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  • Nouvelles perspectives

    Nouvelles perspectives

    On nous éclaire la chandelle avec de fausses perspectives ;
    L’autorité au premier plan s’enfonce bien souvent dans l’ombre ;
    Les états visent un objectif qui se trouve hors de leur portée
    Et l’avenir à l’horizon penche lourdement vers le passé.

    Les accords entre les pays reposent sur des utopies
    Et des traités vite dépassés par le cours des événements.
    Les religions croient faire face mais ne montrent que d’inepties
    Devant ce monde d’illusion qui ne propose que mirages.

    (Gravure « Satire de la fausse perspective » de William Hogarth.
    À lire sur http:figuresambigues.free.frPeinturehogarth.html#axzz6HL9q9fFp )

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Tendres ingénues

    Quel plaisir de se baigner nues et retrouver les origines
    De notre matrice utérine auprès de notre génitrice !
    Juste un petit bonheur ténu d’une liberté sauvagine
    Que nous aimerions qu’entérine la société inhibitrice.

    Quel plaisir de se sentir nues, le corps caressé par le vent
    Qui nous effleure le visage et nos parties les plus intimes !
    Comme un désir qui s’insinue à l’instant d’un soleil levant
    De saluer le paysage par cette offrande légitime.

    Quel plaisir de se montrer nues au soleil et à la nature
    Qui nous ont façonnées pareilles aux héroïnes et aux déesses !
    Se retrouver toutes ingénues, s’identifier simple créature
    Dans son plus modeste appareil pour en apprécier l’ivresse

    Tableaux de Frederick Carl Frieseke.

  • La route du soi

    Tout feu tout flamme, ma jeunesse court à travers mille chemins.
    J’apprends tout et je retiens tout, je brûle et fais feu de tout bois.
    Ma vie est pleine de promesses et de serments sans lendemain.
    Je m’éparpille un peu partout, je chasse, je mange et je bois.

    À l’heur de ma force de l’âge, mes chemins sont délimités ;
    Je réalise ma carrière pour bâtir ma pérennité.
    Malgré quelques carambolages, je vise la magnanimité
    Par la sagesse et la prière envers une sérénité.

    Et puis un jour je se sais plus où je dois fixer mes crampons ;
    Les transformations m’ont changé le paysage et le contexte.
    Le temps a passé, il a plu et l’eau a coulé sous les ponts ;
    Mes expériences ont mélangé mes pensées dans de faux prétextes.

    Tableaux de Catherine Chauloux.

  • Tuer le temps

    Tuer le temps quand je m’ennuie, j’y serais presque bénévole
    Or je crois qu’entre les secondes existe un temps pour le bonheur.
    Souvent, au milieu de la nuit, quand le temps stoppe son envol,
    Juste une pensée vagabonde, de quatre vers, me fait l’honneur.

    Tableau d’Alex Rossel Flint.

  • La précession des équinoxes

    La précession des équinoxes

    Parfois le temps qu’il fait s’accorde avec l’humeur du temps qui passe ;
    Les sanglots de la dépression font pleuvoir les nuages lourds.
    J’embarque et je lâche la corde dans mon navire de l’espace
    Pour mesurer la précession des équinoxes au jour le jour.

    Tableau de Moran Tennenbaum.

  • Les rêves surprises

    Les rêves surprises

    Souvent mon manège de rêves ressemble à une loterie
    Dont un inconscient tourniquet crée le hasard de la surprise.
    J’y fais des apparitions brèves à poil parmi les moqueries
    Et me réveille paniquée de cette grotesque méprise.

    Tableau de Gustav Klimt.

  • Ma forêt intérieure – 1

    Ma forêt intérieure - 1

    Le jour où le monde a basculé, j’ai préparé mes provisions
    Dans une forêt intérieure d’un amalgame de cultures.
    Puisque j’y demeure acculé, j’ai ajouté en prévision
    Une fenêtre sur l’extérieur pour le soleil dans l’aperture.

    Photo de Suzanne Moxhay.

