Selon l’humeur de la reine, selon l’humeur de son paon, Le roi repart à la guerre si elle ne l’a pas crevé. Si la nuit était sereine ou agitée, tout dépend. On ne le sait vraiment guère que lorsqu’elle s’est levée.
Selon l’entrain de la reine, selon l’entrain de son paon, Le roi songe à sa couronne et pense à sa descendance. Et s’il doit lâcher les rênes à son désir galopant Tout dépend si la luronne est d’humeur de circonstance.
Cupidon marque sa visée en demandant au papillon De se déposer sur le cœur comme un petit nœud d’intimité. Puis, d’une flèche bien avisée, il pointe sur le cotillon Et l’amour transmet sa liqueur entre les ailes d’extrémité.
Maintenant, je peux vous le dire, elle brillait comme un soleil D’un flave regard pénétrant qui avait coloré mon âme. Juste l’absence d’un sourire m’avait mis la puce à l’oreille, Fors son amour enchevêtrant m’ayant communiqué sa flamme.
Voici que le temps se transforme pour colorer notre existence ; Quelques notes pour commencer au sortir de la somnolence. Là, bientôt les accords se forment dans une brève persistance Où les soupirs viennent annoncer les phrases entre les silences
Entre la pomme de discorde datant du paradis perdu Et celle d’Isaac Newton pour la loi de gravitation, Pas mal de siècles nous raccordent à compter de ce fruit mordu Jusqu’aux applications gloutonnes des machines d’information.
Dans le creux de la Terre, tout autour du noyau, Sous le manteau interne, quelques âmes gravitent. Ces gardiens solitaires, fidèles et loyaux, Surveillent à la lanterne les démons qui transitent.
Au cours des cent ans de voyage, elle a décoré son blason De la culture amérindienne qui unit les deux océans Selon un subtil carroyage tramé par l’or d’une toison Qui trace les pistes indiennes jusqu’à la route des géants.
Par les divines proportions et par la trigonométrie, J’ai atteint dans le nombre Pi comme une sorte d’apathie. Dans tous ses chiffres en contorsions de décimales asymétries, Figurait toute l’entropie de cet infiniment petit.
J’ai retrouvé les mêmes formes dans mon corps et les végétaux, Comme la même signature de celle qui nous a créés. Qu’elles soient minuscules ou énormes, de minéraux ou de métaux, L’estampille de la nature fait de nous des êtres agrées.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
J’ai rencontré la Dolorès sur le lac des Quatre-Couleurs Alors qu’elle était en croisière et moi, capitaine de goélette. Jamais si douce doctoresse n’a su apaiser mes douleurs En me rabattant la visière de ma casquette sur la tête.
S’il était une confrérie à laquelle je voudrais adhérer, Ce serait celle des utopistes qui conçoivent l’irréalisable. Pour compléter la féérie de mes propos délibérés, Je me suis mis sitôt en piste d’une tenueposture médiatisable.
Que l’on soit le plus haut placé ou dans le trou du cul du monde, À quoi ça sert de voyager pour n’faire que monter ou descendre ? Mes propos semblent déplacés et pourraient vous paraître immondes S’ils n’étaient que pour partager votre joie de jouer les cassandres.
(Tableau « Golconde » de René Magritte. Les cassandres sont ces prophètes de malheur et les oiseaux de mauvais augure.)
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Chacun voudrait bien être roi ou bien d’une haute lignée. Du moins, de temps en temps j’y crois mais bon, j’ai dû me résigner. D’ailleurs, je ploierais sous mes droits de noblesse ainsi que mes titres Et me sentirais à l’étroit de n’avoir plus mon libre arbitre.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Les apparences, souvent trompeuses, m’abusent régulièrement ; C’est de ma faute car, moi-même, je vous nourris de mes illusions. Derrière ma figure pompeuse, se cachent particulièrement Toutes les sortes de dilemmes dont je m’amuse à profusion.
Parmi toutes les marguerites que j’ai effeuillées dans ma vie, C’est celle aux pétales écarlates qui m’a toujours promis l’amour. Alors si ton cœur le mérite, choisis cette fleur qui ravit Et dont la vérité éclate car elle t’aimera toujours.
