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  • Mademoiselle en bouche-lotus

    Quand elle apprend la position, la bouche en forme de cul-de-poule,
    Ce n’est pas Bouddha qu’elle invoque mais Yashodhara, sa légitime
    Et son esprit d’opposition qui met le cœur des hommes en boule.
    Mais pour qu’il n’y ait pas d’équivoque, ses pensées resteront intimes.

    Photo de Natalia Zakonova.

  • Plus loin que Picasso

    Plus loin que Picasso

    Quand l’art de la reproduction se mêle avec l’illustration,
    Il plait à mon cœur que mes brosses se défoncent avec mes pinceaux.
    Par la couleur de l’induction et d’un poil de pénétration,
    Je somme ces artistes féroces, qu’ils surpassent déjà Picasso.

    Vu sur www.dumpaday.comgenius-ideas-2one-persons-trash-another-persons-treasure-27-pics

  • La suggestion

    La suggestion

    Cette intimité impudique déguisée par un pseudonyme,
    Me permet de faire apparaître tous mes fantasmes en silhouette.
    Je stimule ce côté ludique par une femme nue anonyme,
    Glissée dans un décor champêtre comme amusante pirouette.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • L’esprit-de-vin

    L’esprit-de-vin

    Un élixir de conscience,
    Un parfum d’inconscience,
    Un alcool spirituel,
    Un plaisir conceptuel.

    Le charme de la bouteille
    Me tient les sens en éveil.
    La lutte de l’élixir
    Contre le vide à occire.

    L’or le dote de couleur
    Qui atténue les douleurs,
    Et le blues qui fait de l’ombre
    Ne disparaît pas, il sombre.

    Tableau d’Anna Kostanian.

  • « Les reflets roses » d’Honoré de Balzac

    « Les reflets roses » d’Honoré de Balzac

    Honoré de Balzac écrivait des reflets
    En une seule phrase de deux lignes seulement.
    Il y racontait tout, des satires, des pamphlets,
    Le proverbe du jour, parfois même un roman.

    Je ne puis qu’admirer le talent de ce maître
    Qui parvint à caser sa comédie humaine.
    Pour mes propres poèmes je n’ai su m’y soumettre
    En au moins quatre lignes et quinze par semaine.

    C’était mon rêve de cette nuit où l’on avait retrouvé 600 reflets roses inédits d’Honoré de Balzac et qu’on avait adaptés en série télévisée. Malheureusement je ne me souviens d’aucun et c’est dommage car j’aurais pu les plagier en toute impunité.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Sur mon perchoir

    Sur mon perchoir

    Comme j’ai de plus en plus de mal d’avoir un regard objectif,
    Je suis monté sur le perchoir de l’examen que je poursuis.
    Mais l’information minimale ne livre à mon goût subjectif
    Qu’un espoir qui pourrait déchoir si je vois vraiment où j’en suis.

    Tableau de Laurent Rosset.

  • Le regard photographique

    Le regard photographique

    Dans notre société factice faite du commerce des sens
    Où chaque jour fait la surprise de sensations catastrophiques,
    Je crains qu’à court terme, le practice de mes yeux en effervescence
    Ne donne lieu, par cette emprise, à un regard photographique.

    Photo de Cristina Otero.

  • Ma pharmacopée

    Ma pharmacopée

    Dans mon recueil d’informations sur les médicaments censés
    Donner la jeunesse éternelle, j’ai lu les effets secondaires.
    J’ai peur qu’une médication provoque un rejet insensé
    Et que mes rides naturelles m’éclatent en plusieurs exemplaires.

    Tableau de Matthieu Bourel.

  • Dans les limbes

    Dans les limbes

    J’aimerais que la pesanteur cesse son pouvoir sur mon corps
    Pour m’échapper de l’attraction et son sortilège envoûtant.
    Goûter ce moment enchanteur, ressentir de voler encore
    Comme Icare en décontraction juste avant d’arrêter le temps.

    Tableau de Michael David Adams.

  • L’anamorphose

    L’anamorphose

    Le phénix renaît de ses cendres mais laisse, avant de s’envoler,
    Un œuf d’or qui apporte chance à celle qui l’aurait trouvé.
    Si vous vous pressentez descendre, quand vos aïeux ont convolé,
    De cet oiseau d’intelligence, votre fortune est approuvée.

