Auteur/autrice : Maryvon Riboulet

  • L’espère mission

    L’espère mission

    Chacun de préparer ses armes et se tenir sur le départ
    Avec l’esprit du conquérant sur l’objectif immaculé.
    Le patrimoine dans une larme offre à chacun un être à part
    Qui par les canaux déférents va très bientôt éjaculer.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Europe et le taureau

    Europe et le taureau

    Zeus se métamorphose en taureau afin de tromper son épouse ;
    Imprudente Europe l’approche, émue, et le chevauche à cru.
    Malgré vos ragots immoraux, ils s’accouplent sur la pelouse.
    Ne leur en faites point reproche, les dieux sont parfois incongrus.

    Tableau d’Alexander Sigov.

  • La chasseuse de tête

    La chasseuse de tête

    Ne croyez pas qu’elle vous ignore si elle passe sans vous voir ;
    Vous n’arrivez pas sur sa liste en tête de compétition.
    Si votre cote vous minore, elle ne voudra rien savoir
    Car elle cherche un spécialiste pour satisfaire ses ambitions

    Lorsque je fus handicapé après ma chute dans les montagnes,
    J’ai cherché à être embauché pour un travail à temps partiel.
    Mais je n’étais qu’un rescapé déchu du pays de cocagne
    Et elle n’a pas décoché la moindre flèche concurrentielle circonstancielle.

    Tableau de Boris Shapiro.

  • Duo en Si et La

    Duo en Si et La

    Un jour, les trois cordes de basses se dérobèrent dans un solo
    Tandis que les cordes aiguës se retrouvèrent dissonantes.
    Le diapason, de guerre lasse, ne trouvant pas ça rigolo,
    Sonna, d’un timbre suraiguë, son LA aux matines sonnantes.

    Tableau d’Anthony Falbo.

  • Solo de cordes

    Solo de cordes

    Trois cordes basses pour descendre dans les profondeurs de son cœur,
    Tous cordes hautes pour explorer ses connexions spirituelles ;
    Trois graves suaves et si tendres pour entretenir la langueur,
    Trois aiguës qui savent implorer tout l’amour de la chanterelle.

    Tableau d’Anthony Falbo.

  • Tantôt rouge et tantôt blanc

    La première fille qui m’a conduit sur l’autoroute de l’amour,
    Voyait toujours la vie en rose et même en rouge très foncé.
    Plus tard, elle m’a éconduit – cela devait finir un jour –
    Et je restai le cœur morose sur le bas-côté, défoncé.

    La deuxième fille qui m’a aidé à continuer ma carrière,
    Voyait toujours les choses en grand dans un bel avenir tout blanc.
    Plus tard, elle m’a bien possédé et je suis resté en arrière
    Dans un délire des plus flagrants mais c’est la vie, sans faux-semblants !

    Un jour, je les retrouverai toutes les deux, à l’occasion,
    Et je m’apercevrai enfin qu’elles avaient une mission.
    Et ce jour-là, j’éprouverai qu’elles étaient en collusion
    Pour m’accompagner aux confins de mes propres inhibitions.

    Photos de Katerina Belkina.

  • Fenêtres sur mer

    Matin, je continue mes rêves en regardant par la fenêtre
    Les premiers rayons qui pianotent sur mon tableau inachevé.
    Et la dernière image brève qui ne demande qu’à renaître
    Tracée du bout de mes menottes sur le plateau de mon chevet.

    Midi, je rêve de cuisine selon les produits de saison
    Et du parfum des aromates, le thym, le persil et la menthe.
    Salade en vers qui avoisinent selon le cœur ou la raison
    Avec le rouge des tomates et les pigments qui m’alimentent.

    Et le soir, je rêve d’alcools que je dilue dans les couleurs
    D’une bouteille débouchée dont le goulot m’offre un baiser
    Tandis que ma main caracole son contenu souffre-douleur ;
    Lie-de-vin, je vais me coucher dans des pétales de rosée.

    Tableaux de Damian Elwes inspirés d’Henri Matisse.

  • À toute berzingue

    Nous assistons à des versions qui vont plus vite que le temps ;
    Le progrès, à toute vitesse, a démodé le patrimoine.
    Dommage pour la conversion de nos paysages d’antan
    Qui frise un peu l’impolitesse dont le futur se dédouane.

    Tableau « Ponts sur la Seine à Asnières » 1887 de Vincent Van Gogh.

  • La couleur de l’avenir

    La couleur de l’avenir

    L’homme assimile les couleurs de son monde en évolution.
    Aussi bien dans ses chromosomes que dans l’échange des cultures.
    Oublions nos vieilles douleurs et unissons nos solutions
    Afin que l’avenir de l’homme prenne une apparence mature.