  • Chacun sur son monde perçu – 1

    Chacun sur son monde perçu - 1

    J’ai tellement d’idées reçues par mes lunettes éducatives
    Qui me filtrent l’actualité que j’en tire ma propre vision.
    Chacun, sur son monde perçu, trouve mes pensées spéculatives
    Puisque tout est virtualité dans l’univers en collision.

    Illustration de Kyle T. Webster.

  • Une touche d’art

    Une touche d’art

    L’art ne prétend pas nous décrire la beauté que nous regardons
    Mais ce que cache l’apparence des masques en contradictions.
    Ainsi m’amusé-je à écrire des vers piquants comme un chardon
    Pour mieux dévoiler l’aberrance de belles phrases en réaction.

    Mais lorsqu’à son tour l’art abstrait défie l’école académique
    Pour s’affranchir de la matière pour des conceptions hors du temps,
    Alors je réponds, trait pour trait, d’une poésie alchimique

    Qui sur ma muse et sa crinière verse une prose de printemps.
    Qui versifie sur la crinière de ma muse un jeune printemps.

    Photo de Stefan Gesell.

  • Illusions et désillusions

    Illusions et désillusions

    Parfois mes rêves représentent le temps que je n’ai su retenir ;
    Parfois mes songes me préparent à affronter mes vérités.
    Parfois l’intuition déplaisante me contraint à me souvenir
    Afin que mon âme répare les bosses et les aspérités.

    Tableau de Mark Henson.

  • Toujours plus haut !

    Toujours plus haut !

    Être une sœur de la montagne pourrait vous paraître anodin
    Si je n’y trouvais la quiétude auprès de mes amis les oiseaux.
    Depuis que je bats la campagne dans le devoir du paladin, (avec l’esprit)
    Je me ressource en altitude auprès des anges en réseau.

    Photo de Julian Herbrig.

  • Vue sur les étoiles

    Vue sur les étoiles

    Lorsque nous sommes confinés dans le cocon de nos maisons,
    Nous voyons le monde extérieur d’une inhabituelle impression.
    Nos drôles de vies recombinées sont obligées avec raison
    À réfléchir de l’intérieur comment survivre à l’oppression.

    Tandis que le temps continue, les activités arrêtées
    Semblent impossibles à retenir tant l’habitude nous a marqués.
    Tandis que la peur s’insinue dans la quarantaine apprêtée,
    Comment se profile l’avenir de cette humanité parquée ?

    Tableau de Subarna Das.

  • L’ombre du chat

    L’ombre du chat

    Depuis que mon chat est parti pour gambader dans l’autre monde,
    Je perçois l’ombre de la présence du souvenir en rémanence.
    Ainsi l’amour se réparti dans ma conscience comme une onde
    Dont je transmets la bienfaisance à mon réseau en résonance.

    Comme une cloche tibétaine dont le tintement se prolonge,
    Son image infuse sans cesse dans le courant du quotidien.
    Venue des étoiles lointaines, cette perception se rallonge
    Et pulse l’écho que j’encaisse le long du bulbe rachidien.

    Illustration de Dave McKean.

  • Spiral

    Spiral

    L’univers naît d’une spirale qui oscille comme un oxymore :
    D’un mot où l’énergie décroît, d’un mot où celle-ci s’étend.
    Notre destinée sidérale aspire à la fois vers la mort
    Et vers un monde, que je crois, au-delà du vide et du temps.

    Tableau de Mark Henson.

  • La vie pastellisée

    La vie pastellisée

    Plutôt que m’accabler d’erreurs, de mes échecs et mes malheurs,
    J’ai décidé de m’alléger et lâcher prise à la douleur.
    J’ai vu alors que mes terreurs n’avaient aucune autre valeur
    Que des soucis désagrégés par cet antidote en couleurs.

    Photo de Kristina Makeeva.

