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  • Le cycle des rêves

    Tôt le matin, elle revient ponctuelle à l’heure coutumière
    De l’aurore saupoudrée des rêves que les anges ont fait de leurs mains.
    Lentement son âme devient tout illuminée de lumière
    Pour la diffuser sur la grève et la répandre sur les humains.

    Puis vers le soir, sur le départ, les épaules chargées des souffrances
    Qu’elle a recueillies en échange des rêves d’or qu’elle a donnés,
    Vêtue d’argent, elle repart pour transformer en délivrance
    L’ouvrage réservé aux anges qui sauront bien les pardonner.

    Tableau de Sulamith Wulfing.

  • Cristallisation

    Cristallisation

    À partir d’un cristal de roche aussi pur que de l’eau limpide,
    Les fées mettent des anges au monde par une cristallisation.
    En pleine lune, elles l’accrochent sous la nitescence sapide
    Aux branches d’un arbre à losanges sacrés pour l’angélisation.

    Tableau de Sulamith Wulfing.

  • Suivez-moi jeune homme

    Suivez-moi jeune homme

    En traversant la pataugeoire, j’ai proposé à Marie-Ange
    De s’envoyer en l’air tantôt après quelques brasses dans l’eau.
    Mais elle est montée au plongeoir et m’a dit : « Fais le saut de l’ange »
    Alors je m’ suis pris un râteau et passé pour un rigolo.

    Illustration de Lou Shabner.

  • Bleue de nuit

    Bleue de nuit

    Lorsque la lune est bleue de nuit et que nous avons fait l’amour,
    Elle prend sa douche lunaire pour aider la fécondation.
    Toujours est-il que ça ne nuit ni au plaisir ni au glamour
    Car c’est assez spectaculaire de voir Vénus en pleine action.

    Illustration de Lou Shabner.

  • Evidences

    Evidences

    Les chaises ont quatre pieds, c’est pour poser par terre (Boileau).
    Les femmes ont quatre membres, pour s’envoyer en l’air.
    Les filles, comme il leur sied, cachent bien des mystères ;
    Les femmes, dans leur chambre, savent comment nous plaire.

    Illustration de Lou Shabner.

  • La fugue de Cherch’Midi

    De son balcon, Cherche-Midi observait les canards sauvages
    Et les promeneurs qu’accompagnent leurs compagnons de race canine.
    Toujours est-il, c’est c’ qu’on s’est dit, qu’il a dû plier ses bagages
    Puis, s’est enfui dans la montagne à la recherche d’ ses origines.

    Illustration de Philippe Geluck.

  • De tous les regards

    De tous les regards

    J’aimerais changer de regard et reconnaître un nouveau monde
    Avec les yeux des animaux de toutes les catégories.
    Voir comme un chat perché hagard, comme une mouche vagabonde
    À en avoir les lacrymaux remplis de fantasmagorie.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Diffractions

    Le petit trou de la serrure devient un œil qui se diffracte
    Lorsque la fente rétrécit jusqu’à devenir une loupe.
    Les rayons percent les ferrures et brusquement se décontractent
    Et leur finesse déprécie tant qu’on croirait une entourloupe.

    La lumière garde ses secrets dans l’art dont elle se comporte
    À la fois comme particule et onde électromagnétique.
    Dieu a voulu rester discret sur les miracles qu’il apporte
    Et il serait donc ridicule d’en traiter l’éclat d’hérétique.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • Pythagore

    Pythagore

    Si les nuages étaient carrés plutôt que n’importe comment,
    Nous verrions l’ange Pythagore nous expliquer son théorème
    Par des cumulus bigarrés sur un ciel d’un bleu assommant
    Et nous comprendrions l’égrégore de l’hypoténuse suprême.

    Tableau de Gianni De Conno.

  • Les dessous de la tatouée

    Les dessous de la tatouée

    Qui aurait cru que sous la robe se cachait un corps tatoué
    Dont les dessins enchevêtrés forment une bande dessinée ?
    Lorsque le public se dérobe, j’aime lire, je dois l’avouer,
    Ses aventures empêtrées dans l’amour de sa destinée.

