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  • Toute nue dans la lecture

    Elle déshabille les livres page après page, lentement
    Pour en savourer le plaisir de mettre à nu chaque chapitre.
    Joie solitaire qui la délivre, au creux de son appartement,
    De la folie et du délire que lui évoque son libre arbitre.

    Ell’ commenc’ toujours par la fin le moindre roman policier
    Car l’intrigue, ainsi dévoilée, met plus de sel aux personnages.
    Elle a voyagé aux confins des mers par les beaux officiers
    Qui lui ont, le cœur, étoilé au moment du déboutonnage.

    Si la fin n’est pas à son goût, elle en invente une à dessein
    En jouant la femme fatale, beauté virginale ineffable.
    À New-York, Paris ou Moscou, le héros caressant ses seins
    Prodigue des amours fœtales… qui, hélas, ne sont qu’une fable.

    Tableaux de Pablo Picasso.

  • Le devoir d’un capitaine

    Le devoir d’un capitaine

    Malgré ses ennemis sournois, le capitaine, maître à bord,
    Coulera avec son navire plutôt qu’ manquer à son devoir.
    Il y aura un sacré tournoi, une fois ouvert le sabord
    Mais il a déjà vu le pire et c’est ce que nous allons voir !

    Illustration de John Falter.

  • Il pleut sur la ville

    Il pleut sur la ville

    Sous la pluie, la ville lumière explose d’un million de feux
    Qu’éclabousse un million de gouttes qui se diluent sur la chaussée.
    Bien sûr, la pluie est coutumière et pourtant je forme le vœu
    Que le ciel toujours nous égoutte pour, nos prières, exaucer.

    Tableau de Michèle Carer.

  • Strip-tease échecs

    Strip-tease échecs

    Chaqu’ fois que j’lui prenais une pièce elle enlevait un vêtement ;
    Elle fut vite déshabillée mais joua sans être empressée.
    Je lui laissais par gentillesse m’en prendre avec halètements
    Et sous ses yeux écarquillés je lui montrai mon roi dressé.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • La pose

    La pose

    Je ne peins que des femmes nues car je me perds dans les faux plis
    Des vêtements trop compliqués et leurs textures difficiles.
    Je les aime aussi bien menues, le corps parfait et accompli ;
    Tout ce que j’ai à expliquer, c’est que le nu est plus facile.

    Tableau de Minas Avetisyan.

  • Les bas rouges

    Les bas rouges

    Quand elle rentre à la maison, elle ôte tout sauf ses chaussures
    Et ses bas rouges pour s’asseoir confortablement adossée.
    Je lui demande la raison de vouloir tenter la censure
    Mais elle répond sans surseoir qu’elle aime être à poil mais chaussée.

    Tableau de Georges Briata.

  • Le piège

    Le piège

    Les dessinateurs humoristes aiment placer les jolies filles
    Dans une situation burlesque pour se retrouver chocolat.
    Et moi je me fais secouriste et sauve celle qui vacille
    En créant un rocambolesque moyen de la tirer de là.

    Tableau de xxx.

  • Le portrait

    Le portrait

    Le dessinateur amoureux des personnages qu’il dessine,
    Aime bien se représenter dans l’histoire pour s’en rapprocher.
    Certains bellâtres langoureux sous un trait de plume assassine
    Sont leur manière d’éventer une frustration reprochée.

    Illustration de Jean-Pierre Gibrat.

  • Les femmes floues

    Les femmes floues

    Ma myopie a l’avantage de me permettre d’observer
    Tout en jurant que, sans lunettes, ma vision floue me diminue.
    Je dirais même davantage que ce défaut m’a réservé
    De belles surprises à l’aveuglette en me floutant les femmes nues.

    Photo de Peppina Winter par Henri Senders sur https:www.josephandjames.com .

  • Les bains debout

    Elle prenait tous ses bains debout dans une baignoire spéciale
    Et transparente pour montrer les effets de la position.
    Sans impudence ni tabou, peut-être un peu psychosociale,
    Elle ne cessait de démontrer les vertus de son invention.

    Évidemment j’ai essayé de me baigner à ses côtés
    Mais l’eau me semblait bien glaciale et chat échaudé craint l’eau froide.
    J’ai commencé à bégayer alors elle m’a bécoté
    Et quelques caresses cruciales qui m’ont fait le membre tout roide.

    Photos de Karolina Winter par Henri Senders sur https:www.josephandjames.com .