    Tableau de Tomasz Alen Kopera.

  • Le chat , La corneille et les petits poissons

    De mémoire de Chat Botté ou des contes de la Corneille,
    Les femmes de grande beauté sont des trésors qui se monnayent.
    Les princes charmants, ces nigauds, s’attrapent comme des souris
    Quand la chatte miaule à gogo puis, les attire et leur sourit.

    Or tout l’intérêt des légendes consiste à prendre ces cornichons
    Dans les filets de la marchande qui leur agite ses nichons.
    La pêche ainsi miraculeuse consiste à leurrer les poissons
    Car l’amour rend l’âme bigleuse après quelques fortes boissons.

    Tableaux de Philippe Martinery.

  • Coincer la bulle

    Coincer la bulle

    Parfois elle joue à cloche-pied dans sa marelle imaginaire
    Espérant atteindre le ciel pendant qu’elle coince la bulle
    Car elle attend un marchepied, un coup de main préliminaire,
    Un coup de pouce providentiel, tout simplement sans préambule.

    Expression attribuée aux artilleurs à qui l’on demandait de régler les niveaux à bulle des canons, une fois la bulle « coincée » entre les repères, il n’y avait plus qu’à attendre.

    Tableau de James Day.

  • Les pluies fécondes

    Pour le meilleur et pour le pire, voilà, nous sommes mariés
    Et ce qui va nous arriver dépendra des intempéries.
    Bien sûr, au début on aspire au bonheur multiple et varié
    Avec promesses enjolivées et sentiments surenchéris.

    À vivre d’amour et d’eau fraîche, les coups de foudre sont fréquents
    Pour faire un enfant quand il pleut pendant quarante jours de noces.
    La maison se transforme en crèche et le bonheur par conséquent
    S’habille en rose ou bien en bleu, Selon si les pluies sont précoces.

    Tableau d’Alexei Panteleev.

  • La femme à tiroirs

    La femme à tiroirs

    « – Miroir Ô mon miroir magique, dis-moi si je suis la plus belle ?
    Tiroir Ô mon tiroir logique, l’as-tu jeté à la poubelle ? »
    « – La bonne réponse, Ô ma reine, est fourrée dans un document ;
    Malgré ma méthode sereine, j’en ai perdu l’emplacement. »

    Tableau d’Igor Morski.

  • Dernière répétition avant la générale

    Dernière répétition avant la générale

    La fausse vierge, un peu distraite par le passage du chariot,
    Aucune aménité ne prête aux deux gémeaux indisposés
    Sous la clarté un peu abstraite révélée par un scénario
    Auquel, sans doute, les interprètes ne semblent pas très prédisposés.

    Tableau de Marc Chagall.

  • Isis

    Isis

    La divinité égyptienne ne connaît pas la plénitude ;
    L’éternité est parsemée de primauté destituée.
    Osiris a connu la sienne, déchiqueté en multitude
    De fragments de son corps semé mais qu’Isis put reconstituer.

    Tableau de Meghan Hetrick.

  • Par le petit trou de la banquise

    Par le petit trou de la banquise

    Par le petit trou de la banquise, j’y vois bien mieux lorsque j’y passe
    Suivi par tous mes camarades que j’aperçois sous ma visière.
    À part ça, Madame la Marquise, on ne fait rien qui l’outrepasse
    En venant faire la parade avec nos bateaux de croisière.

    Photo de Daniel Kordan.

  • Au déclin de ma rue

    « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ! Dit Lavoisier.
    Ma ville me porte à le croire comme si c’était archiconnu.
    Les urbanistes ont ce secret d’arriver à euthanasier
    Les villages de nos mémoires pour des quartiers tout biscornus.

    Tableau d’Erik Johansson.

  • Écologie

    Écologie

    Bien sûr que l’union fait la force contre tous les vents et marées ;
    Entraide et solidarité font plus que force ni que rage.
    Mais plus on lutte et on s’efforce d’être solidement amarrés,
    Plus la complémentarité avec la nature est un mirage.

    Tableau d’Erik Johansson.

