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  • Soleil impressionniste

    Soleil impressionniste

    Tandis que sa petite aiguille parcours la voûte de l’horloge,
    Le soleil colore le ciel avec ses minutes en rayons.
    Et, tandis que le peintre aiguille notre regard, il s’interroge
    Pour capter tout le potentiel avec sa main et son crayon.

    Tableau « radiant light » d’Erin Hanson sur https:mymodernmet.cominterview-erin-hanson .

  • Au temps du Paradis

    Au temps du Paradis

    Quand je conjugue au Paradis, les verbes aimer, boire et manger,
    Les mots prennent en genre et en nombre la marque du superlatif.
    La mort devient une parodie car le temps n’y peut rien changer ;
    Dans la lumière ou la pénombre, l’amour devient copulatif.

    Tableau « Le jardin d’Eden » de Ferenc Helbing.

  • Le miroir en folie

    Le miroir en folie

    Quand le miroir est bien poli, l’image donne à réfléchir ;
    Si Droite et gauche sont inversées, haut et bas sont du même avis.
    Quand le miroir est en folie, sa mémoire peine à rafraîchir ;
    Passé, futur sont renversés et la mort revient à la vie.

    Photo de Giuseppe Gradella.

  • Confinements musicaux

    Confinements musicaux

    Chaque musicien dans sa niche, qui son piano, sa clarinette,
    Qui son violon ou sa guitare, qui son tambour ou sa trompette,
    Qui son nourrisson qui pleurniche, qui son minet ou sa minette
    Porte à croire qu’il n’est pas si tard pour jouer la musique en fête.

    Illustration de Pascal Campion.

  • Carnet de voyage – 1

    L’encyclopédie naturelle de l’héritage de ma mère :
    Quelques fleurs séchées des montagnes entre les pages d’un carnet ;
    Des esquisses et des aquarelles de météores éphémères ;
    Des crépuscules sur la campagne aux tonalités incarnées.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • Les pans de mémoire

    Les pans de mémoire

    Le sable ne garde l’empreinte de nos pas que quelques secondes
    Comme l’image du passé dont il ne subsiste plus rien.
    Seuls les couloirs du labyrinthe que ma mémoire vagabonde
    Conserve les traces espacées des beaux visages aériens.

    Tableau d’Anne-Marie Zylberman.

  • La rose Cherokee

    La rose Cherokee

    Parce que la survie des enfants dépend de la force des femmes,
    Leur chemin s’est couvert de roses là où ont pleuré les rebelles.
    On vit ce peuple triomphant renaître de l’exil infâme
    Parce que les Cherokee moroses se sont senties fortes et belles.

    Photo de Lee Bogle.

  • L’inspiration

    L’inspiration

    À force de nourrir l’espoir de faire ma réalisation,
    J’ai remarqué l’omniprésence des déceptions de mon ego.
    Aussi, je suis la trajectoire qu’indique mon inspiration
    Pour absorber, en sa présence, ma vie à tire-larigot.

    « Ne nourrissez pas d’espoir de réalisation mais pratiquez toute votre vie. » – Milarepa.

    Tableau et Bodybuilding de Massimo Calanchi.

  • La réalité de l’arbre

    La réalité de l’arbre

    L’arbre et sa réalisation me cache sa compréhension
    Car j’aperçois d’abord ses feuilles puis, son tronc enfin, ses racines.
    Quoi qu’il en soit, que je le veuille ou m’y refuse, il me fascine
    Car il sème la libération de toutes mes appréhensions.

    « Ne confondez pas la compréhension avec la réalisation et ne confondez pas la réalisation avec la libération. » – Livre tibétain de la vie et de la mort.

    Sources https:arcturius.orgle-test-de-larbre-de-karl-koch

  • Pensées médianes

    D’où vient le flux de mes pensées qui m’accompagnent sur le chemin ?
    Est-ce que je capte l’émission de créatures de l’au-delà ?
    Serai-je un jour récompensé d’avoir souvent tendu la main
    À l’univers en rémission dans l’énergie d’un mandala ?

