Blog

  • Dîner avec mon chat

    Dîner avec mon chat

    Ce soir je dîne avec mon chat qui m’a laissé l’appartement.
    Il est descendu des étoiles par la comète de vingt heures.
    Mais lorsque minuit approcha, il s’éclipsa subitement
    En m’abandonnant quelques poils en guise de porte-bonheur.

    Illustration de Loika – Yan Qin Weng).

  • Pêcheur d’étoiles

    Pêcheur d’étoiles

    J’ai commencé, pêcheur d’étoiles, au temps où je collectionnais
    Toutes les merveilles du monde qui tintinnabulaient en chœur.
    Après, lorsque j’ai mis les voiles vers des cieux que j’affectionnais,
    De peur que je ne me morfonde, je les ai mises dans mon cœur.

    Illustration de Loika – Yan Qin Weng).

  • Tant pis pour le paradis

    Tant pis pour le paradis

    Il serait transcrit dans nos gènes des souvenirs du paradis
    Qui codent dans les chromosomes jusqu’au péché le plus infâme.
    Ainsi, la pomme pathogène n’est point mortelle maladie
    Quand elle se transmet par les hommes qui n’ont jamais connu de femme.

    Après avoir chassé la source qui nous rattache à l’animal,
    La femme, impie par la science, sera bientôt stérilisée.
    Les hommes se toucheront les bourses pour la domination du mâle
    Et commenceront l’expérience d’un nouvel ordre civilisé.

    Illustration de Madalina Andronic.

  • Toutes mes mémoires imbriquées

    Toutes mes mémoires imbriquées qui convergent vers mon enfance
    S’enfuient vers mille alternatives de tous les chemins que j’emprunte.
    Toutes mes erreurs étriquées et mes acquis de connaissances
    Représentent mes tentatives et dessinent mon intime empreinte.

    Tableau de Michael Strevens.

  • La vestale de l’âme

    La vestale de l’âme

    Les lois de la réincarnation expliquent le cycle de l’âme
    Guidée jusqu’à destination par la gardienne de la flamme.
    Comme l’eau qui rejoint la mer d’avoir coulé sous tant de ponts
    Et renaîtra d’une autre mère sous le souffle d’un vent fripon.

    Tableau de Mahnoor Shah.

  • L’empreinte du rêve

    L’empreinte du rêve

    Une créature échappée d’entre les deux parties du monde
    À imprégné la toile vierge et sensible de ma rétine.
    Comme si le cœur l’avait happée avant qu’une pensée vagabonde
    Apporte l’image qui converge avec ma mémoire enfantine.

    Tableau d’Osnat Tzadok.

  • La chaîne alimentaire

    La chaîne alimentaire

    Une intendance élémentaire magnifiquement orchestrée
    Provoque en nous la satiété du plaisir de consommation.
    Une carence alimentaire lorsque nous serons séquestrés
    Fera naître dans la société un esprit de compétition.

    Tableau « Le Repas de noce ou La Noce paysanne » de Pieter Brueghel.

  • Le p’tit oiseau dans la tête – 1

    Le p’tit oiseau dans la tête - 1

    Quand tous les garçons et les filles ont un p’tit oiseau dans la tête,
    Le cœur devient cage à serins dont l’amour ouvre grand la porte.
    Mais lorsque sa flamme vacille, le piaf se transforme en trompette
    Dont le cri, hier si serein, s’envole dans l’azur qui l’emporte.

    Françoise Hardy photographiée par Marta Bevacqua.

  • Le lac des cygnes

    Le lac des cygnes

    Folle vengeance capricieuse d’un pauvre sorcier pernicieux !
    Pauvre princesse gracieuse victime d’un sort malicieux !
    Le jour, vit dans un corps de cygne ; la nuit, redevient une femme.
    Il suffirait, dit-on, d’un signe pour rompre un charme aussi infâme…

    L’amour pourrait tout arranger seulement voilà c’est compliqué !
    Un prince voudrait bien l’épouser et tuer l’auteur du maléfice.
    Mais alors rien n’aura changé, le sort restera appliqué
    Comment l’amour, fort jalousé, échappera-t-il au sacrifice ?

    Plusieurs solutions se présentent, choisissez la plus complaisante :
    L’amour vaincra, le sorcier meurt tout le monde s’en tire de bonne humeur ;
    Le prince déclare son amour mais elle reste un cygne pour toujours ;
    Le prince avoue son impuissance, tous deux se noient sans réjouissance.

