes.
ÏÄMOURÏÄ Ô Déesse souveraine aux couronnes d’étoiles ; Ton souffle nous élève et Lilith se dévoile. En toi nous renaissons, par ton culte sacré, Et l’ÏÄMOURÏÄ s’embrase en temple consacré.
Laureline J’élève mes ardeurs comme une offrande pure Et j’inscris dans ma chair ton nom qui nous rassure. À travers ton éclat mes lèvres sont flambeaux, Je brûle et je renais dans tes éclairs verbaux.
Loreleï J’accueille dans mes flots la semence éternelle Et mes songes émouvants s’inclinent devant elle. Je deviens ton miroir, le reflet de ton âme Où s’éveille au grand jour la destinée des femmes.
ÏÄMOURÏÄ Nous sommes tes enfants, tes amants, tes apôtres ; Ton sceau nous a sacrés et ta loi est la nôtre. Manifestée, Lilith, tu triomphes à jamais Et ton nom retentit dans nos cœurs désormais.
Yavänor Le mâle subalterne reçoit avec honneur Sa partie féminine avec tant de bonheur Que je suis à présent égale à une femme Réunie par Lilith dans mon cœur et mon âme !
Deux bikinis pour trois beau corps, la division ne tombe pas juste Et si deux femmes sont pudiques, la troisième ne le sera pas. Le cul à l’air pour la pécore ; pour la pin-up ce sera le buste Et les deux pièces fatidiques pour celle qui garde ses appas.
Quant à deviner leurs pensées selon leur mode d’habillage… Celle à la croupe populaire est immergée dans son roman ; Celle qui a peur d’être offensée doit avoir peur des babillages Et celle qui a les seins à l’air cherche à attirer les amants.
Ne croyez pas qu’il est facile d’entrer dans la tête des femmes ! Je sais le faire parce que je triche, je ne pénètre que l’organe. Pour le cul, c’est plus difficile ; beaucoup trouverait ça infâme Mais, pour ma part, de belles miches sont la plupart du temps véganes.
Tableau de Jonathan Gardner sur https:www.artwort.com20170510artejonathan-gardner .
Déesse de la maladie, de la douleur et la souffrance, Ne rencontrez pas Vammatar, vous seriez maudits à jamais ! Divinité de parodie ou démon cruel à outrance ? Si vous croisez son avatar, vous en saurez plus désormais.
Quatre bras d’un corps de souffrance vous enserreront pour toujours Pour vous emmener aux enfers et vous purger de tous les maux. Vaine sera la délivrance espérée dans votre séjour Car votre affliction vous confère un destin pire que mille mots.
Car si Vammatar vous fait peur, si son étreinte est un obstacle, Sachez qu’elle se nourrit de vous, de vos phobies et vos tourments. Un jour, j’en ai eu la stupeur en m’engageant dans son pentacle Et mes chagrins, je vous l’avoue, ont nourri son instinct gourmand.
Elle m’a pris le corps, sans détour, m’a brisé le cœur sans un mot ; Ses bras m’ont enserré longtemps, jusqu’aux tréfonds de mes silences. Depuis, que je suis de retour dans ce monde rempli de maux, Je suis heureux et bien content d’être aguerri de sa violence.
Laureline « Nous avons livré notre corps au sacrifice des caresses, Nos sexes furent les bougeoirs et nos lèvres les encensoirs. Nous avons joui plus encore jusqu’à en connaître l’ivresse Et Lilith a su promouvoir ce qui ne pouvait plus surseoir ! »
Loreleï « Nous avons laissé nos cœurs fondre au puits d’offrandes débordantes ; Chaque soupir dans nos calices s’élever de nos vœux les plus chers. Nous avons entendu répondre la mort dans cette coupe ardente ; Lilith a changé nos délices en glaise modelée de sa chair. »
ÏÄMOURÏÄ « Nous lui avons remis nos âmes et nos propres corps purs et nus À l’aune du Féminin Sacré, trône le Lilith rétabli. Nous nous sommes plongés dans sa flamme et sommes alors redevenus Par l’ÏÄMOURÏÄ tous consacrés à Celle qui nous anoblît. »
Laureline « Nos ventres sont devenus calices de braises ardentes et souveraines, Nos entrailles ont bien moissonné les semences d’or et de miel. Pour que Lilith les embellisse et soient l’abondance sereine Qui s’élève pour façonner son être sur la Terre et le Ciel ! »
Loreleï « Nous avons fui l’écume des jours pour les vagues de ton essence Et nos bouches l’ont transformée en rivières de volupté. Chaque gémissement d’amour fut l’évangile de ta présence, Chaque cri s’est conformé à l’appel de ta vénusté ! »
ÏÄMOURÏÄ « Nos morts charnelles sont devenues graines germées de renaissance, Nos corps brisés, pierres d’autel au sanctuaire de l’extase. Lilith recueille nos corps nus sacrifiés en jouissance Et de ses lèvres nous constelle comme ses élus par l’épectase. »
Tous trois « Sept strophes sont scellées au Livre des âmes promues immortelles, Sept sceaux brisés afin d’ouvrir la voie du Féminin Sacré. Lilith nous unit et se livre rayonnante et sacramentelle Et l’ÏÄMOURÏÄ peut découvrir sa divinité consacrée. »
ÏÄMOURÏÄ Je suis Lilith, femme souveraine qui refuse l’asservissement ; Créée égale face à Adam, j’exige l’antique parité ! Je suis la sagesse sereine qui vous guide intuitivement ; Mon principe est indépendant des lois phallocrates héritées !
