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  • Entre ombre et lumière

    Entre ombre et lumière

    À l’heure des premiers brouillards à la rencontre du soleil
    Les bateaux louvoient les eaux d’encre entre les ombres et la lumière.
    Alors j’admire ces gaillards debout sur le soir en sommeil
    Qui rentrent au port pour jeter l’ancre dans un spectacle de première.

    Photo d’Andre Bandke.

  • La fleur aux dents

    La fleur aux dents

    Elle est venue la fleur aux dents pour me proposer l’aventure,
    Animée d’une faim d’amour sans doute éprise de boisson.
    Mais on n’est jamais trop prudent. Quand j’ai dégrafé sa ceinture
    J’ai bien vu sous un nouveau jour que tout finit en queue de poisson.

    Tableau de Rafal Olbinski.

  • Les rats de bibliothèque

    Les rats de bibliothèque

    On voit souvent dans les maisons des signes qui ne trompent pas ;
    Un chat qui lit comme un potache et des rats de bibliothèques.
    Et comme il n’y eut pas de raison que moi-même je n’y coupas,
    J’en ai des spirales aux moustaches et la queue en crosse d’archevêque.

    Illustration de Liselotte Eriksson.

  • Avec des fleurs

    Avec des fleurs

    Un peu étonné, je l’avoue, par la fille au bouquet de fleurs,
    Roses plantées dans les cheveux, l’air guilleret, l’air ingénu.
    Quand elle me donna rendez-vous chez elle – elle habitait Honfleur –
    Je répondis « ce que je veux va vous paraître saugrenu ! »

    « Je voudrais écrire un poème en vous habillant de mes vers
    Sur la peau nue de votre corps avec l’amour qui en émerge. »
    Elle me répondit « je vous aime, vous et vos goûts un peu pervers,
    Mais permettez-moi tout d’abord de vous offrir ma page vierge. »

    Tableau de Jennifer Bonneteau.

  • La répartition

    La répartition

    La femme descendrait de l’arbre porteur du fruit de connaissance
    Tandis que l’homme viendrait du singe selon à quel dogme on s’attache.
    Tout ça me laisse un peu de marbre car, depuis toutes ces naissances,
    On se creuse toujours les méninges pour la répartition des tâches.

    Tableau de Catrin Welz-Stein.

  • Le cours du chat

    Le cours du chat

    Durant notre confinement, quand vocifèrent les enfants,
    J’en suis toujours à m’ demander d’où leur vient cette voix criarde.
    Je l’ai appris dernièrement par la souris dont l’éléphant
    Connaît le cours recommandé d’un chat hurlant comme un vieux barde.

    Tableau de Maria Pavlova sur https:www.thegreatcat.orgthe-cat-in-art-and-photos-2cats-art-contemporarymaria-pavlova-1979-present-russian .

  • Chappartement – 1

    Chappartement - 1

    Dommage qu’il ait déménagé de son joli chappartement
    Qu’il occupait dans mon armoire d’une manière sans pareille.
    Depuis, je ne puis présager les orages à retardement
    Qu’il faisait, si j’ai bonne mémoire, tonner, la patte sur l’oreille.

    Tableau de Giovanna Zoboli.

  • Le cœur vermeil

    Le cœur vermeil

    Sur son corps nu, juxtaposé, le trou du cœur de son ombrelle
    Filtrait le baiser de soleil pour un tatouage d’amour.
    Mais quelle audace fallait oser d’utiliser la fenestrelle
    Pour graver l’empreinte vermeil qui la parait d’un bel atour !

    Tableau de Catrin Welz-Stein.

  • Réveil-mâtin

    Réveil-mâtin

    Une drôle d’idée assurément de peindre un clin d’œil au soleil
    Sous un plafond tout arboré d’une pinède en trompe-l’œil.
    Il semble le simple agrément qui accompagne le réveil
    Du dormeur aux rêves dorés à qui le jour fait bon accueil.

