Le croquemitaine en a marre d’être toujours le cauchemar Des mères poules attentionnées à l’amour surdimensionné. Il a installé dans la mare de quoi échauder les homards Et compte manger la chair fraîche de tous ces baigneurs à la crèche.
Bien qu’il ait vaincu le vertige et grimpe aux arbres centenaires, Patte-en-rond se sent agressé lorsque l’amour est empressé. Avec tous ces bras qui voltigent, sa queue s’ dresse en paratonnerre Et balaie d’un air oppressé ces sentiments trop caressés.
Zinzin, le singe et l’éléphant, animaux parfois taciturnes Voyagent ensemble au clair de Lune tandis que le soleil s’endort. L’accueil serait plus triomphant si la hulotte, oiseau nocturne, Prenait une mine opportune en plébiscitant le train d’or.
La Lune ouvrira tous les soirs l’attrape-rêves des étoiles Racontés par le zimpanzé qui joue mais à guichets fermés. Prenez place sur la balançoire, attendez que le ciel dévoile, Sous la lumineuse bronzée, le fil de l’histoire germer.
On a toujours besoin de petits rats chez soi, Cousins de souriceaux, de petits rats mulots. Toujours aux petits soins avec un ver à soie Et même un vermiceau têtu du ciboulot.
Tout ça, c’est pour choyer mes amis les oiseaux Qui vivent sur mon dos dans leur joli palace. Ils me paient le loyer et tissent le réseau De filles et de rats d’eau qui ornent ma carapace.
Lorsque les orteils se pelotent dans le ventre chaud de la grève Les pieds s’incrustent dans le sable comme pour en téter la mer. Les vaguelettes matelotent, l’écume des plus jolis rêves Remontent l’onde insaisissable d’un allaitement éphémère.
Le soir, plutôt que déprimer laissons nos rêves s’exprimer ; Glissons dans les bras de Morphée ce qui nous a catastrophé. S’il s’agit d’une plaie d’argent, les temps en seront partageants Et pour les problèmes d’amour, demain sera un nouveau jour.
L’effeuillage de la marguerite, ce procédé fort ingénieux Qui autorise les amoureux à tenter leur chance en amour, Était à l’origine un rite d’un petit ange besogneux Au caractère langoureux mais doté du sens de l’humour.
Il rendit la fleur télépathe avec capacité d’oracle Afin de lire dans le cœur comment établir le devis. Ainsi l’amoureux névropathe ne doit pas s’attendre au miracle Tandis que celui plein de vigueur à sa chance au jeu de la vie.
Franchement on aura tout vu ! Maintenant les chats s’font bergers ! Il élèvent leurs propres moutons et substituent à leur fourrure La laine fraîchement tondue. Comment ont-ils pu gamberger ? Qui a donc pressé le bouton pour une pareille déchirure ?
Minette et moi aurions fêté notre anniversaire de mariage Dans le beau pays des souris mais il y avait un embargo : Un virus nous a affecté et compromis notre voyage Lors dans un vieux rafiot pourri, nous sommes partis en cargo.
Mais les souris nous ont déçus ; trop nombreuses et trop empressées ; Les hôtels sont des souricières et les chambres des tapettes à rat ; Les litières encore moins cossues et de la bouffe à engraisser ! Finalement, par une chatière, nous nous sommes sortis d’embarras.
D’un face-à-main en plumes de paon pour son regard observateur, D’un éventail poisson-volant tressé en vrai poil se souris, Entourée des chats sacripants qui lui font la cour à toute heure, La chatte aux yeux verts affolants croquera celui qui sourit.
Ce soir, les baptêmes commencent avec les fées catéchumènes Qui vont communier avec qui ? Dieu seul le sait, c’est mieux ainsi. Elles vont recevoir la semence de l’eau, ni bête ni humaine, Mais qui donne le pouvoir requis pour renaître une fée transie.
Elle est arrivée en nageant entre deux eaux, par le courant, Entièrement nue car ses écailles ne supportent pas le séchage. Ils n’ont rien vu, c’était rageant ! Ils étaient venus en courant Ils ont dû rentrer au bercail déçus d’avoir raté le repêchage.
