Nous dédions ce jour aux femmes pour se souvenir du combat Qu’elles ont remporté sur les hommes dont elles n’étaient pas les égales. À cause du péché infâme dans lequel Ève succomba Et perdit au référendum son autorité conjugale.
Bouddha l’a placée inférieure au plan civil et religieux ; Krishna les aimait tellement qu’il en eut plus qu’on l’imagine ; Jésus plutôt apparieur mais Mahomet plus sourcilleux ; Quoi qu’il en soit réellement, les Dieux se montrent misogynes.
Tableau « Krishna à la flûte de paon » de Madhumita Bhattacharya
Joli-Nichon lavait son linge le dimanche soir au lavoir, Dans l’intimité de l’étuve, se retrouvait entièrement nue. Ne vous cassez pas les méninges pour tenter de l’apercevoir Car elle se couchait près des cuves pour cacher sa déconvenue.
Un coup de Mistral équivoque jeta ses habits dans les nues Et elle n’eut d’autres ressources de se réfugier sur les toits. Moi, j’habitais une bicoque sise dans la même avenue Et lui achetai de ma bourse des fringues d’un geste courtois.
Elle fut ainsi ma lavandière et s’installa dans mon logis Et ne lavait plus que mon linge et ses lingeries fines, chez moi Car elle n’était pas née d’hier et connaissait l’astrologie ; Elle était du signe du singe d’après l’horoscope chinois.
Constante dans ses habitudes, Dame Nature sait reproduire Chaque année des chefs-d’œuvre d’art, garants de sa célébrité. Quelle que soit la latitude, elle se plaît à reconduire Ce qui obéit aux standards de la mode en prospérité.
Innovatrice cependant, Dame Nature aime inventer Selon les humeurs du printemps de nouvelles variétés Qu’elle mélange en répandant les fleurs qu’elle aura enfantées ; Enfin, maternées à plein temps, pluie et soleil à satiété.
Malgré la menace de l’homme, Dame Nature sait rebondir Et trouvera d’autres chemins pour recommencer son office. Puisqu’elle est reine en son royaume, elle sait comment approfondir L’avenir pour ensemencer la Terre pour nos filles et nos fils.
« Ne vous penchez pas au-dehors ! » vaut pour les trains et les maisons ! Quand vous vous mettez en ménage, restez ensemble et solidaires. La vie passe comme un météore – souvent à tort ou à raison – Tellement vite que déménage l’homme accroché aux courants d’air.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Trop de coquetteries mondaines, trop de gestes inutiles et guindés, Trop de mimiques incommodantes, trop de paroles et trop de bruit ! J’ai souvent cette peur soudaine de cette foule dégingandée Qui se montre un peu débordante et me coince comme un presse-fruit.
Soyez bienvenus à l’hôtel le plus proche de la nature ; Savourez la vue imprenable sur votre univers intérieur ! Vous sacrifierez sur l’autel de votre cœur la nourriture Offerte par l’impressionnable illumination supérieure.
Au pays des compétitions, des grands prix et des courses folles, Venez consommer hors concours vos appétits, vos ambitions ! Découvrez la bénédiction des plats dont votre cœur raffole. Mais assez de ces beaux discours et place à la dégustation !
Partie sur les chapeaux de roues, les échappements rugissants, La Bugatti vingt-deux dépasse du cadre des compétitions. Pilote et voiture-garou forment un même corps assouvissant La soif de vaincre les espaces contre le temps en déperdition….
Quand je prends un train au hasard, peu importe le lieu ou l’heure, Le bleu de la Gare Saint-Lazare revient m’invoquer sa couleur. Et du tableau sortent des cris que le peintre a impressionné Dans le camaïeu retranscrit des dégradés émotionnés.
Pour lutter contre l’insomnie, je fais des rêves qui m’époustouflent ; Quand minuit sonne, un mouton noir bêle à se décrocher la cloche Puis les brebis le calomnient à propos d’un vol de pantoufles ; Vers six heures, je perds la mémoire et les moutons se dégalochent.
Aimons-nous humains et cochons car nous avons le même rapport Avec la Terre que dévore notre appétit insatiable. Au bas du parchemin, cochons la case « passeport pur porc » Pour que le fait d’être omnivore ne nous doit plus préjudiciable.
