Il tape sur la pleine lune comme un tambour à la crever Et pourtant toutes les étoiles le considèrent comme leur frère. De quelle famille opportune est-il issu pour en rêver ? Que le ciel nous lève le voile sur cette question arbitraire !
Il a été créé par l’homme pour lutter contr’ la grippe aviaire Mais, dès le début, ça a foiré quand les martiens ont débarqué. D’abord, on crût à un myélome mais on s’aperçut qu’en Bavière Les vaches qui s’étaient enfoirées avaient mordu ces détraqués.
Toute information complotiste est authentiquement et rigoureusement fausse.
On nous avait bien avertis qu’il y aurait un’ deuxième vague Mais ce qu’on n’avait pas compris c’est qu’elle arriverait sur les plages. Les vénusiens extravertis et les martiens fous qui divaguent Ont décidé, pour le même prix, de nous envahir les rivages.
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Au bout de ma rue des lentilles, un petit cabanon se dresse Et propose aux passants des masques pour changer leur photo d’ profil. Tout pour les garçons et les filles qui souhaiteraient afficher sans stress Une bobine un peu fantasque et même, pourquoi pas, homophile.
Quant à la boutique, elle existe vraiment mais on y vend des confitures, des légumes du jardin et des chichi-belli.
La pause clope, bien détendue, est un grand luxe qui s’ignore. J’ai moi-même tété le cigare puis, arrêté par lassitude. Du tabac blond, bien entendu, pour snober comme un Monsignore Et du bleu mais sans crier gare et sans en prendre l’habitude.
Là, juste une ombrelle l’habille comme un tout petit paravent Qu’elle maintient en protection pour jouer de sa nudité. Il couvre à peine ses gambilles, n’était pas là auparavant Mais il apporte en projection l’empreinte de sa crudité.
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Je croyais avoir raconté toutes les filles de mon cœur Mais celle-ci s’était raccrochée dans les replis de sa texture. Alors je vous l’ai remontée de mes souvenirs et mes fleurs Et si vous vous en rapprochez vous sentirez sa chevelure.
Dès le matin, je fais du sport avec les œufs du frigidaire. J’en sors deux pour le déjeuner pour trois minutes de vie réduite. Après trois mètres de transport, je prends les deux œufs solidaires ; C’est là que vous intervenez : toi le marteau et eux la fuite.
Le crâne en forme de casserole, mes pensées tournent comme une horloge Et je n’ai plus qu’à rajouter la pincée du sel de l’humour. Je lis, j’écris et je rigole selon l’article que je déloge Et je me dépêche d’y goûter de tout mon cœur avec amour.
Le problème avec la Joconde – et d’autres tableaux du musée – C’est que les femmes rivalisent en imitant la même pose. C’est alors qu’on voit tout le monde prendre en photo, l’air médusé, Ces filles qui revitalisent les tableaux le temps d’une pause.
Poursuivons la comparaison et observons l’imitatrice Qui ne cessera de lorgner sur celle prétendue « sa rivale ». « Alors n’avais-je pas raison ? » Dit-elle à cette usurpatrice Jalouse, aigrie, l’air renfrogné devant les pensées qu’elle ravale.
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Elle lisait mon avenir avec les cartes entre les seins ; Je devais y plonger ma main et tirer une seule carte. Je ne pouvais pas m’y tenir, je caressais et le bassin Et ses mamelles pour l’examen et je me prenais une tarte.
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Hier, j’aimais les jolies filles le cœur perdu dans un bouquin Qui laissait échapper un sein dans le feu d’un amour intense. Aujourd’hui, celles-ci sourcillent sur leur téléphone coquin Avec un regard assassin si j’les gêne avec insistance.
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Par mes yeux d’homme, je vois le monde ; un’ femme le verra autrement ; Mon chat le voit de la toiture et les oiseaux depuis l’azur. Toutes ces visions vagabondes, chacune prise séparément, Donneraient au cercle sa quadrature si elles fusionnaient d’aventure.