  • La forêt de bambous

    La forêt de bambous

    Dans cette forêt de bambous où je m’étais aventurée,
    J’imaginais mettre à l’abri toutes mes craintes de la vie.
    Mais ces défenses mises bout en bout m’ont isolée et emmurée
    Dans une prison assombrie où mes regrets m’ont poursuivie.

    Tableau de Mark Henson.

  • Voyager autrement

    Voyager autrement

    Je m’en allai allègrement pour traverser la vie entière
    Sans autre assurance essentielle qu’une insouciance dans les transferts.
    J’aurais dû penser autrement et voyager hors des frontières
    Avec un visa pour le ciel sans escale prévue en enfer.

    Photo de Kristina Makeeva.

  • Le virus d’Icare

    Le virus d’Icare

    Qui n’a jamais désiré fuir l’activité horizontale
    Qui fait ramper l’homme enchaîné comme une machine infernale ?
    Qui n’a jamais voulu s’enfuir dans une quête verticale
    Sentir l’âme se déchaîner vers sa destinée véritable ?

    Tableau de Mark Henson.

  • Dans son boudoir

    Dans son boudoir

    Une femme assise dans son boudoir, en attendant le grand amour,
    Se mire nue en son miroir qui réfléchit avec humour :
    « Si nos rapports n’étaient de glace, je t’entendrais sur la psyché
    Et te renverrais à la place mon reflet du plus beau cliché ! »

    Tableau d’André Lhote.

  • Licornes et Sirènes

    Licornes et Sirènes

    Par la corne de la licorne et par la queue de la sirène,
    Par l’imagination des dieux qui ont créé tant d’ornements !
    L’homme a outrepassé les bornes en détruisant, l’âme sereine,
    Le chant du monde mélodieux par ses stupides mouvements.

    Tableau d’Hanna Silivonchyk.

  • Le Pont du Gard

    Le Pont du Gard

    Les aqueducs rallient les hommes à trinquer à l’eau de la terre
    En l’apportant dans les fontaines pour en abreuver leurs enfants.
    Ce pont romain, par le trinôme de ses niveaux complémentaires,
    Nous vient de la science romaine et de son génie triomphant.

    Photo du Pont du Gard.

  • Paroles de geste

    Paroles de geste

    Quand elle tombe à la renverse par le talent de son amant,
    La danseuse n’est pas en reste de lui en offrir tout son corps.
    Point nécessaire qu’ils conversent car ils échangent à tout moment
    Des expressions d’amours par gestes qu’ils répètent encore et encore.

    Photo de Jim Trotter.

  • La cornemuse

    Son instrument à plusieurs cors agit en collaboration
    Avec le souffle des bourdons mû par la force pectorale
    Du musicien qui prête son corps et toute sa respiration
    Pour nous offrir le grand cordon de la musique pastorale.

    Tableau d’Alexander Sigov.

  • L’archer

    L’archer

    « Une seule flèche à la fois ! » Ainsi s’annonce la devise
    À laquelle a prêté serment l’archer fidèle à son étude.
    L’intime profession de foi guide ses deux mains lorsqu’il vise
    Sa cible tout en refermant les deux yeux en toute quiétude.

    Tableau de Vladimir Gvozdariki.

  • Le marionnettiste

    Le marionnettiste

    Pendant certains moments sensibles, je deviens la marionnette
    Qu’un Dieu supérieur manipule pour m’utiliser comme acteur.
    Et dans cette scène ostensible sans l’ombre d’un sens malhonnête,
    L’esprit peut rester sans scrupule pour ce que doit faire mon cœur.

    Tableau de Vladimir Gvozdariki.

  • La Saint-Patrick n’aura pas lieu

    La Saint-Patrick n’aura pas lieu

    Par le trèfle de Saint-Patrick, symbole de la Trinité
    Et par la sainte harpe celtique qui accompagne les cantiques
    Et par la tension électrique qui transmet la fraternité,
    Je trinque au peuple gaélique, aux protestants, aux catholiques !

    Illustration de Theresa Grieben.