    Moi, j’utilise les reflets que renvoient des illustrations
    Qui me font remonter mon âme passant par le canal du cœur.
    J’entends l’image me souffler le feu de l’illumination
    Qui va m’ouvrir comme un sésame la réflexion du chroniqueur.

    Sources de Rassouli et Giuseppe Nazareno Caruso.

  • Falerone

    Falerone

    Quand j’aperçois les bleus de l’âme colorer les murs des maisons
    Et les nuances de verdure les dissoudre dans les fourrés,
    Je sens la terre qui réclame le travail au fil des saisons
    Pour récompenser en nature les hommes qui l’ont labourée.

    Photo du village médiéval de Falerone en Italie.

  • Transports confinés

    Transports confinés

    Tandis que de gros bâtiments, bien cloisonnés, bien empilés,
    Transportent autour de la Terre, les containers entrechoqués,
    Profitons du confinement qui nous permet de compiler
    Tout l’éventail et l’inventaire de ce que nous avons stocké.

    Les photographies aériennes de JP et Mike Andrews.

  • Le regard opprimé

    Le regard opprimé

    Je n’ai de nouvelles du monde que par les yeux des opprimés
    Que masquent le regard partial de ceux qui se croient supérieurs.
    Désormais mon cœur vagabonde là où désire s’exprimer
    La sincérité impartiale envers les êtres dits inférieurs.

    Tableau de Christian Schloe.

  • L’amie imaginaire

    L’amie imaginaire

    Enfant, j’ai souvent éprouvé une amitié approfondie
    Pour un ami imaginaire qui m’enlevait mon vague à l’âme.
    L’autre jour, je l’ai retrouvé, nous avions tous les deux grandis.
    Mais le plus extraordinaire fut qu’elle était devenue femme.

    Tarot de Alana Fairchild et Autumn Skye Morrison.

  • Robes du temps

    Robes du temps

    Si les robes couleurs de temps sont démodées depuis longtemps,
    Les robes couleurs de soleil sont obscurcies par le sommeil
    Et les robes couleurs de lune tombées dans la fosse commune.
    Seules les robes sans prétentions sont, paraît-il, en expansion.

    Tableau d’August Ro.

  • La fontaine aux souvenirs

    La fontaine aux souvenirs

    Dans la fontaine aux souvenirs, les dieux ont perdu la mémoire
    Mais les déesses y ont pleuré des larmes énergétisées.
    Les femmes apprécient de venir dans ses ondes en robe de moire
    Pour sentir l’eau les effleurer d’une caresse magnétisée.

    Gravure japonaise sur bois.

  • Fleur de cactus

    Fleur de cactus

    Fleur de cactus, fleur érogène, enivre mon cœur philanthrope !
    Tu changes les couleurs du monde à l’envers des comptes à rebours
    Par l’alcool hallucinogène dont les émotions psychotropes
    M’initient d’une joie profonde au cérémonial de l’amour.

    Tableau de Holly Warburton.

  • Flûte de pan et plume de paon

    Flûte de pan et plume de paon

    Dans la mythologie hellène, un homme à la flûte de pan
    Jouait sa musique rustique empreinte de philanthropie ;
    Dans la mythologie indienne, un homme à la plume de paon
    Jouait sa musique mystique pour en séduire les gopis.

    Krishna est fréquemment montré jouant de la flûte, séduisant les gopis – les gardiennes de troupeaux.

    Tableau d’Arun Kumar Samadder.

  • Ultra moderne solitude

    Ultra moderne solitude

    Derrière les masques de protection et les seuils de sécurité
    La solitude et l’habitude cohabitent en monogamie.
    À moins qu’une auto-détection vers un compagnon mérité parent déshérité
    Ne soit accordée par l’étude de mon application d’amis.

    Image du jeu vidéo Gamekyo.

  • Entre deux lumières

    Entre deux lumières

    Particulièrement à l’instant de l’aurore ou du crépuscule
    Quand le soleil franchit le seuil entre lumières et ténèbres,
    J’aime observer près de l’étang les éphémères en groupuscules
    Dont chaque jour porte le deuil à l’aube de la nuit funèbre.