    Tableau de Ray Caesar.

  • Le chat machine

    Le chat machine

    Toutes ces machines ensemble qui nous soulagent des travaux
    Forment une drôle de famille surtout les machines-à-laver.
    Comme la plupart se ressemblent, je ne dirai qu’un mot : « bravo »
    En revanche, lorsqu’elles dégobillent, l’eau se répand sur le pavé.

    Tableau de Ray Caesar.

  • Le petit peuple des forêts

    Le petit peuple des forêts

    Le petit peuple des forêts dépose souvent ses offrandes
    Sur une souche protégée dans le bois du chemin des loups.
    J’avais moi-même décoré d’escargots au sel de Guérande
    Que deux chiens blancs ont cortégés pour ne pas faire de jaloux.

    Dans le Wolfstrasse – le chemin des loups – de la forêt d’Eschenberg, il y a une souche sur laquelle au fil des mois et des années des petits lutins déposent des petits sujets notamment les petits canards qui n’étaient pas là le mois dernier.

  • M. Cherch’midi

    M. Cherch’midi

    Si la nuit tous les chats sont gris, le mien vers trois heures s’écrie :
    « Tout le monde debout là-dedans ! J’ai faim et rien à me mettre sous la dent ! »
    Après, il griffe le sofa alors ça suffit comme ça !
    Ô Dieu des chats, protégez-nous des cris de cet odieux minou !

    Une amie nous a donné ce chat qui s’appelle « Schmidi » et nous essayons de le franciser en « Cher Schmidi » et ça donne « Cherch’midi ».

  • Le rouge et la noire

    Le rouge et la noire

    Quand le rouge entre dans le noir, le sang ne se mélange pas
    Car la sève blanche qui sort reste cependant incolore.
    Monet, Van Gogh, même Renoir n’ont pu franchir ce mauvais pas
    Et mélange en plein essor donne un enfant versicolore.

    Tableau de Leonor Fini.

  • Semblablement

    Cette nuit-là, le chat botté ne semblait pas dans son assiette ;
    En chemise de nuit, ma femme ne semblait pas très réveillée
    Mais ses seins de pure beauté semblaient lui crever la nuisette
    Et je compris qu’un rêve infâme semblait me faire dérailler.

    Tableau de Dorothea Tanning.

  • Violée de lumière

    La porte s’ouvrît sans un bruit et le soleil la pénétra
    D’abord d’un rayon adressé directement à sa maîtresse.
    Puis la lumière ouvrit le fruit et tout son jus se perpétra
    Dans l’ombre sauvage agressée mais qui la remplit d’allégresse.

    Amy Adams photographiée par Boe Marion pour So-it-goes-magazine 2018.

  • La reine de la forêt

    La reine de la forêt

    Comme je passais sous un arbre, l’odeur me monta à la tête
    Et j’entendis une voix frêle dire : « S’il vous plaît embrassez-moi ! »
    Tandis que je restai de marbre, des lèvres semblables aux fleurettes
    D’un arôme de thym et de prêle mirent mon cœur en émoi.

    La reine des forêts – discrète à l’ordinaire dans ces bois –
    M’est apparue avec sa traîne faite de fleurs et de fougères.
    Je connus des amours secrètes telles qu’elles me laissèrent sans voix
    Et depuis ce jour je m’entraîne à biser la reine fourragère.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Partout à la fois

    Je vis partout à la fois dans la tête de chacun,
    Je suis moi et je suis toi, je suis lui et je suis elle.
    Je connais tous les émois et je n’en regrette aucun,
    Des soupirs entre les toits et des rires dans les ruelles.

    Je ris, je pleure et je chante à chaque instant, tous les jours ;
    Je passe du rire au larme, du bourreau à sa victime.
    Je surprends et m’épouvante de la haine et de l’amour
    Et je pousse un cri d’alarme d’une intimité ultime.

    « Têtes suspendues » exposées au Glasgow’s Art Gallery and Museum, Kelvingrove, en Écosse.

