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  • Faites de la musique !

    Faites de la musique !

    Bien sûr, il n’y a pas qu’en été que nous jouons de la musique
    Mais le goût des fêtes votives donne un sens à nos festivals.
    Alors vive le ton répété de nos jolis bals nostalgiques
    Et leurs rythmes qui nous motivent avec leurs danses estivales.

    Photo de Anil Saxena.

  • Astrologique

    Astrologique

    Les horoscopes et les tarots sembleraient nous donner raison ;
    Nous en restons sur le carreau avec les signes et les maisons.
    Comme si la trigonométrie, au théorème de Pythagore,
    En démontrait la théorie alors qu’elle est son égrégore.

    Illustration d’Interesni Kazki.

  • Quand le loup a peur

    Quand le loup a peur

    Mais qui a fait peur au petit loup qui tremble là comme un mouton ;
    Lui qui apprend dès le berceau que c’est autrui qui se soustrait ?
    Ce doit être un cochon jaloux de ce ridicule glouton
    Qui souhaiterait recto-verso lui rectifier le portrait !

    Tableau de Hisanori Yoshida.

  • Les jumelles

    Les jumelles

    Quelle différence existe-t-il entre ces visages langoureux
    De deux jumelles qui aiment peut-être le même amant d’un même cœur.
    Celui-ci serait-il hostile à jouer aux deux amoureux ?
    Qu’il me dise comment il pénètre simultanément les deux sœurs !

    Aquarelle de Reina Yamada sur https:artwoonz.comwatercolor-art-reina-yamada .

  • Tata flingueuse

    Tata flingueuse

    Son petit regard clignotant qui semblait vouloir m’avertir
    Qu’elle était munie d’un système anti-voleurs, anti-dragueurs.
    Je n’ me sentis pas pour autant incapable de la divertir
    Car lorsque je lui ai dit : « je t’aime » son regard est devenu flingueur.

    Aquarelle de Reina Yamada sur https:artwoonz.comwatercolor-art-reina-yamada .

  • Portrait cassé

    Portrait cassé

    Picasso m’a cassé la figure au carré ;
    J’ai les yeux de travers et le regard pervers ;
    Ce tableau est infâme, je ne plais plus aux femmes ;
    Quand je le vois j’ai peur ; si c’est moi là, je meurs !

    Tableau de Thierry Bruet.

  • Portrait craché

    Portrait craché

    Quand l’œuvre crie de vérité peut-elle entacher son auteur ?
    Si oui, je dois faire attention lorsque j’écris mes Reflets-Vers
    Quand c’est avec sincérité, je ne crains pas d’être fauteur
    Mais quand je mets de la tension avec les femmes, gare au pervers !

    Tableau de Thierry Bruet.

  • Portrait officiel

    Portrait officiel

    Faut-il être ou faut-il paraître ? Telle est la question du marché
    Selon l’image que je donne ou celle qui sera perçue.
    Or ceux qui pensent me connaître seraient capables de me percher
    Sur la plus haute feuille d’automne pour voir voler mon pardessus.

    Tableau de Thierry Bruet.

  • La voûte

    Dessous la voûte, elles nous envoûtent,
    Du bout des seins, c’est trop malsain !
    Sous les arcades, c’est l’embuscade,
    Tous ces nichons sont folichons !

    Sous la Lanterne, je me prosterne ;
    Sous la bougie, là je rougis ;
    Ces mamelons comme des melons
    Sont trop tentants, tétons pourtant !

    Tableau de Paul Delvaux.

  • Train de nuit

    Train de nuit

    Bien entendu, les trains de nuit, bercent des plus heureux sommeils
    Avec des rêves rembourrés aux fantasmes les plus saugrenus.
    Par exemple, en gare de minuit, prenez l’Express-vers-les-merveilles !
    Vous ne pourrez pas vous gourer : il n’y monte que des femmes nues.

    Tableau de Paul Delvaux.

  • On ne refuse pas un cadeau !

    Même si le cadeau ne plait pas, il est mal vu de critiquer
    Car se voir d’un autre regard avec l’objet peut transformer
    La vie qui viendra à grand pas heurter vos goûts sophistiqués
    Pour d’autres plus ou moins hagards où vous resteriez enfermés.

