Remplacez-nous burqas et masques par de pudiques sombreros Qui voilent aux filles leurs visages mais dévoilent le reste du corps. Fesses et mamelons fantasques et entrejambes sidéraux S’exposeront à l’étalage, incognitos dans le décor.
Dès que s’ouvre l’œil de la lune quand le soleil sort en coulisses, La pâleur dessine une image dans le miroir de l’avenir. Couverte de fleurs de callunes, de roses et de myosotis, Phœbé dans son plus beau ramage vous chante votre devenir.
Ce rayonnement magnétique émane du cœur et de l’âme ; L’anti-corps et l’anti-esprit qui ne font pas partie du monde. Car cette aura hypothétique paraît comme un halo de flammes Et qui ne peut qu’être surpris seulement une fraction de seconde.
Parfois bleutée, parfois dorée ou argentée selon l’amour Qui fuse autour du corps astral pour s’unir à d’autres entités. Inutile de subodorer ou tenter de percer à jour Ce phénomène magistral, l’aura n’a point d’identité.
La lumière, immense pouvoir, requiert un savoir-faire inné De celui qui, dans les ténèbres, sait en générer la beauté. Ce miracle s’appelle « voir » et sanctifie la destinée Des guerriers qui, ce soir, célèbrent la joie dans leur communauté.
Au pays des anges endormis, un petit démon, comme un roi S’est réveillé, le bon apôtre, de son cauchemar dispensé. Il ouvre des yeux racornis, grand ouverts, en plein désarroi Car il ne sait pas si les autres sont le reflet de ses pensées.
Que faire de tous ces animaux enfermés avec les humains ? Heureusement, quelques sorcières, à moitié nues, veillent sur eux Et les délivre de leurs maux en faisant griller du cumin Sur un grand feu dans la clairière avec des démons sulfureux.
Je connais le mode d’emploi qui nous rattache à la planète Par le sexe qui nous prolonge jusqu’aux profondeurs de la Terre. Et que m’importe si je ploie lorsque soufflera la tempête Puisque plus mon désir s’allonge et plus j’en suis propriétaire ?
Au cœur de la nuit, elle vint comme un papillon pelucheux Qui voletterait gauchement sans savoir comment s’épancher. Phalène nocturne divin, qui joue parfois au double jeu De l’amour à l’attachement mais sûr de soi et sans flancher.
Bague à part, je ne vois que doigts mais qui épanchent mon désir De voir les iris de tes yeux dans les coloris de mon choix. Blague à part, je ne vois que toi qui me dévisage à loisir Durant quelques instants précieux où ce simple bonheur m’échoit
Tombé du ciel, fort à propos, la forêt opportunément A recueilli les naufragés d’une croisière interstellaire. Moderato ma non troppo, pour ralentir le mouvement, Le feuillage s’est ombragé et a voilé l’astre solaire.
La femme, ce produit précieux, consomme avec modération Son acquéreur uniquement lorsqu’il croit pouvoir s’en servir. Son maniement est capricieux car une mauvaise opération Conduit l’homme impudiquement en retour à s’y asservir.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Bientôt le monde virtuel remplacera notre horizon Et nous vivrons dans des maisons dans l’azur du ciel évoquées. Et le bon vieux temps actuel laisse sa place à la prison Dans laquelle, non sans raison, notre vie sera révoquée.
Quand la chaleur est moite, l’atmosphère alourdie, Les vêtements ressemblent à des voiles ballottante. Celles qui sont adroites et même dégourdies Par la main se rassemblent en danseuses flottantes.
Si votre femme est attirée vers le plafond après l’amour, C’est que son cœur a chaviré et réclame un peu de secours. Et si elle semble sonner les cloches pour appeler l’esprit divin, C’est que votre coup de galoche donna l’orgasme qui lui convînt.
Lorsque j’entends tinter les cloches, tout juste à minuit moins le quart, J’écoute le nombre de Bong égrénés par le carillon Qui compte le nombre de valoches des anges qui prennent le car Qui repart en sonnant le gong au paradis des papillons.
Parfois la vie me semble éteinte et je me sens comme estompé Dans une brume de mensonges où mon âme passe à côté. Mais voici que l’aube est atteinte et voit sa lumière pomper Ce que m’ont révélé mes songes perdus sur l’Îlot de Beauté.
