La loi des vases communicants s’exerce aussi avec l’amour ; Plus un cœur impatient se penche, plus l’envie en déséquilibre, Dès le matin en paniquant, recherche le prince glamour Afin que le désir s’épanche et retrouve son équilibre.
Toutes les nuits, l’âme s’envole au-dessus des actes manqués Où j’ai échoué par déraison et où je me suis empêtré. Elle observe mon zèle frivole tout au long des chemins flanqués De clôtures et de maisons où je n’ai pas su pénétrer.
Vénus prend l’arc de Cupidon et l’esprit de la chasseresse Lorsqu’elle doit percer, dit-on, les cœurs cerclés de forteresses. Chaque victoire de l’amour qui parachève une aventure, Pour marquer l’acte de bravoure, porte une plume à sa parure.
Le monde est un conte de fées remplis de vides et de trous Que je comble un peu tous les jours de mes rencontres et mes acquis. La mort me fait philosopher, la vie m’amuse peu ou prou Et quand vient le temps des amours je conclus par l’acte requis.
Ainsi s’en vont les émotions transportées par le temps qui passe Avec les pires absurdités de tous les soucis de la vie. Les blessures et les commotions sans queue ni tête qui me dépassent Mais qui font la diversité à laquelle je suis asservi.
Le Gode Michel perdit sa chatte et cherchait qui la lui rendrait Lorsqu’il rencontra sa voisine en train de se la peloter. Le Gode, en voyant la goujate, lui fit savoir qu’il la prendrait Sur la table de la cuisine aussitôt que déculottée.
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Les voyages collectent un trésor qui se distille dans le cœur, Jolis bijoux de souvenirs, divins alcools de l’aventure, Dont mon nabuchodonosor améliore sans cesse la liqueur Pour trinquer et me soutenir vers de prochaines villégiatures.
Quand le sommeil me déshabille petit à petit la conscience, Au dernier vêtement ôté, j’atteins l’âme nue véritable. Par conséquent, je m’éparpille, dans une impudique insouciance, En rêvassant, déculotté, des fantasmes inexplicables.
Les belles amours du passé et d’ailleurs ouvrent une fenêtre Où j’aperçois l’intimité cachée dans les pages d’un livre. J’y joue le témoin compassé envers les héros et les traîtres Dont les intrigues illimitées m’éclairent sur ma raison de vivre.
Tableau « Mujer en oración » de Julio Romero de Torres.
Il reviendra comme un printemps qui fait fleurir les amourettes Et souffle la brise d’amour sur les jeunes filles en fleurs ! Il viendra boire leurs vingt ans, il viendra leur conter fleurette Et sonnera le compte à rebours qui apaisera tous les pleurs.
J’aime ce ton bleu-orangé qui donne aux heures nostalgiques L’aspect d’affiches de voyages ou de tableaux impressionnistes. Un goût exotique étranger qui échappe à toute logique Et qui prépare l’appareillage d’un vol nocturne illusionniste.
Tableau « The nostalgic hour on the Me Nam » de Galileo Chini.
Une montée en altitude, cinq ou six centaines de mètres, M’apporte la vue nostalgique sur mon petit monde local Plongé d’une douce quiétude et moi, qui suis assis sans maître, Semble un naufragé léthargique comme un poisson hors du bocal.
J’entends tant de carambolages de nouvelles fausses ou vraies, J’aperçois tant de démesures à propos du confinement, Que j’en subis le décalage les jours fériés, les jours ouvrés, Pour trouver de la nourriture malgré l’emmagasinement.
En dépit de tous mes efforts pour attirer son attention, Elle restait indifférente à mes appels désespérants. J’eus beau jouer les sémaphores et montrer mes belles intentions, Elle demeura persévérante dans un silence exaspérant.
Avec Vénus aux quatre bras et Cupidon aux quatre vents, L’amour bascule en ma maison son venin sans modération. Vive piqûre de cobra, tendre saignement émouvant Brûlent mon cœur et ma raison par la folie de la passion.
Du petit chat de Rabelais au gros matou de Du Bellay, Le félin détient la nature d’inspirer la littérature. Des pleurs du mâle de Baudelaire à la langue de chat de Voltaire, Musset souscrit à la légende envers la chatte de George Sand.