    Tableau d’Antonio Nunziante.

  • La souris des moissons

    La souris des moissons

    Elle paresse au pissenlit le temps d’une grasse matinée
    Puis, elle baptisera son lit d’un souffle vif et mutiné.
    Durant la saison des moissons, elle vivra se pourléchant
    D’un peu de rosée comme boisson et des blés d’or glanés aux champs.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • L’enfant-loup

    L’enfant-loup

    La lance, acérée comme un croc dont l’homme-loup a hérité,
    Rapide comme l’aigle blanc vole en suivant le sens du vent.
    La proie, sacrifiée sans accroc, cuira le repas mérité
    Dans le creuset d’un feu tremblant pour nourrir l’enfant survivant.

    Tableau de Barrett Biggers sur www.boredpanda.comstudio-ghibli-inspired-fan-art-paintings-oil-watercolor .

  • L’esprit des bois

    L’esprit des bois

    Gros daim des bois, grand cerf des monts et tous les autres cervidés,
    Arborez vos cornes ramifiées de vos plus étranges symptômes !
    Faites place aux petits démons, les sylvidés, les corvidés,
    Pour le concert planifié des chants sacrés d’oiseaux fantômes.

    Tableau de Barrett Biggers sur www.boredpanda.comstudio-ghibli-inspired-fan-art-paintings-oil-watercolor .

  • Ma source imaginaire

    Ma source imaginaire

    J’arrive dans ma chambre nue, juste éclairée d’un luminaire,
    Que je me hâte d’embellir d’un roman de littérature ;
    Tout un univers saugrenu sort de ma source imaginaire
    Dont des fantasmes et des délires que la moralité rature.

    Tableau de Lena sur www.boredpanda.comstudio-ghibli-inspired-fan-art-paintings-oil-watercolor .

  • La peur du loup – 2

    La peur du loup - 2

    N’ayez pas peur, ce n’est que moi, quand je demande à l’Univers
    De faire évoluer mon âme quel qu’en soit le prix à payer.
    Ce loup qui vous met en émoi, sorti des brumes de l’hiver,
    Ne représente que la flamme de l’épreuve du feu monnayée.

    Tableau de Ross Tran sur www.boredpanda.comstudio-ghibli-inspired-fan-art-paintings-oil-watercolor .

  • La peur du loup – 1

    La peur du loup - 1

    Enfant, j’ai bien connu la peur qui me paralysait l’esprit ;
    J’avais l’impression de mourir et disparaître dans le néant.
    Jusqu’à ce qu’un jour la stupeur d’un accroc – sans doute prescrit –
    Me permette de découvrir de ne plus craindre les géants.

    Alors, j’ai affronté la peur qui m’a outrepassé le corps
    Et j’ai senti dans tous mes os la souffrance d’être vivant.
    Après, sorti de ma torpeur, j’ai réalisé mon record ;
    Moi, le plus faible des roseaux, avait plié devant le vent.

    « Je ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l’esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l’oblitération totale. J’affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu’elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin. Et là où elle sera passée, il n’y aura plus rien. Rien que moi. » Litanie contre la peur « Dune » de Franck Herbert.

    Tableau de Vincent Belbari sur www.boredpanda.comstudio-ghibli-inspired-fan-art-paintings-oil-watercolor .

  • Réflexions universelles

    Réflexions universelles

    À la fois infinitésimal par rapport au grand Univers
    Et sur la frontière attestée avec l’infiniment petit.
    Ne suis-je donc qu’un animal qui meurt et nourrira les vers
    Ou l’enfant d’un dieu contesté par une démonopathie ?

    Tableau de Freydoon Rassouli.

  • Doctor Shakes & Mister Peare

    Doctor Shakes & Mister Peare

    Tandis que Shakes, ce bon docteur déshabillait les jolies femmes
    Pour le meilleur et pour le pire dans le secret du cabinet,
    L’abominable Mister Peare, arpentait les estaminets
    Pour se cacher de l’inspecteur qui surveillait ces lieux infâmes.

