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  • La journée de la femme

    Nous dédions ce jour aux femmes pour se souvenir du combat
    Qu’elles ont remporté sur les hommes dont elles n’étaient pas les égales.
    À cause du péché infâme dans lequel Ève succomba
    Et perdit au référendum son autorité conjugale.

    Bouddha l’a placée inférieure au plan civil et religieux ;
    Krishna les aimait tellement qu’il en eut plus qu’on l’imagine ;
    Jésus plutôt apparieur mais Mahomet plus sourcilleux ;
    Quoi qu’il en soit réellement, les Dieux se montrent misogynes.

    Tableau « Krishna à la flûte de paon » de Madhumita Bhattacharya

  • Joli-Nichon – 2

    Joli-Nichon lavait son linge le dimanche soir au lavoir,
    Dans l’intimité de l’étuve, se retrouvait entièrement nue.
    Ne vous cassez pas les méninges pour tenter de l’apercevoir
    Car elle se couchait près des cuves pour cacher sa déconvenue.

    Un coup de Mistral équivoque jeta ses habits dans les nues
    Et elle n’eut d’autres ressources de se réfugier sur les toits.
    Moi, j’habitais une bicoque sise dans la même avenue
    Et lui achetai de ma bourse des fringues d’un geste courtois.

    Elle fut ainsi ma lavandière et s’installa dans mon logis
    Et ne lavait plus que mon linge et ses lingeries fines, chez moi
    Car elle n’était pas née d’hier et connaissait l’astrologie ;
    Elle était du signe du singe d’après l’horoscope chinois.

    Tableau d’Anton Kiyasov

  • Fleurs de printemps

    Constante dans ses habitudes, Dame Nature sait reproduire
    Chaque année des chefs-d’œuvre d’art, garants de sa célébrité.
    Quelle que soit la latitude, elle se plaît à reconduire
    Ce qui obéit aux standards de la mode en prospérité.

    Innovatrice cependant, Dame Nature aime inventer
    Selon les humeurs du printemps de nouvelles variétés
    Qu’elle mélange en répandant les fleurs qu’elle aura enfantées ;
    Enfin, maternées à plein temps, pluie et soleil à satiété.

    Malgré la menace de l’homme, Dame Nature sait rebondir
    Et trouvera d’autres chemins pour recommencer son office.
    Puisqu’elle est reine en son royaume, elle sait comment approfondir
    L’avenir pour ensemencer la Terre pour nos filles et nos fils.

    Illustrations de Hülya Özdemir

  • L’anomalie

    L’anomalie

    « Ne vous penchez pas au-dehors ! » vaut pour les trains et les maisons !
    Quand vous vous mettez en ménage, restez ensemble et solidaires.
    La vie passe comme un météore – souvent à tort ou à raison –
    Tellement vite que déménage l’homme accroché aux courants d’air.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Les gens – 2

    Trop de coquetteries mondaines, trop de gestes inutiles et guindés,
    Trop de mimiques incommodantes, trop de paroles et trop de bruit !
    J’ai souvent cette peur soudaine de cette foule dégingandée
    Qui se montre un peu débordante et me coince comme un presse-fruit.

    Tableau de Lilia Mazurkevich.

  • Le paysage intérieur

    Le paysage intérieur

    Soyez bienvenus à l’hôtel le plus proche de la nature ;
    Savourez la vue imprenable sur votre univers intérieur !
    Vous sacrifierez sur l’autel de votre cœur la nourriture
    Offerte par l’impressionnable illumination supérieure.

    Tableau de Tomás Sánchez.

  • Du producteur au consommateur

    Du producteur au consommateur

    Au pays des compétitions, des grands prix et des courses folles,
    Venez consommer hors concours vos appétits, vos ambitions !
    Découvrez la bénédiction des plats dont votre cœur raffole.
    Mais assez de ces beaux discours et place à la dégustation !

    Photo de D.J. Tennis à Palerme.

  • Bugatti 22

    Partie sur les chapeaux de roues, les échappements rugissants,
    La Bugatti vingt-deux dépasse du cadre des compétitions.
    Pilote et voiture-garou forment un même corps assouvissant
    La soif de vaincre les espaces contre le temps en déperdition….

    Tableau de Martin Frévillel.

  • Le cri du tableau

    Le cri du tableau

    Quand je prends un train au hasard, peu importe le lieu ou l’heure,
    Le bleu de la Gare Saint-Lazare revient m’invoquer sa couleur.
    Et du tableau sortent des cris que le peintre a impressionné
    Dans le camaïeu retranscrit des dégradés émotionnés.