Dans le vitrail de la nature, les reflets flirtent avec les ombres Contrastant la musculature du jeu des peaux claires et sombres. L’amour en lumière s’évoque par les oiseaux à contrechamp Avec un paon sans équivoque chanteur de charme au contre-chant
Entre rêves et réalité, il m’est arrivé d’hésiter À suivre un monde d’idéaux ou tomber désillusionné. Par chance ou par fatalité, par patience et ténacité J’ai échappé aux ces fléaux mais j’en reste contusionné.
Ma vie et mes rêves ont changé dans un monde de transparence Qui croit que la modernité est une réelle évolution. Mais l’état d’esprit inchangé garde son ancienne apparence ; Toujours la même humanité dans ses mêmes inhibitions.
Depuis que j’ai beaucoup lâché et ouvert la cage aux oiseaux, Je suis devenue plus légère et je n’ai plus les pieds sur à Terre. Mes démons ne sont pas fâchés que je m’écarte des réseaux ; Ma folie n’est que passagère et mon voyage solitaire.
Et si tu m’observais vraiment avec un regard impartial, Te verrais-tu, dans mon miroir, comme tu voudrais bien me voir ? Et si tu m’disais carrément ce que tu vois dans mon facial, Je rectifierais mes mâchoires avec des défenses d’ivoire.
Gabegie totale sur la planète et tout le monde perd la tête ! Il paraît que les poulaillers sont pleins de poules folles à lier ; Les savants font des galipettes avec des œufs dans l’éprouvette ; Les chevaux ont le mors aux dents et les taureaux sont taraudants.
Tant pis pour la guerre d’Espagne, tant pis pour les guerres mondiales ! Les guerres idéologiques et les guerres économiques ! Le prix du pays de cocagne payé par les classes sociales N’est qu’un facteur psychologique doublé de mort astronomique.
La vie choisit la meilleure voie en privilégiant le plus fort Comme un concours universel pour élire l’espèce dominante. J’entends une petite voix me dire que le mâle a eu tort De ne mettre dans son escarcelle que sa vigueur prédominante.
« La femme est l’avenir de l’homme ! » proclamait Louis Aragon. Il serait temps de la laisser nous y conduire sereinement ; Placer la reine en son royaume, épousseter les vieux dragons, Prier celle qui, sans nous blesser, lancera le redressement.
Hélas ce n’est pas un poème qui va sauver l’humanité. Ni un retour vers le passé puisque le temps nous est compté. Je sais, je suis un peu bohème et manque de messianité Pour dire à la femme compassée d’agir selon sa volonté.
Le Soleil perd de sa magie depuis que la Terre n’est plus plate Et la lune est déshonorée depuis la conquête spatiale ; Le zodiaque tombe en léthargie depuis que l’espace se dilate Et les étoiles décolorées par l’effet Doppler, impartial.
L’homme reste encore debout pour un temps désormais compté Puisque sa planète natale ne parvient plus à le nourrir. Avoir ôté les garde-boues à sa sauvegarde escomptée Apporte le retour létal de la Terre en train de mourir.
Alors reste le souvenir d’une aurore et d’un crépuscule Comme serviteurs dévoués d’un roi-soleil prépondérant. Alors, reste le devenir d’une humanité qui bascule Alors qu’elle se croyait vouée à un avenir conquérant.
Si tu consultes les oracles, tu y verras plusieurs réponses ; Un médium d’apparence humaine, l’autre dans un corps d’animal. L’un te prédira des miracles, l’autre aura une mine absconse ; Ce n’est qu’au bout d’une semaine que tu comprendras, c’est normal.
L’image idéale d’une femme que j’aimerai passionnément Reste gravée comme un dilemme que seul mon futur résoudra. L’empreinte agit comme un sésame qui m’entrouvre opportunément Les portes vers celle qui m’aime et qui, à mon cœur, répondra.
Il s’agit de Lina Cavalieri, chanteuse d’opéra, muse de Piero Fornasetti, peintre Milanais, sculpteur, décorateur d’intérieur, graveur, et créateur de plus de 11000 objets. Il a décliné son visage énigmatique sur différents objets en multiples variations.
vu sur http:nathfaitmain.canalblog.comarchives2014090830546483.html .
