L’automne, la plus belle saison pour une leçon singulière Montrant la nature qui s’endort dans un linceul de feuilles mortes. Et un miracle sans raison mais d’une promesse régulière Fera renaître ses graines d’or qu’un vent de confiance emporte.
Deux petits astres auréolés de graines de poudre d’étoiles Dansotent un drôle de ballet sur la piste de sa poitrine. Deux sphéroïdes aréolés qui l’un après l’autre dévoilent Jour et nuit un cycle emballé par le charme de la ballerine.
Offrant son corps à la nature et son ingénue nudité, Elle a cueilli quelques pétales, posés sur son intimité. Le printemps, maître de couture, porte un soutien commandité D’un tissu à fleurs qui s’étale en toute magnanimité.
Le virus de l’ondulation s’est répandu dans mes cheveux Comme des eaux d’éboulements tombées de pluies en tourbillon. Et mon cœur en modulation ne pulse plus comme je veux ; Alors, je suis le mouvement et devient femme en tortillons.
Lentement il verse l’eau claire sur le petit morceau de sucre Posé au creux de la cuillère jusqu’à ce que l’absinthe se trouble. L’ivresse claque comme un éclair qui distille à son cœur le lucre Qui met le feu aux poudrières de sa folie qui se dédouble.
Alors apparaît la fée verte, celle à qui son âme est acquise Et son pacte avec la diablesse est signée à l’encre d’absinthe. De découverte en découverte, l’âme est piégée, l’âme est conquise. Quand la raison a ses faiblesses, le cœur connaît sa mort succincte
Vague de fleurs, vague de flamme à l’aube d’un nouveau printemps Qui réussissent à supplanter l’éternel soleil suranné. Bonjour ma nouvelle oriflamme qui s’harmonise à mes vingt ans Tout en cherchant à s’implanter pour un bonheur instantané.
Or la beauté se renouvelle car l’art n’est jamais éreintant. Il anobli, il perfectionne la pierre sortie de la Terre. Précieux trésor des jouvencelles qui fêtent encore leurs trente ans, Toujours jolies, toujours mignonnes, toujours empreintes de mystères.
La flamme ne peut dépérir, elle se consume à plein temps Car le cœur se nourrit d’amour lié au cycle de la mère. Je verrai toujours refleurir de quarante ans jusqu’à cent ans Celle qui égaye mes jours depuis qu’elle est née de la mer.
Lorsqu’elle ment, elle porte un masque pour abriter sa vérité Ne laissant qu’un fantomatique regard figé et indolent. Mais si ce soir, je la démasque, même en toute sincérité, J’aurai le masque fatidique de l’inquisiteur insolent.
J’offre mon corps à la science, le cerveau a très peu servi. J’offre mon cœur à la romance, il a battu, il a conquis. J’offre l’esprit à la patience d’attendre avant d’avoir compris. J’offre mon âme à la semence qui montera quand je serai parti.
Le monde nous mène en bateau et me fait vivre mille vies Avec les rôles du méchant et du gentil par alternance. Hier, ce n’était pas du gâteau de vivre nu sur le parvis, Demain, ce sera alléchant d’être le roi de la finance.
Lorsque je suis né noir de peau au cœur de l’Afrique secrète, Aurais-je pu m’imaginer devenir un marchand d’esclave ? Mais je tire à Dieu mon chapeau pour les scénarios qu’il sécrète Dont je n’ai qu’à rembobiner mes épisodes les plus braves.
J’ai enfin trouvé un miroir qui inverse le haut et le bas Plutôt que la droite et la gauche comme une habitude imbécile. Mon reflet souvent me fait croire qu’entre nous deux, il n’y a qu’un pas Or ce n’était là que l’ébauche d’une aberration indocile.
Il faut que je sorte du cadre dans lequel je suis enfermé Car ma vision et ma pensée y rebondissent comme au billard. Aussi de peur que l’on m’encadre comme un utopiste renfermé, Plaise à Dieu de me dispenser d’être un éternel scribouillard.