Fermez les yeux, prenez la fleur et commencez à l’effeuiller… « À la folie » ou « pas du tout » … Arrêtez-vous où vous voulez ! Gobez la fleur, mangez son cœur, ouvrez les bras et accueillez La femme qui est avec vous, embrassez-la et roucoulez !
Après la tempête de pleurs qui émurent la communauté, Mademoiselle est devenue Madame sans disconvenue. Sous une giboulée de fleurs, reine de la principauté, Elle commence, sans retenue, un couronnement circonvenu.
A priori, la mauvais herbe n’attire pas trop les regards. On ne peut ni la mettre en gerbe, ni lui accorder trop d’égards. Il est vrai qu’à doses minimes, elle provoque mort ou maladies Tandis qu’à d’autres doses infimes, elle soigne par homéopathie.
Je suis, d’la mauvaise herbe, issu, ni dans un chou, ni dans les roses Et mon produit est un tissu des meilleures et des pires choses. À hautes doses, j’apostrophe et j’empoisonne l’existence ; Alors j’écris une ou deux strophes seulement en subsistance.
Quinze milliards d’années-lumières n’auront pas été suffisants Pour que chacun se rende compte du pouvoir de reproduction ; Car cette faculté première de nos cellules se divisant, C’est ce que la vie nous raconte au travers des ovulations.
Si la pire espèce de singe qu’on ait vu dans tout l’univers N’est pas campée par le gorille, ni l’yéti, ni l’orang-outan, J’ai beau me creuser les méninges et vociférer tout l’hiver, Malheureusement l’homme brille par un intellect déroutant.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
C’était le temps des croquembouches, parfum chocolat ou pistache, Que l’on dégustait en terrasse en tête-à-tête romantique. Comme le soulignaient les bouches des messieurs aux belles moustaches, Qui, le temps d’un soupir, embrassent les jolies lèvres aromatiques.
Comme une douceur au palais qui enchanterait la couronne, Comme un baiser au caramel qui envoûterait les papilles, Le goût de son charme égalait les regards tendres et synchrones Qui noyaient les yeux d’hydromel du Roi Edward jusqu’aux pupilles.
Photo de Marie Doro, actrice américaine née en 1882 et maîtresse du Roi Edward VII.
Dans une tempête de fleurs, tornade de roses et de lys, Une femme bouleversée sous une giboulée d’icônes. La surprise lui ouvre le cœur d’une échancrure de peau lisse ; Au milieu du flot déversé, ses deux seins en œil de cyclone.
L’amour surprend comme le vent, le cœur en subit la bourrasque, Le corps en tremble de frissons comme frappé d’une embolie. Et les amoureux émouvants, pirouetter de mille frasques Suivant les baisers polissons qui tentent l’âme à la folie.
Intéressée par ses histoires, Madame Gulliver, curieuse, Vint accompagner son mari lors de l’expédition suivante. Elle suscita un auditoire composé de femmes furieuses, Jalouses par le gabarit de cette rivale émouvante.
Bien qu’elles en fussent marries, elles durent par politesse, Sans faire de provocation, lui faire belle réception. Toutefois, lorsque leurs maris, séduits par son corps de déesse, Lui firent une belle ovation, terrible fut leur déception.
Sous la voûte d’un ciel de verre qui miroitait au firmament, Je reçus la pluie de lumière comme un soleil aux mille voix. Et les étoiles de l’univers m’ont arrosé(e) à ce moment De cette matière première captée pour la première fois.
Tandis que la Terre se morfond et que les hommes perdent la boule, Les femmes, en cercles, se rassemblent pour former leur révolution. Si ce changement est fécond et renverse l’état maboule, Nous pourrons dire tous ensemble que la femme mène l’évolution.
Monsieur le président assiégé qui choisissez et élisez Tous vos amis médiateurs aux postes les plus enviés, Je vous propose de faire siéger, tous les élus, au Colisée Combattre les gladiateurs où les lions seront conviés.
Prend garde à toi, impertinent, si tu veux butiner mon cœur ! Mes deux cigognes fidèlement défendront mon corps ingénu ! Si tu te montres pertinent, peut-être seras-tu vainqueur ? Sinon superficiellement tes fesses en seront prévenues !