    Tableau de Paul Delvaux.

  • Musées pour femmes

    Musées pour femmes

    Les femmes aussi sont amatrices pour goûter la partie de l’homme
    Soit la plus douce, soit la plus tendre, soit la plus dure selon leur goût.
    Car la bonne consommatrice, pour apprécier le chromosome,
    Sait le temps qu’il faudra attendre pour en obtenir un bon bout.

    Tableau de Paul Delvaux.

  • Belles de jour

    Il appartient au connaisseur de faire son choix en magasin
    Pour trouver la femme de ses rêves et pas seulement dans les limbes.
    Hélas, depuis les oppresseurs et les censeurs un peu zinzins,
    La réprobation est si brève qu’elle finit par paraître dingue.

    Tableau de Paul Delvaux.

  • Le trou noir

    Le trou noir

    Cette région vers l’inconnu situé au cœur de l’entre-cuisse
    A fait chavirer les savants et surtout les théologiens.
    Or, quand je vois une femme nue, je ne pense pas que je puisse
    Faire autrement, tout en bavant, d’avoir un élan coccygien.

    Tableau d’Eugenia Loli sur https:www.boumbang.comeugenia-loli .

  • Lily de la Montagne

    Lily de la Montagne

    Tous les matins dans les campagnes, retentit un grand « hallali »
    Lorsque s’éveille la géante des monts, des bois et des forêts.
    C’est le titan de la montagne – que tout le monde appelle « Lily » –
    Qui ouvre sa gueule béante en braillant comme une mijaurée.

    Tableau d’Eugenia Loli sur https:www.boumbang.comeugenia-loli .

  • Rêve orange

    Rêve orange

    Quand je rêve d’orange ça peut paraître étrange
    Mais lorsqu’elle est sanguine ou encore clémentine
    Le rêve devient juteux et le temps culbuteux
    Surtout s’il sort un ver du drôle de rêve en vers.

    (Tableau de René Magritte sur http:www.mattesonart.com1947-1948-vache-period.aspx
    Le culbuteux est une sorte de larve ou un taon.)

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Le rêve au rigodon

    Le rêve au rigodon

    J’ai fait un nœud à un beau rêve de peur de l’oublier au réveil
    Mais je ne sais plus dans quel songe je l’ai rattaché au cordon.
    Si l’un de vous faisant la grève à ses nuits blanches sans sommeil
    La trouve- ce n’est pas un mensonge – faites-lui danser un rigodon.

    Tableau de Svetlana Belyaeva.

  • Mauvais coton

    Mauvais coton

    Elle filait du mauvais coton et tissait sa vie comme un pied
    Mais elle su se faire aider par la colombe de la paix.
    Elles se sont dit : « Détricotons tout cet ouvrage comme il nous sied !
    Laissons les pieds se démerder et rabattons-leur le clapet ! »

    Tableau de Shiori Matsumoto.

  • En cas d’urgence

    En cas d’urgence

    La caserne des anges-pompiers prévoit un sas en cas d’urgence
    Selon l’averse de démons qui vont s’abattre sur la Terre.
    Joyeux, ils partent d’un bon pied pour résorber les insurgences
    Mais laissent leurs ailes sur le timon ; il ne faut pas qu’on les repère.

    Tableau de Shiori Matsumoto.

  • Les danses de l’été

    Les danses de l’été

    Vivent les danses de l’été qui font valser les mamelons !
    Vivent les seins nus prohibés par ceux qui n’y ont pas goûté !
    Secouez maracas étêtés et les seins ronds comme des melons
    Dont les boutons sont imbibés de perles de lait égouttées !

    Tableau de Kees van Dongen.

  • Les soirées d’été

    Les soirées d’été

    Après les heures de chaleur, vivent les heures de fraîcheur
    Avec les dames court vêtues qui nous exposent leurs vitrines.
    Qu’y a-t-il de plus de valeur que ces jolis seins accrocheurs
    Qui font paraître dévêtues ou presque les jolies poitrines.

    Tableau de Kees van Dongen.

  • La créatrice

    La créatrice

    Peindre le monde à son image lui a demandé tout son cœur
    Et toute son âme et son corps, et tout l’esprit qu’elle a soufflé.
    Je sais comment lui rendre hommage sans se montrer alambiqueur
    En l’aimant encore et encore d’un amour jamais essoufflé.