Parfois le temps est engageant, parfois le temps est concourant. Je suis revenu vers minuit dans ces marécages doux-amers. Ce fut assez encourageant, le temps m’est venu secourant Et j’ai passé toute la nuit à goûter les fruits de la mer.
Laissons Grand-Cerf, Roi des forêts, guider nos pas vers l’avenir Et promettons-lui que ses biches ne passeront plus à la casserole ! Tous les chasseurs vont adorer de raccrocher leurs souvenirs Et de jeter leurs vieux fétiches, leurs fusils et leurs belles paroles.
Depuis que les humains sont morts, tant pis, les animaux s’ennuient ! Plus de chasseur à redouter, c’est un vrai « abracadabra ! » On sent quand même comme des remords dans les forêts, surtout la nuit, Car, on aurait dû s’en douter, nounours ne dort plus dans nos bras.
Le roi des rats vient d’abdiquer, c’est fini de polémiquer ! La reine des souris est tombée, les chats vont bientôt succomber ! L’empereur des chiens s’est noyé, terminé de s’apitoyer ! Mickey divorcé de Disney, hélas, c’était la destinée !
Étrangement la nudité n’affecterait que l’autre sexe Comme si l’œil était doté d’un réflexe qui fait disjoncter. C’est pourquoi par commodité pour ne pas faire de complexe Je conseille aux filles nues d’ôter c’ qui ne nous fait pas déjanter.
L’agence des roses existe ; je l’ai consultée récemment À propos d’un pépiniériste qui vendait des fleurs frelatées. Grâce à leur meilleure enquêtrice j’ai pu régler élégamment Cette affaire de rose tentatrice que je ne puis vous relater.
Finalement vous saurez tout ! Voici la clef du pot-aux-rose : Ce sont deux fées associées qui tiennent une agence privée. Les fleurs sont leurs passe-partout grâce au réseau qui les arrose Et leur transmet tous les dossiers par des boutures dérivées.
Jolie poupée pour les garçons avec thermostat variable Qui permet de les avoir chaudes ou frigides selon vos désirs. Dernier modèle anglo-saxon, issu des recherches incroyables De gens pervers qui échafaudent comment succomber de plaisir.
Remplacez-nous burqas et masques par de pudiques sombreros Qui voilent aux filles leurs visages mais dévoilent le reste du corps. Fesses et mamelons fantasques et entrejambes sidéraux S’exposeront à l’étalage, incognitos dans le décor.
Dès que s’ouvre l’œil de la lune quand le soleil sort en coulisses, La pâleur dessine une image dans le miroir de l’avenir. Couverte de fleurs de callunes, de roses et de myosotis, Phœbé dans son plus beau ramage vous chante votre devenir.
Ce rayonnement magnétique émane du cœur et de l’âme ; L’anti-corps et l’anti-esprit qui ne font pas partie du monde. Car cette aura hypothétique paraît comme un halo de flammes Et qui ne peut qu’être surpris seulement une fraction de seconde.
Parfois bleutée, parfois dorée ou argentée selon l’amour Qui fuse autour du corps astral pour s’unir à d’autres entités. Inutile de subodorer ou tenter de percer à jour Ce phénomène magistral, l’aura n’a point d’identité.
La lumière, immense pouvoir, requiert un savoir-faire inné De celui qui, dans les ténèbres, sait en générer la beauté. Ce miracle s’appelle « voir » et sanctifie la destinée Des guerriers qui, ce soir, célèbrent la joie dans leur communauté.
Au pays des anges endormis, un petit démon, comme un roi S’est réveillé, le bon apôtre, de son cauchemar dispensé. Il ouvre des yeux racornis, grand ouverts, en plein désarroi Car il ne sait pas si les autres sont le reflet de ses pensées.
Que faire de tous ces animaux enfermés avec les humains ? Heureusement, quelques sorcières, à moitié nues, veillent sur eux Et les délivre de leurs maux en faisant griller du cumin Sur un grand feu dans la clairière avec des démons sulfureux.