Je passe d’une année à l’autre comme dans la pièce d’à côté Avec toujours le même décor, les mêmes noëls brillantés. Je ne pourrais faire l’apôtre d’une vie tarabiscotée Car c’est la même qui encore revient m’apprendre à patienter.
Moi qui suis le dernier représentant qui marche De l’espèce des mâles en train de disparaître, Je n’ peux pas le nier j’aimerais être patriarche Auprès des animales qui me voudraient pour maître.
Je n’sais pourquoi, quelle misère, Cherche-Midi est en colère Depuis que je l’ai emmené consulter la vétérinaire. Depuis il souffle, il vocifère d’une mine patibulaire Dès qu’il me voit pointer mon nez malgré mon aspect débonnaire.
Il a le blues évidemment et je le verrais bien clamer Ses griefs, la guitare à la patte, pour les chanter dans le quartier. Si par hasard, ses miaulements étaient, dès demain, acclamés, J’espère que la critique ingrate décriera le matou altier.
Au-delà de l’espace-temps dans lequel existe un sourire, Au-delà de la dimension de la matière qui le compose, L’amour outrepassera d’autant toutes ces lois jusqu’à en rire Car je n’ai pas de prétention lorsque mes lèvres s’y déposent.
Voilà, je quitte mes années passées ; voilà, je rejoins mon futur. Je dis adieu au train de vie qui nous sépare comme deux montagnes. Je ne pourrais outrepasser ce fait mais ce dont je suis sûr ; Mon côté masculin survit car son féminin l’accompagne.
Le jour de son anniversaire, l’extérieur ne modifie rien Mais l’intérieur se met en fête de toutes les cellules unies. Les neurones font le nécessaire avec un goût épicurien Pour animer toute la tête jusqu’à en avoir le tournis.
Le jour du quatorze juillet, les fanfares hissent les couleurs Mais le jour du douze juillet, Facebook clame haut ses valeurs. Tous mes amis les plus précieux me souhaitent un bon anniversaire Et mes amies de leurs plus beaux yeux m’embrassent d’une amitié sincère.
Là, au-dessus des Monts d’Arrée, tandis que notre Terre tourne, La Comète Neowise passe dans les premières lueurs du jour. Comme deux dieux qui, sans arrêt, manient le monde qui se retourne Sur ses peuples qui outrepassent leurs territoires à leurs tours.
Photo de la Comète Neowise par Mathieu Rivrin sur https:www.mathieurivrin.com .
Les individuelles portent un vanity-case, Les jolies secrétaires, un nouveau sac à main. Les intellectuelles arborent l’attaché-case Et les femmes artistes leurs dessins en sous-main.
Les sportives ne marchent déjà plus, elles roulent À vélo, en Roller ou en planche à roulette. Il faut aller plus vite, il faut qu’elles déboulent ; L’avenir est en marche, faut pas faire de boulette.
L’appétit vient souvent tout à coup en marchant On s’arrête au drugstore ou bien au restaurant. Tout dépend si elles sont dans un centre marchand Ou dans les petits villages à l’air revigorant.
Il faut boire surtout des boissons énergétiques, Bien surveiller sa ligne mais se faire plaisir ; Et toute la semaine, des menus diététiques Le week-end on verra, c’est selon les désirs.
Depuis longtemps déjà plus personne ne marche ; Quelques femmes encore en perpétuent l’usage. Pour comprendre il faudrait observer leurs démarches, Pour l’entendre il faudrait un radio-balisage.
Il en est déjà passé des femmes de toutes sortes, En jupe, en pantalon, ou en drôles de robes. On les voit apparaître soudain devant la porte Puis soudain disparaître, une ombre les dérobe.
Soit chaussées de bottines, soit droites dans leur bottes, Avec talon aiguille ou talon compensé. À petits pas chassés, on les voit qui barbotent Sous les gouttes de pluie puis, se mettent à danser.
Elles paraissent affairées, elles font mille choses Soit un enfant au bras ou soit un téléphone. Puis au coin de la rue, elles se métamorphosent Devant une vitrine ou un bel anglophone.