    Photo de Leonor Fini.

  • La disparition

    La disparition

    Je rêve alors que je la suis dans un labyrinthe boisé.
    La coupe s’est transformée en fleur et l’ange à pris sa forme humaine.
    Je ne voudrais pas qu’elle me fuit et je voudrais l’apprivoiser
    Trop tard ! Je reste avec mes pleurs ; là, au début de la semaine.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • L’écrivain des rêves

    L’écrivain des rêves

    J’écris des romans dans mes songes et je me souviens de certains récits
    Où je me voyais « Jules Verne » ou n’importe qui de son rang.
    Mais le matin, cruel mensonge, je me retrouve en Helvétie,
    Malheureusement pour ma gouverne, tout amnésique et ignorant.

    Tableau inachevé « Le Rêve de Dickens » de Robert William Buss.

  • Recueillement

    Comme un fantôme recueilli, comme un garde en méditation,
    L’arche m’invite à la rencontre de l’initiatique passage.
    Dans la lumière qui rejaillit, apparaît la contemplation
    D’un Dieu qui irait à l’encontre d’un trop facile apprentissage.

    Comme si Dieu omniprésent décidait d’ouvrir son réseau
    Aux longs corridors espacés, galeries, vestibules et cloîtres
    Ainsi je chemine au présent vers le futur sous le préau
    Et je descends vers le passé où l’âme continue à croître.

    Aquarelles de Cathy Veali.

  • Multicouches

    Multicouches

    La couche sociale inférieure ne voit que le dessous des arbres
    Et l’ombre qui cache la forêt se détache de la nature.

    La couche sociale supérieure dans leurs beaux immeubles de marbres
    Aiment leurs allées décorées d’arbustes quand ils sont matures.

    La couche sociale ultérieure verra le spectacle macabre
    De l’Amazonie déflorée que l’économie dénature.

    Tableau de Rafał Olbiński.

  • Vive l’été !

    Vive l’été !

    Vivent l’été et les tétés qui rayonnent sur les balcons
    Des jolis jardinières en fleurs et des lavandes en boutons !
    Vivent les roses de l’été, oublié le printemps abscons
    Avec ses averses et ses pleurs d’orages que nous redoutons !

    Tableau de Kees van Dongen.

  • Le jour où la lune se miella

    Le jour où la lune se miella

    Le jour du solstice d’été où la nuit sera la plus courte,
    La lune se décorera d’un or limpide comme miel.
    Or si le soleil est fêté, la lune rentre dans sa yourte
    Car elle aussi honorera cette date cérémonielle.

    Photo de Simon Kaempfer.

  • Le chœur des canaris orange

    Le chœur des canaris orange

    Le chœur des canaris orange commence sa tournée d’été
    Dès que, lundi, se détermine la fin de la saison des pluies.
    Après la pandémie étrange – non mais quel printemps ça a été ! –
    Il était temps que se termine ce satané grain de folie !

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Solstice

    Solstice d’hiver ou d’été ? Cela dépend de l’hémisphère
    Mais tout cela revient au même : le soleil au point culminant.
    Les animaux peu hébétés par cette affaire dans l’atmosphère
    Émettent une aura sans dilemme dans le silence illuminant.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • À ses sœurs – 2

    La quatrième, par accident, me surprit car j’étais absent.
    Je n’ai jamais su si le père était le même que ses sœurs.
    Je me suis dit qu’en s’oxydant, un spermatozoïde adjacent
    Avait dû perdre ses repères et suivre ses prédécesseurs.

    La cinquième, là j’en suis sûr, était mon sang, Dieu m’en préserve.
    Elle était le portrait craché de sa mère mais avec mes yeux.
    Du moins c’est elle qui me l’assure et je l’accepte sans réserve
    Car j’y suis tellement attaché que réfuter serait odieux.

    La sixième resta la dernière, je commençais à m’épuiser
    À bâtir de nouvelles chambres et des meubles plus que de raison.
    Elle était un peu chicanière et d’une ardeur inépuisée.
    On l’a mariée en décembre et c’est Noël à la maison.