    Tableau « La Gare Saint-Lazare » de Claude Monet.

  • Mes nuits interrompues

    Mes nuits interrompues

    Pour lutter contre l’insomnie, je fais des rêves qui m’époustouflent ;
    Quand minuit sonne, un mouton noir bêle à se décrocher la cloche
    Puis les brebis le calomnient à propos d’un vol de pantoufles ;
    Vers six heures, je perds la mémoire et les moutons se dégalochent.

    Illustration de Gerhard Glueck.

  • Réconcilions-nous !

    Aimons-nous humains et cochons car nous avons le même rapport
    Avec la Terre que dévore notre appétit insatiable.
    Au bas du parchemin, cochons la case « passeport pur porc »
    Pour que le fait d’être omnivore ne nous doit plus préjudiciable.

    Illustration de Gerhard Glueck.

  • La famille Voodoo

    Je les reconnaissais au village à leurs grands yeux écarquillés
    Et je pensais qu’ils les devaient à leur métier de saltimbanques.
    Je m’amusais du déballage de leurs affaires éparpillées
    Qu’ils surveillaient d’un air mauvais juste avant d’attaquer la banque.

    Tableau de Zayasaikhan Sambuu.

  • L’œil de Londres

    L’œil de Londres

    Lorsqu’elle s’aperçut du manège de l’œil de Londres inquisiteur,
    Elle se sentit comme une poutre ou comme une paille du dimanche.
    Mais elle admit le privilège de ce regard solliciteur
    Car, après tout, les coups de foudre existent au pays d’outre-Manche.

    Vu sur www.beontrack.medestinations-for-solo-women-traveler

  • Die goldenen Hände

    Frühling, komm zurück zu meinem Gesicht, berühre es mit deinen goldenen Händen,
    Lass deine betrunkenen Finger regnen, drücke sanft mit deinen Daumen.
    Lassen Sie mich dieses süße Omen spüren, wenn ich unter der Sonne einschlafe,
    Während ein unpassender Lichtstrahl die jungen Triebe aus dem Schlaf holt.

    Sommer, küssen Sie meine Landschaft mit Ihrer Feenfingersonne,
    Die vor Schönheit strahlen und meine zarte Haut bräunen wird.
    Küssen Sie mich mit süßen Omen, massieren Sie mich mit der schönsten Wirkung
    Wer wird sich, meine Krämpfe, durch Ihre osteopathische Magie rasieren.

    Herbst, befreie meinen Kopf von allen unreinen Gedanken,
    Die zu viele Furchen in den Hochebenen meiner Stirn gepflügt haben.
    Ihre Ernte wird meine Eroberung sein, wie der Pflug,
    Der im Kokon alle Beleidigungen von der Raupe bis zum Schmetterling reinigt.

    Winter, bedecke mit deinem gewebten Mantel die Kristalle,
    Die meinen opalhäutigen Körper in Schlaf versetzen und mein Land brachliegen lassen.
    Die grundlegenden Ergänzungen verwandeln mich im Schlaf
    Wie eine kristalline Quelle, deren Leben aus meinem Fleisch entspringt.

    Bild von Fabienne Barbier

  • L’âge de glace

    Cet hiver intestinal qui fait digérer le temps
    D’une exploration interne vers l’absorption du passé,
    Dans les fosses abdominales m’épanouira, au printemps,
    L’âme comme une lanterne dès le seuil outrepassé.

    Photo de David Thompson

  • La métamorphose

    Que la métamorphose est brève avant que le dormeur ne ronfle
    Parmi les limbes qui s’agrègent sous l’assaut du vent qui s’essouffle !
    Mais lorsque le soleil se crève et que la lune se dégonfle,
    Par le réel, se désagrège le rêve à son deuxième souffle.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • L’art féminin – 2

    L’art féminin - 2

    Elle préfère la chimie et ses vertus intéressantes
    Qui, grâce au pouvoir de l’amour, font tourner les atomes crochus.
    Sa vie devient une alchimie de corrélations caressantes
    Avec le physique d’humour d’un bel atome moustachu.

    Tableau de Marc Chagall.

  • L’art de vivre du taureau

    L’art de vivre du taureau

    Qu’il eût été autre animal, il eut aimé être cheval
    Tant il adore galoper en quête de sa nourriture.
    Mais ce n’est là qu’un demi-mal puisqu’en période carnaval
    Il sait comment développer son appétit pour la nature.