    Tableau de Ruben Schill.

  • En tout cas, le toucan

    En tout cas, le toucan

    En tout cas, le toucan, myope comme une taupe
    Parla toute la nuit à des bananes mûres.
    Et malgré le boucan des oiseaux nyctalopes,
    Il n’eut aucun ennui à dire dans un murmure :

    « Ah mes jolies toucanes, que vous me semblez belles,
    L’odeur de votre arôme et vos petites mouches !
    Venez dans ma cabane, ne soyez pas rebelles,
    Mon grand bec papillonne à vous tendre sa bouche ! »

    Tableau de Kevin Sloan.

  • Lu sur le visage

    Lu sur le visage

    Il est des gens, je vous le jure, qui portent tout sur la figure.
    Toutes leurs histoires embarquées, sur leur front ridé, sont marquées.
    Un chagrin d’amour les rudoie et laisse aux yeux des pattes-d’oie.
    Seul, un poète pince-sans-rire leur tord la bouche d’un sourire.

    Tableau de Jane Spakowsky.

  • La théorie du complot

    La théorie du complot

    « Ha ha, il paraît qu’on sera tondus ! » Tout ça, c’est des sous-entendus !
    « Hé hé, il paraît qu’on rationne l’herbe  ! » j’ai déjà ouï ce proverbe !
    « Hi hi, on nous traite comme des moutons ! » méfions-nous du qu’en-dira-t-on !
    « Hu hu, il paraît même que ça urge ! » comme les moutons de Panurge !
    « Ho ho, il paraît qu’on sera pucés ! » avec science et caducée !
    « Hou hou, il paraît qu’on sera mangés ! » ça ne doit pas nous déranger !

    Tableau de Scott Gustavson sur www.scottgustafson.comcharacter-design .

  • Trois petits singes

    Trois petits singes

    On n’a rien entendu de pis que les grippes du temps jadis !
    On n’a rien vu au niveau masques, l’erreur paraît plutôt fantasque !
    On n’a rien dit aux confinés pour qu’ils ne montrent plus leur nez !

    Black-out complet dans les cités, ignorons les atrocités !
    L’information est muselée afin de vous dissimuler
    Que l’ coronavirus, c’est l’arbre qui cache la forêt macabre.

    Tableau de Scott Gustavson sur www.scottgustafson.comcharacter-design .

  • Le secret des pyramides

    Le secret des pyramides

    Tout comme les petits ruisseaux qui se rassemblent en rivières,
    Les puissants ont besoin de sots pour leurs carrières financières.
    Soulevez le bord des pyramides, vous y verrez tous ceux qui croient
    Que vivre une vie insipide représente leur chemin de croix.

    Tableau de Rafal Olbinski.

  • À l’heure de la passiflore

    À l’heure de la passiflore

    Comme je vivais à l’écart du centre urbain que je déplore,
    J’ai convié tous les fêtards pour une collation légère.
    À l’instant muguet moins le quart, passé l’heure de la passiflore,
    Personne n’était en retard exceptée ma belle horlogère.

    Tableau de Shiori Matsumoto.

  • Tisseuse d’étoiles

    Tisseuse d’étoiles

    Sur la toile bleue de mes rêves, elle vient tisser tous les soirs
    Quelques étoiles de bonheur tressées avec mes espérances.
    Parfois ma toile craque et crève et crée un trou de désespoir
    Dont elle me raccommode l’humeur par un bouton de délivrance.

    Tableau de Christian Schloe.

  • Des lits de fleurs

    Des lits de fleurs

    Flagrant délit de lits de fleurs, la main dans le sac du semeur,
    J’aime le paysan naïf qui fait de l’art sans le savoir.
    Lui, il sait transformer les pleurs de toute une vie de labeur
    En champs de blé, champs de maïs, sans la nature décevoir.

    Tableau de Vincent van Gogh.