La foi transporte les montagnes et la joie transpose le cœur Quand le corps danse, libéré de son esprit déconnecté. Dansons compagnons et compagnes, chantons ensemble tous en chœur Pour cette joie inespérée que nous brûlons de collecter !
La première impression est bonne car elle frappe l’inconscient ; Le cœur saisit les émotions puis, en transmet son sentiment. Comme observateur, je m’abonne à ce qui frappe à bon escient Ce cœur qui fait la promotion de mes futurs pressentiments.
Si avant-hier Elle vivait Dans son enfance, Si hier encore Elle n’était Qu’adolescente, Si aujourd’hui Elle a acquis Un corps de femme, Sa vénusté Me transparaît De tout son charme.
Jeune déesse Qui ne connaît Pas tout encore, Ton corps, lui, sait Tous les secrets De la nature. Le féminin Universel T’a consacrée D’être à la Terre, D’être à la Mère Divinisée.
Miroir, j’aimerais pénétrer ton univers inaccessible Où je me croise reproduite à l’inverse de ce que je suis. Lorsque je me trouve empêtrée dans tes reflets irréversibles, J’y vois mon âme réintroduite dans l’infini qui me poursuit.
Du haut des mâts customisés, comme disent les marins anglais, mille mouettes se disputent au sujet des anémomètre. Les cliquetis synchronisés à leurs querelles étranglées Donnent la réplique et discutent au rythme du maréomètre.
La lune pose en clef de voûte l’arcade du ciel étoilé Par sa lumière nutritive sur une terre consacrée. Force lunaire qui envoûte quand le mystère est dévoilé De son énergie attractive, œuvre du féminin sacré.
La musique habille le temps avec des touches de couleurs Sur les secondes qui s’écoulent et l’intervalle des silences. Parfois son rythme haletant me fait oublier mes douleurs Et me donne la chair de poule d’une délicate insolence.
Ce mirage indéfinissable d’une existence naturelle Se superpose dans mes rêves avec ses plus belles merveilles. Or je le pense indispensable à mes fantaisies culturelles Même si l’image est trop brève pour m’en souvenir au réveil.
Le présent me regarde l’âme en tournant le dos au passé ; L’avenir impose une ultime destination vers le sacré. Si le temps était une femme, je fermerais mes yeux compassés Pour tâter ses formes intimes et pénétrer dans ses secrets.
Comme un matin d’un nouveau jour, elle renaît de l’inconscience D’où son âme, réfugiée, s’est reconnectée aux étoiles. L’œil qui s’ouvre apprécie toujours d’une lumineuse insouciance La surprise privilégiée de la nuit qui quitte son voile.
Quand je m’approche du présent, toutes mes cellules s’activent Et forment une trame vibrante au diapason de qui je suis. Je sens l’esprit électrisant lutter contre l’âme captive Sous la surface équilibrante de l’eau du temps que je poursuis.
Lorsqu’elle me tourne le dos et relâche son attention Elle me confie sa défense et toute sa fragilité. Elle respire comme un cadeau la paix de sa méditation Et elle retombe en enfance en toute sensibilité.
Elle s’échappe du présent juste pour vivre hors du temps La sensation que la quiétude fait résonner dans tout son être. La paix d’un ange omniprésent raisonne en se répercutant Dans un état de complétude qu’elle seule sait reconnaître.
Dans les mémoires du printemps sont écrits les plus beaux poèmes D’auteurs qui vivent en passagers le temps d’un voyage terrestre. Dans des directions empruntant toutes les routes de bohème Vers des paradis partagés à l’heure de la faune sylvestre.
Les souvenirs du temps qui passe et les couleurs du temps qu’il fait Composent une chorégraphie dont l’œuvre reste en rémanence. Tout ce qui naît, vit et trépasse dans cet univers imparfait Contient la bibliographie par tous ses points de luminance.
Le temps du souvenir, devenu éternel, Accompagne mon âme vers un autre chemin. Que va-t-il advenir de mon habit charnel ? Rien qu’une petite flamme qui s’éteint dans ma main.