    Tableau d’Anna Berezovskaya.

  • À la table du monde

    À la table du monde

    Quand il vous invite à sa table, le monde expose ses saveurs
    Cultivées par ses autochtones et préparées par ses natifs.
    Il sait se montrer délectable en vous accordants ses faveurs
    À vos papilles qui gueuletonnent aux goûts des plus imaginatifs.

    Tableau d’Anna Berezovskaya.

  • Le virus floral d’amour

    Si facile à contracter, si difficile à guérir,
    Le virus floral d’amour pollinise les fleurs ravies.
    On sent son cœur diffracter et sa raison s’aguerrir
    Lentement jour après jour, sûrement toute la vie.

    Tableau « Bataille de fleurs » de Marc Chagall.

  • L’art féminin – 1

    L’art féminin - 1

    Renversant les lois du physique et de la force primitive,
    La femme subit l’évolution de son charme spectaculaire
    En développant son psychique d’une façon compétitive
    Grâce à ses circonvolutions qui fascinent notre oculaire.

    Tableau de Giuseppe Cristiano.

  • Les amoureux à Paris

    Les amoureux à Paris

    Comme des éclairs de magnésium qui impressionneraient les cieux,
    Comme une salve d’acclamation à deux idoles qui s’apparient.
    L’amour subit le criterium des rêves les plus audacieux
    Qui font les belles déclarations et les coups de foudre à Paris.

    Tableau « Les amoureux » de Penny Cline inspiré de Marc Chagall.

  • Tatoo

    Tatoo

    T’as toute sa vie racontée sur le parchemin de sa peau
    En Comics Strip et en Cartoons sur chaque partie de son corps.
    Tatouages sur l’effrontée qui ne s’habille que d’un chapeau
    Lorsqu’elle s’en va jouer au clown impudique sur son skateboard.

    Photo de Mike Giant.

  • L’aura des arbres

    L’aura des arbres

    Certains voient des éléphants roses après l’ivresse de l’alcool ;
    Moi, je perçois l’aura des arbres lorsque je m’enivre d’azur.
    Alors quand j’ai le cœur morose, je suis ce simple protocole :
    Voir les halos veinés de marbre qui me rattachent à la nature.

    Tableau de Henri Manguin – 1906.

  • L’entrejambe

    L’entrejambe

    Incognito et impudique, elle commence son numéro
    Protégée par un grand chapeau et deux mains croisées sur les jambes.
    Et vient cet instant fatidique où, au rythme du Boléro,
    La lumière enflamme sa peau exactement dans l’entrejambe.

    Photo de x.

  • La contribution

    La contribution

    Rien ne vaut la main d’un ami qui m’apporte sa contribution
    Lorsque je commence à construire une maison ou un projet.
    Car je m’échappe du tatami qui limitait l’exécution
    Et m’empêchait de reproduire à grande échelle cet objet.

    Tableau de Rob Gonsalves.

  • Les poseuses

    Le comble, pour une élégante, serait de se retrouver nue
    Devant un choix embarrassant de dentelles et prêt-à-porter,
    Tout en s’montrant extravagante en dévoilant un peu son cul,
    Deux tétons plutôt harassants, un Mont de Vénus à portée.

    Tableau « Les poseuses » de Georges Seurat

  • Premiers feux

    Quand l’homme a découvert le feu en introduisant son bâton
    Dans le creuset de touffe tendre d’une expérience romancée,
    Il était tellement nerveux et procédait tant à tâtons
    Qu’il préféra plutôt prétendre devoir souvent recommencer.

    Tableau de Julia Legchanova

  • Les mots-valises

    Les mots-valises

    Les mots-valises en français – ou portemanteau en anglais –
    Fusionnent deux mots à la fois en un seul et même analogisme.
    Ainsi un mot référencé « franco-anglais » devient « franglais » ;
    Ceux qui s’importent toutefois d’ailleurs sont des néologismes.

    D’où les bobos adulescents qui clavardent sur les modems
    Et podcastent leurs courriels via leurs smartphones par internet.
    Ces chérissons adoléchiants qui tapuscritent leurs SMS
    En foultitude de proêmes un peu véners hépatétiques.

    Photo de Michael Johansson.