  • L’œil kaléidoscopique

    L’œil kaléidoscopique

    J’ai l’œil kaléidoscopique qui m’apporte mille détail
    Lorsque je regarde une image m’apparaît sa trame en relief.
    Et par la grille stroboscopique, j’observe tout un éventail
    De pensées qui rendent hommage à l’art qui n’ m’en fait pas grief.

    Photo de Brigitte Bardot par Alzon sur https:www.josephandjames.com .

  • Les perles de la sirène

    Les perles de la sirène

    Dans le palais de la sirène, les murs sont revêtus de nacre ;
    Les meilleures huîtres fournissent les meilleures perles de qualité.
    Et ses sujets dont elle est reine et dont le respect s’y consacre,
    À chaque année, se redéfinissent témoins de sa féodalité.

    Tableau de Pat Brennan.

  • Fleurs de Jalousie

    Fleurs de Jalousie

    Un peu artiste, beaucoup fantasque, avec des fleurs à la folie,
    Ma belle-fille est bien l’épouse qui convenait à mon cher fils.
    Mais ses belles parures démasquent des sentiments, pas très jolis ;
    Une petite femme jalouse derrière tous ces artifices.

    Tableau de Pat Brennan.

  • Le tunnel

    Le tunnel

    Vous vous sentez dans un tunnel car ainsi la vie se comporte ?
    Le temps se déroule en avant, gardant sa course monotone.
    Même les jours semblent ritournelles et les années, de porte en porte
    Portent un sentiment aggravant quand, vers la sortie, on s’adonne.

    Photo de Kathrin Federer.

  • Tout sein assassin mérite ma main

    La main, organe préhensile s’adapte au corps parfaitement
    Surtout les parties délicieuses qui font le charme féminin.
    Point n’est besoin d’autre ustensile à l’organe d’allaitement
    Que mes phalanges précieuses pour en sentir tout le tanin.

    Quand ma main fait supination, la paume ouverte pour demander,
    Elle soupèse l’instrument comme une pâte parfumée.
    Lorsqu’elle se met en pronation, paume tournée pour commander,
    Elle en tâte les téguments pour les pincer et assumer.

    Évidemment les femmes cachent leurs mamelles hors de ma portée ;
    Alors je n’ai plus que mes yeux pour les caresser du regard.
    Que voulez-vous ? Je m’y attache. Ces fantasmes m’ont transporté
    Dans des poèmes délicieux ; vos jolis seins me rendent hagard.

    Tableaux de Thomas Donaldson.

  • Tout cul tendu mérite son dû

    À quatre pattes sur le siège de sa voiture, portière ouverte,
    Elle essayait péniblement de fouiller dans la boîte à gant.
    Sans redouter le moindre piège, elle se sentit découverte
    D’une grande claque horriblement donnée par un mec arrogant.

    Quand cette fessée magistrale retentit sur son postérieur,
    Une vague d’humiliation se diffusa jusqu’à ses joues.
    Comme un violent coup de Mistral, de forte chaleur supérieure
    Avec une assimilation de violence qui s’en déjoue.

    Alors qu’elle tentait de comprendre elle entendit une voix hilare
    Grave, tranquille et moraliste pour être clairement entendue :
    « Jeune fille, il vous faut apprendre que nous sommes tous des vicelards
    Mais surtout traditionalistes : Tout cul tendu mérite son dû ! »

    Tableaux de Thomas Donaldson.

  • Le soleil androgyne

    Le soleil androgyne

    Si l’aube avait l’air une femme, elle éclairerait l’horizon
    De ses premiers rayons d’amour comme caresse de satin.
    Cette lumière qui m’affame tire mon cœur de sa prison
    Où la nuit enferme mes jours jusqu’à l’aurore du matin.

    En plein midi, c’est plutôt l’homme qui règne en maître dans le système
    Qui fixe l’empire solaire par la puissance de son feu
    Qui établit dans son royaume éternellement le même thème
    Selon l’humeur de ses colères et selon l’ampleur de ses vœux.

    Le crépuscule redevient femme qui invite à se reposer
    Auprès d’elle dans la nuit tiède et qui nous invite à s’aimer.
    Alors s’épanouit notre âme qui monte au moment supposé
    Nous venir au secours à l’aide pour vivre un amour essaimé.

    Tableau de Freydoon Rassouli.

  • Liquoreuse

    Liquoreuse

    Après le coucher du soleil, j’ai voulu prendre un raccourci
    Puis, je suis tombé dans la mare et j’ai bien failli m’y noyer.
    C’est bien plus tard, à mon réveil, après mes rêves obscurcis
    Par un moment de cauchemar, que je l’ai revue tournoyer.