    Tableau « Spirit Walker » de Jim Nelson.

  • Les douleurs impénétrables

    Les douleurs impénétrables

    Sous l’influence et la couleur de la phénoménologie,
    Les expériences essentielles transforment le corps et l’esprit.
    Et je ressens comme douleur ce fort passage d’énergie
    Qui modifie mon potentiel que je veux quel qu’en soit le prix.

    La phénoménologie est une approche philosophique qui explore les expériences de la vie.

    Tableau de Julia Klimova.

  • Pachamama

    Pachamama

    L’espace et le temps réunis à l’énergie de l’univers
    Ont permis la vie généreuse avec amour et cruauté.
    La mort restera impunie car elle n’est qu’un fait divers
    Sur la nature dévoreuse de cette étrange communauté.

    La Terre donne en abondance, elle reprend en représailles.
    La raison du déséquilibre n’est pas écrite dans les livres.
    Acceptons cette dépendance et célébrons nos épousailles
    Avec ce fragile équilibre qui fait notre raison de vivre.

    La Pachamama, déesse-Terre-Mère dans la cosmogonie andine, revêt deux personnalités, l’une généreuse et fertile, l’autre vindicative lorsqu’elle ne reçoit pas son dû. Sa relation avec les hommes engendre un équilibre si précaire que quelques actions indiscrètes ou gestes équivoques, quelques manquements que ce soit au protocole peuvent entraîner des représailles.

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  • Les arbres frémissants

    Les arbres frémissants

    Notre Terre est malade, tous ses arbres frémissent,
    Avec l’air pollué et l’eau pleine d’engrais.
    Au cours de mes balades, j’aperçois les prémisses
    Qui ont évolué à l’envers du progrès.

    Les arbres communiquent comme organes sensibles
    Et répandent dans l’air le tanin de leurs feuilles.
    Les animaux paniquent et leur mort ostensible
    Sonnera la colère d’une planète en deuil.

    Tableau de Mark Briscoe.

  • La casbah

    La casbah

    Dans l’organisme de la ville où les artères se développent,
    Des venelles et des ruelles plongent au cœur de la casbah.
    Une population servile mêlée d’étrangers interlopes
    Anime des passions cruelles épicées d’encens et tabac.

    Tableau « La cashba » d’Henri Matisse.

  • L’instant bleu et l’instant rouge

    L’instant bleu et l’instant rouge

    Le temps nous paraît uniforme mais vibre entre deux battements ;
    Un instant bleu imperceptible, un instant rouge indiscernable.
    Leur association nous transforme selon la force du moment
    Et nous devenons susceptibles d’être insensés ou raisonnables.

    Tableau de Sophie Wilkins.

  • La vérité sortant du tableau

    La vérité sortant du tableau

    Tous les peintres avaient bien compris que les femmes réfléchissent mieux
    Revêtues de la vérité plutôt qu’habillées de mensonge.
    Plus ils en voulaient un bon prix, plus ils étaient parcimonieux,
    Quitte à montrer leur nudité pour obtenir une rallonge.

    Tableau de Hennie Niemann Jnr.

  • L’odyssée de Pénélope

    L’odyssée de Pénélope

    Beaucoup de danseuses interlopes s’exhibaient avec élégance
    Au cours de l’Odyssée d’Ulysse devant les gars de la Marine.
    Que croyez-vous que Pénélope pensait de cette extravagance
    Lorsqu’il courait dans les coulisses féliciter ces ballerines ?

    Tableau de Skupova Lyubov.

  • La tulipe des dieux

    La tulipe des dieux

    Quarante siècles de tulipes contempleraient les terres basses
    Si j’en honorais la Hollande au rang des fournisseurs des dieux.
    La fleur dont mon cœur s’émancipe, dont mes sentiments se surpassent
    Lorsqu’elle fleurit de guirlandes la route vers l’amour radieux.

    Photo de Dotz Soh su www.designyoutrust.com201907magical-cityscapes-and-travel-landscapes-by-dotz-soh .

  • L’alchimie du temps

    L’alchimie du temps

    Lorsque l’alchimiste suprême réunit les quatre éléments ;
    L’eau dans le creuset de la terre et le feu sacré dans le ciel,
    Deux météores, les plus extrêmes, divinisent le firmament
    Entre une aube crépusculaire et un coucher concurrentiel.

    Photo de Dotz Soh su www.designyoutrust.com201907magical-cityscapes-and-travel-landscapes-by-dotz-soh .