  • À la fenêtre

    À la fenêtre

    Je pourrais regarder ma vie par la fenêtre,
    Laisser la pluie frapper les carreaux protecteurs,
    M’enfermer, me garder à l’abri et renaître
    Hors du monde happé par le flot destructeur.

    Cette étrange impression quand j’entends les nouvelles
    Du monde à l’extérieur résonne dans ma maison.
    Toutes ces dépressions toujours se renouvellent
    Et moi, de l’intérieur, il pleut dans ma raison.

    Tableau de Vladimir Tretchikoff.

  • La balinaise

    La balinaise

    J’avoue je n’ai pas voyagé à Bali,
    Je ne connais pas le levant où pâlit
    Le soleil sur les passagers du Mali
    Qui se sont tous enfui devant l’hallali.

    J’avoue je n’ai jamais dansé à Bali,
    L’ensemble de mes connaissances a pâli
    Devant le malheur condensé du Mali
    Et les guerres en tumescence, l’hallali.

    Tableau de Vladimir Tretchikoff.

  • Le Pont-La vie

    Tous les matins le pont s’écarte, du moins son mouvement ressemble
    À une gymnastique de pierre, un étirement de tablier.
    Vous n’ le verrez pas sur les cartes, mais quand les bateaux s’y rassemblent
    Sur les barques fument les soupières sur les planches d’érabliers.

    Tous les soirs le pont se referme, du moins les ombres le resserrent
    Comme pour rapprocher des mains les rives jumelles opposées.
    Le jour s’étire et puis s’enferme sous un ciel noir qui se lacère
    De lassitude mais dès demain d’autres heurs seront proposés.

    Tableau de Dusan Djukaric.

  • Paris sous la pluie

    Il pleut ce matin à Paris, déambulent les parapluies,
    À pas pressés, à pas mouillés, à pas chassés par les bottiers,
    Les gens de tous les gabarits, passants entre gouttes de pluie,
    Sur les trottoirs déjà souillés par un printemps primesautier.

    La Tour Eiffel sous les nuages gratte le ciel qui la démange,
    Le champ-de-Mars joue les miroirs et montre les gens à l’envers,
    Dans la foule en plein remuage, on se confond, on se mélange
    Personne ne semble s’émouvoir qu’aujourd’hui le temps est couvert.

    Tableau de Dusan Djukaric.

  • La pêche à l’aube

    La pêche à l’aube

    Silencieusement juste avant l’aurore,
    Officieusement dans la nuit encore,
    Chaleureusement les oiseaux pérorent.

    Sentencieusement le bateau s’avance,
    Tendancieusement le pêcheur devance
    Fallacieusement les eaux de jouvence.

    Consciencieusement les poissons approchent
    Malicieusement au-devant des croches,
    Délicieusement passent sous les roches.

    Tableau de Dusan Djukaric.

  • Ô chat orange !

    Ô chat orange !

    Ô chat orange, roi des forêts,
    Que j’aime ta fourrure !
    Quand, par tes crocs, rats et souris
    Sont dévorés, tu t’en nourris,
    Mon beau matou, roi des forêts,
    C’est pour ta nourriture.

    Toi qu’ le hasard mena chez nous,
    Pour une vie entière !
    Joli chaton, comme il est doux
    Ton corps de félin blanc et roux !
    Toi qu’ le hasard mena chez nous
    Par une drôle de chatière !

    Mon beau matou, ton blanc collier,
    Ainsi que tes chaussettes !
    Que ton cri résonne à jamais
    Sur les montagnes et leurs sommets !
    Mon beau matou, tes blancs souliers,
    Roi du Massachussetts !

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Je t’aime, moi non plus V6.17

    Je t’aime, moi non plus V6.17

    Je t’aime sur mon iPhone, moi aussi sur iPad,
    Je te hais sur Samsung, je te quitte sur Nokia.
    Fais-moi rêver Sony, c’est LG qui l’a fait,
    Je m’appelle Ericsson et moi c’est BlackBerry.