    Gravée au fond des souvenirs d’une nuit prétendue affreuse,
    J’ai vu les bras de la sirène m’emmener en sécurité.
    Elle avait lu mon avenir dans un courant d’eau liquoreuse
    Et était accourue, sereine mais pleine de témérité.

    Après, mes souvenirs sont flous mais je me souviens des caresses
    Comme si mon corps possédait sa propre mémoire attitrée.
    Heureusement le cœur renfloue l’esprit de quelques maladresses
    En lui rappelant les idées qu’il a, malgré lui, arbitrées.

    Tableau de Miho Hirano.

  • Françoise Hardy et Saint-Jean-Baptiste

    Elle ressemblait à une artiste, chanteuse de charme ou comédienne ;
    Je l’appelait « Françoise Hardy » mais elle se moquait de moi.
    Elle me traitait d’ « Saint-Jean-Baptiste » comme la ville canadienne
    À cause de mon bec hardi et mon accent de québécois.

    Tableau d’Izumi Kogahara sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201806Izumi-Kogahara-Abstract-Painter.html .

  • Un tout petit rien qui l’habille

    Un tout petit rien qui l’habille

    Lorsque je passais la chercher pour l’emmener au restaurant,
    Elle demandait comment se fringuer : vêtue en garçon ou en fille ?
    J’aimais ses petits seins perchés et répondait corroborant
    Que j’aime ses robes distinguées d’un tout petit rien qui l’habille.

    Tableau d’Izumi Kogahara sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201806Izumi-Kogahara-Abstract-Painter.html .

  • La fin du blues

    La fin du blues

    À sa manière de se mouvoir en se balançant en arrière,
    Je subodore qu’elle a le blues d’être enfermée entre ses murs.
    Puisque je n’ai pas le pouvoir de lui entrouvrir ses barrières,
    Pour ne pas la rendre jalouse, je vais lui dire dans un murmure…

    Qu’aujourd’hui je reste avec elle et demain et après-demain ;
    Et même définitivement si elle veut de moi dans sa vie.
    Je lui chuchote la nouvelle, elle sourit, me prend la main
    Et puis, irrévocablement, elle m’embrasse, elle est ravie.

    Tableau d’Izumi Kogahara sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201806Izumi-Kogahara-Abstract-Painter.html .

  • Comme un cobra

    Comme un cobra

    D’abord elle voit avec les yeux puis, elle observe avec le corps
    Ensuite les jambes regardent avec le ventre et puis, les bras.
    Cette pose, fort délicieuse, me rappelle aujourd’hui encore
    Que sa grâce se sauvegarde quand son buste est comme un cobra.

    Tableau d’Izumi Kogahara sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201806Izumi-Kogahara-Abstract-Painter.html .

  • Fleur de Soleil

    Fleur de Soleil

    Lorsqu’elle était petite fille et s’habillait en calicot,
    Je l’appelais « Rayon de Lune » et plus souvent « Fleur de Soleil ».
    Elle éclairait notre famille par la couleur coquelicot
    De ses joues rouges et opportunes comme la fleur de joie qui s’éveille.

    Aquarelle de Janet Rogers.

  • La naissance du phénix

    La naissance du phénix

    Le premier phénix de l’histoire sortit de l’œuf d’une déesse
    Qui l’avait conçu dans un rêve qui renaissait toutes les nuits.
    De sa vision prémonitoire, elle accomplit cette prouesse
    Créer l’oiseau à la vie brève d’une éternité qui reluit.

    Tableau de Freydoon Rassouli.

  • Les atomes ensemble

    Les atomes ensemble

    Du néant surgit la lumière, le temps, l’espace et la matière
    Comme si Dieu frappait du poing son imperceptible substance.
    La véridicité première forge mon âme tout entière
    Chaque fois qu’en un ou plusieurs points s’en produit la coexistence.

    Tableau de Freydoon Rassouli.

  • Retour angélique

    Retour angélique

    J’ai pris en photo le départ de mon âme quand je m’endors
    Et qui rejoint l’archangélique source de tout être vivant.
    Lorsqu’elle force le rempart que l’esprit garde comme l’or
    Elle redevient angélique dans une flamme me ravivant.

    Tableau de Freydoon Rassouli.

  • Le soir de toutes les nuits

    Le soir de toutes les nuits

    Chaque soir est le même soir, le même instant qui se répète
    Comme si le temps se pliait comme un roman interminable.
    Je les sentais comme un pressoir dont une force centripète
    M’obligeait et me suppliait d’en percer l’ère imaginable.