Au-delà de l’espace, hors du cycle de vie, Que le fleuve des morts me ramène à la mer ! Qu’un souffle à marée basse vaporise l’envie De revenir à bord dans le sein de ma mère.
Quand le chat est sorti, les souris ont dansé. Quand mon chat est parti, tous nos yeux ont pleuré. Plus le temps amortit nos dolentes pensées, Plus le deuil imparti reste à peine effleuré.
Je revois son image partout en hologramme Sur le lit, dans l’armoire, comme en surimprimé. Je lui fais cet hommage dont les cinq kilogrammes Pèsent dans ma mémoire à jamais déprimée.
J’ai parcouru une cinquantaine de sites mais impossible de trouver l’auteur de cette magnifique illustration ; si quelqu’un peut m’aider…
Avec le langage des fleurs, les coquelicots parlent un accent Qui leur fait prononcer en rouge les mots relatifs à la joie. Ils déclinent ainsi en couleur les champs d’un bonheur relaxant Qui porte la dernière touche à mon tableau aux mille voix.
Quand l’ange de la nuit paraît, le jour se meurt dans un murmure ; Quelques dernières sentinelles scintillent dans l’opacité. Parfois une étoile apparaît comme nocturne enluminure Sur les ombres sempiternelles qui envahissent la cité.
Point par point l’aurore réveille les vaguelettes ensommeillées endormies Les sommets des mâts s’illuminent de petits faisceaux détournés. Soudain un rayon de soleil perce la voûte émerveillée D’un ciel ravi que s’achemine l’heur d’une nouvelle journée.
L’homme qui ne pouvait mourir donna sa fille à marier Issue de sa mille-et-unième histoire d’amours perpétuelles. Mais il lui fallut parcourir mille autres mondes variés Pour mettre fin à son dilemme et sa damnation rituelle.
L’arbre au cordon ombilical comprend une branche maîtresse Indépendante de son tronc mais à la vie subordonnée. Coule une sève musicale qui répand l’onde d’allégresse Comme un nuage d’électrons autour des fleurs coordonnées.
Depuis ma première guitare, mes chansons ont pris le chemin Tracé par Georges, mon idole, et les rockers américains. Avec quelques copains fêtards, on a connu des lendemains Qui chantent avec des farandoles au cours des bals républicains.
Entre le folk et l’électrique, ses autoroutes et ses bretelles, J’ai perdu mon LA authentique comme le joueur de flûteau. Et la techno volumétrique au son mécanique et mortel Me rend souvent si nostalgique que mon cœur pleure en vibrato.
Tableaux de Pablo Picasso. Hommage au « petit joueur de flûteau » de Georges Brassens.
Demain promet monts et merveilles à l’enfant qui vit aujourd’hui, Grisé par l’orgueil goguenard d’une impudente technologie. Une fois sonné le réveil du rêve qui m’avait séduit, Me voici en plein cauchemar d’une techno-pathologie.
Illustration de Anders Wenngren ou Mark Burkhardt.
Les dinosaures disparus, l’humanité évanouie, La prochaine civilisation trouvera ses nouvelles clefs. Dans un rêve, il m’est apparu que des êtres épanouis Vivaient avec délectation dans nos plastiques recyclés.
J’aimerai cette femme en fleur qui minaudait tant d’attentions Que mon cœur faussait la boussole de ma raison désemparée. J’entends ses rires et ses pleurs, aussitôt que nous commencions À jouer sous les tournesols à trouver la chatte égarée.
L’amour apparaît invisible comme un fond de romance en blanc. Ainsi, le cœur peut dessiner une aventure inégalée, Suffisamment imprévisible pour un coup de foudre troublant ; Sel viril, sucre efféminé, pour voluptés sucrée-salées.
Ô virginité de la mer, si précieuse et si importante, Pour enfanter l’humanité, tu fus offerte à notre Terre ! Ce sacrifice doux-amer qui produit la manne abondante Nous frappera d’insanité si nous n’en sommes dignitaires.
« la virginité est précieuse mais elle doit enfanter – sinon elle est comme une terre frappée de stérilité. » Johannes Angelus Silesius.