Je connais le mode d’emploi qui nous rattache à la planète Par le sexe qui nous prolonge jusqu’aux profondeurs de la Terre. Et que m’importe si je ploie lorsque soufflera la tempête Puisque plus mon désir s’allonge et plus j’en suis propriétaire ?
Au cœur de la nuit, elle vint comme un papillon pelucheux Qui voletterait gauchement sans savoir comment s’épancher. Phalène nocturne divin, qui joue parfois au double jeu De l’amour à l’attachement mais sûr de soi et sans flancher.
Bague à part, je ne vois que doigts mais qui épanchent mon désir De voir les iris de tes yeux dans les coloris de mon choix. Blague à part, je ne vois que toi qui me dévisage à loisir Durant quelques instants précieux où ce simple bonheur m’échoit
Tombé du ciel, fort à propos, la forêt opportunément A recueilli les naufragés d’une croisière interstellaire. Moderato ma non troppo, pour ralentir le mouvement, Le feuillage s’est ombragé et a voilé l’astre solaire.
La femme, ce produit précieux, consomme avec modération Son acquéreur uniquement lorsqu’il croit pouvoir s’en servir. Son maniement est capricieux car une mauvaise opération Conduit l’homme impudiquement en retour à s’y asservir.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Bientôt le monde virtuel remplacera notre horizon Et nous vivrons dans des maisons dans l’azur du ciel évoquées. Et le bon vieux temps actuel laisse sa place à la prison Dans laquelle, non sans raison, notre vie sera révoquée.
Quand la chaleur est moite, l’atmosphère alourdie, Les vêtements ressemblent à des voiles ballottante. Celles qui sont adroites et même dégourdies Par la main se rassemblent en danseuses flottantes.
Si votre femme est attirée vers le plafond après l’amour, C’est que son cœur a chaviré et réclame un peu de secours. Et si elle semble sonner les cloches pour appeler l’esprit divin, C’est que votre coup de galoche donna l’orgasme qui lui convînt.
Lorsque j’entends tinter les cloches, tout juste à minuit moins le quart, J’écoute le nombre de Bong égrénés par le carillon Qui compte le nombre de valoches des anges qui prennent le car Qui repart en sonnant le gong au paradis des papillons.
Parfois la vie me semble éteinte et je me sens comme estompé Dans une brume de mensonges où mon âme passe à côté. Mais voici que l’aube est atteinte et voit sa lumière pomper Ce que m’ont révélé mes songes perdus sur l’Îlot de Beauté.
Au coup de feu, servir les dieux, leur cuisiner, leur apporter Les sacrifices dans les poêles demandent de l’entraînement. Ce ne serait si fastidieux mais en plus on ne doit rien porter. On est complètement à poil et tout ça quotidiennement !
La dame du lac sur la berge inspecte sa peau délicate Car elle attend les chevaliers, nue, en costume de déesse. Elle va remettre la flamberge, l’épée aux flammes écarlates Et s’ils se montrent hospitaliers, la nuit sera enchanteresse.
Grand-père : Fils de Louis-Élie du Gard et Germaine-Antoinette de Nîmes, Je me rangeais dans les poids-plumes parmi les gros bras de Saint-Gilles. Aussi loin que portait mon regard, mon acuité restait minime Et mon histoire en trois volumes n’en gardera qu’un corps fragile.
Père : Aîné de Maryvon-Raymond et de Martine de Marseille, Le fils entama sa carrière d’autodidacte dans sa chambre. Puis, vint à Sainte-Croix-du-Mont suivant je ne sais quel conseil Cependant il fit machine arrière dans les premiers jours de septembre.
Et fils : Le couple Erwann – dit Théophil – et de Lætitia, érodé Se sépara durant l’enfance du dernier fils des Riboulet. Celui-ci garde bon profil car il devra s’accommoder Pendant son âge d’innocence à supporter ces giboulées.