Je les reconnaissais au village à leurs grands yeux écarquillés Et je pensais qu’ils les devaient à leur métier de saltimbanques. Je m’amusais du déballage de leurs affaires éparpillées Qu’ils surveillaient d’un air mauvais juste avant d’attaquer la banque.
Lorsqu’elle s’aperçut du manège de l’œil de Londres inquisiteur, Elle se sentit comme une poutre ou comme une paille du dimanche. Mais elle admit le privilège de ce regard solliciteur Car, après tout, les coups de foudre existent au pays d’outre-Manche.
Vu sur www.beontrack.medestinations-for-solo-women-traveler
Frühling, komm zurück zu meinem Gesicht, berühre es mit deinen goldenen Händen, Lass deine betrunkenen Finger regnen, drücke sanft mit deinen Daumen. Lassen Sie mich dieses süße Omen spüren, wenn ich unter der Sonne einschlafe, Während ein unpassender Lichtstrahl die jungen Triebe aus dem Schlaf holt.
Sommer, küssen Sie meine Landschaft mit Ihrer Feenfingersonne, Die vor Schönheit strahlen und meine zarte Haut bräunen wird. Küssen Sie mich mit süßen Omen, massieren Sie mich mit der schönsten Wirkung Wer wird sich, meine Krämpfe, durch Ihre osteopathische Magie rasieren.
Herbst, befreie meinen Kopf von allen unreinen Gedanken, Die zu viele Furchen in den Hochebenen meiner Stirn gepflügt haben. Ihre Ernte wird meine Eroberung sein, wie der Pflug, Der im Kokon alle Beleidigungen von der Raupe bis zum Schmetterling reinigt.
Winter, bedecke mit deinem gewebten Mantel die Kristalle, Die meinen opalhäutigen Körper in Schlaf versetzen und mein Land brachliegen lassen. Die grundlegenden Ergänzungen verwandeln mich im Schlaf Wie eine kristalline Quelle, deren Leben aus meinem Fleisch entspringt.
Cet hiver intestinal qui fait digérer le temps D’une exploration interne vers l’absorption du passé, Dans les fosses abdominales m’épanouira, au printemps, L’âme comme une lanterne dès le seuil outrepassé.
Que la métamorphose est brève avant que le dormeur ne ronfle Parmi les limbes qui s’agrègent sous l’assaut du vent qui s’essouffle ! Mais lorsque le soleil se crève et que la lune se dégonfle, Par le réel, se désagrège le rêve à son deuxième souffle.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Elle préfère la chimie et ses vertus intéressantes Qui, grâce au pouvoir de l’amour, font tourner les atomes crochus. Sa vie devient une alchimie de corrélations caressantes Avec le physique d’humour d’un bel atome moustachu.
Qu’il eût été autre animal, il eut aimé être cheval Tant il adore galoper en quête de sa nourriture. Mais ce n’est là qu’un demi-mal puisqu’en période carnaval Il sait comment développer son appétit pour la nature.
Quand il vous invite à sa table, le monde expose ses saveurs Cultivées par ses autochtones et préparées par ses natifs. Il sait se montrer délectable en vous accordants ses faveurs À vos papilles qui gueuletonnent aux goûts des plus imaginatifs.
Si facile à contracter, si difficile à guérir, Le virus floral d’amour pollinise les fleurs ravies. On sent son cœur diffracter et sa raison s’aguerrir Lentement jour après jour, sûrement toute la vie.
Renversant les lois du physique et de la force primitive, La femme subit l’évolution de son charme spectaculaire En développant son psychique d’une façon compétitive Grâce à ses circonvolutions qui fascinent notre oculaire.
Comme des éclairs de magnésium qui impressionneraient les cieux, Comme une salve d’acclamation à deux idoles qui s’apparient. L’amour subit le criterium des rêves les plus audacieux Qui font les belles déclarations et les coups de foudre à Paris.
Tableau « Les amoureux » de Penny Cline inspiré de Marc Chagall.
T’as toute sa vie racontée sur le parchemin de sa peau En Comics Strip et en Cartoons sur chaque partie de son corps. Tatouages sur l’effrontée qui ne s’habille que d’un chapeau Lorsqu’elle s’en va jouer au clown impudique sur son skateboard.