L’ogre des cœurs, à sa façon, vous dévore en ouvrant son âme. L’amour le met en appétit surtout si la proie est jolie. Nonobstant les contrefaçons qui n’épousent que des hauts de gamme, Lui, n’offre pas de garantie mais il vous aime à la folie.
Matin, la première impression que j’aperçois à la fenêtre M’apporte une compréhension – sans pour autant la vérité. Mais j’en façonne une expression qui incessamment fera naître La direction à emprunter avec force et témérité.
L’amour m’attend à la fenêtre et j’ai enfilé ma tenue De l’héroïne, selon Vénus, qui aime plus fort que la mort. Cela dit, avant de renaître, j’aimerais être soutenue Par l’introduction d’un phallus et qui m’embrasse et qui me mord.
Tableau d’Edward Hopper mis en photo par Richard Tuschman.
Avant l’amour, je m’encourage et me donne une contenance ; Après l’amour, je me délecte à goûter la petite mort. Avant de naître, mon entourage m’accueille avec les convenances ; Après ma mort, je me collecte dans la fumée qui s’évapore.
Tableau d’Edward Hopper mis en photo par Richard Tuschman.
En même temps, je me rassure et je me raccroche à mon fil, En même temps, je m’épouvante quand je suis coupé de la Terre. Mais la sécurité qui m’assure comment l’avenir se profile Est de plus en plus éprouvante et à tel point qu’elle m’atterre.
Cet étranger qui vit en moi et qui connaît ma destinée Guide chacun des épisodes car il connaît le scénario. Tandis que moi, au fil des mois, je joue l’acteur prédestiné Qui participe à notre exode sous l’égide de l’imprésario.
Tableau « House of Flowers – See You There – » de Peter Doig.
Dans notre merveilleux système qui fait notre organisation, Notre système digestif assure l’alimentation Avec circulation des eaux et élimination des déchets Et l’appareil respiratoire qui fournit l’oxygénation.
Notre système musculaire nous porte vers la nourriture Grâce au système de surveillance et de défense par nos sens Qui, par le système nerveux de transmission et réception, Connectent les informations face aux besoins et aux dangers.
Le système de reproduction boosté par la sexualité Permet de transmettre la vie et de s’adapter au terrain. Enfin l’esprit qui nous préside et gouverne nos sentiments Nous pousse à gagner le pouvoir au sommet de la pyramide.
Mais on ne fait pas d’omelette sans casser les œufs de la Terre. Les victimes et les sacrifices qui ont permis l’évolution Gisent et meurent à nos pieds avec peine et désolation. Tel est le prix de la beauté et du Dieu cruel de la vie.
Il pleure sur la Terre triste comme il pleut dans les cœurs transis Entre les hommes qui se battent et les collectrices de larmes. Comme une pluie égocentriste qui renvoie les âmes en transit De peur que le ciel ne rabatte ses nuages en tirant l’alarme.
La Terre pleure sans raison ses enfants les plus turbulents Qui ont comme le fils prodigue leur héritage gaspillé. Alors sur les quatre horizons, voyez la Terre accumulant, De dépressions et de fatigue, tout son amour éparpillé.
Son cœur, comme une girouette ou plutôt la rose des vents, Donne à l’amour sa provenance, son énergie et son allure. Mais il suffit d’une pirouette d’un fervent chevalier servant Pour provoquer une dissonance qui irradie sa chevelure.
Prochaine station : L’aventure ! Le train bleu va entrer en gare ! Tous les voyageurs sont priés de continuer leur destinée Qui, selon la température de l’amour, change le regard Et offre un cœur approprié et sûrement prédestiné.
Et vogue la galère quand tout va à vau-l’eau ; Et volent dans le vent bien haut, les cerveaux lents ; Et roulent sur la Terre, les fêlés du vélo ; Et brûlent les vivants après soixante-cinq ans.
Je plane entre deux âges et ne tient qu’à un fil Mais c’est sans conséquences, j’ai la mort en surplus. Et tout le paysage en cette fin avril Ressemble à des vacances qui n’en finissent plus.