  • À la plume de flamant rose

    À la plume de flamant rose

    Depuis que j’écris à la plume – de flamant rose, évidemment –
    Une encre coule dans mon cœur pareille aux reflets d’une flamme.
    Tous mes textes en plusieurs volumes agissent comme un médicament
    Qui aide l’esprit chroniqueur à trouver son chemin de l’âme.

    Tableau de Alexander Sigov.

  • Adieu Chanelle

    Adieu Chanelle

    Elle est partie dans le silence dans une journée alourdie
    Par l’amour qui perdait une âme, toute petite, si attachante
    Mon cœur en subit l’insolence, mon esprit reste abasourdi,
    À l’image d’une petite flamme effarouchée et trébuchante.

    Adieu, toi qui restait en vigilance de tous nos actes étourdis,
    La queue dressée en oriflamme ou en antenne fort approchante.
    De tes câlins en opulence, mon corps reste tout engourdi
    Et aujourd’hui, je te réclame, le cœur et l’âme pleurnichante.

    Chanelle en juin 2018.

  • Le collectionneur

    Le collectionneur

    Ô vous, multitude d’objets de mon musée particulier !
    Chacun me raconte une histoire et s’attache à ma destinée.
    Tous représentent un sujet, un épisode singulier,
    Une belle rencontre notoire sans aucun doute prédestinée.

    Tableau de Boris Shapiro.

  • L’espère mission

    L’espère mission

    Chacun de préparer ses armes et se tenir sur le départ
    Avec l’esprit du conquérant sur l’objectif immaculé.
    Le patrimoine dans une larme offre à chacun un être à part
    Qui par les canaux déférents va très bientôt éjaculer.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Sous les ailes d’ange

    Sous les ailes d’ange

    Mon petit village, sous les ailes d’ange,
    Se revêt de blanc tout immaculé.
    Les arbres en coton agitent leurs franges
    Poudrant les oiseaux tout affabulés.

    Là, sur la colline, la nuit paraît blanche,
    Juste une clochette tintinnabuler.
    La neige des toits tombe en avalanche
    Recouvrant le sol tout miraculé.

    Dessin de Aliona Nalivkina.

  • Europe et le taureau

    Europe et le taureau

    Zeus se métamorphose en taureau afin de tromper son épouse ;
    Imprudente Europe l’approche, émue, et le chevauche à cru.
    Malgré vos ragots immoraux, ils s’accouplent sur la pelouse.
    Ne leur en faites point reproche, les dieux sont parfois incongrus.

    Tableau d’Alexander Sigov.

  • La chasseuse de tête

    La chasseuse de tête

    Ne croyez pas qu’elle vous ignore si elle passe sans vous voir ;
    Vous n’arrivez pas sur sa liste en tête de compétition.
    Si votre cote vous minore, elle ne voudra rien savoir
    Car elle cherche un spécialiste pour satisfaire ses ambitions

    Lorsque je fus handicapé après ma chute dans les montagnes,
    J’ai cherché à être embauché pour un travail à temps partiel.
    Mais je n’étais qu’un rescapé déchu du pays de cocagne
    Et elle n’a pas décoché la moindre flèche concurrentielle circonstancielle.

    Tableau de Boris Shapiro.

  • Duo en Si et La

    Duo en Si et La

    Un jour, les trois cordes de basses se dérobèrent dans un solo
    Tandis que les cordes aiguës se retrouvèrent dissonantes.
    Le diapason, de guerre lasse, ne trouvant pas ça rigolo,
    Sonna, d’un timbre suraiguë, son LA aux matines sonnantes.

    Tableau d’Anthony Falbo.

  • Solo de cordes

    Solo de cordes

    Trois cordes basses pour descendre dans les profondeurs de son cœur,
    Tous cordes hautes pour explorer ses connexions spirituelles ;
    Trois graves suaves et si tendres pour entretenir la langueur,
    Trois aiguës qui savent implorer tout l’amour de la chanterelle.

    Tableau d’Anthony Falbo.