  • Dispersion florale

    Dispersion florale

    Mes réflexions sur la nature des œuvres d’art ont défloré
    Ma relation particulière avec mon environnement.
    Et j’ai peur qu’elles dénaturent mes mots dans une logorrhée
    De digressions épistolaires en décrivant l’événement.

    Tableau de Kathleen Greenwood.

  • Puzzle d’amour

    Puzzle d’amour

    L’amour est un puzzle complexe qui demande des mois d’efforts
    Réduits à néant si jamais on perd les deux dernières pièces !
    Je ne vous parle pas de sexe mais du morceau de roquefort
    Dans le palais qui compromet un baiser à l’emporte-pièce.

    Tableau de Giulia Rosa.

  • Picasso

    Picasso

    Picasso n’était pas soigneux et rangeait n’importe comment
    Les instruments de sa palette et vivait à couteaux tirés
    Avec des rivaux besogneux qui changeaient le grossissement
    De l’optique de ses lunettes faussant les images étirées.

    Tableau de Suckertom.

  • La dissolution de la mémoire

    La dissolution de la mémoire

    Un événement enfoui revient souvent à la surface
    Malgré les couches de souvenirs qui se tassent dans ma mémoire.
    Moi-même, perdu dans le fouillis astronomique du temps qui passe,
    Je pensais ne plus détenir la clef égarée de l’armoire.

    Mais voilà que du fond de l’œil, voici que du creux de l’oreille,
    Remonte la réminiscence d’une situation ridicule.
    Souvent, elle blesse mon orgueil d’une insolence sans pareille ;
    Je souhaiterais, de mon enfance, en effacer la pellicule.

    Tableau d’Emma Black.

  • Le dépressionnisme

    Le dépressionnisme

    Expressionnisme
    Mouvement artistique caractérisé par l’intensité de l’expression des sentiments ou de certains aspects de la réalité, par opposition au respect d’un code formel.

    Impressionnisme
    Mouvement pictural axé sur l’expression des impressions suscitées par la lumière et les objets.

    Surréalisme
    Mouvement artistique qui prônait l’importance de l’imaginaire, de l’association des idées, de l’automatisme.

    Dépressionnisme
    Lorsque j’entends l’explication de ces mouvements artistiques,
    Je me sens plus proche du cancre que de ce docte perfectionnisme.
    Alors, fi des complications et ces folles caractéristiques !
    Moi, le poète, je jette l’encre dans le trou du dépressionnisme.

    Tableau de Van Gogh par Adam Lister.

  • Artistiques métamorphoses

    Artistiques métamorphoses

    Les hommes naissent dans les choux, les femmes naissent dans les roses,
    Les anges naissent des étoiles et les poèmes naissent du cœur.
    Les rêves dans le sable échouent, des émotions naissent les pleurs ;
    Tous ces chefs d’œuvre, nés d’une toile, sont d’artistiques métamorphoses.

    Photo de Flora Borsi.

  • Les gens – 1

    Insignifiants ou ridicules, déguenillés ou bien sapés,
    Souriants ou tristes à pleurer, le teint clair ou bien basané,
    Les jeunes gens qui gesticulent, les gaillards, les handicapés,
    Poussés ou à peine effleurés, tous les jours de toute l’année.

    Je les observe de ma fenêtre, je les dévisage en terrasse,
    Je les aime ou je les déteste, je les admire ou je m’en moque.
    Ces gens, je dois le reconnaître, ont quelque chose qui m’embarrasse ;
    C’est d’afficher, je vous l’atteste, toutes leurs pensées équivoques.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • Le pont de la connaissance

    Le pont de la connaissance

    Toute l’évolution de l’homme accomplit son apprentissage
    Par le pont de la connaissance qui lui fait franchir les obstacles.
    Ainsi l’humain, dans son génome, a cumulé tous les passages
    Qui se révèlent, à la naissance, prêts à répéter le miracle.

    Photo du Pont de Rakotzbrücke en Allemagne par Josh Perrett.

  • La course aux nuages

    La course aux nuages

    Quand je chevauchais les nuages au temps de mes rêves d’enfant,
    J’allais plus vite que l’orage et plus brillamment que la foudre.
    J’adorais ce plaisir suave qui rendait mon cœur triomphant
    Lorsque je montrais mon courage ainsi que l’envie d’en découdre.

    Tableau de Vanessa Rivera.

  • Rendez-vous au crépuscule

    Rendez-vous au crépuscule

    Contempler l’autre un après-midi rose

    Ensemble, en fin d’après-midi, nous nous retrouvons face à face ;
    Elle qui vit sur la rive gauche et moi qui vit en rive droite.
    Nous usons de cette comédie afin que la nuit satisfasse
    Nos appétences de débauche et d’inconduites maladroites.