  • Les fausses couleurs

    Les fausses couleurs

    Mes souvenirs me trompent en de fausses couleurs
    Et l’histoire détrompe d’hypocrites douleurs.
    La poutre de nos amis est un mal nécessaire,
    La paille de l’ennemi devient bouc émissaire.

    Tableau de Rick Gendron.

  • Mais où sont passées les girafes ?

    Mais où sont passées les girafes ?

    Dans la Sierra Leone on produit les diamants
    Qui financent la guerre par tous ses soudoiements.
    Mais où sont passées les richesses ?

    Le pétrole regorge sous le sol angolais
    Les multinationales d’occident l’ont volé.
    Mais où est passé le progrès ?

    Si aux îles Fidji l’eau est miraculeuse,
    C’est pour être exploitée de façon frauduleuse.
    Mais où sont passées les ressources ?

    Les forêts tropicales qui abritent la faune
    Troquent les bois précieux contre espèces fantômes.
    Mais où sont passés les gorilles ?

    Les derniers animaux victimes de l’esclavage
    Font l’objet de trafics, contrebande sauvage.
    Mais où sont passées les girafes ?

    (Art africain de Tanzanie.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • L’arc-en-ciel

    L’arc-en-ciel

    La Terre marque de son sceau l’armistice de la bataille
    Entre ses nuages d’averses contre les vents tonitruants.
    La ville lavée par monceaux de ruisseaux qui la ravitaillent
    Sonne la trêve, sans controverse, entre les brutes et les truands.

    Photo de Kristina Makeeva.

  • Regard d’avenir

    Regard d’avenir

    Elle s’appelait « Sérénité », un prénom donné par sa mère
    Car elle apportait son regard sur un monde plein d’avenir.
    À l’époque, la pérennité, qu’offrait l’existence éphémère,
    Décriait, à tous les égards, ce qu’une femme pouvait devenir.

    Tableau « Eyes For The Future » 1967 de Scott Burdick.

  • Au pays des fantasmes

    Au pays des fantasmes

    L’anglais qui n’aime pas Descartes tourne le dos – mauvaise manière –
    Aux français depuis que Newton a reçu pomme sur la tête.
    Ainsi, au royaume des cartes, Alice est restée rancunière
    Envers cette Perfide Albion qui cherche des poux sur la bébête.

    Illustration de Charles Robinson.

  • Au bon vieux temps du paradis

    En ce temps-là, folles déesses, vénus en herbe, étaient à moi !
    Moi, le jardinier à tout faire, créateur du jardin des dames.
    Pour améliorer mes prouesses, j’avais deux apprentis au mois :
    Le premier nommé Lucifer, le deuxième s’appelait Adam.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • La pyramide de Maslow

    La pyramide de Maslow

    R-d-C : Pour les Besoins physiologiques, la Terre nourricière ;
    1er étage : Pour les Besoins de sécurité, la Terre hospitalière ;
    2ème étage : Pour les Besoins d’appartenance et d’amour, la Terre humanitaire ;
    3eme étage : Pour les Besoins d’estime et de confiance, la Terre solidaire ;
    Sommet : Pour le Besoin d’accomplissement de soi, la Terre solitaire.

    Tableau de Tito Nugroho.

  • Pluie de lumière

    Pluie de lumière

    Lorsque le soleil est parti, les lumières de la ville dansent
    Comme des souris besogneuses quand le chat est aux antipodes.
    Toutes ces lueurs réparties en nuages de résidences
    Tombent d’une pluie trépigneuse sur le parvis des métropoles.

    Tableau de Tang You Hoong.

  • Mon immeuble

    Mon immeuble

    Lorsqu’ils ont tous bien travaillé toute la semaine durant,
    Tous mes voisins se décontractent dès la soirée du vendredi.
    Et chacun d’aller ripailler dans un délire récurrent
    Qui ne prévoit qu’un seul entracte, dimanche juste avant lundi.

    Tableau d’Erik Thor Sandberg.

  • L’heure violette

    L’heure violette

    Quand l’heure bleue devient violette, avant la tombée de la nuit,
    Les maisons semblent se ranimer de leur sommeil de la journée.
    Les vieilles lanternes obsolètes reprennent l’aspect inouï
    De ces feux follets arrimés au marchand de sable en tournée.

    Tableau d’Evgeny Lushpin.