  • Singapour

    La ville jardin se réveille dans la péninsule malaise
    Et, peu à peu, toutes les îles se joignent au flux économique.
    Là-bas, au pays des merveilles, aux côtes bordées de falaises,
    Le paradis semble en exil dans ces couleurs panoramiques.

    Dans la forêt corpusculaire et de la sylve urbanisée,
    La densité des habitants s’étend dans l’ombre taciturne.
    Et le soleil crépusculaire prévient ce monde organisé
    Que la journée n’est qu’au mitan de ses activités nocturnes.

    Photos de Dotz Soh su www.designyoutrust.com201907magical-cityscapes-and-travel-landscapes-by-dotz-soh .

  • L’interception

    L’interception

    Me voici entre deux étapes et je ne peux plus reculer ;
    Juste avancer mais sans savoir lorsque cela s’arrêtera.
    La seule force qui me retape alors que je suis acculé,
    Est d’espérer apercevoir l’espoir qui me rachètera.

    Photo d’Orhan Yilmaz.

  • Mademoiselle en bouche-lotus

    Quand elle apprend la position, la bouche en forme de cul-de-poule,
    Ce n’est pas Bouddha qu’elle invoque mais Yashodhara, sa légitime
    Et son esprit d’opposition qui met le cœur des hommes en boule.
    Mais pour qu’il n’y ait pas d’équivoque, ses pensées resteront intimes.

    Photo de Natalia Zakonova.

  • Plus loin que Picasso

    Plus loin que Picasso

    Quand l’art de la reproduction se mêle avec l’illustration,
    Il plait à mon cœur que mes brosses se défoncent avec mes pinceaux.
    Par la couleur de l’induction et d’un poil de pénétration,
    Je somme ces artistes féroces, qu’ils surpassent déjà Picasso.

    Vu sur www.dumpaday.comgenius-ideas-2one-persons-trash-another-persons-treasure-27-pics

  • La suggestion

    La suggestion

    Cette intimité impudique déguisée par un pseudonyme,
    Me permet de faire apparaître tous mes fantasmes en silhouette.
    Je stimule ce côté ludique par une femme nue anonyme,
    Glissée dans un décor champêtre comme amusante pirouette.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • L’esprit-de-vin

    L’esprit-de-vin

    Un élixir de conscience,
    Un parfum d’inconscience,
    Un alcool spirituel,
    Un plaisir conceptuel.

    Le charme de la bouteille
    Me tient les sens en éveil.
    La lutte de l’élixir
    Contre le vide à occire.

    L’or le dote de couleur
    Qui atténue les douleurs,
    Et le blues qui fait de l’ombre
    Ne disparaît pas, il sombre.

    Tableau d’Anna Kostanian.

  • Sur mon perchoir

    Sur mon perchoir

    Comme j’ai de plus en plus de mal d’avoir un regard objectif,
    Je suis monté sur le perchoir de l’examen que je poursuis.
    Mais l’information minimale ne livre à mon goût subjectif
    Qu’un espoir qui pourrait déchoir si je vois vraiment où j’en suis.

    Tableau de Laurent Rosset.

  • « Les reflets roses » d’Honoré de Balzac

    « Les reflets roses » d’Honoré de Balzac

    Honoré de Balzac écrivait des reflets
    En une seule phrase de deux lignes seulement.
    Il y racontait tout, des satires, des pamphlets,
    Le proverbe du jour, parfois même un roman.

    Je ne puis qu’admirer le talent de ce maître
    Qui parvint à caser sa comédie humaine.
    Pour mes propres poèmes je n’ai su m’y soumettre
    En au moins quatre lignes et quinze par semaine.

    C’était mon rêve de cette nuit où l’on avait retrouvé 600 reflets roses inédits d’Honoré de Balzac et qu’on avait adaptés en série télévisée. Malheureusement je ne me souviens d’aucun et c’est dommage car j’aurais pu les plagier en toute impunité.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Le regard photographique

    Le regard photographique

    Dans notre société factice faite du commerce des sens
    Où chaque jour fait la surprise de sensations catastrophiques,
    Je crains qu’à court terme, le practice de mes yeux en effervescence
    Ne donne lieu, par cette emprise, à un regard photographique.

    Photo de Cristina Otero.

  • Ma pharmacopée

    Ma pharmacopée

    Dans mon recueil d’informations sur les médicaments censés
    Donner la jeunesse éternelle, j’ai lu les effets secondaires.
    J’ai peur qu’une médication provoque un rejet insensé
    Et que mes rides naturelles m’éclatent en plusieurs exemplaires.

    Tableau de Matthieu Bourel.