Tableau de Fred Calleri sur http:www.howardmandville.comfred-calleri.html
Prendre une chaise comme une échelle pour voir le monde à sa fenêtre Pourrait changer la position de ce qu’on croyait parachevé. Peut-être que mademoiselle y verra un espoir renaître ? Mais à quoi bon ces dispositions qui laissent un doute inachevé !
Prendre une chaise comme un prie-Dieu pour interroger son oracle Et peser dans chaque prière le poids de son acceptation Ne paraît pas plus fastidieux qu’attendre un soi-disant miracle D’un peuple dans la poudrière brûler en manifestations.
Je lui dépose un peu d’azur pour apaiser les bleus de l’âme, J’ajoute une touche de rouge qui calmera ses coups de cœur. Je délaie un peu de peinture autour des yeux en oriflamme Enfin un baiser sur la bouche pour lui effacer sa rancœur.
Je lui peins les paupières en mauve pour éliminer la grisaille, Un peu d’essence de violette pour essuyer cet air morose. Une touche finale de fauve et je chasse sans représailles L’ultime trace affriolette pour lui montrer la vie en rose.
Ma main caresse ses pommettes pour tracer la carte du tendre ; Je fais des plans sur la comète car l’amour ne saurait attendre. Mon corps s’embrase sous l’effort puis retombe en mélancolie Avant que la petite mort me déconcerte dans son lit.
Tableau d’Ira Tsantekidou vu sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201201ira-tsantekidou-1967-art-deco-painting.html .
Après ma première rencontre avec la femme de ma vie, La ville s’était colorée de son aura surnaturelle. La nuit venue à mon encontre s’est délayée dans le lavis Des reflets de lune dorée de cette éternelle aquarelle.
Tableau d’Ira Tsantekidou vu sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201201ira-tsantekidou-1967-art-deco-painting.html .
Elle m’a laissé juste un indice : une plume de son chapeau Avec cette odeur de mystère que les femmes sèment au vent. Petit lien, comme un appendice, qui jouera le rôle d’appeau Chaque fois que, loup solitaire, j’écrirai des vers émouvants.
Tableau d’Ira Tsantekidou vu sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201201ira-tsantekidou-1967-art-deco-painting.html .
Elle s’étend sur le dossier de mon fauteuil pour un ronron ; Je sens les poils doux du minou se frotter contre mon épaule. Je lui caresse le fessier, elle descend sur mon giron Pour se blottir sur mes genoux et la queue devient une gaule.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Je cherche un chat désopilant ou une chatte facétieuse Car j’ai un trou qui me sourit dans ma mémoire capricieuse. Or rien n’est plus horripilant que d’oublier ma fallacieuse Mauvaise foi qui me nourrit comme une lubie délicieuse.
Tableau d’Ira Tsantekidou vu sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201201ira-tsantekidou-1967-art-deco-painting.html .
J’ai invité votre fantôme tout de volutes parfumées En train de rêver d’aventure dans un film en Technicolor. Soudain sur la Place Vendôme, vous disparûtes en fumée Ne laissant que la parementure de votre coiffe tricolore.
Je m’souviens du chapeau à plumes qui lascivement vous habillait, Du boa qui donnait du volume à votre corps déshabillé. Tout ce que j’ai connu de vous, folles caresses, moments très doux, Votre douce voix, je vous l’avoue, qui chantait « Pou Pidou Pidou ! »
Je me souviens de la musique que vous mettiez pendant l’amour Et de la culture physique dans nos positions coquines et glamour. Tout ce que je retiens de vous, folles étreintes, douce tendresse, À chacun de nos rendez-vous pour passer une nuit d’ivresse.
Monsieur, qui passez sans me voir Tous les soirs sans dire bonsoir, Je viens sonner à votre porte Et que le diable vous emporte Si je ne suis pas assez belle Pour capter votre cœur rebelle, Si je ne suis pas assez femme Pour votre étourderie infâme.
Qu’offrir à une femme fleur, sinon une aura de soleil Et l’arroser de compliments sur les beautés de sa nature ? Essuyer tendrement ses pleurs quand elle vous glisse à l’oreille L’origine d’un sentiment de son cœur en déconfiture.