Au coup de feu, servir les dieux, leur cuisiner, leur apporter Les sacrifices dans les poêles demandent de l’entraînement. Ce ne serait si fastidieux mais en plus on ne doit rien porter. On est complètement à poil et tout ça quotidiennement !
La dame du lac sur la berge inspecte sa peau délicate Car elle attend les chevaliers, nue, en costume de déesse. Elle va remettre la flamberge, l’épée aux flammes écarlates Et s’ils se montrent hospitaliers, la nuit sera enchanteresse.
Grand-père : Fils de Louis-Élie du Gard et Germaine-Antoinette de Nîmes, Je me rangeais dans les poids-plumes parmi les gros bras de Saint-Gilles. Aussi loin que portait mon regard, mon acuité restait minime Et mon histoire en trois volumes n’en gardera qu’un corps fragile.
Père : Aîné de Maryvon-Raymond et de Martine de Marseille, Le fils entama sa carrière d’autodidacte dans sa chambre. Puis, vint à Sainte-Croix-du-Mont suivant je ne sais quel conseil Cependant il fit machine arrière dans les premiers jours de septembre.
Et fils : Le couple Erwann – dit Théophil – et de Lætitia, érodé Se sépara durant l’enfance du dernier fils des Riboulet. Celui-ci garde bon profil car il devra s’accommoder Pendant son âge d’innocence à supporter ces giboulées.
L’ami Pierrot et sa féline écrivent ensemble au clair de lune Dont quelques rayons se chevauchent avec la bougie à moitié. Du coup les rimes orphelines s’accordent à la bonne fortune ; Le poème en est un peu gauche mais il s’en fout, il est droitier.
Pour les treize ans de ma minette – ou un peu plus, faisons les fous – J’offre l’apéritif sucré-salé au bon lait de souris. Je lui en pose la devinette, cependant elle s’en contrefout Car l’ivresse des ans est sacrée, c’ n’est pas tous les jours qu’on sourit.
Bien sûr tout est exagéré ! En réalité, elle (re)pose Comme une déesse d’amour qui peint mais jamais ne se plaint. Quant à moi, je n’ai qu’à gérer tous les festins qu’elle propose Afin de vivre avec humour du moment que son verre est plein.
L’épouvantable épouvantail invite pour la pleine lune Tous ses amis des alentours, oiseaux, biches et lapins d’amour. Bien sûr, comme il est sur la paille, ça s’fait à la bonne fortune Mais chacun apporte à son tour, et l’amitié, et son humour.
Elle se fait les ongles des pieds toujours toute nue, mais distinguée, Car elle sait que par la fenêtre quelqu’un dans l’immeuble d’en face, Un homme jeune, un beau pompier, l’observe complètement embringué Dans une histoire en train de naître due à l’érotique préface.
Ginette, en perte de vitesse au volant de sa Mercedes, Brandit brusquement le levier d’un geste ferme de salope. Alors l’engin de hardiesse se redressa sous la rudesse Mais sans frémir, sans dévier, de ses quatre pneus, des Dunlop.
Les yeux fermés, les seins ouverts, qui donc me regardent le mieux ? Ces globes tendres aux mamelons semblent me poser la question. Cette poitrine à découvert me parle bien plus que ses yeux. Je vais baisser mon pantalon pour leur en faire la suggestion.
Côté jardin on y voit clair, côté cour on y perd son blair. Côté jardin tout est en ordre, côté cour tout paraît désordre. « – J’en ai rêvé, ça me suffit ! Mais votre côté est immonde ! – Ouais c’est ça, tu l’as dit bouffi ! Mais ce n’est pas la fin du monde ! »
J’aime la danse aux mamelons qui rythment si bien la musique ! La flûte de pan enchantée y est sans doute pour quelque chose. Lorsqu’elles tapent un coup de talon, leurs gros seins défient la physique Et je ressens, sans me vanter, le poids de leur métamorphose.
Quatre figures féminines ou quatre figures de proue, Les mains tendues comme menace, peut-être crispées de douleurs. La vague puissante et maligne vous effraie-t-elle peu ou prou ? À moins qu’elle ne cède la place à une explosion de couleurs.
Quatre figures de femmes, aux traits convulsés, à la main tendue en un geste de menace, ou crispé par la douleur, et, entre ces figures, d’autres têtes qui apparaissent également effrayantes et hagardes, rendent bien ce qu’il y a de terrifiant et de lugubre dans la vague. Gaspard Vallette.
