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  • Le croquemitaine en a marre !

    Le croquemitaine en a marre !

    Le croquemitaine en a marre d’être toujours le cauchemar
    Des mères poules attentionnées à l’amour surdimensionné.
    Il a installé dans la mare de quoi échauder les homards
    Et compte manger la chair fraîche de tous ces baigneurs à la crèche.

    Tableau de Michael Sowa.

  • Les nouvelles histoires de Patte-en-rond

    Les nouvelles histoires de Patte-en-rond

    Bien qu’il ait vaincu le vertige et grimpe aux arbres centenaires,
    Patte-en-rond se sent agressé lorsque l’amour est empressé.
    Avec tous ces bras qui voltigent, sa queue s’ dresse en paratonnerre
    Et balaie d’un air oppressé ces sentiments trop caressés.

    Tableau de Galina Y. Chuvilyaeva.

  • Le Zimpanzé

    Zinzin, le singe et l’éléphant, animaux parfois taciturnes
    Voyagent ensemble au clair de Lune tandis que le soleil s’endort.
    L’accueil serait plus triomphant si la hulotte, oiseau nocturne,
    Prenait une mine opportune en plébiscitant le train d’or.

    La Lune ouvrira tous les soirs l’attrape-rêves des étoiles
    Racontés par le zimpanzé qui joue mais à guichets fermés.
    Prenez place sur la balançoire, attendez que le ciel dévoile,
    Sous la lumineuse bronzée, le fil de l’histoire germer.

    Tableaux de Daniel Merriam.

  • Chasse gardée

    Chasse gardée

    On a toujours besoin de petits rats chez soi,
    Cousins de souriceaux, de petits rats mulots.
    Toujours aux petits soins avec un ver à soie
    Et même un vermiceau têtu du ciboulot.

    Tout ça, c’est pour choyer mes amis les oiseaux
    Qui vivent sur mon dos dans leur joli palace.
    Ils me paient le loyer et tissent le réseau
    De filles et de rats d’eau qui ornent ma carapace.

    Tableau de Daniel Merriam.

  • L’allaitement éphémère

    L’allaitement éphémère

    Lorsque les orteils se pelotent dans le ventre chaud de la grève
    Les pieds s’incrustent dans le sable comme pour en téter la mer.
    Les vaguelettes matelotent, l’écume des plus jolis rêves
    Remontent l’onde insaisissable d’un allaitement éphémère.

    Tableau de Vladimir Volegov.

  • Demain, un autre jour

    Demain, un autre jour

    Le soir, plutôt que déprimer laissons nos rêves s’exprimer ;
    Glissons dans les bras de Morphée ce qui nous a catastrophé.
    S’il s’agit d’une plaie d’argent, les temps en seront partageants
    Et pour les problèmes d’amour, demain sera un nouveau jour.

    Tableau de Galina Y. Chuvilyaeva.

  • L’ange besogneux

    L’effeuillage de la marguerite, ce procédé fort ingénieux
    Qui autorise les amoureux à tenter leur chance en amour,
    Était à l’origine un rite d’un petit ange besogneux
    Au caractère langoureux mais doté du sens de l’humour.

    Il rendit la fleur télépathe avec capacité d’oracle
    Afin de lire dans le cœur comment établir le devis.
    Ainsi l’amoureux névropathe ne doit pas s’attendre au miracle
    Tandis que celui plein de vigueur à sa chance au jeu de la vie.

    Tableau de Galina Y. Chuvilyaeva.

  • Pattes blanches et la laine fraîche

    Pattes blanches et la laine fraîche

    Franchement on aura tout vu ! Maintenant les chats s’font bergers !
    Il élèvent leurs propres moutons et substituent à leur fourrure
    La laine fraîchement tondue. Comment ont-ils pu gamberger ?
    Qui a donc pressé le bouton pour une pareille déchirure ?

    Tableau de Nadya Sokolova.

  • L’anniversaire et les minets

    L’anniversaire et les minets

    Minette et moi aurions fêté notre anniversaire de mariage
    Dans le beau pays des souris mais il y avait un embargo :
    Un virus nous a affecté et compromis notre voyage
    Lors dans un vieux rafiot pourri, nous sommes partis en cargo.

    Mais les souris nous ont déçus ; trop nombreuses et trop empressées ;
    Les hôtels sont des souricières et les chambres des tapettes à rat ;
    Les litières encore moins cossues et de la bouffe à engraisser !
    Finalement, par une chatière, nous nous sommes sortis d’embarras.