    Illustration de Pascal Campion.

  • Plages confinées

    Plages confinées

    Tandis que le raffinement de l’art de vivre et des loisirs
    Expose les corps au soleil des nantis stéréotypés,
    Je repense au confinement et cette impression de moisir
    En rêvassant en plein sommeil à des vacances anticipées.

    Les photographies aériennes de JP et Mike Andrews.

  • Au pays des fantasmes

    Au pays des fantasmes

    Quand l’amour affrète un voyage, ses passagers perdent la tête
    Et leur sens de l’observation n’a même plus droit au couplet.
    Les fantasmes et ses foudroyages tonnent leurs plus grandes tempêtes
    Et l’instinct de conservation leur donne envie de s’accoupler.

    Tableau de Rob Schouten.

  • Nature sauvagine

    Nature sauvagine

    Elle était tellement intégrée à la nature sauvagine
    Que son corps nu s’assimilait aux branches vives des forêts.
    Elle a senti à quel degré la rencontre était androgyne
    Car je n’ai pu dissimuler une envie qui me dévorait.

    Tableau de Kaye Donachie.

  • Le combat intérieur

    Le combat intérieur

    Quand je te crois bon ou mauvais, j’entre aussi en contradiction ;
    Le mal que tu fais pour mon bien devient un bien au cœur du mal.
    J’ai beau combattre et innover, tout me revient en addiction
    Et mon pire ennemi devient ma propre origine animale.

    « Qui trop combat le dragon devient dragon lui-même. » Friedrich Wilhelm Nietzsche.

    Illustration de Tomasz Alen Kopera.

  • Couverdure

    Couverdure

    Parée de robe de verdure aux plis repassés par le vent,
    Gaïa redevient une femme quand la nuit lui borde les pôles.
    Et moi, l’enfant de la nature, je guette le soleil levant
    Dont les premiers rayons enflamment la silhouette de son épaule.

    Photo de Elena Chernenko.

  • En attendant la fin du monde

    En attendant la fin du monde

    J’espère qu’à la fin du monde, la Terre m’accordera un délai ;
    Le dernier jour du condamné qui pourra tout revisionner.
    Peut-être qu’à la dernière seconde, le moyen me sera révélé
    Pour enfin me dédouaner du paradis conditionné.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Danse dans la lumière

    Danse dans la lumière

    Pourquoi les lucioles dansent ? Pourquoi, la nuit, les feux follets
    Et la Terre autour du Soleil virevolte-elle constamment ?
    Pourquoi les femmes en cadence et les hommes vont batifoler ?
    Cette force à nulle autre pareille, c’est de l’amour évidemment.

    Vu sur photography.katabara.com.

  • Couleurs nature – 2

    Couleurs nature - 2

    Le premier travail d’apprenti, confié aux anges de la nature,
    Consiste à marier les nuances pour habiller les fleurs des champs.
    D’une inspiration garantie par la divine signature,
    Chacun met toute son influence pour les fruits les plus aguichants.

    Tableau de Victor Nizovtsev.

  • Couleurs nature – 1

    Couleurs nature - 1

    La nature aime reproduire ce qui est dedans, ce qui est dehors,
    Pour montrer la loi de la vie universelle et souveraine.
    Car la Terre se plaît à séduire par une pluie de météores
    Sa flore en robes asservies à ses racines souterraines.

    Photo Florería Madeleyne.

  • Juste la lumière

    Juste la lumière

    Pour la beauté d’un paysage, pour la grâce des champs de blés,
    Pour la majesté solennelle des arbres au-dessus des collines,
    Louons le divin éclairage qui règne sur cette assemblée
    D’une nature ainsi femelle d’une fécondation masculine.

    Photo de Larisa Kuprina.

  • La main guérisseuse

    La main guérisseuse

    Cette main en forme d’étoile, fruit d’une longue évolution,
    Capte et rayonne l’énergie d’un flux vital et nourrissant
    Car la lumière qui se dévoile en chaudes circonvolutions
    Se communique en synergie d’un magnétisme guérissant.

    Photo de Tra Me e Me di Lorena Gatta.