  • L’aurore florale

    Nimbée d’une aura de lumière des premiers rayons de l’aurore
    Sur un rêve de virginité qui se réveille au nouveau jour.
    Couleurs à travers sa crinière comme une gerbe de blé d’or,
    Honorent sa féminité comme une couronne d’amour.

    Tableau de Taras Loboda.

  • La voie de la contradiction

    La voie de la contradiction

    Lis ta bible ! Lis le Coran, Veda, Tantras et les Sûtras !
    Crains pour ta vie, crains pour ta mort, soumets-toi à nos traditions !
    Moi, j’ai été déshonorant envers Dieu et Zarathustra ;
    J’ai pris, à raison ou à tort, la voie de la contradiction.

    Tableau de Yuko Shimizu.

  • Une Terre paysagiste

    Une Terre paysagiste

    La faune s’adapte à la flore et l’ensemble aux quatre éléments
    Qui peignent les plus beaux rivages et sculptent les crêtes de schiste.
    Quant aux roches multicolores, les gazelles et leurs parements,
    Elles nous invitent au vernissage d’une Terre paysagiste.

    Photo de Stijn Dijkstra.

  • La folie des grandeurs

    La folie des grandeurs

    Rien n’est trop beau pour la princesse qui n’en aura jamais assez
    Et si elle prend trop de place, on augmentera les impôts.
    Après tout pourquoi la richesse devrait-elle un beau jour cesser
    Puisqu’il paraît que la populace a choisi de porter le chapeau.

    Il faut au peuple ses héros et ses vedettes à admirer
    Afin de, par procuration, rêver à la vie de château.
    Tant pis si on reste à zéro, tant pis si on est aspiré
    Par notre procrastination car agir, c’ n’est pas du gâteau !

    Tableau de Tomasz Sętowski sur https:www.designstack.co201801oil-paintings-magical-realism-meets.html

  • Les tours d’ego

    Les tours d’ego

    Dans les immeubles confinés, les cages d’escaliers résonnent
    Comme des chœurs de cathédrales où chacun prie pour son église.
    Dans les familles recombinées, plusieurs générations raisonnent
    Sur les mesures magistrales que nos dirigeants diabolisent.

    Il paraît qu’on va nous tracer par des dispositifs légaux
    Pour donner des informations sur ce qu’on fait et où l’on est.
    Ce n’est pas que j’ sois agacé que l’on surveille mon ego
    Mais plutôt la déformation d’un totalitarisme inné.

    Tableau de Tomasz Sętowski sur https:ego-alterego.comtomasz-setowski-paintings#.XrLVXf8kyf1

  • Les fleurs émotives

    Les fleurs émotives

    Pendant le tonnerre qui gronde, Madame, fertile sous sa robe,
    Arrose de petites larmes son petit jardinet privé
    Jolie, mignonne, plutôt gironde, malgré Monsieur qui se dérobe,
    Entretient son jardin de charme lorsqu’elle se sent démotivée.

    Tableau de Rafal Olbinski.

  • La flûtiste a régné

    La flûtiste a régné

    Les voilà pris dans ses filets de son lancinant somnifère
    Car la flûtiste vient d’entamer l’entrée de la « Flûte enchantée »
    Qui met l’auditoire enfilé dans les notes qui prolifèrent.
    Et le public de réclamer sa rémission désenchantée.

    Tableau de Clarence Coles Phillips.

  • L’arbre de méditation – 1

    L’arbre de méditation - 1

    Méditer en Terre Sacrée, demande un arbre décoré
    D’un peu de guirlandes aux cœurs d’or et quelques étoiles au firmament.
    Le buste nu, la peau nacrée d’un peu de rosée des forêts,
    On fait silence puis, on s’endort et on contemple le moment.

    Tableau d’Alice Mason.

  • Madame la Renarde

    Madame la Renarde

    Tantôt Madame la Renarde consolera le honteux corbeau
    Qui s’est fait flouer par son comparse, Maître Renard, l’amant volage.
    Tandis que le coquin traînarde avec une gazelle-au-corps-beau,
    Nos pauvres dindons de la farce s’apaisent d’un batifolage.