    Tableau de Nadya Sokolova.

  • La chatte aux yeux verts

    La chatte aux yeux verts

    D’un face-à-main en plumes de paon pour son regard observateur,
    D’un éventail poisson-volant tressé en vrai poil se souris,
    Entourée des chats sacripants qui lui font la cour à toute heure,
    La chatte aux yeux verts affolants croquera celui qui sourit.

    Illustration de Jeff Haynie.

  • Les fées catéchumènes

    Les fées catéchumènes

    Ce soir, les baptêmes commencent avec les fées catéchumènes
    Qui vont communier avec qui ? Dieu seul le sait, c’est mieux ainsi.
    Elles vont recevoir la semence de l’eau, ni bête ni humaine,
    Mais qui donne le pouvoir requis pour renaître une fée transie.

    Tableau de Julia Kostsova.

  • Quand la sirène se fait à tendre

    Elle est arrivée en nageant entre deux eaux, par le courant,
    Entièrement nue car ses écailles ne supportent pas le séchage.
    Ils n’ont rien vu, c’était rageant ! Ils étaient venus en courant
    Ils ont dû rentrer au bercail déçus d’avoir raté le repêchage.

    Parfois le temps est engageant, parfois le temps est concourant.
    Je suis revenu vers minuit dans ces marécages doux-amers.
    Ce fut assez encourageant, le temps m’est venu secourant
    Et j’ai passé toute la nuit à goûter les fruits de la mer.

    Tableau d’Anna Vinogradova.

  • Tirer la chasse une dernière fois

    Tirer la chasse une dernière fois

    Laissons Grand-Cerf, Roi des forêts, guider nos pas vers l’avenir
    Et promettons-lui que ses biches ne passeront plus à la casserole !
    Tous les chasseurs vont adorer de raccrocher leurs souvenirs
    Et de jeter leurs vieux fétiches, leurs fusils et leurs belles paroles.

    Illustration de Jessie Bayes.

  • Après les humains

    Après les humains

    Depuis que les humains sont morts, tant pis, les animaux s’ennuient !
    Plus de chasseur à redouter, c’est un vrai « abracadabra ! »
    On sent quand même comme des remords dans les forêts, surtout la nuit,
    Car, on aurait dû s’en douter, nounours ne dort plus dans nos bras.

    Illustration d’Ulla Thynell.

  • Trop poli Mickey

    Trop poli Mickey

    Le roi des rats vient d’abdiquer, c’est fini de polémiquer !
    La reine des souris est tombée, les chats vont bientôt succomber !
    L’empereur des chiens s’est noyé, terminé de s’apitoyer !
    Mickey divorcé de Disney, hélas, c’était la destinée !

    Sculpture de Filip Holdas.

  • Tu t’es vue quand t’es nue ?

    Étrangement la nudité n’affecterait que l’autre sexe
    Comme si l’œil était doté d’un réflexe qui fait disjoncter.
    C’est pourquoi par commodité pour ne pas faire de complexe
    Je conseille aux filles nues d’ôter c’ qui ne nous fait pas déjanter.

    Photo de Dennis Busch.

  • L’agence des roses

    L’agence des roses existe ; je l’ai consultée récemment
    À propos d’un pépiniériste qui vendait des fleurs frelatées.
    Grâce à leur meilleure enquêtrice j’ai pu régler élégamment
    Cette affaire de rose tentatrice que je ne puis vous relater.

    Finalement vous saurez tout ! Voici la clef du pot-aux-rose :
    Ce sont deux fées associées qui tiennent une agence privée.
    Les fleurs sont leurs passe-partout grâce au réseau qui les arrose
    Et leur transmet tous les dossiers par des boutures dérivées.

    Tableau de Sarah Burrier.

  • Sexe nec plus ultra

    Sexe nec plus ultra

    Jolie poupée pour les garçons avec thermostat variable
    Qui permet de les avoir chaudes ou frigides selon vos désirs.
    Dernier modèle anglo-saxon, issu des recherches incroyables
    De gens pervers qui échafaudent comment succomber de plaisir.

    Tableau de Sarah Moon.

  • Olé ! Sombrero !

    Olé ! Sombrero !

    Remplacez-nous burqas et masques par de pudiques sombreros
    Qui voilent aux filles leurs visages mais dévoilent le reste du corps.
    Fesses et mamelons fantasques et entrejambes sidéraux
    S’exposeront à l’étalage, incognitos dans le décor.