  • L’envers du décor

    L’envers du décor

    Quand l’homme marche vers son but, la perspective le déroute
    Et modifie le paysage des hypothèses de départ.
    Même s’il reprend au début et prête attention à sa route,
    Dans l’objectif qu’il envisage, il se fourvoie de part en part.

    « Tout homme qui marche peut s’égarer. » Johann Wolfgang von Goethe.

  • Danse cosmique

    Danse cosmique

    Dans la céleste farandole de galaxies en rotation,
    Planètes et étoiles convolent souvent avec ostentation
    Car l’univers macrocosmique semble une danse surentraînée
    Entre trous noirs pléonasmiques et les comètes en traînées.

    Vu sur https:pixel2pixeldesign.comdesign-inspiration-photo-manipulations .

  • La nature asexuée

    La nature asexuée

    Dans la nature hermaphrodite, la vie a pris l’autre chemin
    Finie la lutte entre les sexes, chaque être humain s’est transformé.
    On le dit beau comme Aphrodite ou belle comme un dieu romain
    Débarrassé de ses complexes et de ses lois à réformer.

    Illustration d’Aitch Heliana.

  • L’espoir

    L’espoir

    Une seule dormeuse se réveille et sort les autres du sommeil.
    Une seule gardienne d’espoir saura à temps le transférer.
    Ainsi partout, une fée veille guettant le lever de soleil
    Pour effacer le désespoir au cœur des hommes conféré.

    Tableau de Gustav Klimt.

  • Le bain de nature

    Le bain de nature

    Ainsi la fée photogénique traite son corps d’un composé
    Qui a trempé dans les eaux noires macéré de toiles d’araignées ;
    Baignée de fontaine hygiénique, ointe de goutte de rosée,
    La fille, nue dans sa baignoire, laisse son corps s’en imprégner.

    Illustration d’Aitch Heliana.

  • À mon corps défendant

    À mon corps défendant

    Hommes et femmes, contre leur gré, pour éviter un mal immonde,
    Souvent agissent à contrecœur et même à leur corps défendant.
    Car il est fou et dénigré celui qui croit changer le monde
    Même s’il y met tout son cœur et même à son sang répandant.

    Bodypainting de Kim Joon.

  • Les mythes au logis

    Les mythes au logis

    Dans mes retraites imposées dans une chambre d’hôpital
    Ou assigné à la maison, j’ouvre ma porte imaginaire.
    J’y vis des mythes transposés selon mon espace vital
    Car il n’y a aucune raison que ce ne soit extraordinaire.

    Illustration de Sarah Young.

  • Points de lumière

    Lorsque s’éveille la lumière par petites touches timides,
    Le ciel fait pâlit lentement son aurore réfléchissante ;
    Les oiseaux saluent les premières lueurs de leurs niches humides
    Et, la mer, l’ensanglantement des vaguelettes frémissantes.

    Sous les ponts de pleine lumière, le soleil reprend l’ascendance
    Sur la nuit vaincue qui retire ses ombres indéfinissables.
    Les femmes ouvrent leurs chaumières, les hommes sortent en cadence
    Et les activités soutirent au temps son vol insaisissable.

    Lorsque s’assoupit la lumière, vient la magie du crépuscule
    Et les couleurs en demi-teinte favorisent l’intimité.
    Les habitudes coutumières égayent, le soir en groupuscules,
    Le charme d’une ville éteinte d’une quiétude illimitée.

    Tableaux de Ton Dubbeldam.

  • Ma trinité

    La Déesse-Mère ne m’apparaît que dans mes souvenirs d’enfance ;
    Elle règne depuis l’éternité et nul n’en connaît l’origine.
    Dans ma mémoire, elle transparaît comme un oisillon sans défense
    En quête de maternité et tout l’amour que j’imagine.

    La Déesse-Femme, plus mystérieuse, appartient aux temples sacrés
    Dont l’accès, toujours difficile, impose des nombreuses épreuves.
    Selon l’humeur, douce ou furieuse, j’ai le devoir d’y consacrer
    Toutes mes forces, être docile et surtout bien faire mes preuves.