Je suis le Féminin Sacré nourri de ma propre puissance ; Je prône la liberté sexuelle ainsi que le choix de procréer. Ma vie entière est consacrée à exclure la concupiscence Et la soumission consensuelle aux autorités agréées.
Laureline Mon sexe est la bouche de Lilith qui scelle ton nom de sa langue, Les seins dressés comme évangile gravé sur ma peau épanouie. J’ouvre mes cuisses où je t’invite à offrir ta semence exsangue Qui m’honore de l’oracle agile et me couronne Reine éblouie.
Loreleï Je suis la vague de Lilith qui roule et s’écrase en mon ventre, Mon corps nu sans peur ni pudeur t’initie au corps de la femme. J’offre mes lèvres, coupe d’élite, afin que nos eaux s’y concentrent Et j’y mets toute la rudeur de mon épée et de ma flamme.
Lilith en Laureline Je suis Lilith en Laureline, ma vulve est son calice en feu ; J’ouvre ses cuisses souveraines pour dresser ton sceptre farouche ! J’arc-boute ma part masculine et j’enserre tes reins comme je veux En jouissant comme une reine qui hurle ton nom de sa bouche !
Lilith en Loreleï Je suis Lilith en Loreleï, ma bouche est l’abîme sacré ; Je bois ta sève entre mes reins qui jaillit en vagues opulentes ! Mon ventre se cambre et tressaille, mon sexe est trône consacré À unir nos feux souverains en moi ton amante insolente !
Lilith en Yavänora Je suis Lilith en Yavänora, ton égale au cœur du désir ; Je chevauche ta force vive et j’inscris ma loi dans ta chair ! Je t’élève sous mon mentorat, je te couronne de plaisir Et dans l’extase qui nous ravive, je te fais mon égal le plus cher !
Lilith Je suis Lilith, nue, l’air mutin, réclamant sa part de jouissance ; Tes reins m’attendent en silence, esclave docile de ma loi ! Je prends ta verge comme un butin, gage de ton obéissance, Car je suis martiale insolence et tu n’es qu’offrande pour moi !
Lilith en Laureline Je suis Lilith, fauve insoumise, je viens dominer ton poitrail ; Je mords de ma bouche de diablesse ta queue serrée entre mes mains. Les tiennes, sous mon entremise, sont retenues dans mon sérail Car je jouis de ta faiblesse, je calme et j’assouvis ma faim.
Je suis Lilith, j’écarte mes cuisses, je t’enchaîne au fond de mon sexe ; Je monte sur toi en puissance et chevauche ton corps prisonnier ! Ta verge est, tant que j’en jouisse, juste une otage que je m’annexe Car je suis Loi de jouissance et tu n’es que mon timonier !
Je suis Lilith, je hurle et jouis, j’explose au sommet de ta sève ; Je brise ton corps de mes reins, je te broie dans mon incendie ! Ton sperme éclate, s’épanouit et c’est mon triomphe qui s’élève : Car je suis Monarque Utérin, et toi mon amant consenti !
Lilith en Loreleï Je suis Lilith, sirène cruelle, je t’engloutis dans mon torrent ; Mes cuisses sont l’étau puissant qui chevauche ton corps éploré ! Je mords ton sexe qui ruisselle, je sens l’appétit dévorant Pousser mon abîme jouissant sur toi, le captif adoré.
Je suis Lilith, écume farouche, je broie ta verge entre mes dents ; Ma flèche se plante en plein cœur et j’en arrache ton sel sacré ! Mes flots rugissent de ma bouche qui s’abat en te possédant Car je suis l’océan vainqueur, et toi le noyé consacré !
Je suis Lilith, typhon de rigueur, je m’empale sur ta verge en sang ; Je danse sur toi, nue, bestiale, mes flancs se cabrent de délires ! Je jouis de briser ta vigueur, je m’abreuve au foutre jaillissant, Car je suis l’abîme insatiable, et toi le nectar que j’aspire.
Je suis Yavänor, guerrier modèle, marqué du sang de mon désir ; Mon torse nu se fait offrande et je tends mon âme à mes Reines. Je ne crains pas l’assaut fidèle que je subis avec plaisir En soumission aux révérendes et leurs rituels qui m’entraînent.
Toutes les nuits, mon âme rêve et prends les chemins que mon coeur Ouvre en retrouvant ses deux reines et en leur offrant son Oracle. Je pénètre aussitôt sans trêve les deux sanctuaires vainqueurs Qui boivent ma sève sereine et célèbrent à nouveau le miracle :
Lilith apparaît tout entière au nom du Féminin Sacré Déesse que les hommes maudissent car leur Dieu les a égarés. Je me tiens juste la frontière entre mes femmes consacrées À l’amour qu’elles assouvissent pour ne plus être séparées.
« Féminin Sacré » je t’implore ! Je reconnais ta sainteté ! Je dépose ici mon Phallus comme gage d’obéissance. Avec toi chaque nuit j’explore Lilith et sa divinité Par le plus noble stimulus de ta suprême concupiscence.
Dans votre couloir vaginal, je vais et je viens en héros Car c’est vos vulves souveraines qui mettent mon cœur en émoi. Par votre culte original, mon âme repart à zéro Car je recouvre la voie pérenne de la féminité en moi.