Finalement c’était un arbre qu’elle désirait profondément D’avec un beau prince sarment feuillu tout en bois d’acajou. Et comme elle n’était pas de marbre, elle se mit nue complètement Afin de lui prêter serment et de l’embrasser sur la joue.
Les rendez-vous au fond des bois ne sonnent pas du fond du cœur. Ni oui ni non, ni blanc ni noir, la belle n’a pas répondu À son fiancé Robin Dubois qui est venu à contrecœur. L’amour résonne sans espoir parmi les feuilles répandues.
Dans l’eau de la claire fontaine où elle se baignait toute nue Contrairement à l’ami Georges le vent n’était point fanfaron. En revanche, les trois capitaines lui ont dérobé sa tenue Mais elle les perdit dans les gorges et les larrons furent marron.
Toute revêtue de lumière auréolée de chevelure, Sa nudité fait mal aux yeux comme un sex-appeal dévoreur. Je ne sais quelle costumière a composé cette parure D’un tissu aussi merveilleux que les habits de l’empereur.
Pour agrémenter la vitrine du rendez-vous avec les dieux, La gardienne du feu sacré parfume le temple d’encens. Elle dévoile sa poitrine pour que l’accueil soit plus radieux Fors une impudeur consacrée et fors à l’amour renonçant.
Entre quatre yeux, entre quatre seins, Le miroir répond toujours aux questions. Quant à la plus belle, belle des réponses, Il doit réfléchir sans perdre la face.
« Tout est merveilleux, ces deux corps sont sains ! Mais anticipons à la suggestion ; Choisir la plus belle, alors je renonce ; Ne saurai fléchir entre vos deux grâces. »
Quelques petites fleurs des champs en souvenir d’une balade ; Petits témoins bleus, roses et blancs, émotions d’une promenade ; Petites notes, bonheur du chant dont la forêt m’a fait l’aubade Accompagnée des cris tremblants des oiseaux à la roucoulade.
J’en ai dessiné la portée avec des noires et des blanches, Avec des fleurettes nacrées rondes ou accrochées à souhait. Après le vent l’a emportée à travers les arbres et leurs branches Où résonnait l’écho sacré parmi les feuilles enjouées.
Mais le bouquet reste éternel car la magicienne peintresse Au mur, l’a immortalisé pour vivre les quatre saisons Sur une toile maternelle riche en couleurs et de tendresse Dont l’éclat s’est cristallisé à l’intérieur de la maison.
Les animaux aussi manifestent contre la modernisation D’une manière prosaïque, justement sans revendiquer. Devant les machines qui empestent, avec peine et consternation, Ils disparaissent en mosaïque devant ce monde compliqué.
Je demande la parole et réclame l’Apérol Qu’on verse dans un grand verre rempli jusqu’aux quatre tiers. L’apéritif Barbieri dont Fabienne Barbier rit Est le remède démoniaque contre mes nuits insomniaques.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Tandis que tout le monde dort, il y en a toujours un qui veille Comme le berger des beaux rêves qui compte et compte ses moutons. Tandis que sous la couette d’or la mère doucement sommeille D’une respiration si brève qu’elle en fait sauter ses tétons.
Un rêve solitaire, tout le corps replié Pour écouter le cœur dans le sein de ma mère. La joue contre la terre, un moment oublier Mes peines et mes peurs un moment éphémère.
Le corps nu pour trembler aux caresses du vent, Les pieds nus pour sentir la brise sur les plantes, Afin de ressembler comme j’étais avant Avant de ressentir une ivresse troublante.
Nos veines ont soudain bleui mais ce n’était pas de froid, Nos corps ont aussi rougi comme la première fois, Nos yeux se sont éblouis mais ce n’était pas d’effroi, Et nos sexes ont rugi mais comme une seule voix.
Lorsque j’ai sonné à sa porte je n’étais pas un inconnu J’étais son tout nouveau voisin et je venais d’emménager. Et là, que le diable m’emporte, elle m’a ouvert à demi nue Les mains cachant son magasin de mamelles avantagées.
Comme je lui laissait le temps d’ passer une robe de chambre Elle m’offrit comme boisson une bouteille de Chablis. Mais une fois fermé le battant de la porte de l’antichambre, J’ai vu des milliers de poissons avant de sombrer dans l’oubli.