    La Déesse-Fille, plus naturelle, use de son chant de sirène
    Pour m’attirer, moi l’étalon, à préparer l’avènement.
    Déjà si jeune mais structurelle, elle apprend vite à être reine
    Et rayonner dans mon salon comme un heureux événement

    Tableaux d’André Lhote.

  • Changer de vie

    Changer de vie

    L’amour m’invite à un voyage qui métamorphose le cœur
    Et me déshabille le corps pour revêtir d’autres usages.
    Comme un indicible effeuillage entre deux tourtereaux moqueurs
    Qui s’aimeront toujours plus fort selon le gré des paysages.

    Tableau de Catrin Welz-Stein.

  • Comment naissent les étoiles

    Comment naissent les étoiles

    Des anges vivent en synergie dans l’univers immatériel
    Derrière le mur de lumière ceint de l’impénétrable voile.
    Leurs échos de champs d’énergie trouent l’espace-temps vectoriel
    Dont l’éternité coutumière procrée des fontaines d’étoiles.

    Illustration de Victo Ngai.

  • La femme partie en fumée…

    La femme partie en fumée…

    Quand elle est partie en éclat, tous mes souvenirs explosèrent
    Comme une réaction en chaîne dans ma mémoire fracturée.
    Puis, le silence m’encercla, lourd comme des plombs de misère
    Tombent la nuit lacrymogène sur ce départ prématuré.

    Tableau de Jimmy Law.

  • L’homme parti en fumée…

    L’homme parti en fumée…

    Quand il est parti, immobile, toutes les voix de mon enfance
    L’ont appelé dans les couloirs de mes souvenirs amnésiques.
    Quelques fragments indélébiles, mêlés de tristesse et d’offense,
    Sur l’envol qui, sans le vouloir, laisse une trace anesthésique.

    Tableau de Jimmy Law.

  • Couleur cannelle

    Couleur cannelle

    Odeurs de vanille et cannelle sourdent de l’imagination
    Avec les images exotiques des îles où l’on vit en couleurs.
    Mais les aventures charnelles qui charment avec fascination
    S’opposent aux tabous érotiques et l’ilotisme de douleur.

    Tableau de Cheryl Waale.

  • L’idéal féminin

    L’idéal féminin

    J’ai longtemps poursuivi la quête de mon idéal féminin
    Qui ressemblait à s’y méprendre à celle qui m’était destinée.
    C’est après des années d’enquêtes que compris qu’il est bénin
    De laisser mon cœur se surprendre par une image déterminée.

    Tableau de Cheryl Waale.

  • Briser ses chaînes

    Briser ses chaînes

    Plus l’épreuve a de gravité, plus notre résistance casse
    Et plus la force centrifuge permet de briser nos limites.
    Ainsi notre longévité dépend de ce qui nous surpasse
    Et nous fait quitter le refuge d’un monde qui n’était qu’un mythe.

    Tableau de Philip Whiteley.

  • Le p’tit oiseau dans la tête – 2

    Le p’tit oiseau dans la tête - 2

    Quand le messager de l’amour quitte la volière du cœur,
    L’esprit se dissout dans les nues, le corps et l’âme s’insupportent.
    Plus tard, à la tombée du jour, les ombres étirent la rancœur
    Évoquant la croix contenue sur la tombe des amours mortes.

    Photo de Noell Oszvald.

  • Santorini, à l’heure rose

    Santorini, à l’heure rose

    Santorini, à l’heure rose, des sentinelles en silence
    Gardent l’accès au belvédère, sereinement à pas feutrés.
    Dans le crépuscule morose, les protecteurs en vigilance
    Prennent la pose légendaire, dos rond, sur la place, vautré.

    Illustration de Mykonos.

  • L’insaisissable

    L’insaisissable

    Souvent, juste au sortir du rêve, la dernière image s’envole
    Et je n’arrive à en saisir aucune des extrémités.
    Rêvée si forte pourtant si brève, elle se meurt dans l’aube frivole
    Et malgré mon plus cher désir, rien n’en reste à proximité.

    Tableau de Madalina Andronic.