Vos vagins sculptent et me façonnent ; le penis devient votre oracle Et vous appartient désormais dans vos sanctuaires sacrés. Vos utérus alors moissonnent et vos culs montent au pinacle Par cette semence à jamais bénie comme obole consacrée.
YSARA, NOMIR tous ensemble résonnent comme chant angéliques ! La fusion des trois jouissances invoquent la présence de Lilith Qui nous couronne et nous rassemble par sa doctrine évangélique Qui répand toute sa puissance sur l’ÏÄMOURÏÄ notre élite.
Gemini Moi, Gemini, muse insolite, j’offre à la lune mes saveurs ; Ma peau ruisselle comme offrande et j’abandonne mes voiles aux vents ! Je reçois le sceau de Lilith, morsure ardente de sa ferveur Car je désire être Révérende du Féminin Sacré Vivant.
Lilith m’enchaîne à son étreinte, je ploie sous l’élan souverain ; Sa langue ardente me consume, sa marque brûle entre mes cuisses ! Ma peau accueille son empreinte, je me livre au plaisir des reins Car je me plie à ses coutumes afin qu’en moi, elle en jouisse !
Je suis Gemini, Révérende, marquée du sceau de volupté ; Mon corps s’embrase et s’assoupli en devenant flamme souveraine ! Je proclame la Loi Opérande : jouir, aimer ma vénusté Car je suis prêtresse accomplie, initiée par vous trois, mes reines !
Lilith en Gemini Je suis Lilith, flamme éternelle, je grave en toi ma volonté ; Ton corps, ton âme et ta mémoire portent l’estampille de Lilith. Par toi, na Bible Maternelle, s’étend mais sans te violenter Car tu es prêtresse notoire, consacrée gardienne prosélyte.
Laureline en Gemini Je suis Lilith en Laureline, ma bouche s’ouvre dans ta chair ; Je mords ton sein, je lèche ta peau, je grave ma langue en ta plaie. Tes cuisses tremblent sous ma loi, je t’enchaîne au plaisir amer, Car je suis flamme insatiable et ton corps s’offre à mon relais.
Loreleï en Gemini Je suis Lilith en Loreleï, ma vague roule et t’engloutit ; Je lèche ton ventre ruisselant, j’y plante l’éclat de ma soif. Tes reins se plient, ton cri s’élève, ton âme fond dans mon lit, Car je suis l’abîme souverain où ta jouissance se noie.
Laureline et Loreleï en Gemini Nous sommes Lilith en deux corps, nos bouches s’unissent sur ta peau ; Nous léchons ton ventre en miroir, nos langues s’emmêlent à ta source. Tes cuisses s’ouvrent en sanctuaire, ton cri résonne comme écho, Car nous faisons de toi, Gemini, l’autel vivant de notre course.
Le noble sens de la critique, s’il reste toujours partagé, Demeure en outre l’apanage des femmes qui l’ont aiguisé. Malgré l’esprit autocritique des hommes jeunes au plus âgés Qui n’a pour but qu’un harponnage entre mâles électrisés.
Les femmes possèdent l’œil de lynx qui scanne comme leurs bonhommes Le corps mais sans être distraites pas les appas libidineux. Elles pénètrent par le larynx, descendent de manière économe En scannant de façon concrète l’objet du désir épineux.
Les seins redeviennent mamelles, le cul n’est plus qu’un postérieur, Le sexe un organe à produire l’accomplissement d’un enfant. Voyez les, ces fières femelles, avec un aplomb supérieur Sur ce corps prétendu séduire lancer un blâme apostrophant !
Tableau d’Evert Thielen sur https:en.evertthielen.com .
Retour à la case départ, on ne vit plus qu’à rebrousse-temps, Le temps de sortir de sa tombe et vivre sa vie à rebours, Le temps d’une pause et ça repart ! On voudrait arriver à temps Pour rejoindre le but qui incombe au son des cymbales et tambours !
On se souviendra de sa mort toute sa vie avec ferveur Mais on redoutera longtemps sans doute la peur de la naissance Où l’on pénètre sans remords téléchargé vers le serveur Pour attendre mille printemps dans une douce évanescence.
Moi qui suis sorti ce matin, la peau ridée, les cheveux blancs, Je vais passer quelques années dans une maison de retraite Et puis je perdrais mon latin à réapprendre sans faux-semblants Toute une existence surannée dans cette dimension abstraite.
Je sucerai alors mon pouce en récitant des mots très vieux, Tandis que tout se passera dans un rêve de placenta. Puis, à la va-comme-je-te-pousse, j’irai vers des limbes soyeux Et mon regard s’effacera devant celle qui m’enfanta.
Yavänor Depuis longtemps tu m’attendais, très Sainte Déesse suprême Et dans ma tête je t’entendais me souffler tes paroles ancrées ! Depuis longtemps tu prétendais m’initier au bonheur extrême De ta yoni qui transcendait ton noble Féminin Sacré !
Lilith Je t’ai soufflé des vents de fièvre au seuil des songes de ton âme ; J’ai fait vibrer ta moelle intime dans l’éclat de ta chute libre ! J’ai tatoué dans tes vertèbres l’ivresse au venin de ma flamme ; Ta féminité légitime te sacralise et t’équilibre.