    Photo de Pelagea.

  • L’oracle de Delphes

    L’oracle de Delphes

    Dès que s’ouvre l’œil de la lune quand le soleil sort en coulisses,
    La pâleur dessine une image dans le miroir de l’avenir.
    Couverte de fleurs de callunes, de roses et de myosotis,
    Phœbé dans son plus beau ramage vous chante votre devenir.

    Tableau de Mollie Kellogg.

  • L’aura de lumière

    Ce rayonnement magnétique émane du cœur et de l’âme ;
    L’anti-corps et l’anti-esprit qui ne font pas partie du monde.
    Car cette aura hypothétique paraît comme un halo de flammes
    Et qui ne peut qu’être surpris seulement une fraction de seconde.

    Parfois bleutée, parfois dorée ou argentée selon l’amour
    Qui fuse autour du corps astral pour s’unir à d’autres entités.
    Inutile de subodorer ou tenter de percer à jour
    Ce phénomène magistral, l’aura n’a point d’identité.

    Tableaux de Vincent Xeus.

  • La procession des guerriers de lumière

    La procession des guerriers de lumière

    La lumière, immense pouvoir, requiert un savoir-faire inné
    De celui qui, dans les ténèbres, sait en générer la beauté.
    Ce miracle s’appelle « voir » et sanctifie la destinée
    Des guerriers qui, ce soir, célèbrent la joie dans leur communauté.

    Tableau de Rassouli.

  • L’éveillé

    L’éveillé

    Au pays des anges endormis, un petit démon, comme un roi
    S’est réveillé, le bon apôtre, de son cauchemar dispensé.
    Il ouvre des yeux racornis, grand ouverts, en plein désarroi
    Car il ne sait pas si les autres sont le reflet de ses pensées.

    Illustration d’Ulla Thynell.

  • Drôles de sorcières

    Drôles de sorcières

    Que faire de tous ces animaux enfermés avec les humains ?
    Heureusement, quelques sorcières, à moitié nues, veillent sur eux
    Et les délivre de leurs maux en faisant griller du cumin
    Sur un grand feu dans la clairière avec des démons sulfureux.

    Illustration d’Ulla Thynell.

  • Comme une plante

    Comme une plante

    Je connais le mode d’emploi qui nous rattache à la planète
    Par le sexe qui nous prolonge jusqu’aux profondeurs de la Terre.
    Et que m’importe si je ploie lorsque soufflera la tempête
    Puisque plus mon désir s’allonge et plus j’en suis propriétaire ?

    Illustration d’Ulla Thynell.

  • Papillon de nuit

    Papillon de nuit

    Au cœur de la nuit, elle vint comme un papillon pelucheux
    Qui voletterait gauchement sans savoir comment s’épancher.
    Phalène nocturne divin, qui joue parfois au double jeu
    De l’amour à l’attachement mais sûr de soi et sans flancher.

    Photo d’Anke Merzbach.

  • Je ne vois que doigts

    Je ne vois que doigts

    Bague à part, je ne vois que doigts mais qui épanchent mon désir
    De voir les iris de tes yeux dans les coloris de mon choix.
    Blague à part, je ne vois que toi qui me dévisage à loisir
    Durant quelques instants précieux où ce simple bonheur m’échoit

    Photo d’Anke Merzbach.

  • Tombé du ciel

    Tombé du ciel

    Tombé du ciel, fort à propos, la forêt opportunément
    A recueilli les naufragés d’une croisière interstellaire.
    Moderato ma non troppo, pour ralentir le mouvement,
    Le feuillage s’est ombragé et a voilé l’astre solaire.

    Illustration d’Ulla Thynell.

  • Produit de luxe

    Produit de luxe

    La femme, ce produit précieux, consomme avec modération
    Son acquéreur uniquement lorsqu’il croit pouvoir s’en servir.
    Son maniement est capricieux car une mauvaise opération
    Conduit l’homme impudiquement en retour à s’y asservir.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Les cités du ciel

    Les cités du ciel

    Bientôt le monde virtuel remplacera notre horizon
    Et nous vivrons dans des maisons dans l’azur du ciel évoquées.
    Et le bon vieux temps actuel laisse sa place à la prison
    Dans laquelle, non sans raison, notre vie sera révoquée.

    Tableau de xxx.