    Il existe effectivement différentes fins à cette légende allemande.
    « Le lac des cygnes » est un ballet sur une musique de Piotr Ilitch Tchaïkovski.

    Tableau d’Alison Jay.

  • Le Chat-paon

    Le Chat-paon

    J’ai récupéré le carnet des études zoophoriques
    De l’imaginaire audacieux du créateur de Peter Pan.
    Dommage qu’il n’ait incarné aucun des fantasmagoriques
    Chimères et fantasmes fallacieux comme, par exemple, le Chat-paon.

    Création Photoshop sur https:designers.designcrowd.comdesigner249126batbrat .

  • Projections

    Projections

    L’homme projette sur sa femme tous ses désirs hallucinés
    Afin de lui montrer qu’il l’aime de ses fantasmes ophtalmiques.
    La femme fait un retour de flamme si jamais d’autres dulcinées
    Reçoivent également la même éjaculation orgasmique.

    Tableau de Tos Kostermans.

  • Fantasmes

    Fantasmes

    La femme embellit les fantasmes de ces messieurs prépondérants
    Comme l’objet de leurs désirs en échange d’appointements.
    Les hommes recherchent l’orgasme comme butin du conquérant
    Qui met sa force et son plaisir dans le sexe conjointement.

    Tableau de Fatima Tomaeva-Gabellini.

  • La dispersion

    La dispersion

    Tout ce que j’ai accumulé tout au long de mes plus beaux rêves
    Fondra au matin embrumé dans un éclat évanescent.
    Tout ce que j’ai assimilé tout au long de ma vie si brève
    Se désagrègera en fumée dans mon fantôme luminescent.

    Mais l’accumulation des songes laisse une trace qui s’ajoute
    Et qui, tous les jours, ensemence le cœur de ce qui le ravit.
    L’assimilation des mensonges, de la vérité et du doute,
    Révèle que tout recommence dans le grand cycle de la vie.

    Tableau de Konstantin Kacev.

  • La fronde

    La fronde

    J’écoute la Terre qui gronde par les oiseaux dans leur silence ;
    Je vois les forêts qui reculent par les animaux disparus ;
    Je sens le souffle d’une fronde dans les fumées de pestilence
    Et les poisons qui s’inoculent par tous ces vaccins apparus.

    Illustration d’Alex Nabaum.

  • L’invite au voyageur

    Cette porte invisible dont le cœur a la clef
    Ne s’ouvre qu’une fois car l’amour est sacré.
    L’action imprévisible d’un écureuil bouclé
    Peut vous montrer la voie si sa robe est nacrée.

    Alors n’attendez pas la prochaine occasion ;
    N’ayez pas froid aux yeux et suivez votre cœur !
    Après le premier pas, sentez à profusion
    Ce parfum délicieux d’invite au voyageur.

    Tableaux de Lucy Campbell.

  • Les cygnes d’étang (du lac)

    Les cygnes d’étang (du lac)

    Cygne diurne, cygne nocturne, selon les tables solunaires,
    Se croisent au gré de la marée sous l’œil de la lune qui luit.
    Le petit prince taciturne pêche dans les eaux lagunaires (lacunaires)
    Aux vaguelettes chamarrées sous l’œil de la reine de nuit.

    Tableau de Lucy Campbell.

  • Les anges exterminateurs

    Les anges exterminateurs

    Tandis que le monde s’inquiète à propos des épidémies,
    Je me demande si le silence de Dieu n’est pas révélateur…
    Bien que la religion n’empiète guère sur notre économie,
    Je surveille avec vigilance les anges exterminateurs.

    Tableau d’Anton Franciscus Pieck.

  • Chante rossignolet

    Chante rossignolet

    Gentil rossignolet sauvage, tu métamorphoses mon cœur
    Comme si l’eau de la fontaine rigolait d’un vin merveilleux
    Pareil au guignolet suave, pareil aux plus douces liqueurs
    Qui donnent l’hypnose soudaine des rêves les plus audacieux.

    Tableau de Mike Willcox sur https:mikewillcox.bigcartel.comproducts .