    Tableaux de Alyona Kosulnikova.

  • À ses sœurs – 1

    La première fille qui m’a marqué n’est pas celle que vous croyez
    Mais cette poupée minuscule, fruit des amours de ma jeunesse.
    Puis, la vie nous a embarqués et nous nous sommes octroyés
    De répéter au crépuscule le même échange de promesses.

    La deuxième naquit en couchette, train de nuit de l’Orient-Express.
    C’était, je crois, un premier mai car elle embaumait le muguet.
    Je l’aurais appelée « Clochette » mais c’était le nom de ma maîtresse
    Et j’ai préféré la nommer d’un prénom bien moins divulgué.

    La troisième arriva à terme dans un vieux quartier de Marseille
    Qui offrait la vue sur le port et sur la Porte de l’Orient.
    Ses cheveux et son épiderme très mat lui allaient à merveille
    Elle en reçut de bons rapports et des visages souriants.

    Tableaux de Alyona Kosulnikova.

  • Flux et reflux

    Flux et reflux

    Un clair de Lune sur la plage attise les plus beaux souhaits
    Surtout quand les cœurs désireux ont hâte de se marier.
    Ainsi les vœux en décalage sont accordés ou rabroués
    Selon le reflux généreux ou bien le flux contrarié.

    Tableau de Marianna Foster.

  • Le rendez-vous sur la lande

    Le rendez-vous sur la lande

    Pas de fantôme sur la lande, juste un rendez-vous amoureux.
    À cette heure entre chien et loup, devant les ruines du château,
    Une femme aux amours gourmandes guette d’un regard langoureux
    Son amant qu’hier était jaloux de s’être fait mettre un râteau .

    Tableau de Jack Thurston.

  • Le concerto au poil

    Le concerto au poil

    Le compositeur non-voyant tâta les courbes de son corps
    Et écrivit la partition sur la peau de la demoiselle.
    Le concerto, en envoyant la fille nue faire l’accord,
    Provoqua la disparition du maestro et sa pucelle.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Le flot de Venise

    Le flot de Venise

    Dans la foule à Venise, dans le flot des humains,
    Je me sens étourdi, je me sens étranger.
    Dans le flux des valises, les touristes en chemin
    Me donnent le tournis aux langues mélangées.

    Tableau d’Olivier Suire-Verlay.

  • Le secret des pyramides

    Le secret des pyramides

    Dans le secret de la matrice, là, se cache une pyramide
    Qui, elle-même, constitue le moule de l’origine la vie.
    Voilà pourquoi la génitrice protège sa partie humide
    Car son utérus restitue l’énergie de sa propre survie.

    Illustration de Jerome Podwil.

  • La nuit écarlate

    La nuit écarlate

    Elle avait entendu l’appel d’une voix qu’elle reconnaissait
    Comme appartenant à son fils disparu depuis des années.
    Elle descendit à la chapelle où elle allait se confesser
    Pour participer à l’office des renaissances instantanées.

    Illustration de Jerome Podwil.

  • Le chat et son ange gardien

    Les chats n’ont pas vraiment neuf vies mais ont un ange fort efficace
    Qui, neuf fois, leur sauve la mise sauf la dixième. Fatalité ?
    C’est vrai qu’il n’a pas l’air ravi de devoir être perspicace
    Pour que chaque mort soit remise à Pâques ou à la trinité.

    En vérité l’ange gardien, neuf fois sauvé son protégé,
    Deviendra un chat à son tour et le chat deviendra un ange.
    C’est le miracle circadien que réalisent ces potes âgés
    De dix-mille ans au compte-tours depuis que dure cet échange.

    Tableaux de Yanin Alexander.

  • La demoiselle dans son nid

    La demoiselle dans son nid

    Elle s’était construit son nid toute seule et sans l’assistance
    Des oiseaux lui tournant autour pleins de bons conseils avisés.
    Mais leurs propositions honnies ne brisèrent pas sa résistance ;
    Elle fit son œuf sans le concours du moindre mâle ravisé.

    Tableau de Jennifer Yoswa.

  • La chatte de Van Gogh

    La chatte de Van Gogh

    Comme il s’était tranché l’oreille et donné la langue à sa chatte,
    Van Gogh lui laissa sa palette et son pinceau puis, son béret.
    Un oiseau la trouvant pareille au maître lui serra la patte
    Et Vincent peignit les starlettes le regarder, l’air sidéré.