  • Tantôt rouge et tantôt blanc

    La première fille qui m’a conduit sur l’autoroute de l’amour,
    Voyait toujours la vie en rose et même en rouge très foncé.
    Plus tard, elle m’a éconduit – cela devait finir un jour –
    Et je restai le cœur morose sur le bas-côté, défoncé.

    La deuxième fille qui m’a aidé à continuer ma carrière,
    Voyait toujours les choses en grand dans un bel avenir tout blanc.
    Plus tard, elle m’a bien possédé et je suis resté en arrière
    Dans un délire des plus flagrants mais c’est la vie, sans faux-semblants !

    Un jour, je les retrouverai toutes les deux, à l’occasion,
    Et je m’apercevrai enfin qu’elles avaient une mission.
    Et ce jour-là, j’éprouverai qu’elles étaient en collusion
    Pour m’accompagner aux confins de mes propres inhibitions.

    Photos de Katerina Belkina.

  • Fenêtres sur mer

    Matin, je continue mes rêves en regardant par la fenêtre
    Les premiers rayons qui pianotent sur mon tableau inachevé.
    Et la dernière image brève qui ne demande qu’à renaître
    Tracée du bout de mes menottes sur le plateau de mon chevet.

    Midi, je rêve de cuisine selon les produits de saison
    Et du parfum des aromates, le thym, le persil et la menthe.
    Salade en vers qui avoisinent selon le cœur ou la raison
    Avec le rouge des tomates et les pigments qui m’alimentent.

    Et le soir, je rêve d’alcools que je dilue dans les couleurs
    D’une bouteille débouchée dont le goulot m’offre un baiser
    Tandis que ma main caracole son contenu souffre-douleur ;
    Lie-de-vin, je vais me coucher dans des pétales de rosée.

    Tableaux de Damian Elwes inspirés d’Henri Matisse.

  • À toute berzingue

    Nous assistons à des versions qui vont plus vite que le temps ;
    Le progrès, à toute vitesse, a démodé le patrimoine.
    Dommage pour la conversion de nos paysages d’antan
    Qui frise un peu l’impolitesse dont le futur se dédouane.

    Tableau « Ponts sur la Seine à Asnières » 1887 de Vincent Van Gogh.

  • La couleur de l’avenir

    La couleur de l’avenir

    L’homme assimile les couleurs de son monde en évolution.
    Aussi bien dans ses chromosomes que dans l’échange des cultures.
    Oublions nos vieilles douleurs et unissons nos solutions
    Afin que l’avenir de l’homme prenne une apparence mature.

    Tableau « Spirit Walker » de Jim Nelson.

  • Les douleurs impénétrables

    Les douleurs impénétrables

    Sous l’influence et la couleur de la phénoménologie,
    Les expériences essentielles transforment le corps et l’esprit.
    Et je ressens comme douleur ce fort passage d’énergie
    Qui modifie mon potentiel que je veux quel qu’en soit le prix.

    La phénoménologie est une approche philosophique qui explore les expériences de la vie.

    Tableau de Julia Klimova.

  • Pachamama

    Pachamama

    L’espace et le temps réunis à l’énergie de l’univers
    Ont permis la vie généreuse avec amour et cruauté.
    La mort restera impunie car elle n’est qu’un fait divers
    Sur la nature dévoreuse de cette étrange communauté.

    La Terre donne en abondance, elle reprend en représailles.
    La raison du déséquilibre n’est pas écrite dans les livres.
    Acceptons cette dépendance et célébrons nos épousailles
    Avec ce fragile équilibre qui fait notre raison de vivre.

    La Pachamama, déesse-Terre-Mère dans la cosmogonie andine, revêt deux personnalités, l’une généreuse et fertile, l’autre vindicative lorsqu’elle ne reçoit pas son dû. Sa relation avec les hommes engendre un équilibre si précaire que quelques actions indiscrètes ou gestes équivoques, quelques manquements que ce soit au protocole peuvent entraîner des représailles.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Les arbres frémissants

    Les arbres frémissants

    Notre Terre est malade, tous ses arbres frémissent,
    Avec l’air pollué et l’eau pleine d’engrais.
    Au cours de mes balades, j’aperçois les prémisses
    Qui ont évolué à l’envers du progrès.