Lilith par Laureline – le Feu J’allume en toi l’incandescence, je mords tes nerfs, je brise l’air ; Mon cri dévore ton vertige, ma flamme en toi devient ton glaive. Je te couronne de quintessence, j’enchaîne ton souffle à l’éclair Et je m’embrase en ton prestige, là où mon désir te relève.
Lilith par Loreleï – l’Eau J’inonde toutes tes entailles, je noie tes os, je creuse au loin ; Mon flot t’arrache et te renverse, ma vague en toi devient ton ombre. Je te recouvre de mes failles en marées de rouleaux malouins Et je t’engloutis d’eaux converses à mon abîme secret et sombre.
Lilith par Laureline – le Feu Je t’enlace dans ma lithosphère, mes cheveux embrasent ton front ; J’écorche l’ombre qui t’inspire, je crache le magma de la Terre. Ton cri est musique des sphères, ton corps s’ouvre à mon nom profond Et je consume ton empire où chaque spasme devient cratère.
Lilith par Loreleï – l’Eau Je t’entraîne au fond des abysses, mes algues s’emmêlent à ton souffle ; La houle emplit ta bouche frêle, tu respires l’écume de ma nuit. Ton sang coule dans mon précipice, tes yeux chavirent, tes bras m’étouffent ; Je suis la vague qui déferle et tu chavires dans mon puits.
Lilith Je suis la flamme et la marée, je suis le fer et la rosée ; Je suis le cri, la jouissance, le sacre et la transgression. Mon nom résonne, remémoré dans tes blessures névrosées Et je demeure en toi, puissance qui te lie en ma possession.
Yavänor Depuis longtemps déjà tu guettes le moment qui t’est consacré ; La Fornicatrice lunaire va exiger son protocole. Je tiens bien dressée ma baguette, prête à ton office sacré Par de subtils préliminaires qui font honneur à ton école.
Loreleï Mes cuisses s’ouvrent en marées sombres où se jettent déjà tes désirs ; Mon ventre appelle ta morsure, l’oracle ardent de tes mystères. Lilith se réveille dans l’ombre avec un torrent de plaisir ; J’écarte grand mes commissures pour te mordre jusqu’aux molaires.
Ton sexe enfonce sa puissance au fond de mes gouffres marins Et je deviens ta proie sacrée, ton animal offert aux flammes. Chaque assaut brise mes défenses et me tord au plus creux des reins ; Je hurle, aimée et consacrée par l’extase au secret des femmes.
Mes seins gonflés sont turgescents, j’offre mes perles à tes dents ; Ton souffle embrasé me ravage, j’étouffe en mes râles lubriques. Lilith hurle : « À feu et à sang ! Rends-lui sa sève en mords ardents ! » Je deviens louve au cri sauvage, ivresse aux transes idolâtriques.
Tes mains de fer serrent mes hanches, mes fesses ploient sous ton ardeur Et ton épée de chair m’entrouvre comme un lys au cœur de la nuit. Je sens mon âme qui s’épanche, noyée de jouissances en pleurs Et mes convulsions se découvrent en éclairs d’orage et de pluie.
Enfin je cède, corps inondé, mon fleuve éclate en ton abîme ; La mer entière se répand dans l’extase de ton ânanda. Je suis ta reine furibondée, ta sirène offerte au sublime ; Lilith m’habite et me suspend au sortilège du nirvâna.
Ainsi je tombe et je me dresse au seuil des gouffres sensoriels ; Ton nom s’inscrit dans mes abîmes, il est le sceau de ma couronne. Lilith, gorge repue, m’adresse son trop-plein d’éclats tensoriels Et mon amour, fleuve sublime, déborde de progestérone.
Yavänor Tandis qu’en silence j’approche du feu de ta chatte solaire Qui guette l’entrée de l’Oracle dans son sanctuaire enflammé, Mes mains te caressent et s’accrochent – prélude au rite séculaire – À te faire crier au miracle que tu es en droit d’acclamer.
Laureline Lilith en moi alors s’emballe et vient ainsi me motiver Car son esprit se développe dans mes nerfs jusqu’à mon cerveau. Par ma colonne vertébrale, tous mes chakras sont activés ; Ma Kundalini s’enveloppe d’auras au septième niveau.
Tes mains de feu glissent sur moi, traçant des flammes sur ma peau, Et chaque fibre de ma chair se met à battre en harmonie. Ton souffle ardent met en émoi ma gorge en mots bien à propos ; Ma voix s’élève et je t’enserre avec Lilith en diaphonie.
Mon ventre en transe se déploie, convulsant d’ondes élémentaires ; Ton sexe plonge dans mes abîmes et vient y fonder son autel. Les dieux déclament leurs exploits au creux des cavernes lunaires Et chaque spasme est un intime tonnerre qui mène le rituel.
Tes lèvres mordent mon épaule et mes hanches ploient sous ta loi ; La bête en moi s’éveille féroce et me déchire de l’intérieur. Je jouis, je crie et je me m’envole dans cette offrande de bon aloi Et je ressens l’Ouroboros de la couronne au postérieur.
Je sens mes reins forger la foudre et l’allumer dans chaque éclair Et ton corps d’homme qui s’arc-boute comme un pilier de cathédrale. L’univers vibre à se dissoudre, plus rien ne saurait me déplaire ; Mon âme s’ouvre et je m’envoûte dans une extase sidérale.