Comme je suis un peu sorcier, je capte vos cerveaux crédules ! Tout ça n’est qu’une comédie dictée par des filous fêlés ! À propos de points négociés sur vos retraites ridicules ; Notamment tout ce qu’on vous dit dans les médias et la télé.
Suivez la femme qui dessine directement sur son corps nu Et qui exprime ses désirs par une histoire sans parole. Une fois partagé son plaisir de passer à la casserole, Elle efface tout dans sa bassine pour calmer son mari cornu.
Tous les jours elle recommence une nouvelle histoire à suivre Vous pouvez vous y abonner mais vous y perdrez la santé Une fois commencé la romance, vous aurez hâte de poursuivre Et dès l’habitude adonnée, vous deviendrez impatienté.
Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
Il n’apparaît à contrejour que les traits de sa silhouette Qui dévoile un peu de ses charmes mais difficiles à percevoir. Vêtue de ses plus beaux atours, la peau que sa mère lui a faite, Elle vient sans déclencher d’alarme sans qu’on puisse l’apercevoir.
Vous l’avez vue ? Il est trop tard désormais pour vous échapper ! Sa toile est déjà crochetée et vous vous êtes pris dedans. Mais si vous êtes un peu fêtard vous n’serez pas handicapé Car elle va vous acheter pour danser en tenue d’Adam.
Illustrations de Marjorie Cameron et de Paul Colin.
Toutes ces images des villes s’enfoncent inexorablement Fondues au brouillard de l’histoire et les registres du passé. Que le temps me paraît servile, qui passe impitoyablement Au moulin de la préhistoire mon patrimoine compassé.
Les vieux magasins, les boutiques, les vieux troquets, les restaurants, L’un après l’autre cèdent la place à la mode contemporaine. Et les boulevards nostalgiques sont devenus expectorants Par la pollution qui remplace la fumée des fêtes foraines.
Le flou artistique authentique côtoie les brumes naturelles Où la nature féminine déploie tout son charme mutin. Mon petit étang romantique se confond dans une aquarelle Où dans la lumière minime, s’ébattent nymphes et lutins.
L’art, au carnaval de Venise, de se montrer énigmatique Relève d’un peu de magie et surtout de beaucoup de charme. La témérité galvanise la séduction charismatique, Le zeste d’humour qui agit pour provoquer le rire aux larmes.
Loup de velours, frêle accessoire, permet aux yeux de transpercer Celui qui croit la reconnaître mais qui ne fera qu’y surseoir. Une cage à roses en balançoire et deux colombes à disperser Pour envoyer par les fenêtres le courrier des amours du soir.
Puis, un joli décolleté qui fera baisser les regards Des idiots qui se trahiraient en ne s’adressant qu’à son corps. Car ceux qui seront bécotés, devront quitter l’esprit hagard Et laisser leur cœur attiré cesser de battre les records.
Je me sens suspendu comme sur la sellette Depuis mon intérieur à rompre l’équilibre. Me voici confondu et mon âme seulette Se penche à l’extérieur pour laisser le cœur libre.
Si j’étais cette femme, je serais tout son corps Qui s’entrouvre au matin pour le plaisir des yeux. Je verrais par ses seins et par son ventre encore L’amour qu’elle présente à ce chat merveilleux.
Si j’étais ce matou, je ronronnerais fort Pour apprécier le charme de ma belle maîtresse. Je sentirais ma queue d’un soyeux réconfort Pour attirer sa main, savourer la caresse.
Puisque je suis un homme, je laisse parler le cœur Qui trouvera les mots pour connecter le sien. Et s’ils s’accordent ensemble, chantent le même chœur, Elle sera ma colombe et moi, son magicien.
La liberté délimitée au respect qu’on doit à autrui Devient vite une étroite cage quand autrui prend beaucoup de place. Mais l’habitude d’imiter un monde qui s’auto-détruit Accélérera davantage le retour à l’âge de glace.
L’égalité dans les idées devrait permettre de discuter Avec ceux qui ont des couleurs d’idéologies différentes. Hélas, chacun a décidé de convaincre ou se disputer À faire adopter ses valeurs qui sont les plus prépondérantes.
La fraternité des oiseaux consiste à construire son nid Et pondre un œuf sur le chemin d’une vie libre et sans effort. Pour mieux gouverner les zozos qui croyaient vivre en harmonie, La fraternité des humains consiste à être le plus fort.