  • Premier bémol

    Premier bémol

    Deux cerveaux bien organisés prennent la même direction ;
    Mais pour compagnons et compagnes, tous les chemins mènent à Rome.
    Dans notre monde mécanisé les outils de prédilection
    Font perdre plus de temps qu’on en gagne avec la femme mais surtout l’homme.

    Illustration « Just Married » de Gordon Johnson.

  • La courbe bleue

    La courbe bleue

    Toute la nature se courbe en sens inverse de l’attraction.
    Les arbres poussent contre le vent, les boues s’écoulent sous la pluie.
    La force des éléments fourbes contraignent la Terre à changer
    L’humanité dorénavant sous le progrès de l’oppression.

    Tableau d’Eugène Brouillard.

  • Complainte pour jours de pluie

    Complainte pour jours de pluie

    Les ruisseaux chantent dans mon village les jours de pluie à point nommés
    Qui seuls apportent l’abondance des eaux qui abreuvent la terre.
    Curieusement dans le sillage lorsque je gravis les sommets
    J’y vois des traces qui se condensent en mousse orange délétère.

    Tableau de Victor Yushkevich.

  • Danse sur le rivage

    Danse sur le rivage

    Heureux les gens à ma fenêtre qui dansent au bord du rivage,
    Qui font la fête tous ensemble pour célébrer la mi-carême.
    Heureux tous les enfants à naître qui connaîtront un nouvel âge
    Privé de tout ce qui ressemble au respect des anciens barèmes.

    Heureuses les familles qui passent, de la grand-mère au petit-fils
    Qui font la fête tous ensemble lors des soirées du ramadan.
    Heureux tous ces morts qui trépassent et partent en feux d’artifices
    Libérés de ce qui ressemble à la fin d’un monde décadent.

    Tableau d’Edvard Munch.

  • Poissons d’avril

    Une grenouille un peu revêche, plongée sans son consentement
    Dans l’eau bouillante, sort par réflexe d’autodéfense assurément.
    Or, si on la met dans l’eau fraîche que l’on fait chauffer lentement,
    Au début, elle sera perplexe mais elle cuira sûrement.

    D’abord, on nous a confiné ensemble dans nos appartements ;
    Après, nos sorties sont restreintes et nos approvisionnements ;
    Puis, internet est limité, le téléphone également ;
    Demain, nous vivrons dans l’astreinte ou supprimés légalement.

    Photos de Stefan Gesell et Sansa Mandara.

  • La couleur des voyages

    La couleur des voyages

    Quand, vers le rouge, il se rapproche, mon loup entend battre mon sang.
    Quand, vers le bleu, il disparaît , je ne perçois qu’un battement.
    Puis quand il saute, je m’accroche à son pelage en enfonçant
    Mon cœur dans ce qui m’apparaît le plus subtil embrasement.

    Tableau de Lucy Campbell.

  • L’offrande

    L’offrande

    La première fille qui m’a offert en prime son intimité
    Reste enregistrée dans l’album de ma collection de fantasmes.
    Hypnotisé par l’atmosphère, engourdi de timidité,
    J’ai fait un petit pas pour l’homme mais un pas géant vers l’orgasme.

    Tableau de Luis Ricardo Falero.

  • L’ombre du doute

    L’ombre du doute

    Que faire quand l’ombre du doute laisse une empreinte sur le visage
    Qui marque les limitations d’un monde moderne et austère ?
    Hélas, la peur que l’on redoute et qui noircit le paysage
    Nuit à la bonne constitution de notre système immunitaire !

    Tableau de Robert G Harris.

  • Le repos

    Et le repos survint aux champs comme tombé par la faucille
    Exécutée d’un coup de reins en va-et-vient selon le foin.
    À coups de serpe se chevauchant jusqu’à ce que la gerbe vacille
    Et l’on se couche alors, serein, sous le soleil xx de juin.

    Ah, qu’il est bon d’avoir semé la fertilité des campagnes
    Après s’être tant exposé qu’on cherche l’ombre d’un poirier !
    Pour une sieste parsemée d’un peu d’amour sur nos compagnes
    Et de pouvoir se reposer puis, s’endormir sur ses lauriers.

    Tableaux de Monet et Van Gogh.

  • La marchandes d’oranges

    La marchandes d’oranges

    Je l’ai perdue dans les couloirs qui mènent à l’évolution
    Où les fruits s’étalent aux étals des magasins climatisés.
    Je l’ai perdue sans le vouloir, grisé de civilisation
    Qui fait croire au progrès létal du temps désaromatisé.