  • L’essentielle

    L’essentielle

    Quand la femme s’effeuille derrière ses paravents,
    Le moindre bout de chair qui s’échappe est capté
    Pour le plaisir de l’œil dont l’aspect captivant
    Lui permet, pour pas cher, de se décontracter.

    Tableau de Eliza Mytko.

  • Grands voyageurs

    Grands voyageurs

    J’ai connu ces grands voyageurs qui se nourrissent d’émotions
    Glanées aux quatre coins du monde et ses merveilles menacées.
    À bord de bateaux ravageurs, d’instruments de locomotion,
    Ils marquent d’une trace immonde le sacre de leur panacée.

    Tableau de Nathan Miftode.

  • Passe le temps

    Passe le temps

    Pendant que je suis endormi, les oiseaux nocturnes en éveil
    Vivent leur vie de noctambule, chassent mangent et puis s’ennuient.
    Leur surtension se raffermit tandis que leurs gros yeux surveillent
    Les humanoïdes somnambules qui cauchemardent toute la nuit.

    Photo de Sourav Mondal.

  • Nuage rose

    Nuage rose

    Pour se venger du temps qui passe et ses secondes imbéciles,
    La météo irrationnelle promène ses nuages roses
    Qui créent un conflit dans l’espace entre ces deux temps indociles
    Jusqu’à la pluie occasionnelle pour égayer les jours moroses.

    Photo de Andhika Ramadhian.

  • La place rouge sous la neige

    La place rouge sous la neige

    Sur la place rouge enneigée de flocons blancs et innocents,
    Je l’observais à l’improviste déambuler tranquillement
    Dans la pénombre avantagée par le halo luminescent
    Des lampadaires communistes qui veillaient inutilement.

    Tableau de Kristina Makeeva.

  • L’impact de la lumière

    L’impact de la lumière

    Le dépassement du mur du son produit un BANG révélateur
    Car l’air est tellement comprimé qu’il détone par l’onde de choc.
    Ainsi, si nous nous propulsons le pied sur l’accélérateur,
    La lumière pourra imprimer son impact sur les pare-chocs.

    Tableau de Stephan Schmitz.

  • Lion noir et moutons blancs

    Lion noir et moutons blancs

    Je ne sais qui a eu l’idée de remplacer notre berger
    Par ce travailleur immigré censé nous protéger du loup…
    Pourtant les chiens ont validé son embauche sans gamberger
    Devant toutes les simagrées qu’il fit pour les rendre jaloux.

    « Une armée de moutons, menée par un lion, vaut mieux qu’une armée de lions, menée par un mouton. »

    Photo de Nogar007.

  • Les singes au parlement

    Les singes au parlement

    Il paraîtrait qu’au parlement, où l’on se donne des noms d’oiseaux,
    Les députaient feraient le singe dans d’absurdes prêchi-prêcha.
    Soit on y jure, soit on y ment, soit les sabots dans les naseaux
    Lorsque ça chauffe dans les méninges, tout l’monde s’en va, y’a plus un chat.

    Tableau de Banksy.

  • Fabienne, l’aspiratrice

    Fabienne, l’aspiratrice

    Où est passé mon Reflet-vers ? Mes phrases et leur vocabulaire ?
    Où est la prose quotidienne dont mes pensées sont inspirées ?
    Est-il possible que l’univers se ligue pour tout foutre en l’air ?
    Eh bien non, ce n’est que Fabienne qui d’un coup m’a tout aspiré !

    Photo de Toon Joosen.

  • Un chapeau suffit !

    Un chapeau suffit !

    Il m’a suffi d’un grand chapeau pour intriguer par ma tenue
    Mon voisin du haut de l’immeuble qui se penchait à la fenêtre.
    Pour parachever cet appeau, je me suis mise toute nue
    Et si l’amour n’est pas aveugle, j’espère au moins qu’il le pénètre.

    Photo de Reggy.

  • L’escalier de secours

    L’escalier de secours

    Je voudrais sortir de ce cercle dans lequel ma vie tourne en rond
    Mais je ne sais pas comment faire pour appeler Dieu au secours.
    Je voudrais ouvrir le couvercle pour explorer les environs
    Et dénicher dans cet enfer où est l’escalier de secours.