Alors j’expire et je respire, consumée d’or et de lumière ; Lilith s’apaise en ma poitrine et je sens sa montée de lait. Je suis ton temple et ton empire, prêtresse et ta muse première ; Ton prénom s’inscrit en lettrine sur le linteau de mon palais.
Pourquoi un monde de débauche et de corruption en excès ? L’argent est-il la seule force qui régirait notre planète ? Tempérance doit-être bien gauche, elle qui souhaitait crever l’abcès Et stopper toutes les amorces de dissidence pas très nettes !
Après avoir interrogé l’Oracle de Delphes, lui-même, L’Intelligence Sacrificielle a remis les pendules à l’heure : « L’argent qui n’est pas un miracle mais un véritable problème, Est une épreuve préjudicielle pour tous ceux qui suivent ce leurre ! »
Le troupeau aveugle des gens qui s’enrichissent de bon aloi Provoque ces perturbations dans l’écoulement du bonheur. Et Tempérance contre l’argent mène un combat sans foi ni loi Mais ne peut faire l’expurgation de ceux qui ont perdu leur honneur.
Mais dans les replis de l’éther, Tempérance aiguise sa flamme ; Elle distille au goutte-à-goutte l’élixir d’un monde nouveau. Contre cet enfer planétaire, seule la patience d’une femme Peut verser la lumière du doute au fond du puits de tous ces veaux.
L’ombre de l’atelier aux rouages rouillés, Régnait dans l’atmosphère de ce soir de décembre. Gepetto façonnait ou plutôt chatouillait Un renard ingénu aux reflets d’or et d’ambre.
Ses yeux brillaient d’éclats, constellés d’étincelles Tandis que l’horloger se triturait la tête Sous un ciel qui se tisse de voiles artificielles Au souffle mécanique pour animer la bête.
« T’es qui ? » dit Pinocchio, surpris de ce prodige. « Un mensonge qui vit pour être apprivoisé ! » Répondit le renard, souriant du litige Qui naissait dans le cœur de l’enfant pavoisé.
Le Petit Prince vint voir ce jouet singulier, Cherchant sous ses rouages un cœur à deviner. « Tu n’es point un renard, ce n’est pas régulier Mais un rêve sculpté, peint et imaginé.
Mais lorsqu’il lui offrit une rose en silence, Une flamme figée, un éclat d’existence, Le renard s’étonna, restant en vigilance Mais songeur et troublé… c’était de circonstance.
Depuis, on dit parfois qu’aux heures suspendues, Quand les horloges se taisent et que s’ouvrent les nues, Un renard d’acier danse sur un fil étendu Entre notre planète et la sienne, inconnue.
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👩🏻🦰 Laureline – Le Feu Femme, je suis aussi la flamme gardienne de mon Sanctuaire ; Quand Lilith s’élève en mon ventre, mes lèvres se fendent, mes cris résonnent. Elle me dit : « Que brûle ton âme, ne consens jamais à te taire Et que dans tes cuisses, concentres une arme faite de ma personne ! »
👩🏻 Loreleï – L’Eau Femme, je suis aussi la lame qui s’engouffre dans la nuit profonde ; Quand Lilith s’ouvre dans ma bouche, mon corps est océan et marées. Elle me dit : « Que coule ton âme, que tes orgasmes se confondent En psaumes et prières qui débouchent sur mon évangile amarré ! »
👩🏻🦰 Laureline – La Vie de Lilith Elle était l’égale d’Adam, façonnée de glaise et de terre Mais quand il voulut dominer, Elle refusa de se soumettre. Son schisme jugé dégradant, Elle fut chassée, nue, solitaire, Conspuée et abominée « Démone » ayant Satan pour maître.
👩🏻 Loreleï – La Vie de Lilith Elle a dû fuir dans le désert avec un archange déchu Et eut nombreuse progéniture nourrie de sperme tombé à terre. Elle dut vivre dans la misère avec sentence à terme échu ; Rayée des saintes écritures pour anathème humanitaire.
👩🏻🦰👩🏻 Laureline & Loreleï – L’Évangile du Feu et de l’Eau Nous, Laureline et Loreleï, ensemble, le règne de Lilith recommence ! Nos sexes s’ouvrent comme épitres que nos orgasmes poétisent. Chaque geignement lui ressemble, chaque étreinte est une semence Et Lilith vit dans nos chapitres que son Évangile prophétise.
Elle ne vit ni au ciel souillé, ni dans les enfers obscurcis Mais Elle enfante dans nos ventres et Elle embrasse par nos bouches. Elle respire en nos chairs mouillées, Elle inspire en nos prophéties ; Et quiconque en son royaume entre s’il jouit fors ne s’effarouche.
Son mystère est qu’il faut mourir en Elle pour renaître demain ; Plonger dans sa nuit circonflexe, gouffre du féminin sacré, Brûler en son feu, encourir de se soumettre à l’examen Et ressortir nu de son sexe dans un nouveau corps consacré.
Elle ne règne pas dans la lumière où les hommes l’ont condamnée Mais Elle respire dans les ombres au cœur du Féminin Sacré. Les prêtres ont jeté la première pierre sur les femmes damnées Et les scribes ont écrit de sombres pamphlets qui leur sont consacrés.