  • Dans les limbes

    Dans les limbes

    J’aimerais que la pesanteur cesse son pouvoir sur mon corps
    Pour m’échapper de l’attraction et son sortilège envoûtant.
    Goûter ce moment enchanteur, ressentir de voler encore
    Comme Icare en décontraction juste avant d’arrêter le temps.

    Tableau de Michael David Adams.

  • L’anamorphose

    L’anamorphose

    Le phénix renaît de ses cendres mais laisse, avant de s’envoler,
    Un œuf d’or qui apporte chance à celle qui l’aurait trouvé.
    Si vous vous pressentez descendre, quand vos aïeux ont convolé,
    De cet oiseau d’intelligence, votre fortune est approuvée.

    Tableau de Tomasz Alen Kopera.

  • Le chat , La corneille et les petits poissons

    De mémoire de Chat Botté ou des contes de la Corneille,
    Les femmes de grande beauté sont des trésors qui se monnayent.
    Les princes charmants, ces nigauds, s’attrapent comme des souris
    Quand la chatte miaule à gogo puis, les attire et leur sourit.

    Or tout l’intérêt des légendes consiste à prendre ces cornichons
    Dans les filets de la marchande qui leur agite ses nichons.
    La pêche ainsi miraculeuse consiste à leurrer les poissons
    Car l’amour rend l’âme bigleuse après quelques fortes boissons.

    Tableaux de Philippe Martinery.

  • Coincer la bulle

    Coincer la bulle

    Parfois elle joue à cloche-pied dans sa marelle imaginaire
    Espérant atteindre le ciel pendant qu’elle coince la bulle
    Car elle attend un marchepied, un coup de main préliminaire,
    Un coup de pouce providentiel, tout simplement sans préambule.

    Expression attribuée aux artilleurs à qui l’on demandait de régler les niveaux à bulle des canons, une fois la bulle « coincée » entre les repères, il n’y avait plus qu’à attendre.

    Tableau de James Day.

  • La femme à tiroirs

    La femme à tiroirs

    « – Miroir Ô mon miroir magique, dis-moi si je suis la plus belle ?
    Tiroir Ô mon tiroir logique, l’as-tu jeté à la poubelle ? »
    « – La bonne réponse, Ô ma reine, est fourrée dans un document ;
    Malgré ma méthode sereine, j’en ai perdu l’emplacement. »

    Tableau d’Igor Morski.

  • Les pluies fécondes

    Pour le meilleur et pour le pire, voilà, nous sommes mariés
    Et ce qui va nous arriver dépendra des intempéries.
    Bien sûr, au début on aspire au bonheur multiple et varié
    Avec promesses enjolivées et sentiments surenchéris.

    À vivre d’amour et d’eau fraîche, les coups de foudre sont fréquents
    Pour faire un enfant quand il pleut pendant quarante jours de noces.
    La maison se transforme en crèche et le bonheur par conséquent
    S’habille en rose ou bien en bleu, Selon si les pluies sont précoces.

    Tableau d’Alexei Panteleev.

  • Dernière répétition avant la générale

    Dernière répétition avant la générale

    La fausse vierge, un peu distraite par le passage du chariot,
    Aucune aménité ne prête aux deux gémeaux indisposés
    Sous la clarté un peu abstraite révélée par un scénario
    Auquel, sans doute, les interprètes ne semblent pas très prédisposés.

    Tableau de Marc Chagall.

  • Isis

    Isis

    La divinité égyptienne ne connaît pas la plénitude ;
    L’éternité est parsemée de primauté destituée.
    Osiris a connu la sienne, déchiqueté en multitude
    De fragments de son corps semé mais qu’Isis put reconstituer.

    Tableau de Meghan Hetrick.

  • Par le petit trou de la banquise

    Par le petit trou de la banquise

    Par le petit trou de la banquise, j’y vois bien mieux lorsque j’y passe
    Suivi par tous mes camarades que j’aperçois sous ma visière.
    À part ça, Madame la Marquise, on ne fait rien qui l’outrepasse
    En venant faire la parade avec nos bateaux de croisière.

    Photo de Daniel Kordan.

  • Au déclin de ma rue

    « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ! Dit Lavoisier.
    Ma ville me porte à le croire comme si c’était archiconnu.
    Les urbanistes ont ce secret d’arriver à euthanasier
    Les villages de nos mémoires pour des quartiers tout biscornus.

    Tableau d’Erik Johansson.

  • Les fausses couleurs

    Les fausses couleurs

    Mes souvenirs me trompent en de fausses couleurs
    Et l’histoire détrompe d’hypocrites douleurs.
    La poutre de nos amis est un mal nécessaire,
    La paille de l’ennemi devient bouc émissaire.

    Tableau de Rick Gendron.