    Je t’aime en SMS et par messagerie ;
    Pour ton anniversaire je t’envoie un courriel.
    Tu n’ m’envoies plus de Poke et plus de commentaires ?
    Je te quitte face de bouc jusqu’à ta prochaine version !

    Illustration de Daniel Garcia.

  • Le puzzle de la vie

    Le puzzle de la vie

    Chaque jour apporte une pièce au puzzle qui me constitue.
    Il était marqué sur la boîte : quatre-vingt-dix ans de patience.
    Tout nouvel élément acquiesce qu’au final l’œuvre restitue
    La véritable femme adéquate ou l’homme suivant sa conscience.

    Illustration de Daniel Garcia.

  • L’amour en mer – 1

    Je t’aimerai dans la mer bleue, dans la mer chaude et savoureuse
    Dans la mer Méditerranée et dans les mers occidentales.
    Parmi les rivages sableux et dans les dunes amoureuses
    Qui ne seront jamais surannées de nos étreintes sentimentales.

    Je t’aimerai dans la mer noire, dans la mer sombre et ténébreuse
    Et aussi dans la mer Caspienne et dans les mers orientales.
    Dans des voyages aux mémoires de nos amours les plus scabreuses
    Dont les odyssées olympiennes restent à jamais fondamentales.

    Tableau de Lorenzo Mattotti sur http:www.mattotti.com .

  • La pose en question

    La pose en question

    Tout est question de point de vue, d’observation et de patience.
    L’image peut paraître trompeuse quand la perspective s’absente.
    Est-ce un homme ou une femme nue qui met en doute votre défiance ?
    Or si cette pose est pompeuse, elle me paraît bien relaxante.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • La procréation de la Terre

    La procréation de la Terre

    Puisque la nuit aimait le jour, un jour ils ont fait une fille
    Le temps d’une éclipse de lune dont les comètes tenaient le voile.
    Ils nommèrent leur fruit de l’amour pour concrétiser leur famille :
    « Terre pour les gens de fortune et qui dorment à la belle étoile. »

    Tableau de Riccardo Guasco.

  • Les femmes fontaines

    Les femmes fontaines

    Si vous aimez les douches froides, alors adoptez un verseau
    Plutôt qu’un vierge insipide qui n’a pas inventé l’eau tiède.
    Ça vous fera le membre roide qui pénétrera le berceau
    De velours doux, tendre et humide de son sexe qui vous obsède.

    Illustration de Mike Willcox.

  • Les amoureux

    Les amoureux du temps jadis faisaient l’amour tout simplement
    Dans le berceau de la nature ou bien dans l’écrin d’un bosquet.
    De peur que Monsieur s’affadisse, Madame l’embrassait humblement
    Là où s’implante la mâture du gaillard pour le provoquer.

    Les amoureux des temps modernes font l’amour trop sophistiqué
    Pour revivre dans les palaces la Dolce Vita embrasée.
    De peur que Madame le materne, Monsieur doit avant s’astiquer
    Pour réchauffer les seins de glace de sa partenaire blasée.

    Illustration de Mike Willcox.

  • Les femmes en musique

    Les femmes en musique

    Jouez-moi quatre notes blanches intercalées de notes noires
    Et faites-moi rythmer le tout en douceur et décontracté !
    Faites-moi danser sur les planches ou encore sur une patinoire
    De jolies femmes nues partout car j’aime bien m’en délecter.

    Illustration de Mike Willcox.

  • Au jeu de l’oie – 2

    Au jeu de l’oie - 2

    Quand tout le monde est en prison au jeu de l’oie, décidément,
    On se retrouve tous ensemble à se savonner sous la douche.
    On préférerait d’autres horizons en liberté, évidemment !
    Tant pis alors, on se rassemble et on s’embrasse sur la bouche.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • La nuit des lucioles

    Lorsque la coquille de nuit s’ouvre dans la forêt des rêves,
    Les lucioles sortent de leurs voiles, les fleurs font tinter leurs clochettes
    Et toute la clairière luit d’un million de lumières brèves
    Qui clignotent comme des étoiles pour émerveiller les fillettes.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • Les yeux d’or