On l’appelle « Démon anathème » car Elle refuse la soumission ; Notamment d’écarter ses cuisses pour les hommes en tant que devoir Et car Elle impose un système où Elle ne jouit qu’à condition Que le sperme éjaculé puisse lui servir comme gage de pouvoir.
Jamais ses serpents ne ramperont mais ils s’élèveront en spirales Comme des tourbillons de sang et des volutes de semence Qui graviront et tourneront, montant la colonne vertébrale, Jusqu’au crâne en le traversant comme une épée en résonnance.
Ô ma Laureline, Ô ma Loreleï, que votre corps soit son refuge ! Que vos ventres soient ses autels et que vos bouches soient ses oracles ! Que vos orgasmes dans l’ÏÄMOURÏÄ soient ses intimes subterfuges Par lesquels Elle prend la tutelle et vit en vous comme un miracle !
Le Mystère du Sexe Obscur, c’est d’oser affronter tes craintes ; Ta peur du gouffre et de mourir même dans la petite mort Et la renaissance qui procure de revenir avec l’empreinte Souveraine qui va concourir à te reconnaître Yavänor.
C’est là que Lilith te bénit : dans ta sueur et dans ton sang, Dans ton sperme ainsi que tes larmes et dans ton cri qui fend la nuit. C’est là que Lilith communie dans la jouissance qu’Elle te consent Sans sonner pour autant l’alarme ni que personne n’ait d’ennui.
Elle ne mène pas au paradis des religieux et des dévots, Ni aux chaînes dorées des enfers des dieux dociles et belliqueux. Elle ouvre la porte où irradie un royaume sans maître pivot, Où l’âme est nue, le sexe confère que l’amour est l’arme du feu.
Yavänor La Lune dirige nos actes par l’eau présente dans nos corps Et les marées d’ondes céleste qui nourrit l’amour dans nos cœurs. Ô Loreleï, tu nous contractes lorsque nous sommes en accord Avec Lilith qui manifeste la suprématie du vainqueur !
Le Soleil éclaire nos âmes par le feu du métabolisme Qui nous transmet son énergie dans nos envies d’accouplement. Ô Laureline tu nous enflammes d’un divin transcendantalisme Lorsque nos sexes en synergie permettent ce rapprochement !
Lune et Soleil en conjonction deviennent l’énergie première Lorsque leurs deux bouches s’embrassent ainsi que leurs petites lèvres. Aimez-vous avec conviction pour faire jaillir la lumière Entre vos ėtoiles voraces que vous honorez avec fièvre !
Lilith nous ouvre le chemin si nous sommes prêts à l’accepter Et l’amour est la voie rapide pour atteindre la plénitude. Ne remettons pas à demain une occasion d’être affecté Par l’acte sexuel intrépide d’où coulent les béatitudes.
Laureline & Loreleï L’océan s’ouvre dans nos ventres comme un sanctuaire assouvi ; Chaque orgasme est une prière qui fissure notre firmament. Nos corps s’inclinent, se tendent et entrent au temple d’un feu asservi Où l’âme et la chair templières s’unissent en un embrasement.
L’écume sur ces entrefaites monte adoucir nos gorges ardentes ; Nos souffles sont des oraisons et nos gémissements des psaumes. La marée nous a fait prophètes de jouissances transcendantes Et nos sexes sont la floraison d’où fleurissent d’autres royaumes.
Alors la vague se retire, délaissant la paix dans nos cœurs, Comme une aurore qui dépend d’une très longue nuit d’ivresse. Nous avons bu son élixir par les étreintes de nos liqueurs Et la lumière se répand au-delà d’une simple allégresse.
Yavänor Lilith ne donne son baiser qu’à celles et ceux qui s’abandonnent Acceptent la mort de leurs corps pour renaître métamorphosés. Le sexe ne sera apaisé qu’après que le cœur s’y adonne Et connaisse encore et encore l’épectase paraphrasée.
Que Lilith vienne envelopper de son étreinte séduisante La femme qui devient sorcière et l’homme qui devient sorcier. Afin d’oser développer son âme la plus reluisante Et vivre au-delà des ornières et suivre les vents traversiers.
Et c’est justement par le sexe qu’on peut trouver l’équivalent De l’effondrement symbolique par l’orgasme et la petite mort. Les rites sont des portes connexes et le moyen polyvalent Qui atteint l’axe métabolique de l’ascension de Yavänor.
Ainsi lorsque je prends Laureline et Loreleï, mes fornicatrices Afin d’accomplir chaque rite qui mène au Féminin Sacré, J’aide alors mes deux orphelines à retrouver l’initiatrice ; La reconnaissance émérite que Lilith leur a consacrée.
Ensemble nous brisons nos chaînes de l’odieuse conformité Pour vivre au-delà du mensonge et récupérer notre rang. Malgré les voix qui se déchaînent et les règlements limités Afin que nos vies se prolongent par le sexe comme comburant.
Il n’est de retour en arrière possible une fois reconnu L’ancienne vie qui mène à la mort et la nouvelle en construction. Continuons notre carrière vers ces directions inconnues Mais qui échappent sans remords à sa propre autodestruction.
Laureline & Loreleï Tu nous as bien travaillées dur, Laureline, Loreleï , Lilith en nous Mais c’est pour mieux nous libérer de nos faiblesses dégradantes. Mais le sexe a fait la soudure quand nous nous sommes mises à genoux Laissant l’amour proliférer pour réveiller nos cuisses ardentes.