Certains voient des éléphants roses après l’ivresse de l’alcool ; Moi, je perçois l’aura des arbres lorsque je m’enivre d’azur. Alors quand j’ai le cœur morose, je suis ce simple protocole : Voir les halos veinés de marbre qui me rattachent à la nature.
Incognito et impudique, elle commence son numéro Protégée par un grand chapeau et deux mains croisées sur les jambes. Et vient cet instant fatidique où, au rythme du Boléro, La lumière enflamme sa peau exactement dans l’entrejambe.
Rien ne vaut la main d’un ami qui m’apporte sa contribution Lorsque je commence à construire une maison ou un projet. Car je m’échappe du tatami qui limitait l’exécution Et m’empêchait de reproduire à grande échelle cet objet.
Le comble, pour une élégante, serait de se retrouver nue Devant un choix embarrassant de dentelles et prêt-à-porter, Tout en s’montrant extravagante en dévoilant un peu son cul, Deux tétons plutôt harassants, un Mont de Vénus à portée.
Quand l’homme a découvert le feu en introduisant son bâton Dans le creuset de touffe tendre d’une expérience romancée, Il était tellement nerveux et procédait tant à tâtons Qu’il préféra plutôt prétendre devoir souvent recommencer.
Les mots-valises en français – ou portemanteau en anglais – Fusionnent deux mots à la fois en un seul et même analogisme. Ainsi un mot référencé « franco-anglais » devient « franglais » ; Ceux qui s’importent toutefois d’ailleurs sont des néologismes.
D’où les bobos adulescents qui clavardent sur les modems Et podcastent leurs courriels via leurs smartphones par internet. Ces chérissons adoléchiants qui tapuscritent leurs SMS En foultitude de proêmes un peu véners hépatétiques.
Mes réflexions sur la nature des œuvres d’art ont défloré Ma relation particulière avec mon environnement. Et j’ai peur qu’elles dénaturent mes mots dans une logorrhée De digressions épistolaires en décrivant l’événement.
L’amour est un puzzle complexe qui demande des mois d’efforts Réduits à néant si jamais on perd les deux dernières pièces ! Je ne vous parle pas de sexe mais du morceau de roquefort Dans le palais qui compromet un baiser à l’emporte-pièce.
Picasso n’était pas soigneux et rangeait n’importe comment Les instruments de sa palette et vivait à couteaux tirés Avec des rivaux besogneux qui changeaient le grossissement De l’optique de ses lunettes faussant les images étirées.
Un événement enfoui revient souvent à la surface Malgré les couches de souvenirs qui se tassent dans ma mémoire. Moi-même, perdu dans le fouillis astronomique du temps qui passe, Je pensais ne plus détenir la clef égarée de l’armoire.
Mais voilà que du fond de l’œil, voici que du creux de l’oreille, Remonte la réminiscence d’une situation ridicule. Souvent, elle blesse mon orgueil d’une insolence sans pareille ; Je souhaiterais, de mon enfance, en effacer la pellicule.
Expressionnisme Mouvement artistique caractérisé par l’intensité de l’expression des sentiments ou de certains aspects de la réalité, par opposition au respect d’un code formel.
Impressionnisme Mouvement pictural axé sur l’expression des impressions suscitées par la lumière et les objets.
Surréalisme Mouvement artistique qui prônait l’importance de l’imaginaire, de l’association des idées, de l’automatisme.
Dépressionnisme Lorsque j’entends l’explication de ces mouvements artistiques, Je me sens plus proche du cancre que de ce docte perfectionnisme. Alors, fi des complications et ces folles caractéristiques ! Moi, le poète, je jette l’encre dans le trou du dépressionnisme.
Les hommes naissent dans les choux, les femmes naissent dans les roses, Les anges naissent des étoiles et les poèmes naissent du cœur. Les rêves dans le sable échouent, des émotions naissent les pleurs ; Tous ces chefs d’œuvre, nés d’une toile, sont d’artistiques métamorphoses.
Insignifiants ou ridicules, déguenillés ou bien sapés, Souriants ou tristes à pleurer, le teint clair ou bien basané, Les jeunes gens qui gesticulent, les gaillards, les handicapés, Poussés ou à peine effleurés, tous les jours de toute l’année.