    Tableau de Jennifer Yoswa.

  • En attendant l’inconnu

    En attendant l’inconnu

    Juste drapée d’étoffe blanche autour des reins comme une cape
    Elle attendait sur le rivage une rencontre, un inconnu.
    Il était très tôt ce dimanche sur la jetée, au bout du cap
    La brise fraîche sur le visage faisait frissonner son corps nu.

    Tableau d’Omar Ortiz.

  • Le tango de l’archange

    Le tango de l'archange

    Dès lors qu’elle danse avec son ange, elle attrape le diable au corps
    Et ne supporte aucun vêtement, juste ses bas et ses chaussures.
    Lorsque vous apercevrez l’étrange duo qui, d’un parfait accord,
    Danse un tango indécemment, ne leur faites aucune censure.

    Tableau de Kees Van Dongen.

  • Le baiser de l’ange

    Le baiser de l’ange

    Aussitôt que la femme est nue, elle se retransforme en ange
    Comme si des ailes invisibles se dégageaient de son bassin.
    Son gardien lui a convenu d’être présent dans le mélange
    De son auréole sensible et l’aréole de ses seins.

    Tableau d’Omar Ortiz.

  • Chat qui lit, chat qui rit

    Chat va, chat vient avec le temps que je passe à chercher mon chat
    Maintenant qu’il sait remonter chez la voisine de balcon.
    Mais j’ n’ai pas perdu pour autant mon temps de poète pacha
    Qui me permet de raconter ses faits et gestes les plus abscons.

    Chat-lut, Chat-va ? Dès le matin, le minet me tire du lit
    Pour lui apporter sa pitance – et de la première fraîcheur ! –
    Je quitte mes draps de satin pour calmer sa mélancolie ;
    Le soir je bois en pénitence du vin de messe pour le pécheur.

    (Le temps passé avec les livres et les chats n’est jamais perdu.
    C’est ce que je fais ; je bois du vin et je connais des choses.)

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • Le retour de Cherch’Midi

    Cherche-Midi est revenu ; il avait dû trouver refuge
    Sur le sofa d’une voisine et dormir toute la journée.
    Après sa fugue saugrenue, je ne sais par quel subterfuge,
    Il est rentré dans la cuisine ; il avait faim de sa tournée.

    Illustration de Philippe Geluck.

  • La famille Jolinichon

    De la famille Jolinichon, j’avais croisé ces deux gamines,
    Inséparables comme à la ville et comme au lit ; ce fut grandiose !
    Nous faisions sauter les bouchons de champagne aux amphétamines
    D’une façon presque servile, une véritable symbiose.

    Elles m’invitèrent à la campagne dans leur vieille maison de famille
    Où je fus reçu par leur mère qui portait aussi bien son nom.
    Elle fut vite ma compagne et ses enfants, mes belles-filles,
    Joignirent leurs glandes mammaires à ma collection de canons.

    Tableaux de Kees van Dongen.

  • Au bord de la Töss

    Au bord de la Töss

    La Töss ouvre en grand ses deux rives pour accueillir les estivants
    Avec îles pour les sirènes et barbecues pour les gourmands.
    Toute la journée elles arrivent, avec le soleil motivant,
    Les belles naïades sereines qui m’éliminent mes tourments.

    Illustration de Kailey Whitman.

  • Derrière la Töss

    Derrière la Töss

    Derrière la Töss, près des collines de jolis prés poussent en attente
    Des campeurs et de leurs copines qui viendront s’aimer sous la tente.
    Les papillons et libellules vous souhaiteront la bienvenue
    Mais gare aux tiques qui pullulent surtout si vous dormez tout nu !

    Illustration de Kailey Whitman.

  • Sous la Töss

    Sous la Töss

    Plus de poisson dans la rivière malgré toutes les tentatives
    Les humains ont mis des barrières et des cascades entre les rives.
    Tant pis pour le héron qui pêche et tant pis pour les canetons.
    Je ne dis pas que ça m’empêche de dormir mais c’est trop thon !

    Illustration de Kailey Whitman.