  • Les danseuses flottantes

    Les danseuses flottantes

    Quand la chaleur est moite, l’atmosphère alourdie,
    Les vêtements ressemblent à des voiles ballottante.
    Celles qui sont adroites et même dégourdies
    Par la main se rassemblent en danseuses flottantes.

    Tableau de Robert Heindel.

  • Cloches du soir – 2

    Cloches du soir - 2

    Si votre femme est attirée vers le plafond après l’amour,
    C’est que son cœur a chaviré et réclame un peu de secours.
    Et si elle semble sonner les cloches pour appeler l’esprit divin,
    C’est que votre coup de galoche donna l’orgasme qui lui convînt.

    Tableau de Carlos Schwabe.

  • Cloches du soir – 1

    Cloches du soir - 1

    Lorsque j’entends tinter les cloches, tout juste à minuit moins le quart,
    J’écoute le nombre de Bong égrénés par le carillon
    Qui compte le nombre de valoches des anges qui prennent le car
    Qui repart en sonnant le gong au paradis des papillons.

    Tableau de Carlos Schwabe.

  • Perdu sur l’Îlot de Beauté

    Perdu sur l’Îlot de Beauté

    Parfois la vie me semble éteinte et je me sens comme estompé
    Dans une brume de mensonges où mon âme passe à côté.
    Mais voici que l’aube est atteinte et voit sa lumière pomper
    Ce que m’ont révélé mes songes perdus sur l’Îlot de Beauté.

    Tableau de Quint Buchholz.

  • Le coup de feu des dieux

    Le coup de feu des dieux

    Au coup de feu, servir les dieux, leur cuisiner, leur apporter
    Les sacrifices dans les poêles demandent de l’entraînement.
    Ce ne serait si fastidieux mais en plus on ne doit rien porter.
    On est complètement à poil et tout ça quotidiennement !

    Tableau de Carlos Schwabe.

  • La dame du lac

    La dame du lac

    La dame du lac sur la berge inspecte sa peau délicate
    Car elle attend les chevaliers, nue, en costume de déesse.
    Elle va remettre la flamberge, l’épée aux flammes écarlates
    Et s’ils se montrent hospitaliers, la nuit sera enchanteresse.

    Tableau de Juan Médina.

  • Petit Louis

    Petit Louis

    Grand-père :
    Fils de Louis-Élie du Gard et Germaine-Antoinette de Nîmes,
    Je me rangeais dans les poids-plumes parmi les gros bras de Saint-Gilles.
    Aussi loin que portait mon regard, mon acuité restait minime
    Et mon histoire en trois volumes n’en gardera qu’un corps fragile.

    Père :
    Aîné de Maryvon-Raymond et de Martine de Marseille,
    Le fils entama sa carrière d’autodidacte dans sa chambre.
    Puis, vint à Sainte-Croix-du-Mont suivant je ne sais quel conseil
    Cependant il fit machine arrière dans les premiers jours de septembre.

    Et fils :
    Le couple Erwann – dit Théophil – et de Lætitia, érodé
    Se sépara durant l’enfance du dernier fils des Riboulet.
    Celui-ci garde bon profil car il devra s’accommoder
    Pendant son âge d’innocence à supporter ces giboulées.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • La chatte à Pierrot

    La chatte à Pierrot

    L’ami Pierrot et sa féline écrivent ensemble au clair de lune
    Dont quelques rayons se chevauchent avec la bougie à moitié.
    Du coup les rimes orphelines s’accordent à la bonne fortune ;
    Le poème en est un peu gauche mais il s’en fout, il est droitier.

    Tableau de Vladimir Rumyantsev.

  • L’anniversaire de ma minette

    Pour les treize ans de ma minette – ou un peu plus, faisons les fous –
    J’offre l’apéritif sucré-salé au bon lait de souris.
    Je lui en pose la devinette, cependant elle s’en contrefout
    Car l’ivresse des ans est sacrée, c’ n’est pas tous les jours qu’on sourit.

    Bien sûr tout est exagéré ! En réalité, elle (re)pose
    Comme une déesse d’amour qui peint mais jamais ne se plaint.
    Quant à moi, je n’ai qu’à gérer tous les festins qu’elle propose
    Afin de vivre avec humour du moment que son verre est plein.

    Tableaux de Vladimir Rumyantsev.

  • L’épouvantail

    L’épouvantail

    L’épouvantable épouvantail invite pour la pleine lune
    Tous ses amis des alentours, oiseaux, biches et lapins d’amour.
    Bien sûr, comme il est sur la paille, ça s’fait à la bonne fortune
    Mais chacun apporte à son tour, et l’amitié, et son humour.