    Les arbres communiquent comme organes sensibles
    Et répandent dans l’air le tanin de leurs feuilles.
    Les animaux paniquent et leur mort ostensible
    Sonnera la colère d’une planète en deuil.

    Tableau de Mark Briscoe.

  • L’instant bleu et l’instant rouge

    L’instant bleu et l’instant rouge

    Le temps nous paraît uniforme mais vibre entre deux battements ;
    Un instant bleu imperceptible, un instant rouge indiscernable.
    Leur association nous transforme selon la force du moment
    Et nous devenons susceptibles d’être insensés ou raisonnables.

    Tableau de Sophie Wilkins.

  • La casbah

    La casbah

    Dans l’organisme de la ville où les artères se développent,
    Des venelles et des ruelles plongent au cœur de la casbah.
    Une population servile mêlée d’étrangers interlopes
    Anime des passions cruelles épicées d’encens et tabac.

    Tableau « La cashba » d’Henri Matisse.

  • La vérité sortant du tableau

    La vérité sortant du tableau

    Tous les peintres avaient bien compris que les femmes réfléchissent mieux
    Revêtues de la vérité plutôt qu’habillées de mensonge.
    Plus ils en voulaient un bon prix, plus ils étaient parcimonieux,
    Quitte à montrer leur nudité pour obtenir une rallonge.

    Tableau de Hennie Niemann Jnr.

  • L’odyssée de Pénélope

    L’odyssée de Pénélope

    Beaucoup de danseuses interlopes s’exhibaient avec élégance
    Au cours de l’Odyssée d’Ulysse devant les gars de la Marine.
    Que croyez-vous que Pénélope pensait de cette extravagance
    Lorsqu’il courait dans les coulisses féliciter ces ballerines ?

    Tableau de Skupova Lyubov.

  • La tulipe des dieux

    La tulipe des dieux

    Quarante siècles de tulipes contempleraient les terres basses
    Si j’en honorais la Hollande au rang des fournisseurs des dieux.
    La fleur dont mon cœur s’émancipe, dont mes sentiments se surpassent
    Lorsqu’elle fleurit de guirlandes la route vers l’amour radieux.

    Photo de Dotz Soh su www.designyoutrust.com201907magical-cityscapes-and-travel-landscapes-by-dotz-soh .

  • L’alchimie du temps

    L’alchimie du temps

    Lorsque l’alchimiste suprême réunit les quatre éléments ;
    L’eau dans le creuset de la terre et le feu sacré dans le ciel,
    Deux météores, les plus extrêmes, divinisent le firmament
    Entre une aube crépusculaire et un coucher concurrentiel.

    Photo de Dotz Soh su www.designyoutrust.com201907magical-cityscapes-and-travel-landscapes-by-dotz-soh .

  • Singapour

    La ville jardin se réveille dans la péninsule malaise
    Et, peu à peu, toutes les îles se joignent au flux économique.
    Là-bas, au pays des merveilles, aux côtes bordées de falaises,
    Le paradis semble en exil dans ces couleurs panoramiques.

    Dans la forêt corpusculaire et de la sylve urbanisée,
    La densité des habitants s’étend dans l’ombre taciturne.
    Et le soleil crépusculaire prévient ce monde organisé
    Que la journée n’est qu’au mitan de ses activités nocturnes.

    Photos de Dotz Soh su www.designyoutrust.com201907magical-cityscapes-and-travel-landscapes-by-dotz-soh .

  • L’interception

    L’interception

    Me voici entre deux étapes et je ne peux plus reculer ;
    Juste avancer mais sans savoir lorsque cela s’arrêtera.
    La seule force qui me retape alors que je suis acculé,
    Est d’espérer apercevoir l’espoir qui me rachètera.

    Photo d’Orhan Yilmaz.