Que d’aventures mon enfance aura rêvé de traverser En compagnie de la licorne dont j’avais percé le secret. Elle savait prendre ma défense pour toutes mes larmes versées Quand je prenais un coup de corne de la part d’un démon sucré.
(Tableau de Didier Delamonica. J’appelais « démon sucré » ces petits défauts dont j’avais tant de mal à me débarrasser car ils étaient tellement tentants.)
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Si vous saviez l’effet que fait chaque matin quand je m’éveille ! Comme si je récupérais toute ma tête à la consigne. J’ai tellement l’air stupéfait de naître au pays des merveilles Qu’on pourrait y énumérer l’étonnement que je m’assigne.
Souvent l’image en noir et blanc révèle ses secrets dans l’ombre Comme si toute sa lumière ne s’exprimait que dans le noir. Voyez ce message troublant dans les contours de la pénombre Qui renvoie les couleurs primaires en diffraction de sa mémoire.
Que de trésors accumulés, le matin à l’heure du réveil ! Les rêves et les cauchemars en sont parsemés sur la couette ! J’en chargerai mille mulets et j’irai vendre ces merveilles Une fois bu mon coquemar de café, d’une pirouette.
Lèvres rouges aux teintes sanguines comme un baiser couleur cerise Qui délivre son suc sucré à qui embrassera le fruit. Lèvres rouges si féminines dont la texture valorise La transmission du feu sacré à qui en sera plus instruit.
Cheveux rouges aux teintes écarlates comme floraison d’amarantes Qui exhale une odeur musquée à qui caressera la fleur. Cheveux dont le brillant éclate d’une magie revigorante Qui frappe l’œil sans le brusquer juste pour atteindre le cœur.
Langues rouges aux tons rugissants comme un cri poussé dans la nuit Qui prononce des mots d’amour à qui goûtera la saveur. Langues rouges aux sons mugissants lorsque l’envie s’épanouit ; Baisers de plus en plus glamours pour qui en mérite la faveur.
Tous les marins, vieux loups de mer, tous les plus grands explorateurs, Les navigateurs solitaires, les capitaines et leurs matelots, Ont croisé la voie des chimères lorsqu’ils ont passé l’équateur, Ont perçu la voix du mystère entre les vagues, au fil de l’eau.
Ne croyez pas qu’elle assassine les hommes par haine ou par rancœur ! La légende et la vérité s’enchevêtrent avec démesure. S’il est vrai qu’à son origine, elle leur dévorait le cœur, C’était pour sa sécurité et pour les avoir à l’usure.
Aujourd’hui, elle dissimule sa jolie queue loin des regards, Loin de ce tourisme imbécile qui pollue plus que de raison. Si la sirène nous stimule et rend toujours les hommes hagards, C’est qu’elle a élu domicile là où le cœur a sa maison.
Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
Printemps, reviens sur mon visage, attouche-le de tes mains d’or, Verse une pluie de tes doigts drus, appuie doucement de tes pouces. Fais-moi sentir ce doux présage quand, sous le soleil, je m’endors Tandis qu’un rayon incongru sort du sommeil les jeunes pousses.
Été, embrasse mon paysage par ton soleil aux doigts de fées Qui vont resplendir de beauté et brunir ma peau délicate. Embrasse-moi de doux présages, masse-moi du plus bel effet Qui va, mes crampes, raboter par ta magie d’ostéopathe.
Automne, débarrasse ma tête de toutes les pensées impures Qui, sur les plateaux de mon front, ont labouré trop de sillons. Ta moisson sera ma conquête, comme la charrue qui épure Dans le cocon tous les affronts de la chenille au papillon.
Hiver, couvre de ton manteau tissé des cristaux qui endorment Mon corps à la peau d’opaline et mettent ma terre en jachère. Les compléments fondamentaux, durant mon sommeil, me transforment Comme une source cristalline dont la vie jaillit de ma chair.
La somnolence de son regard accuse la forte chaleur Mais ses cheveux fraîchement coupés soutiennent une pose sereine. Hier encore, ses yeux hagards n’en connaissait pas la valeur Mais aujourd’hui préoccupée, la princesse est devenue reine.