    Tableau de Christian Schloe sur http:pussycatdreams.centerblog.netrub-10-art-surrealiste-de-christian-schloe–6.html .

  • Cet oiseau-là

    Cet oiseau-là

    Cet oiseau-là, je le connais, il est tombé à sein nommé
    Directement dans la pâture de Mademoiselle Nature.
    Tendrement, sans cérémonie, elle lui a apprêté son nid
    Dans une touffe aux environs, tassée au creux de son giron.

    Tableau de Marcela Bolívar.

  • Le roi des escargots

    Le roi des escargots

    Le père de la reine Margot, nommé le roi des escargots,
    S’apprête à sortir sa mascotte et enfiler ses grandes bottes
    Car le temps se met à la pluie et le roi met sa panoplie
    À la vitesse d’un soupir tranquillement sans s’assoupir.

    Tableau de Malcolm Brown.

  • L’impertinence

    L’impertinence

    À l’heure des réseaux sociaux où tout va de plus en plus vite
    La gloire sombre dans l’oubli si vous n’êtes vus en permanence
    Et vous deviendrez asociaux si vous refusez une invite
    Ainsi, permettez que je publie ma toute dernière impertinence.

    Dessin de Dubouillon.

  • L’échappée des mots

    L’échappée des mots

    Aussitôt que j’ouvre une image, les mots s’échappent par milliers
    Et je les capte dans l’éther grâce à un moyen qui m’échappe…
    Mais je crois qu’il serait dommage de comprendre cet art singulier
    Sous peine que le don s’altère ou, qu’au contraire, il m’handicape.

    Tableau de Catrin Welz-Stein.

  • Vivement le mois d’août !

    À tant suivre un confinement durant les longs jours du printemps,
    Je me mets à désespérer aux vacances toutes l’année.
    Je propose le raffinement de les faire durer à plein temps,
    Laisser le mois d’août prospérer d’une éternité à flâner.

    Tableau de Jessie Wilcox Smith.

  • Les sirènes modernes

    Les sirènes modernes

    D’une culotte marinière plutôt qu’une queue de poisson,
    Les sirènes s’habillent moderne, je vous en fais ce désaveu.
    Depuis le siècle des lumières, elles se sont mises aux caleçons
    Avec écailles en baderne, seins nus et fleurs dans les cheveux.

    Tableau d’Elena Khmeleva sur http:touchofcolorr.blogspot.com201506elena-khmeleva.html?m=1#more

  • Ces filles qui perdent la tête

    Ces filles qui perdent la tête

    Souvent les filles perdent la tête de façon claire ou ambiguë
    Et les sœurs du Petit Poucet le font souvent à la maison.
    Quand elles poussent la quintette en chantant d’une voix suraiguë,
    Elles en sont tellement trémoussées qu’elles en perdent aussi la raison.

    Alors le moindre courant d’air les emporte dans les forêts
    Et ce pauvre Petit Poucet de courir pour les rattraper.
    Mais si les filles sont solidaires, le p’tit dernier est timoré
    Et c’est la mine courroucée qu’il leur ferme enfin le clapet.

    Collage de Charles Perrault ?

  • Mais où est le chat ?

    Mais où est le chat ?

    Le chat, animal capricieux et amateur d’échauffourée
    Aime nicher au fond de l’armoire ou disparaître comme un gredin
    En cherchant dans quel malicieux trou d’souris il s’était fourré,
    J’ai fait appel à la mémoire des habitants de mon jardin.

    Tableau de Michael Cheval.

  • La brune au collier bleu

    La brune au collier bleu

    Je me souviens de son collier qu’elle portait pendant l’amour ;
    Les vertus lapis-lazuli lui permettant moultes délices.
    D’ailleurs, elle m’avait défolié avec ces pierres au premier jour ;
    J’en ressentis les stimuli en lui pénétrant le calice.