    Les yeux d’or

    La nuit, quand la femme aux yeux d’or ferme doucement les paupières,
    Un rayon de même couleur fuse à travers l’obscurité.
    Je ne le vois pas car je dors d’un sommeil lourd comme une pierre ;
    Seule peut en capter la lueur, la lune pleine de maturité.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • La nuit du chaperon vert

    La nuit du chaperon vert

    Je l’ai poursuivie cette nuit mais je n’étais pas le chasseur.
    J’étais ce loup, toujours jaloux, fou amoureux du chaperon
    Qui était vert, c’est là l’ennui, j’ai dû confondre avec ma sœur
    Qui s’est prise dans un piège à loup en volant des potimarrons.

    Le pire pour un loup daltonien qui mange de la viande rouge,
    C’est de naître dans un chou vert et d’en être traumatisé.
    Voici pourquoi, quand la nuit vient, je cours après tout ce qui bouge ;
    Notamment mon côté pervers envers les filles stigmatisées.

    Photo de Nastya Kusakina par Yumi Lambert.

  • Cerf bleu

    Cerf bleu

    Cerf bleu je suis au fond des bois la nuit quand vous rêvez de moi ;
    Lorsque la biche est aux abois, Cerf bleu aussi je suis, ma foi.
    Daim bleu, renne bleu, n’importe quoi, du moment qu’à chaque fois
    Vous vous retrouvez chaque mois sous la pleine lune en émoi.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Jolies fleurs

    Jolie fleur bleue, l’étiez-vous donc quand vous rêviez à la maison
    De vos parents à la campagne lorsque le printemps arrivait ?
    Auriez-vous dessiné adonc des myosotis de saison
    Afin que vos yeux accompagnent tout le bonheur à raviver ?

    Jolie fleur jaune, où étiez-vous quand vous vous perdiez dans les bois
    Pendant vos journées de vacances lorsque l’été vous animait ?
    J’aurais aimé, je vous l’avoue, être le soleil qui flamboie
    Et faut s’épanouir l’enfance des jeunes filles affinées.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • Violon-blanc et noir-violon

    Violon-blanc et noir-violon

    Va-t-on casser les violons blancs pour avoir accompagné le blues ?
    Va-t-on brûler les violons noirs à cause de leur bois d’ébène ?
    C’est « blanc-bonnet et bonnet-blanc » mais pas un problème de tarlouze
    Sinon bientôt on va vouloir l’abolition du droit d’aubaine.

    Photo de Guy Bara.

  • La chèvre de Madame Seguin

    La chèvre de Madame Seguin

    Madame Seguin, étrangement n’a jamais connu de problème
    Avec sa chèvre Bérengère qui n’aimait pas trop la montagne.
    « Il y a trop d’éboulements et puis, le loup reste un dilemme ! »
    Répondait-elle à la bergère dont elle était la seule compagne.

    Tableau de Hans Dahl.

  • x Mandarines + y citrons + z noix = 50

    x Mandarines + y citrons + z noix = 50

    Pour les forts en mathématiques, voici un problème facile :
    Additionnez les mandarines avec les noix et les citrons
    Pour que la somme arithmétique – ce n’est vraiment pas difficile –
    Atteigne au ras de la narine exactement l’âge du patron.

    Évidemment j’ai essayé en ajoutant charges sociales,
    En enlevant l’impôt direct, la taxe sur valeur ajoutée,
    Puis j’ai tenté de monnayer auprès de la banque mondiale
    Un prêt à un taux indirect qui n’a quasiment rien couté.

    Quarante-neuf & quatre-vingt-dix, j’ai même obtenu une action
    Qui était valable jusqu’à minuit or ce matin, c’était cinquante.
    Mais il n’y a pas de préjudice, j’ai obtenu satisfaction :
    L’année prochaine, sans ennui, le taux aura grimpé la pente.