    Tableau de Tomas Sanchez.

  • Montmartre

    Montmartre

    Autrefois, les plus de vingt ans racontaient leur vie de bohème
    Sous des mansardes monotones, des anars, des intellectuels.
    C’étaient des artistes au printemps ; en été, clameurs de poèmes ;
    Peintres méconnus en automne et chanteurs des rues à Noël.

    Photo d’Evgeny Lushpin.

  • La course à la puissance

    La course à la puissance

    Toujours plus haut, toujours plus vite, toujours plus grand, toujours plus loin !
    Telle est la devise de l’homme devant l’obstacle à son orgueil.
    Toujours dépasser ses limites, toujours accumuler des points,
    Toujours disputer des slaloms, toujours faire du tape-à-l’œil.

    Photo de Ebenism.

  • Rapa Nui

    Rapa Nui

    À quoi peut rêver un géant qui observe toutes les nuits
    La course effrénée des étoiles qui dansent autour de sa tête ?
    Au peuple errant dans le néant qui s’appelait les Rapa Nui,
    Disséminé parmi les voiles qui voguent sur les vagues en fête.

    Photo de Samir Belhamra.

  • L’issue de secours

    Tant que je n’aurai pas trouvé comment devenir immortel,
    La vieillesse demeurera le chemin pour ne pas mourir.
    Jamais je n’aurai éprouvé le sentiment d’être mortel
    Aussi longtemps que restera l’éternité à parcourir.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Le court-circuit

    « Fais bien attention, Lucifer, respecte la polarité !
    Lorsque la femme est à la terre, isole l’homme et son phallus !
    Sinon tu déclenches un enfer par loi de scissiparité
    Et l’assurance humanitaire te pénalisera d’un malus. »

    Tableau de George Atherton sur geoglyphiks.com

  • San Francisco

    San Francisco

    Je ne connais de cette ville que ses descentes exceptionnelles
    Qui plongent dans le Pacifique dans une brume océanienne.
    Moi, qui ne suis né qu’à Saint-Gilles, garde une extase émotionnelle
    Pour les sillons discographiques des musiques californiennes.

    Merci Maxime Leforestier, Scott McKenzie et Éric Clapton
    D’avoir chanté la maison bleue, le blues, le folk, le Rock’n’Roll
    Merci aux romans policiers et leurs poursuites qui détonent
    Après ces gangsters crapuleux qui détenaient le premier rôle.

    Photo de Cream Electric Art.

  • La fin du monde

    La fin du monde

    On nous l’annonce depuis longtemps : La fin du monde est pour bientôt !
    Mais surviendra-t-elle brusquement ou usera-t-elle notre patience ?
    Je ne serais pas mécontent que Dieu nous mette un mémento
    Dans son troisième testament que je lirais en prévoyance.

    Photo de Gerab Ramadres.

  • Révolution en rouge

    Révolution en rouge

    Tout tourne autour de la couleur dans notre monde en mouvement
    Comme une machine indolente qui jamais ne s’arrêtera.
    Chacun échappe à ses douleurs en continuant activement
    Son petit train-train insolent mais un jour le regrettera.

    Photo de Daniel Rueda & Anna Devís.

  • Les marais salants

    Les marais salants

    Féminin du cycle de l’eau, masculin du cycle du sel,
    Fruit de la mer dans son berceau couronné des marais salants.
    Accouché des vagues à grelots de l’océan universel,
    L’œil circonscrit dans le cerceau couvé d’un regard nonchalant.

    Les marais salants photographiés par Tom Hegen.

  • Quand passent les montgolfières

    Bien qu’elles ne soient pas si vaches, juste un peu snobs, juste assez fières,
    En attendant le beau marin qui se prendra dans leurs filets,
    Les sirènes hautaines et bravaches aiment observer les montgolfières
    Dont le ballon outremarin laisse leurs soupirs défiler.

    Tableau de Ralph Eugene Cahoon

  • Chat nous, Paris !

    Les chats sont montés à Paris pour attraper plein de souris
    En direction du Moulin Rouge et dévorer tout ce qui bouge.
    Après, quelques jolies minettes pour se fricoter la binette
    Puis, s’ils se montrent coquinous, ils feront ça entre minous.

    Illustration de Ryan Conners