Penchons-nous sur la parenté entre la dame et la licorne ; La licorne étant télépathe, la dame possédant l’intuition. Or les antennes patentées, l’une ses seins, l’autre sa corne Seraient peut-être le stigmate qui ouvrent leur prémonition.
Panneau de coussin, fin de l’époque médiévale musée d’histoire de Bâle.
Je me souviens de nos premières vacances où nous nous sommes épris Dans le dénuement d’une chambre qui préservait l’intimité. J’aimais la voir dans la lumière, lorsque le soleil s’approprie Son corps qui ressemble à de l’ambre, bronzé en clandestinité.
Juste après avoir fait l’amour, juste après avoir pris sa douche, Elle enveloppe comme un cadeau son corps dans un kimono rose. Jamais fermé, toujours glamour, dévoilant un sein qui débouche Dans l’échancrure comme un badaud qui jette son téton morose.
Elle possède l’oreille fine, bien affûtée au cours du temps, Qui reconnaissait la portière de celui qui fut son soleil. L’ouïe tendrement féminine, tellement aiguisée qu’elle entend Quand l’enfant joue sous la verrière, quand il remue dans son sommeil.
Vous qui reposez nue, sans même vous douter Que l’œil qui vous regarde est en train de rêver ; Car je suis dans les nues, dans mes songes floutés Et je monte la garde à mon cœur entravé.
Toujours floue dans mes souvenirs lorsqu’au matin je me réveille, Elle n’en a pas moins raconté quelques pages de son grimoire. Et je constate que l’avenir révèle souvent des merveilles Les mêmes qui m’ont été contées et enfouies dans ma mémoire.
Quand je m’enivre d’écritures, quand je me noie dans mes reflets, Je vois le bleu de l’éléphant dominer sur un monde glauque. Parfois le cerveau me triture et mes neurones sont essoufflés D’avoir couru leur cœur d’enfant dans les visions les plus loufoques.
Lorsque je raconte mes jours dans mes poèmes verts et roses, Je prends la photo du moment, je la commente puis, je la range. Or, en relisant mon parcours, j’aperçois une ombre morose Qui imprégnait l’évènement d’une substance bleu-orange.
Mourir de rire, la belle mort ; mieux que pleurer toute sa vie ! Mourir d’ennui, la pire mort ; mieux vaut mourir dans un délire. Si elle me mariait à tort, je voudrais qu’elle en soit ravie Et qu’elle rit de plus en plus fort, jusqu’à ce que moi-même en rire.
J’ai quelquefois vu que ma route s’arrêtait inopinément ; Un panneau venait m’avertir la fin de mon chemin de vie. La mort douce m’a mis en déroute, six ou sept fois obstinément ; Elle m’a pourtant laisser partir jusqu’à ce qu’elle en ait envie.
Lui, en posture dominatrice, le dos calé contre la porte Lui en interdisant l’accès ; il a pris possession des lieux. Sur le lit même pas défait, il a jeté son grand manteau Et le chapeau sur le bahut montre qu’il est maître partout.
Elle, prostrée lui tournant le dos, son corset arraché par terre, La bretelle de chemise baissée, la robe rabaissée aux genoux. Son coffret au couvercle ouvert, son intimité au grand jour Et la honte de voir son cœur exposé, humilié, violé.
J’ai ajouté une couleur aux reflets de ma plume rose Avec un flamant blanc-nacré pour pigmenter les mots de l’âme. J’exprime bien mieux les douleurs qu’a supportées mon cœur morose Et l’esprit rejoint le sacré de la déité de sa flamme.
Cherche-Midi, matou malin, s’intéresse de peu aux oiseaux ; Je l’ai vu prendre ce matin le chemin qui mène aux roseaux. En échange de trois câlins, il m’a emprunté mes ciseaux Et m’a tenu un baratin pour me présenter son réseau :
Des petites maisons tressées comme abris pour les volatiles Qu’il va planter sur notre toit car la technique est difficile. Ensuite, le voilà dressé avec un filet contractile Pour attraper, d’un air matois, ceux qui feront un’ proie facile.