    Tableau de Freydoon Rassouli.

  • La nuit mystique

    La nuit mystique

    Dès que la porte du conscient lâche la bride à l’inconscient,
    Le cœur, aussitôt libéré, remonte vers ses origines.
    La lutte avec le subconscient cesse et l’âme en se différenciant
    Se reconnecte à l’éthéré monde des anges androgynes.

    Tableau de Freydoon Rassouli.

  • Tendre spirale

    Tendre spirale

    La porte s’ouvre tous les soirs sur un moment d’intimité
    Lorsque les corps sont libérés de l’ascendance de l’esprit.
    Car son emprise est un pressoir qui emprisonne l’illimité
    De l’aptitude délibérée à fuir tout ce qu’on a appris.

    Tableau de Freydoon Rassouli.

  • Phosphoreuse

    Phosphoreuse

    Comme cela faisait quelques jours que j’étais, inopinément,
    Venu d’abord la rencontrer puis, tenté de l’apprivoiser,
    Elle m’attendait dans son séjour au crépuscule, précisément,
    Et moi, j’étais déconcentré, il n’y a pas de quoi pavoiser.

    Tableau de Miho Hirano.

  • Vaporeuse

    Vaporeuse

    Matin de rencontre amoureuse au bord de l’étang des étoiles.
    J’étais, comme à l’accoutumée, venu chercher l’inspiration.
    Elle était ainsi, vaporeuse, baignée de brumes et de voiles,
    Juste vêtue et costumée de sa propre respiration.

    Tableau de Miho Hirano.

  • La femme enfilée

    La femme enfilée

    Le port du masque obligatoire va bientôt se généraliser ;
    Vous devrez enfiler la gaine protectrice et entièrement.
    Or pour les femmes, il est notoire qu’on va leur idéaliser
    Une tenue dont la dégaine lui servira de vêtement.

    Photo de Bruno Birkhofer.

  • La vague d’or

    La vague d'or

    Lorsque dansera l’océan et se rencontreront les vagues,
    La lumière, d’une impression d’or, sera d’harmonie et de force.
    Comme une valse de géants sous la tempête qui zigzague
    Tandis que le soleil s’endort des grandes marées qui s’amorcent.

    Photo de Mathieu Rivrin sur www.mathieurivrin.com .

  • Le miracle Picasso

    Le miracle Picasso

    Toutes les femmes laides adoraient Picasso
    Car il les arrangeait en peignant leur portrait.
    Elles appréciaient l’aide qu’apportaient ses pinceaux
    Et qui avantageaient leurs ridicules attraits.

    Tableau « Jeune fille sur une chaise » 1952 de Pablo Picasso.

  • Essayages

    Madame est d’avant-garde et fait ses essayages.
    Comment trouver l’idée pour la fête ce soir ?
    Elle veut qu’on la regarde avecsans maquillage.
    Alors c’est décidé, il faut un accessoire !

    Son vieux jean tout usé, jeté sur les épaules
    Ou même sur la tête comme un joli foulard…
    Non, ça c’est refusé ! Ce sera une étole
    Qu’elle mettra pour la fête au club des cagoulards.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • Sable chaud

    Elle était belle, elle était chaude mais elle n’était pas légionnaire.
    En revanche à voir ses obus, elle aurait pu faire artilleur ;
    À voir ses mamelles rougeaudes, elle aurait pu être missionnaire ;
    Et à voir ses fesses imbues, j’ n’aurais pas été pinailleur.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • Tant pis !

    Tant pis !

    Hélas, je ne peux rien écrire, elle se voile le visage.
    Dommage car j’aurais bien voyagé dans l’océan bleu de ses yeux ;
    Je ne pourrai dire son sourire ni ce que mon cœur envisage.
    Mais je peux vous faire partager qu’elle se réserve aux audacieux.

    Illustration de Roy Price.

  • Méditation

    Méditation

    Le cul possède son cerveau et les fesses, leurs propres cervelles
    Et il convient de méditer le postérieur bien dégagé.
    Enlevez tous ces écheveaux de tissus pour que se renouvellent
    Les fantasmes prémédités de votre sexe à partager.

    Tableau d’Iwona Wierkowska-Rogowska.

  • Avant après

    Une femme, tout simplement, le chef-d’œuvre est déjà signé
    Et je ne vois pas bien comment faire mieux que le créateur.
    Sa propre mère est amplement et spontanément désignée
    Et son père a dû, un moment, mettre du sien procréateur.