    Tableau de Jules Pascin.

  • Les pommes d’or

    Dans le jardin des Hespérides sur la frontière occidentale,
    Il n’est jamais désespérant de cueillir les pommes dorées.
    Selon les tables éphémérides et les trois muses sentimentales,
    Leur valeur va s’accélérant lorsque la lune est mordorée.

    Dans le jardin des Hespérides sur la frontière occidentale,
    On n’est jamais désespéré de cueillir les pommes dorées.
    Selon les tables éphémérides et les trois muses sentimentales,
    Leur valeur est inespérée en pleine lune mordorée.

    Tableau de Karl Bang sur https:sergeyurich.livejournal.com157034.html?thread=277098 .

  • Jeux de mains

    Commencent les préliminaires par un poème de caresses
    Dont les rimes s’accorderont avec les mains dur la poitrine.
    Quelques baisers imaginaires alanguis juste par paresse
    Mais dont les sens aborderont une ouverture de la vitrine.

    Les mains forment un beau costume à la femme déshabillée
    Qui apprécie le geste ultime du maître tailleur roucouleur.
    L’homme se plie à la coutume de faire l’amour maquillé
    Sur les parties les plus intimes avec son bâton de couleur.

    Tableaux d’Éric Pause sur https:www.cowabungart.comartpeinturepeintures-par-eric-pause

  • Instantané

    Instantané

    Les artistes ont le cœur dans l’œil – à moins qu’ils aient l’œil dans le cœur –
    À leur manière de saisir l’instant le plus significatif.
    Ils voient l’imperceptible seuil qui fixera avec vigueur
    L’intense moment de plaisir que sait capter leur objectif.

    Tableau d’Annelie Solis.

  • La cartomancienne

    La cartomancienne

    Fille de lune et du soleil, reine de nuit épanouie,
    Elle se confie aux étoiles pour évoquer ses souvenirs.
    Son art, sans nul autre pareil, vous paraîtra certes inouï
    Mais son tarot lève le voile sur votre meilleur avenir.

    Tableau d’Annelie Solis.

  • Dégustation en délire – 2

    Dégustation en délire - 2

    Un photographe aux idées larges dont les pensées sont en surcharge
    Devait soulever son calot sous les nuages au galop ;
    Une princesse prétendue, tenant de la glace fondue,
    Coiffée d’un genre de couronne, posait sur un drôle de trône.

    Mais la photographie rata, on dut faire un duplicata ;
    Les blocs étaient désassortis quand le p’tit oiseau est sorti.
    Ils ont fondu sur la culotte, on a attendu qu’elle l’ôte,
    Puis, on a refait des glaçons et remplacé le caleçon.

    Tableau de Michael Cheval.

  • Changement de regard

    Changement de regard

    Fixer la grisaille du monde formate l’esprit et le cœur
    Et pour changer de dimension, j’ai changé ma façon de voir.
    Alors ce qui semblait immonde ne provoque plus ma rancœur$
    Et j’ai muté mes dissensions sur la manière d’être et d’avoir.

    Tableau d’Ali Falak.

  • L’amour du temps

    Le temps n’est pas une dimension, le temps n’est qu’une condition.
    La science ne peut le prétendre et n’arrive pas à comprendre.
    Ne sait que mesurer la trace du passage du temps qui passe
    Et donne du fil à retordre alors qu’il représente l’ordre.

    L’amour n’est pas une dimension, l’amour est la prolongation
    De la vie qui ne peut ni mentir ni cesser de s’anéantir.
    L’amour un message à transmettre à l’évolution qui va naître
    À chaque rencontre amoureuse dans une explosion langoureuse.

    (Tableau de Vladimir Kush.
    « Le verbe aimer est difficile à conjuguer : son passé n’est pas simple, son présent n’est qu’indicatif et son futur est toujours conditionnel. » Jean Cocteau.)

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.