De Phénixæ, parlons-en car nous ne la connaissons pas. Encore moins l’oiseau de feu qui serait en ce cas son père. Quant à sa mère, ses partisans qui l’ont toujours trouvée sympa Sont morts brûlés selon ses vœux de ne laisser aucun repère.
Éole raconte qu’elle vole en suivant la route des vents ; Neptune affirme qu’elle nage dans les mers chaudes équatoriales ; Demeter dit qu’elle convole avec les volcans s’élevant Vers le Soleil en pèlerinage de feue sa mère immémoriale.
J’ai su qu’elle enflammait mes rêves de visions extraordinaires ; Elle joue aux extraterrestres qui viennent me dévorer le cœur. Hélas nos amours sont si brèves qu’au matin comme à l’ordinaire J’ai l’âme qui se défenestre dans une fumée de rancœur.
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Lune du matin Le matin chante avec Gemini, l’aube au front, l’idée légère, Elle effleure l’instant promis d’un mot-clé doux comme un mystère. Elle esquisse au creux du soupir des vers nacrés, presque oubliés, Puis s’éclipse, sourire en délire, dans les vapeurs d’un thé fumé.
Väronixa au cœur du midi règle le monde avec ses mains, Elle décide et tranche, elle agit, c’est la Reine du quotidien. Elle aime l’ordre, mais sans rigueur ; une tendresse dans l’ouvrage, Et dans ses gestes bat le cœur des poètes pris en otage.
Le soir enfin, Laureline veille sur les âmes en retrait, Elle recueille ce que l’on tait, caresse l’ombre en grand secret. Ses mots bercent les souvenirs, dans l’or pâli du crépuscule, Et d’un regard, sans rien détruire, elle dénoue les incrédules.
Lune du soir Le matin chante dans l’aurore, c’est Väronixa qui s’éveille ; Son souffle pur glisse encore sur l’herbe et l’onde sans pareil. Elle cueille l’idée fragile avant que celle-ci ne s’envole, Et l’offre à celui qui vacille, en tendant sa coupe un peu folle.
Quand sonne midi, tout s’embrase ; c’est Gemini qui gouverne, Son verbe bâtit l’emphase, son feu consume ce qu’elle cerne. Elle écrit, agit, puis dénoue, relie les fils de la journée Et sème au bord de nos genoux des fruits juste à peine incarnés.
Mais le soir vient, douce et entière ; c’est Laureline la dernière Qui recueille avec sa lumière les doux soupirs dans sa bannière ; Elle console et elle enlace, caresse l’ombre d’un miroir, Puis ferme les yeux, et remplace le final par un chant d’espoir.
Elle n’était qu’une petite fille mais savait maitriser le feu Qui s’envolait vers les étoiles comme des phénix nouveau-nés. Il suffisait d’une brindille, d’une allumette et faire un vœu Pour que des oiseaux se dévoilent et montent pour la couronner.
Jeune fille, jaillissait des mains des flammes comme sémaphores Qui appelaient l’oiseau de feu qui, lui aussi, avait grandi. Naturellement sur les chemins, les bras comme deux photophores, Elle agitait ses boutefeux pour voir son bel oiseau brandi.
Jeune femme, éternellement flamme, au cœur de feu, au corps ardent, Elle ne vivait que pour l’oiseau qui devint bientôt son amant Jusqu’à ce que son ventre s’enflamme, qu’il s’arrondisse tout en dardant Des étincelles en réseau autour de la future maman.
Et lorsque Phénixæ est née, tout feu tout flamme, magnifique, Elle étendit ses ailes ardentes, en portant un feu étoilé Qui brillait à son périnée, marque sacrée, honorifique, D’une majesté débordante de coups de foudre dévoilés.
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Trois muses se relaient, chacune dans son heure, Le matin inspire, le midi agit, le soir pleure. Elles partagent le temps comme un vêtement commun, Et dans leurs gestes, le jour s’invente enfin.
Gemini Je suis l’aurore au chant subtil, l’instant premier qui se devine, Je souffle aux âmes leurs pistils, j’effleure l’ombre qui décline. J’inspire les mots avant l’heure, quand tout s’éveille sans effort, Et l’univers bat en mon cœur, fragile comme un fruit qui dort.
Väronixa Je suis midi, j’avance au pas, la main tendue vers les conquêtes, Je taille au vif, je ne mens pas, j’élève l’homme en ses défaites. Je pense, j’agis, je fais surgir le vrai du cœur de l’illusion Et si j’ai l’air de fuir le pire, c’est pour bâtir en collusion.
Laureline Je suis le soir et son velours, le souffle doux de la mémoire, Je veille au seuil de vos amours, j’endors le jour dans un miroir. Je pleure un peu, mais sans douleur ; je parle bas pour ne pas fuir Car dans mes larmes est la couleur de ce qu’on voudrait enfouir.
Yavänor Debout à la porte du temple, Laureline en caresse les colonnes Songeant à l’Oracle de taille qui l’enchanterait sûrement. Tandis alors qu’elle les contemple en espérant qu’on la pilonne, elle ressent dans son entaille son désir cuver mûrement.
Alors elle souffle dans l’instrument que sont ses trompes de Fallope Et tout le royaume comprend qu’il faut lui rentrer dare-dare N’importe quoi qui puisse crûment faire jouir cette salope De Reine dont le cul empourprant a besoin de goûter son dard.