    Mais l’érotisme qui se dégage offre une nouvelle dimension,
    D’autres couleurs, d’autres horizons, que l’amour seul peut apporter.
    Point n’est besoin d’autre bagage que le charme met sous tension
    Pour sortir le cœur de prison, l’entrouvrir et le transporter.

    Audrey Yakovkev vue par Yossi Kotler.

  • Surprise du matin – 2

    Surprise du matin - 2

    C’est incroyable mais c’est vrai ! Vous êtes nu dans le journal !
    Bien sûr, c’est un tirage unique ; elle ne sait pas, évidemment.
    La seule chose qui l’effraie, c’est la tentation infernale
    D’ôter très vite sa tunique et vérifier concomitamment.

    Photo de Jane Fonda dans Paris-Match.

  • Ces yeux-là

    Ces yeux-là

    Quand elle me regarde en arrière comme pour jeter son regard,
    Je sais déjà qu’elle prépare une de ses cachoteries.
    Je le sais bien ; je suis derrière et je lui tend, d’un air hagard,
    Dans l’espace qui nous sépare, un genre de cajolerie.

    Illustration de Natasa Buha.

  • Rivalités

    Rivalités

    « Plus belle que moi, tu mourras ! » Pensait-elle en apercevant
    Cette rivale qui lui vole les baisers du prince charmant.
    « Tu peux faire ce que tu pourras ! » Pensait l’autre en s’esquivant
    D’un air satisfait mais frivole après un temps d’égarement.

    Illustration d’Edwin Georgi.

  • Surprise du matin – 1

    Surprise du matin - 1

    Surprenez-la dès le matin, juste au moment de son départ ;
    Placez-vous nu sur une chaise et bandez de toutes vos forces.
    Si elle se comporte en catin et vous traite de salopard,
    Dites-lui simplement à l’aise : « Cette fois, chérie, je divorce ! »

    Illustration d’Ernest Chiriaka.

  • Les plumes roses

    Les plumes roses

    Des perles en guise de robe, voilà une idée merveilleuse !
    Mais dans ce cas, quelle culotte porter pour assortir le tout ?
    Pas de problème ! Elle se dérobe sous un tas de plumes soyeuses
    De couleur rose et rigolotes, éparpillées un peu partout.

    Illustration de Robert McGinnis.

  • Le foulard orange

    Le foulard orange

    Ne portez plus de soutien-gorge mais un foulard autour du cou
    De la couleur de la culotte ; l’orange marquera le coup.
    Lorsque le fantasme se forge dans le regard de votre époux,
    Savourez lorsqu’il vous pelote et trouve vos seins à son goût.

    Illustration de Robert McGinnis.

  • L’éventail bleu

    L’éventail bleu

    Si par hasard une bretelle s’envole du décolleté,
    Si d’aventure la deuxième retombe de l’autre côté,
    Ce n’est que simple bagatelle, il vous suffira d’agiter
    Un éventail mais le problème risque d’être déculottée.

    Illustration de Robert McGinnis.

  • Gymnastique du soir

    Gymnastique du soir

    Pour être en forme le matin, un petit peu de gymnastique
    Le soir avant de se coucher juste au moment du crépuscule.
    Après, dans les draps de satin, passer alors à la pratique
    À l’aide d’un mâle embouché et jouir quand il éjacule

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Madame et son chat en juillet

    Madame et son chat en juillet

    Mes chers voisins, pour cet été, je dois promener mon minet
    Un peu partout, sous vos fenêtres et tout au long de l’avenue.
    Il faut chaud, vous vous en doutez, aussi vous l’avez deviné ;
    Lui sera comme on l’a vu naître et moi, je serai torse nu.

    Collage de Derek Gores.

  • Les estivales

    Les estivales

    Juillet, voici venu le temps des corps hissés comme drapeaux
    Qui librement flottent au vent sans enveloppe et démasqués.
    Sous le soleil, juste haletant mais en savourant sur la peau
    La pâleur qui, en se sauvant, s’abandonne au bronze musqué.

    Tableau de Robert Burridge.

  • Nec plus ultra

    Nec plus ultra

    Nec plus ultra dans les restos cet été aux camps de nudistes.
    Portez juste un rien qui habille, de l’or, des diamants et du fard.
    Vous rendrez illico presto jaloux les exhibitionnistes
    Dont seuls les bijoux de famille leur accaparent le regard.

    Tableau de Marius Markowsky.