N’emballez pas la femme fleur, d’un beau papier, d’un bel écrin, Libre comme une fleur des champs, elle ne demande que liberté. Et si, d’un coup de vent, l’effleure une rafale de chagrins Montrez-vous plutôt attachant que distant et déconcerté.
Pour vivre d’amour et d’eau fraîche comme un poisson dans l’océan, Les sirènes attirent les hommes ivres d’amour et de boisson. La nature montrait une brèche et Neptune fut bienséant De la combler d’un chromosome qui se termine en queue de poisson.
Ainsi le charme des sirènes a la vie dure et la queue longue Par l’ascendance de Neptune, l’arête et le genre utérin. Elles se glissent sous les carènes grâce à la silhouette oblongue Dont les écailles sous la lune sollicitent l’œil du marin.
Puisqu’on ne va plus à confesse avouer ses penchants pour la chair, Au Ministère de la Santé, on veut sans cesse nous alarmer. Je propose pour sauver nos fesses – sans que ça ne nous coûte cher – Le renommer, si vous le sentez : « Mission des Malades Désarmés ».
Je cheminais dans la forêt – notre paradis helvétique – Le cœur lassé des jours moroses dans lesquels j’étais confiné. Une voix sortie des fourrés venue du ciel et prophétique M’annonça dans un nuage rose : « Ta quarantaine est terminée ! »
Le temps d’une éclipse de lune, paraît l’étoile du Berger Qui brille de rayons d’argent, l’espace d’une communion. De l’obscurité opportune, on voit Séléné émerger Et se donner en partageant sa nuit avec Endymion.
Tableau « Séléné et Endymion » de Sir Edward Poynter.
Les rires forts des voisins en musique Troublent mon lit d’une ouïe psychotique. Faire l’amour sous leurs cris énervants Semble une course éperdue contre le vent.
Quand le bruit se fait de plus en plus fort, Le chien se cabre et il hurle à la mort. Le chat se cherche un petit trou de souris Pour s’y loger contre les tirs nourris.
Quand je les vois passer sous mon balcon Avec leur gueules et leurs sourires abscons, Je pense à Sartre, philosophe bon apôtre Qui écrivait que l’enfer c’est les autres.
Avec un vin d’Andalousie, les baisers doux s’aromatisent Et la promesse d’une nuit d’amour dans des draps de satin. Petite épine de jalousie titillera la convoitise Et l’habitude de l’ennui fanera la rose au matin.
Mais entre le premier chapitre et le dénouement de l’histoire, Jour après jour, tournent les pages avec des rebondissements. Monsieur joue à faire le pitre avec la voisine, c’est notoire, Et Madame en marivaudages a collectionné ses amants.
Assise à la table d’en face, seule avec son intimité, Elle me rendit mon sourire puis, mon bonjour puis, ce fut tout. Que dire en guise de préface ? J’étais assez intimidé ! Elle se leva pour partir en m’invitant d’un : « Venez-vous ? »
Elle m’invita dans sa chambre nous prépara un bon café Qu’elle repartit dans deux tasses aussi grandes qu’un dé à coudre. Plus tard, je suis sorti, les membres tout raides et la tête décoiffée… Que voulez-vous que l’on y fasse ? Ce doit être ça, le coup de foudre !
Tableau de Fred Calleri sur http:www.howardmandville.comfred-calleri.html
Puisque tu rentres de voyage, Puisque nous nous voyons ce soir, Raconte-moi tous les passages, Les traversées et les mirages. Viens, dépose ici tes bagages, Sur la crédence du couloir, À côté du dernier message Que j’ai reçu vendredi soir.
J’entends ton taxi qui démarre Fais-moi l’honneur de ce banquet Que j’ai préparé sur le tard Mais décoré d’un grand bouquet. Je t’ai promis d’être bien sage, J’ai pensé à toi tous les jours ; Puisque tu rentres de voyage Cette nuit nous faisons l’amour.