    Illustration de Quint Buchholz.

  • L’érotique préface

    L’érotique préface

    Elle se fait les ongles des pieds toujours toute nue, mais distinguée,
    Car elle sait que par la fenêtre quelqu’un dans l’immeuble d’en face,
    Un homme jeune, un beau pompier, l’observe complètement embringué
    Dans une histoire en train de naître due à l’érotique préface.

    Tableau de Jack Vettriano.

  • Ginette en perte de vitesse

    Ginette en perte de vitesse

    Ginette, en perte de vitesse au volant de sa Mercedes,
    Brandit brusquement le levier d’un geste ferme de salope.
    Alors l’engin de hardiesse se redressa sous la rudesse
    Mais sans frémir, sans dévier, de ses quatre pneus, des Dunlop.

    Tableau de Joseph Lorusso.

  • Les seins de Salomé

    Les seins de Salomé

    Les yeux fermés, les seins ouverts, qui donc me regardent le mieux ?
    Ces globes tendres aux mamelons semblent me poser la question.
    Cette poitrine à découvert me parle bien plus que ses yeux.
    Je vais baisser mon pantalon pour leur en faire la suggestion.

    Tableau « Salomé » d’Andrzej Malinowski.

  • Côté jardin ou côté cour ?

    Côté jardin ou côté cour ?

    Côté jardin on y voit clair, côté cour on y perd son blair.
    Côté jardin tout est en ordre, côté cour tout paraît désordre.
    « – J’en ai rêvé, ça me suffit ! Mais votre côté est immonde !
    – Ouais c’est ça, tu l’as dit bouffi ! Mais ce n’est pas la fin du monde ! »

    Tableau de John Falter.

  • La danse des mamelons

    La danse des mamelons

    J’aime la danse aux mamelons qui rythment si bien la musique !
    La flûte de pan enchantée y est sans doute pour quelque chose.
    Lorsqu’elles tapent un coup de talon, leurs gros seins défient la physique
    Et je ressens, sans me vanter, le poids de leur métamorphose.

    Tableau de Frank Brangwyn.

  • La Vague

    Quatre figures féminines ou quatre figures de proue,
    Les mains tendues comme menace, peut-être crispées de douleurs.
    La vague puissante et maligne vous effraie-t-elle peu ou prou ?
    À moins qu’elle ne cède la place à une explosion de couleurs.

    Quatre figures de femmes, aux traits convulsés, à la main tendue en un geste de menace, ou crispé par la douleur, et, entre ces figures, d’autres têtes qui apparaissent également effrayantes et hagardes, rendent bien ce qu’il y a de terrifiant et de lugubre dans la vague. Gaspard Vallette.

    Tableau de Carlos Schwabe, 1907.

  • L’amour avec le bois

    L’amour avec le bois

    Finalement c’était un arbre qu’elle désirait profondément
    D’avec un beau prince sarment feuillu tout en bois d’acajou.
    Et comme elle n’était pas de marbre, elle se mit nue complètement
    Afin de lui prêter serment et de l’embrasser sur la joue.

    Tableau de Zorikto Dorzhiev.

  • L’amour au fond des bois ?

    L’amour au fond des bois ?

    Les rendez-vous au fond des bois ne sonnent pas du fond du cœur.
    Ni oui ni non, ni blanc ni noir, la belle n’a pas répondu
    À son fiancé Robin Dubois qui est venu à contrecœur.
    L’amour résonne sans espoir parmi les feuilles répandues.

    Tableau de Zorikto Dorzhiev.

  • À la claire fontaine

    À la claire fontaine

    Dans l’eau de la claire fontaine où elle se baignait toute nue
    Contrairement à l’ami Georges le vent n’était point fanfaron.
    En revanche, les trois capitaines lui ont dérobé sa tenue
    Mais elle les perdit dans les gorges et les larrons furent marron.

    Tableau d’Alexi Zaitsev.

  • Les habits neufs de l’impératrice

    Les habits neufs de l’impératrice

    Toute revêtue de lumière auréolée de chevelure,
    Sa nudité fait mal aux yeux comme un sex-appeal dévoreur.
    Je ne sais quelle costumière a composé cette parure
    D’un tissu aussi merveilleux que les habits de l’empereur.

    Tableau d’Aleksandr Pavlovets.