    Photo de Maco Kirahvi.

  • La tête dans le bocal à poissons

    La tête dans le bocal à poissons

    J’ai voulu noyer le poisson et changer de conversation
    Pour éviter de raconter une aventure extravagante.
    Mais comme j’étais pris de boisson, pour éviter l’altercation,
    Et la vérité affronter, j’ai trouvé l’issue élégante :

    J’ai mis la tête dans le bocal et j’ai plongé dans la piscine
    En prétendant faire un record en apnée sans que je ne bouge.
    À cette distance focale, je réalise – car j’hallucine –
    Que l’ivresse diluée dans mon corps s’est retransmise aux poissons rouges.

    Photo d’Ivan Wong.

  • Un labyrinthe de souffrances

    Après la journée de la femme, nous avons fait une plongée
    Dans les souffrances accumulées comme un dédale de ruelles.
    Mais ces humiliations infâmes iront, hélas, se prolonger
    Dans tous les cas dissimulés par une société cruelle.

    Tableau de Miles Johnson.

  • La chambre surréaliste

    La chambre surréaliste

    J’aime ces hôtels imprévus qui ne figurent nulle part
    Et qui me proposent une chambre complètement surréaliste.
    Mes rêves, à perte de vue, sonnent le signal du départ
    À des oiseaux et salamandres pour une nuit naturaliste.

    Street Art surréaliste de DULK.

  • L’effet papillon

    L’effet papillon

    Pour voler de mes propres ailes, je dois pouvoir faire abstraction
    De tous les formats que propose l’éducation à l’aveuglette.
    Si je n’ fais pas montre de zèle pour échapper à l’attraction,
    Je resterai rivé dans la pose d’une chrysalide incomplète.

    Sculpture de John Morris.

  • La femme de Vitruve – 2

    La femme de Vitruve - 2

    M’ovationnant à bras ouvert et à grandes jambes écartées,
    La réceptionniste ravie me donna les clefs de mes chambres.
    En effet, j’avais découvert – je vous le dis en aparté –
    Que j’y vivrais toute ma vie ; du moins de janvier à décembre.

    Photo de Bague Adam.

  • Les filles dans les fenêtres

    Les filles dans les fenêtres

    Formant le comité d’accueil, toutes les filles à la fenêtre
    Saluèrent mon arrivée à l’hôtel anticonformiste
    Dont j’avais lu dans un recueil – que certains doivent méconnaître –
    Qu’il s’agissait du club privé des incorrigibles optimistes.

    Photo d’Ormond Gigli.

  • L’ovni de l’apocalypse

    L’ovni de l’apocalypse

    Soudain un cône de lumière surgit de l’espace infini
    Ouvrit le rideau de pénombre pour évaluer son public.
    C’est alors qu’en avant-première on vit apparaître un ovni
    Qui devait faire partie du nombre de l’apocalypse biblique.

    Photo de Joe Baran.

  • Labyrinthe et trou de Babel

    Labyrinthe et trou de Babel

    Un zèbre en peau de labyrinthe se retrouva fort dépourvu
    Devant l’étrange trou de Babel qui pérorait en tourbillons.
    Il semblait éprouver la crainte, bien que de rayures soit pourvu,
    De tomber dans cette escabelle et ses nombreux microsillons.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Les femmes à la barre !

    La barre à cent quatre-vingts degrés, on vire de bord lof pour lof
    Et l’on donne aujourd’hui aux femmes la direction de la nation !
    Car nous, les hommes, leur sommes gré de cesser d’être la voix off
    Qui les plaçait au rang infâme sous notre discrimination.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • La journée de la femme

    Nous dédions ce jour aux femmes pour se souvenir du combat
    Qu’elles ont remporté sur les hommes dont elles n’étaient pas les égales.
    À cause du péché infâme dans lequel Ève succomba
    Et perdit au référendum son autorité conjugale.

    Bouddha l’a placée inférieure au plan civil et religieux ;
    Krishna les aimait tellement qu’il en eut plus qu’on l’imagine ;
    Jésus plutôt apparieur mais Mahomet plus sourcilleux ;
    Quoi qu’il en soit réellement, les Dieux se montrent misogynes.

    Tableau « Krishna à la flûte de paon » de Madhumita Bhattacharya