  • Écologie

    Écologie

    Bien sûr que l’union fait la force contre tous les vents et marées ;
    Entraide et solidarité font plus que force ni que rage.
    Mais plus on lutte et on s’efforce d’être solidement amarrés,
    Plus la complémentarité avec la nature est un mirage.

    Tableau d’Erik Johansson.

  • Mais où sont passées les girafes ?

    Mais où sont passées les girafes ?

    Dans la Sierra Leone on produit les diamants
    Qui financent la guerre par tous ses soudoiements.
    Mais où sont passées les richesses ?

    Le pétrole regorge sous le sol angolais
    Les multinationales d’occident l’ont volé.
    Mais où est passé le progrès ?

    Si aux îles Fidji l’eau est miraculeuse,
    C’est pour être exploitée de façon frauduleuse.
    Mais où sont passées les ressources ?

    Les forêts tropicales qui abritent la faune
    Troquent les bois précieux contre espèces fantômes.
    Mais où sont passés les gorilles ?

    Les derniers animaux victimes de l’esclavage
    Font l’objet de trafics, contrebande sauvage.
    Mais où sont passées les girafes ?

    (Art africain de Tanzanie.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • L’arc-en-ciel

    L’arc-en-ciel

    La Terre marque de son sceau l’armistice de la bataille
    Entre ses nuages d’averses contre les vents tonitruants.
    La ville lavée par monceaux de ruisseaux qui la ravitaillent
    Sonne la trêve, sans controverse, entre les brutes et les truands.

    Photo de Kristina Makeeva.

  • Regard d’avenir

    Regard d’avenir

    Elle s’appelait « Sérénité », un prénom donné par sa mère
    Car elle apportait son regard sur un monde plein d’avenir.
    À l’époque, la pérennité, qu’offrait l’existence éphémère,
    Décriait, à tous les égards, ce qu’une femme pouvait devenir.

    Tableau « Eyes For The Future » 1967 de Scott Burdick.

  • Au pays des fantasmes

    Au pays des fantasmes

    L’anglais qui n’aime pas Descartes tourne le dos – mauvaise manière –
    Aux français depuis que Newton a reçu pomme sur la tête.
    Ainsi, au royaume des cartes, Alice est restée rancunière
    Envers cette Perfide Albion qui cherche des poux sur la bébête.

    Illustration de Charles Robinson.

  • Au bon vieux temps du paradis

    En ce temps-là, folles déesses, vénus en herbe, étaient à moi !
    Moi, le jardinier à tout faire, créateur du jardin des dames.
    Pour améliorer mes prouesses, j’avais deux apprentis au mois :
    Le premier nommé Lucifer, le deuxième s’appelait Adam.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • La pyramide de Maslow

    La pyramide de Maslow

    R-d-C : Pour les Besoins physiologiques, la Terre nourricière ;
    1er étage : Pour les Besoins de sécurité, la Terre hospitalière ;
    2ème étage : Pour les Besoins d’appartenance et d’amour, la Terre humanitaire ;
    3eme étage : Pour les Besoins d’estime et de confiance, la Terre solidaire ;
    Sommet : Pour le Besoin d’accomplissement de soi, la Terre solitaire.

    Tableau de Tito Nugroho.

  • Pluie de lumière

    Pluie de lumière

    Lorsque le soleil est parti, les lumières de la ville dansent
    Comme des souris besogneuses quand le chat est aux antipodes.
    Toutes ces lueurs réparties en nuages de résidences
    Tombent d’une pluie trépigneuse sur le parvis des métropoles.

    Tableau de Tang You Hoong.

  • Mon immeuble

    Mon immeuble

    Lorsqu’ils ont tous bien travaillé toute la semaine durant,
    Tous mes voisins se décontractent dès la soirée du vendredi.
    Et chacun d’aller ripailler dans un délire récurrent
    Qui ne prévoit qu’un seul entracte, dimanche juste avant lundi.

    Tableau d’Erik Thor Sandberg.

  • L’heure violette

    L’heure violette

    Quand l’heure bleue devient violette, avant la tombée de la nuit,
    Les maisons semblent se ranimer de leur sommeil de la journée.
    Les vieilles lanternes obsolètes reprennent l’aspect inouï
    De ces feux follets arrimés au marchand de sable en tournée.

    Tableau d’Evgeny Lushpin.

  • L’essentielle

    L’essentielle

    Quand la femme s’effeuille derrière ses paravents,
    Le moindre bout de chair qui s’échappe est capté
    Pour le plaisir de l’œil dont l’aspect captivant
    Lui permet, pour pas cher, de se décontracter.

    Tableau de Eliza Mytko.