    Tableau d’Enrique Serra.

  • La pêche aux étoiles

    La pêche aux étoiles

    Au temps où j’habitais Marseille, je m’en allait de bon matin
    Suivre la course du levant enivré d’embruns doux-amers.
    J’y faisais ma pêche aux merveilles sur les eaux calmes de satin
    Que j’attrapais à contrevent parmi les étoiles de mer.

    Tableau de Jungho Lee.

  • Cette nuit-là

    Cette nuit-là

    Dans l’atmosphère tamisée de la lumière atténuée,
    La femme offerte dans la pénombre s’est préparée à recevoir
    Tous les plaisirs optimisés et les désirs insinués
    De l’homme qui sortira de l’ombre pour lui donner à concevoir.

    Tableau d’Alexandre Louis Patry.

  • L’amour communiquant

    L’amour communiquant

    La loi des vases communicants s’exerce aussi avec l’amour ;
    Plus un cœur impatient se penche, plus l’envie en déséquilibre,
    Dès le matin en paniquant, recherche le prince glamour
    Afin que le désir s’épanche et retrouve son équilibre.

    Tableau de Louis Icart.

  • Le vol de l’âme bleue – 1

    Le vol de l’âme bleue - 1

    Toutes les nuits, l’âme s’envole au-dessus des actes manqués
    Où j’ai échoué par déraison et où je me suis empêtré.
    Elle observe mon zèle frivole tout au long des chemins flanqués
    De clôtures et de maisons où je n’ai pas su pénétrer.

    Tableau de Leonard Koscianski.

  • Vénus chasseresse

    Vénus chasseresse

    Vénus prend l’arc de Cupidon et l’esprit de la chasseresse
    Lorsqu’elle doit percer, dit-on, les cœurs cerclés de forteresses.
    Chaque victoire de l’amour qui parachève une aventure,
    Pour marquer l’acte de bravoure, porte une plume à sa parure.

    Tableau « The Flaming Arrow » d’Edward Eggleston.

  • Les contes de fées

    Les contes de fées

    Le monde est un conte de fées remplis de vides et de trous
    Que je comble un peu tous les jours de mes rencontres et mes acquis.
    La mort me fait philosopher, la vie m’amuse peu ou prou
    Et quand vient le temps des amours je conclus par l’acte requis.

    Illustration de Virginia Frances Sterrett.

  • Fin de mois

    Fin de mois

    Ainsi s’en vont les émotions transportées par le temps qui passe
    Avec les pires absurdités de tous les soucis de la vie.
    Les blessures et les commotions sans queue ni tête qui me dépassent
    Mais qui font la diversité à laquelle je suis asservi.

    Tableau de Michael Sowa.

  • Le Gode Michel

    Le Gode Michel

    Le Gode Michel perdit sa chatte et cherchait qui la lui rendrait
    Lorsqu’il rencontra sa voisine en train de se la peloter.
    Le Gode, en voyant la goujate, lui fit savoir qu’il la prendrait
    Sur la table de la cuisine aussitôt que déculottée.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Au cœur du voyage

    Au cœur du voyage

    Les voyages collectent un trésor qui se distille dans le cœur,
    Jolis bijoux de souvenirs, divins alcools de l’aventure,
    Dont mon nabuchodonosor améliore sans cesse la liqueur
    Pour trinquer et me soutenir vers de prochaines villégiatures.

    Tableau de Lucy Campbell.

  • La démultiplication

    La démultiplication

    Quand le sommeil me déshabille petit à petit la conscience,
    Au dernier vêtement ôté, j’atteins l’âme nue véritable.
    Par conséquent, je m’éparpille, dans une impudique insouciance,
    En rêvassant, déculotté, des fantasmes inexplicables.

    Photo « Nu descendant l’escalier » de Gjon Mili.

  • Dès l’ouverture d’un livre…

    Dès l’ouverture d’un livre…

    Les belles amours du passé et d’ailleurs ouvrent une fenêtre
    Où j’aperçois l’intimité cachée dans les pages d’un livre.
    J’y joue le témoin compassé envers les héros et les traîtres
    Dont les intrigues illimitées m’éclairent sur ma raison de vivre.

    Tableau « Mujer en oración » de Julio Romero de Torres.