L’ambiguïté déterminante qu’offre l’amante des forêts Rivalise entre ses beaux yeux et l’influence qu’elle provoque. Jamais envie intimidante d’une requête à déflorer N’avait mis mon cœur périlleux dans un état si équivoque.
Finalement, que sommes-nous sinon des costumes pour l’âme ? Dès la naissance, on distribue des rôles plus ou moins infâmes. Un uniforme ou un burnous, la chrétienté ou bien l’islam ; Puis, un sexe comme attribut selon si on est homme ou femme.
(Tableau d’Hanna Silivonchyk. Désolé pour le bouddhisme, l’hindouisme, le judaïsme et les autres religions que je n’ai pu nommer ici par manque de place.)
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
La vache n’veut pas donner son lait, la fermière ne peut pas traire la vache, Le fermier n’aura pas de câlins, l’apprenti n’aura pas son dû, Rien ne sera fait dans les délais, alors on brandit la cravache… Pour un bovin qui fait le malin, le monde entier est suspendu.
Cette beauté soporifique qu’on nous demande d’applaudir Enferme dans l’uniformité toute la créativité. Serions-nous autant magnifiques que la mode veut bien le dire Si nous perdions notre identité pour une productivité ?
Sitôt ma première leçon, on m’a proposé un défi : Soit devenir la meilleure, soit trouver mon identité. Aussitôt nous nous élançons, moi et mon oiseau Rififi, Pour conjurer notre frayeur en fusionnant nos entités.
Gagnants du concours de dessin pour enfants « Rainbow Ugra-2019 » sur http:odntugra.rumediaphoto79.
Le mal se niche au cœur du bien, le bien se niche au cœur du mal ; Ainsi la loi de l’univers se résume à cet équilibre. À travers le stade amphibien qu’a vécu le règne animal, L’humanité n’est qu’un hiver sur les saisons d’un monde libre.
Le noir est plus ou moins salubre, le blanc parfois sain ou nocif ; Ne cherchez pas la vérité uniquement dans l’un des camps. Les extrêmes se montrent lugubres, les pourparlers trop excessifs, Mais leur complémentarité créera un monde conséquent.
Bien au-delà de la lumière, dans l’anti-monde permanent Où le temps n’atteint de limite à sa cadence omniprésente, Là-bas, j’ai ma source première, l’âme primaire et rémanente Dont le miroir du cœur imite cette énergie valorisante.
Lorsque mes rêves s’y connectent, lors d’une nuit de pleine lune, Je passe par une ouverture qui ne s’entrouvre qu’une fois. Mon cœur et mon âme s’affectent de recouvrer cette fortune Juste un instant dans l’aperture mais qui ravive ainsi ma foi.
Là, quand tout n’est qu’ordre et beauté, l’inattendu est malvenu. Un nez trop long, un front trop bas, sourcils épais, un œil qui louche. Qui sort de la communauté ne sera jamais bienvenu. C’est toujours le même combat dont Cyrano fait fine bouche.
Quand je mets trop de protections, par excès de sécurité, Qui sait si rien ne retombera sur moi qui jouait les héros ? Toutes ces peurs, ces projections me plongent dans l’obscurité Et mon propre cœur succombera de mes dommages collatéraux.
Pomme de reinette et pomme d’api, aussitôt mise sur le tapis, Le choix d’ouvrir sa conscience ouvrit les portes à la science. Joli fruit de la connaissance, tu apportes au fil des naissances La décision d’évoluer et nous en sommes éberlués.
Adieu, licornes télépathes, adieu Pégase volatile ! Adieu, mes rêves de princesse depuis mon accomplissement ! Devenir reine, ça vous épate, mais ces protocoles futiles Ont mis fin, avec mes grossesses, à tous mes attendrissements.
Assez jalouse que son mari plut à Léonard de Vinci, Elle se trouva fort dépourvue par ses deux jambes et ses deux bras. Madame Vitruve fort marrie de se retrouver évincée Par ce sinistre « m’as-tu-vu », s’en regimba et s’en cabra.
Qu’est donc la licorne devenue une fois la princesse mariée Qui n’a plus besoin de ses charmes et son don de télépathie ? Ma reine, t’es-tu souvenue, avant que vous vous sépariez, Qu’elle aurait versé une larme avec regret et empathie ?