Je les observe de ma fenêtre, je les dévisage en terrasse, Je les aime ou je les déteste, je les admire ou je m’en moque. Ces gens, je dois le reconnaître, ont quelque chose qui m’embarrasse ; C’est d’afficher, je vous l’atteste, toutes leurs pensées équivoques.
Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
Toute l’évolution de l’homme accomplit son apprentissage Par le pont de la connaissance qui lui fait franchir les obstacles. Ainsi l’humain, dans son génome, a cumulé tous les passages Qui se révèlent, à la naissance, prêts à répéter le miracle.
Photo du Pont de Rakotzbrücke en Allemagne par Josh Perrett.
Quand je chevauchais les nuages au temps de mes rêves d’enfant, J’allais plus vite que l’orage et plus brillamment que la foudre. J’adorais ce plaisir suave qui rendait mon cœur triomphant Lorsque je montrais mon courage ainsi que l’envie d’en découdre.
Ensemble, en fin d’après-midi, nous nous retrouvons face à face ; Elle qui vit sur la rive gauche et moi qui vit en rive droite. Nous usons de cette comédie afin que la nuit satisfasse Nos appétences de débauche et d’inconduites maladroites.
Autrefois, les plus de vingt ans racontaient leur vie de bohème Sous des mansardes monotones, des anars, des intellectuels. C’étaient des artistes au printemps ; en été, clameurs de poèmes ; Peintres méconnus en automne et chanteurs des rues à Noël.
Toujours plus haut, toujours plus vite, toujours plus grand, toujours plus loin ! Telle est la devise de l’homme devant l’obstacle à son orgueil. Toujours dépasser ses limites, toujours accumuler des points, Toujours disputer des slaloms, toujours faire du tape-à-l’œil.
À quoi peut rêver un géant qui observe toutes les nuits La course effrénée des étoiles qui dansent autour de sa tête ? Au peuple errant dans le néant qui s’appelait les Rapa Nui, Disséminé parmi les voiles qui voguent sur les vagues en fête.
Tant que je n’aurai pas trouvé comment devenir immortel, La vieillesse demeurera le chemin pour ne pas mourir. Jamais je n’aurai éprouvé le sentiment d’être mortel Aussi longtemps que restera l’éternité à parcourir.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
« Fais bien attention, Lucifer, respecte la polarité ! Lorsque la femme est à la terre, isole l’homme et son phallus ! Sinon tu déclenches un enfer par loi de scissiparité Et l’assurance humanitaire te pénalisera d’un malus. »
Je ne connais de cette ville que ses descentes exceptionnelles Qui plongent dans le Pacifique dans une brume océanienne. Moi, qui ne suis né qu’à Saint-Gilles, garde une extase émotionnelle Pour les sillons discographiques des musiques californiennes.
Merci Maxime Leforestier, Scott McKenzie et Éric Clapton D’avoir chanté la maison bleue, le blues, le folk, le Rock’n’Roll Merci aux romans policiers et leurs poursuites qui détonent Après ces gangsters crapuleux qui détenaient le premier rôle.
On nous l’annonce depuis longtemps : La fin du monde est pour bientôt ! Mais surviendra-t-elle brusquement ou usera-t-elle notre patience ? Je ne serais pas mécontent que Dieu nous mette un mémento Dans son troisième testament que je lirais en prévoyance.
Tout tourne autour de la couleur dans notre monde en mouvement Comme une machine indolente qui jamais ne s’arrêtera. Chacun échappe à ses douleurs en continuant activement Son petit train-train insolent mais un jour le regrettera.
Féminin du cycle de l’eau, masculin du cycle du sel, Fruit de la mer dans son berceau couronné des marais salants. Accouché des vagues à grelots de l’océan universel, L’œil circonscrit dans le cerceau couvé d’un regard nonchalant.
Bien qu’elles ne soient pas si vaches, juste un peu snobs, juste assez fières, En attendant le beau marin qui se prendra dans leurs filets, Les sirènes hautaines et bravaches aiment observer les montgolfières Dont le ballon outremarin laisse leurs soupirs défiler.
Les chats sont montés à Paris pour attraper plein de souris En direction du Moulin Rouge et dévorer tout ce qui bouge. Après, quelques jolies minettes pour se fricoter la binette Puis, s’ils se montrent coquinous, ils feront ça entre minous.