  • Le renouveau

    Le renouveau

    Il reviendra comme un printemps qui fait fleurir les amourettes
    Et souffle la brise d’amour sur les jeunes filles en fleurs !
    Il viendra boire leurs vingt ans, il viendra leur conter fleurette
    Et sonnera le compte à rebours qui apaisera tous les pleurs.

    Tableau « Spring » de Romaine Brooks.

  • Hors du bocal

    Hors du bocal

    Une montée en altitude, cinq ou six centaines de mètres,
    M’apporte la vue nostalgique sur mon petit monde local
    Plongé d’une douce quiétude et moi, qui suis assis sans maître,
    Semble un naufragé léthargique comme un poisson hors du bocal.

    Tableau « La vallée » de Gustave Cariot.

  • Les heures nostalgiques

    Les heures nostalgiques

    J’aime ce ton bleu-orangé qui donne aux heures nostalgiques
    L’aspect d’affiches de voyages ou de tableaux impressionnistes.
    Un goût exotique étranger qui échappe à toute logique
    Et qui prépare l’appareillage d’un vol nocturne illusionniste.

    Tableau « The nostalgic hour on the Me Nam » de Galileo Chini.

  • Le silence de l’amour amer

    Le silence de l’amour amer

    En dépit de tous mes efforts pour attirer son attention,
    Elle restait indifférente à mes appels désespérants.
    J’eus beau jouer les sémaphores et montrer mes belles intentions,
    Elle demeura persévérante dans un silence exaspérant.

    Tableau d’Edvard Munch.

  • Décalages

    Décalages

    J’entends tant de carambolages de nouvelles fausses ou vraies,
    J’aperçois tant de démesures à propos du confinement,
    Que j’en subis le décalage les jours fériés, les jours ouvrés,
    Pour trouver de la nourriture malgré l’emmagasinement.

    Tableau d’Alvaro Tapia Hidalgo.

  • Vénus aux quatre bras

    Vénus aux quatre bras

    Avec Vénus aux quatre bras et Cupidon aux quatre vents,
    L’amour bascule en ma maison son venin sans modération.
    Vive piqûre de cobra, tendre saignement émouvant
    Brûlent mon cœur et ma raison par la folie de la passion.

    Tableau de Cheenu Pillai.

  • Le chat littéraire

    Le chat littéraire

    Du petit chat de Rabelais au gros matou de Du Bellay,
    Le félin détient la nature d’inspirer la littérature.
    Des pleurs du mâle de Baudelaire à la langue de chat de Voltaire,
    Musset souscrit à la légende envers la chatte de George Sand.

    Tableau de Gregor.

  • L’oiseau d’amour

    L’oiseau d’amour

    Dans le vitrail de la nature, les reflets flirtent avec les ombres
    Contrastant la musculature du jeu des peaux claires et sombres.
    L’amour en lumière s’évoque par les oiseaux à contrechamp
    Avec un paon sans équivoque chanteur de charme au contre-chant

    Tableau de Cheenu Pillai.

  • Transparences – 2

    Transparences - 2

    Entre rêves et réalité, il m’est arrivé d’hésiter
    À suivre un monde d’idéaux ou tomber désillusionné.
    Par chance ou par fatalité, par patience et ténacité
    J’ai échappé aux ces fléaux mais j’en reste contusionné.

    Ma vie et mes rêves ont changé dans un monde de transparence
    Qui croit que la modernité est une réelle évolution.
    Mais l’état d’esprit inchangé garde son ancienne apparence ;
    Toujours la même humanité dans ses mêmes inhibitions.

    Tableau de Sachin Akalekar.

  • Le voyage solitaire

    Le voyage solitaire

    Depuis que j’ai beaucoup lâché et ouvert la cage aux oiseaux,
    Je suis devenue plus légère et je n’ai plus les pieds sur à Terre.
    Mes démons ne sont pas fâchés que je m’écarte des réseaux ;
    Ma folie n’est que passagère et mon voyage solitaire.

    Tableau de Lucy Campbell.

  • Tu veux ma photo ?

    Tu veux ma photo ?

    Et si tu m’observais vraiment avec un regard impartial,
    Te verrais-tu, dans mon miroir, comme tu voudrais bien me voir ?
    Et si tu m’disais carrément ce que tu vois dans mon facial,
    Je rectifierais mes mâchoires avec des défenses d’ivoire.

    Tableau de Pablo Picasso.