    Quand le capitaine a cinquante et qu’il se sent comme à quarante
    Avec un cœur qui a trente ans et des jambes qui ont vingt ans,
    La démonstration convaincante confirme la preuve apparente
    Que quand on aime à cinquante ans, on continuera tout le temps.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • L’Amante inquiète

    L’Amante inquiète

    Il venait lui rendre visite seulement toujours à l’improviste ;
    Il la maintenait aux abois, soumise au gré de ses saillies.
    Il fallait que rien ne parasite ses appétences récidivistes
    Jusqu’à ce qu’un jour, au fond des bois, elle jugea que l’homme faillit.

    Tableau de Jean-Antoine Watteau.

  • Voltaïde

    Il était riche, elle était belle, lui son amant, elle sa maîtresse ;
    Elle jouait les stars à la mode, lui un député triomphant ;
    Lui, vieux soixante-huitard rebelle, elle avait besoin de tendresse ;
    Avant que l’amour se démode, elle voulut lui faire un enfant.

    Elle était belle, il était riche, il a dit « non », elle a dit « oui » ;
    C’étaient tous deux des égarés d’un univers de mascarade.
    En amour quand l’un des deux triche, l’une simule et l’autre jouit ;
    Mais l’enfant les a séparés et eux, sont restés camarades.

    Tableau de Pablo Picasso.

  • Le chœur des moutons

    Le chœur des moutons

    Un quatuor bat la campagne parmi les roses en boutons
    Et ont trouvé un auditoire parmi les gars du pâturage.
    Alors compagnons et compagnes, joignez-vous au chœur des moutons
    Pour écouter le répertoire des chanteurs à tout l’entourage.

    Photo de Dzmitry Shyroki.

  • Guitare à outrance

    Guitare à outrance

    Une star s’est électrocutée avec sa guitare électrique,
    Personne ne s’en est aperçu (quelle infortune) on croyait qu’elle était en transe.
    Son dernier cri répercuté sur les médias volumétriques
    S’est tant vendu qu’elle a perçu (une fortune) après cette mort à outrance.

    Tableau de Bruce Langton.

  • Dernières nouvelles pour les gémeaux

    Dernières nouvelles pour les gémeaux

    Bonne nouvelle pour les gémeaux dont le conjoint est sagittaire !
    L’amour va de plus en plus loin et dépasse même les pensées.
    Même prononcés à demi-mot, vos billets doux prioritaires
    Dont nous nous porterons témoins seront demain récompensés.

    Bonne nouvelle pour les gémeaux dont le conjoint est un cancer !
    Si sa Vénus est en gémeaux, leurs amours iront de concert.
    Mais attention, mauvaise pioche si le conjoint est capricorne !
    Il vous mettra vite en brioche et vous fera porter des cornes.

    Tableau de Douglas Klauba.

  • Mariages de saisons

    Mariages de saisons

    Si l’printemps était une fille, je la fiancerai d’argent ;
    Si l’été était une femme, je me la marierais en or ;
    Mais si l’automne me titille, je me vois mal la partageant
    Avec l’hiver et ses infâmes fesses de glace qui l’honorent.

    Jessica Stam – Jean Paul Gaultier Haute Couture – printemps-été 2007.

  • Salammbô

    Salammbô

    Pendant la nuit de pleine lune, Salammbô pleine de désirs
    Invoqua, d’une voix vorace, la « déesse des choses humides ».
    L’invocation fut opportune car elle connut le plaisir
    De faire l’amour sur la terrasse avec un beau prince numide.

    Tableau de Lobel Riche.

  • La sirène qui s’ennuyait

    La sirène qui s’ennuyait

    Comme sa seule distraction était l’amour pour les marins,
    Elle en usa, en abusa tant qu’elle en grossit de plaisir.
    Et l’abus de dégustation de matelots au romarin
    Lui fit un corps qui médusa longtemps les hommes de désir.

    Tableau de Victor Nizovtsev.

  • Madame la juge

    Madame la juge

    D’une seule main, je la déleste de son précieux déshabillé,
    De l’autre main pressurisant son intime région pelvienne.
    Mais si elle accompli ce geste comme pour vouloir se rhabiller,
    C’est qu’elle juge insuffisant l’excitation clitoridienne.

    Tableau de Carrie Vielle.