Puisque les paroles s’envolent mais qu’elles demeurent écrites, La civilisation s’exprime sur ce que l’histoire raconte. Et lorsque les langues convolent depuis ses racines sanskrites, Sa descendance alors s’imprime dans le plus grand livre des contes.
Terre endémique et marsupiale du koala au kangourou, Terre soumise aborigène à la couronne britannique, Vaste superficie australe qui vit naître le lapin-garou, L’Australie figure l’allogène de la plus grande île océanique.
Dernière terre découverte par les peuples navigateurs, D’abord Maoris puis, Anglais qui ont rejoint l’oiseau insigne : Le kiwi chante à gueule ouverte, il danse en pacificateur Dans ces deux langues dont il jonglait avec le langage des signes.
Celle qui veut se faire plus grosse que le nuage et la tempête, Celle qui coasse et qui rigole quand il tombe des hallebardes, Celle qui rentre dans sa fosse lorsque le soleil se répète, Voyez comment elles dégringolent quand la météo s’fait bâtarde.
Depuis l’Afrique maternelle, les animaux ont émigré Au septentrion, vers l’occident et les grandes plaines d’orient. Au refrain d’une ritournelle, des nouveaux mondes dénigrés, On se replie par accident dans un chaos invariant.
Mystère sous l’austère habit qui cache son jardin secret. Qui saura donc déverrouiller ce virginal coffre à bijoux ? Mais s’il est du même acabit que le saint calice sacré, Alors la clef n’a pas rouillé car son propriétaire en joue.
Elle s’est tissée un’ deuxième peau, elle porte des talons aiguilles Et sur sa drôle de bobine, un chapeau à mètre-ruban. Elle a tressé, bien à propos, autour des joues en bas résille, Une fermeture coquine où elle range ses turbans.
Photo de Gary Dorsey et collage d’Austin Fashion sur https:www.behance.netgallery450865Austin-Fashion-Week-2010 .
L’espace occupé par l’amour, plus grand qu’une belle nuit d’été, Plus chaud qu’un milliard de soleil, plus dense que tout l’univers, Explose le compte-à-rebours, juste une seconde hébétée, Juste la fraction du réveil lorsqu’enfin le cœur s’est ouvert.
Herbe bleue… j’ai dû l’être un peu, passionnément et après tout Le bleu ne m’a pas empêché de rosir ma vie en rêveur. Tout le monde fait comme il peut, des trous, des piercings, des tattoos ; Moi, ça m’permet d’aller bêcher le cœur des jeunes filles en fleurs.
Qui oserait tordre le cou au volatile du Capitole pour fabriquer un édredon bien rembourré en plumes d’oie ? Mais il y a pire car beaucoup le font passer à la casserole Pour s’en empiffrer le bedon sans que l’on les montre du doigt.
Laissez-moi donc vous présenter la femme de l’épouvantail Qui n’effraie que les damoiseaux en mal d’amour de pastoureaux Dont les rêves se retrouvent hantés à s’prendre les pieds en éventail Parmi les ronces et les roseaux dont est tissée sa robe fourreau.
Le blues ne se limite point à la couleur des sentiments, Pas plus qu’au poids de l’oppression ou à la mort d’un de ses proches. Il est à l’équilibre ce point où bascule le ressentiment Qui imprégnera l’agression où le cœur et l’esprit s’accrochent.
Puisque le temps de la jeunesse nous apparaît interminable, Puisqu’en moyenne les promesses ne sont jamais réalisables, Les enfants et la politique possèdent ensemble la poudre aux yeux ; Pour les uns, un monde magique et pour les autres devenir gâteux.
Puisque l’école des sirènes paraît si dure et sélective, Il faut donner un avenir – je dirais même un coup de queue – À celles qui ont quitté l’arène mais dont les grâces effectives Graveront dans les souvenirs les plus beaux engouements aqueux.
Ouvrons la voie de la Marine aux pauvres sirènes ratées Qui atteindront, sans un malus, l’audace d’un marin réussi ! Laissons gonfler dans les narines cet air du large hydraté Qui donne aux filles mieux qu’un phallus ; l’intuition et la minutie