Tableau de Fred Calleri sur http:www.howardmandville.comfred-calleri.html
Le premier jour, au coup de foudre, il m’offrit une rose unique. Le lendemain, c’est réciproque, deux roses d’amour mutuel. Avec trois roses, sans en découdre, il met sa main sous ma tunique. Avec cinq roses, il me défroque, l’amour devient un rituel.
Avec six roses, c’est l’engouement, on proclame nos fiançailles. Avec sept roses, très amoureux, on fait comme est à l’accoutumée. Enfin neuf roses, le dénouement, demain c’est notre mariage. Dix roses, là, c’est douloureux, Monsieur est parti en fumée…
1 rose le coup de foudre 2 roses l’amour mutuel réciproque 3 rose i love you 5 roses je ferai n’importe quoi pour toi 6 roses engouement 7 roses très amoureux 9 roses ensemble pour toujours 10 roses pour la perfection 12 roses demande en mariage 13 roses déclaration d’amitié 15 roses demande de pardon 20 roses des sentiments on ne put plus sincères 21 roses dévouement le plus total 24 roses pour l’amour total qui occupe les 24 h de la journée 25 roses félicitations 36 roses déclaration d’amour passionné 40 roses pour l’authenticité des sentiments 50 roses déclaration d’amour ardente 100 roses et plus, Un lien d’amour unique, passionnel et indéfectible !
Bien que le cerveau soit de trop, de temps en temps, les dunes pensent À ce que serait leur désert si l’homme ne l’avait asséché. Tous ces regrets un peu rétros forment un nuage qui se condense Et s’en ira pleurer misère sur nos pauvres fleurs alléchées.
Quand le chat partit au Pérou, les souris dansèrent en Colombie, Les chiens portèrent un chapeau plat et les bretons un chapeau rond. Chauve-souris et loups-garous mirent les voiles en Palombie Et c’est ainsi qu’on dépeupla la Terre à tous les environs.
Pas de panique cependant, les riches sont partis sur Mars, Les politiciens sur la Lune, les religieux au Paradis. Restent les pauvres se demandant la raison de toute cette farce Qui fit fuir ces gens de fortune devant l’infime maladie.
Photo qui a fait le tour du monde mais dont personne ne connaît l’auteur.
Le Coronavirus Masqué, une sorte d’ange déchu Sorti de la boîte de Pandore, vient nous transmettre la lumière… Le pot-aux-roses est démasqué ! Quoi qu’il nous fasse, il est fichu Malgré l’intox qui nous endort, il retournera à la poussière.
Hélas ! Nous n’avions pas compris l’opération pas saine d’esprit Prévue par des dieux imposteurs et leurs propos de radoteurs ! Tous nos petits dérangements ne sont que leurs arrangements ; Notre prétendu libre arbitre n’est pas donné à juste titre.
Ces dieux qui se croient immortels, au-dessus des pauvres mortels Sont en train de nous combiner une funeste destinée. Nous serons pucés et parqués comme des systèmes embarqués Pour produire toujours plus d’argent mais hélas sans le partageant.
Si le pouvoir de l’intention réalise tous mes désirs En me reliant à l’univers, aux énergies en tourbillon, Alors la force de l’invention me procurera du plaisir Comme la chrysalide en hiver se métamorphose en papillon.
Toute une vie en balançoire entre l’aube et le crépuscule, Entre l’enfance et la vieillesse, entre la naissance et la mort. Ah, que je puisse juste un soir, ôter un poids de ma bascule ; Celui qui pousse en gentillesse mais ne retire que des remords.
Sur la frontière du réel, l’esprit oscille, le cœur fléchit ; L’imploration creuse une ornière pour demander sa délivrance. Si la réponse est trop cruelle, la consultante réfléchit Ou bien retombe prisonnière dans l’obsédant corps de souffrance.
Puisque les hommes et les femmes s’habillent à tort ou à raison, Je me demande s’il faut me fondre ou m’habiller sophistiqué. Habit respectable ou infâme ? Je dirais sans comparaison Que si ça doit me correspondre ça va vous faire tous tiquer !