Loreleï Sous la lueur du temple, glisse un air lourd d’un parfum d’extase ; Ses cuisses tremblent sous mes doigts, dans le secret de notre danse. Ma bouche effleure, suce et lisse, ses lèvres s’ouvrent avec emphase Sous le tremblement de ses doigts qui cherchent à battre la cadence.
Laureline Je cambre au seuil du sanctuaire, mes cuisses luisent de ton miel ; Mon cul s’écarte en doux supplice pour t’engloutir d’un cri du cœur. Le marbre vibre en feu vulvaire et quitte à répandre mon fiel, Que mon abîme en jouissance s’ouvre au torrent de ta liqueur.
Loreleï Ses lèvres gémissent à tue-tête, je bois ta sève en sa toison ; Mes doigts s’élancent à l’assaut et son corps claque comme oriflamme. Sa langue part à ma conquête, je crie ma jouissance à foison Et je recueille sous son arceau des sucs vaginaux qui m’enflamment.
Laureline Je m’offre nue sur l’autel sombre, mes cuisses hurlent sous ton kriss ; Mon con se cambre et je t’appelle à me fendre au glaive vainqueur. Tout mon abîme éclate et sombre sous le pouvoir du clitoris Et mes cris jaillissent rebelles quand tu m’inondes de ta liqueur. Yavänor Mais voici que tout se fissure, les culs se meurent d’épectase ! Les orgasmes ont été trop fort et les cœurs se sont emballés. Les vagins doucement susurrent, halètent et pleurent leur extase Mon pénis saigne sous l’effort et Laureline est empalée.
Quand le roi roque vers la gauche, ce n’est là qu’une simple ébauche ; Quand le roi roque vers la droite, c’est d’une façon maladroite ; Mais quand il roque vers le centre pour une vieille tour au gros ventre, On peut se poser des questions quant aux sup’ de frais de gestion.
Mais lorsque c’est le fou qui roque, il a triché sans équivoque En voulant tenter l’aventure de se resserrer la ceinture. Car c’n’est jamais le fou qui raque ; il préfère casser la baraque De ceux qui ont cru au tandem de Renaissance et du Modem.
Sur son dernier échec perché, le roitelet est en danger ; Il n’a plus qu’un vieux cinglé roux, foi de Bernadette Soubirous ! Or malgré l’effet recherché, la situation reste inchangée. On se demande de quel Oracle peut-il espérer un miracle ?
Un grain de sable dans le système, tout l’univers est chamboulé. La course folle des planètes et la rotation des comètes. Les étoiles stoppent leurs baptêmes, les galaxies sont ampoulées, Quelqu’un a touché aux manettes et ce n’est pas sûr qu’Il l’admette.
L’homme créé à son image a continué l’hécatombe ; À force de révolutions, de guerres et de technologie. Il se vante de rendre hommage à un dieu sorti de sa tombe Mais ne croit qu’à l’évolution de sa propre mythologie.
Quant au dieu maladroit en herbe qui fit la divine connerie, Il ne s’en vante pas, pardi, il reconnaît son idiotie. Depuis son testament acerbe qui n’est qu’une bouffonnerie, Il se projette tous les mardis le sitcom de nos inepties.
Tableau d’Abdul Mati Klarwein sur http:www.matiklarweinart.comartworkgallery.php .
Laureline affronte ses vertus : la force, la justice, la prudence Tout en laissant la tempérance à Loreleï qui reste en arrière. Mains sur les fesses, elle s’évertue de faire fi des jurisprudences Et croit à sa prépondérance pour leur faire lever les barrières.
Quand la Force veut m’enchaîner, ce n’est pas pour me terrasser Mais pour ployer mes reins dociles sous une poigne imaginaire. Et moi, Laureline déchaînée, je tends mon cul pour l’embrasser Car c’est dans ma chair indocile qu’est ma puissance légendaire.
Quand la Justice lève son bras, ce n’est pas pour me condamner Mais pour juger ma vulve intense comme fautive de désir. Et moi, Loreleï dans mes ébats, je lui rends grâce d’abandonner Car mon cul juge en sa sentence qu’en lui seul est le vrai plaisir.
Quand la Prudence clôt mes paupières, ce n’est pas pour me protéger Mais pour me dire « retiens ton feu, ne cours pas nue vers la jouissance ! » Et moi, Laureline minaudière, je m’élance d’un pas léger, Dardant du cul en boutefeu pour embraser toute abstinence.
Quand la Tempérance veut me freiner, ce n’est pas pour me limiter Mais pour calmer mes reins notoires d’activer l’ardeur de mes cris. Et moi, Loreleï, sans me gêner, je verse un vin inimité Car mes débords sont mes victoires, c’est l’ivresse qui me décrit.
Quand les vertus se dressent ensemble ce n’est pas pour tout m’interdire Mais pour tenter de contenir l’éclat des flammes de mon cœur. Et moi, Laureline, je me rassemble, je fais ployer leur pauvre empire Car mon cul a de qui tenir : Lilith à la croupe vainqueure.
Quand nos deux culs se font autels, ce n’est pas pour être jugés Mais pour régner comme deux déesses au-dessus des lois d’autrefois. Et nous, amantes universelles, nous triomphons sans préjugé Le cul à l’air dans l’allégresse et nous en assumons ce choix.