L’ami Pierrot et sa féline écrivent ensemble au clair de lune Dont quelques rayons se chevauchent avec la bougie à moitié. Du coup les rimes orphelines s’accordent à la bonne fortune ; Le poème en est un peu gauche mais il s’en fout, il est droitier.
Pour les treize ans de ma minette – ou un peu plus, faisons les fous – J’offre l’apéritif sucré-salé au bon lait de souris. Je lui en pose la devinette, cependant elle s’en contrefout Car l’ivresse des ans est sacrée, c’ n’est pas tous les jours qu’on sourit.
Bien sûr tout est exagéré ! En réalité, elle (re)pose Comme une déesse d’amour qui peint mais jamais ne se plaint. Quant à moi, je n’ai qu’à gérer tous les festins qu’elle propose Afin de vivre avec humour du moment que son verre est plein.
L’épouvantable épouvantail invite pour la pleine lune Tous ses amis des alentours, oiseaux, biches et lapins d’amour. Bien sûr, comme il est sur la paille, ça s’fait à la bonne fortune Mais chacun apporte à son tour, et l’amitié, et son humour.
Elle se fait les ongles des pieds toujours toute nue, mais distinguée, Car elle sait que par la fenêtre quelqu’un dans l’immeuble d’en face, Un homme jeune, un beau pompier, l’observe complètement embringué Dans une histoire en train de naître due à l’érotique préface.
Ginette, en perte de vitesse au volant de sa Mercedes, Brandit brusquement le levier d’un geste ferme de salope. Alors l’engin de hardiesse se redressa sous la rudesse Mais sans frémir, sans dévier, de ses quatre pneus, des Dunlop.
Les yeux fermés, les seins ouverts, qui donc me regardent le mieux ? Ces globes tendres aux mamelons semblent me poser la question. Cette poitrine à découvert me parle bien plus que ses yeux. Je vais baisser mon pantalon pour leur en faire la suggestion.
Côté jardin on y voit clair, côté cour on y perd son blair. Côté jardin tout est en ordre, côté cour tout paraît désordre. « – J’en ai rêvé, ça me suffit ! Mais votre côté est immonde ! – Ouais c’est ça, tu l’as dit bouffi ! Mais ce n’est pas la fin du monde ! »
J’aime la danse aux mamelons qui rythment si bien la musique ! La flûte de pan enchantée y est sans doute pour quelque chose. Lorsqu’elles tapent un coup de talon, leurs gros seins défient la physique Et je ressens, sans me vanter, le poids de leur métamorphose.
Quatre figures féminines ou quatre figures de proue, Les mains tendues comme menace, peut-être crispées de douleurs. La vague puissante et maligne vous effraie-t-elle peu ou prou ? À moins qu’elle ne cède la place à une explosion de couleurs.
Quatre figures de femmes, aux traits convulsés, à la main tendue en un geste de menace, ou crispé par la douleur, et, entre ces figures, d’autres têtes qui apparaissent également effrayantes et hagardes, rendent bien ce qu’il y a de terrifiant et de lugubre dans la vague. Gaspard Vallette.
Finalement c’était un arbre qu’elle désirait profondément D’avec un beau prince sarment feuillu tout en bois d’acajou. Et comme elle n’était pas de marbre, elle se mit nue complètement Afin de lui prêter serment et de l’embrasser sur la joue.
Les rendez-vous au fond des bois ne sonnent pas du fond du cœur. Ni oui ni non, ni blanc ni noir, la belle n’a pas répondu À son fiancé Robin Dubois qui est venu à contrecœur. L’amour résonne sans espoir parmi les feuilles répandues.
Dans l’eau de la claire fontaine où elle se baignait toute nue Contrairement à l’ami Georges le vent n’était point fanfaron. En revanche, les trois capitaines lui ont dérobé sa tenue Mais elle les perdit dans les gorges et les larrons furent marron.
Toute revêtue de lumière auréolée de chevelure, Sa nudité fait mal aux yeux comme un sex-appeal dévoreur. Je ne sais quelle costumière a composé cette parure D’un tissu aussi merveilleux que les habits de l’empereur.