Bien sûr, il n’y a pas qu’en été que nous jouons de la musique Mais le goût des fêtes votives donne un sens à nos festivals. Alors vive le ton répété de nos jolis bals nostalgiques Et leurs rythmes qui nous motivent avec leurs danses estivales.
Les horoscopes et les tarots sembleraient nous donner raison ; Nous en restons sur le carreau avec les signes et les maisons. Comme si la trigonométrie, au théorème de Pythagore, En démontrait la théorie alors qu’elle est son égrégore.
Mais qui a fait peur au petit loup qui tremble là comme un mouton ; Lui qui apprend dès le berceau que c’est autrui qui se soustrait ? Ce doit être un cochon jaloux de ce ridicule glouton Qui souhaiterait recto-verso lui rectifier le portrait !
Quelle différence existe-t-il entre ces visages langoureux De deux jumelles qui aiment peut-être le même amant d’un même cœur. Celui-ci serait-il hostile à jouer aux deux amoureux ? Qu’il me dise comment il pénètre simultanément les deux sœurs !
Aquarelle de Reina Yamada sur https:artwoonz.comwatercolor-art-reina-yamada .
Son petit regard clignotant qui semblait vouloir m’avertir Qu’elle était munie d’un système anti-voleurs, anti-dragueurs. Je n’ me sentis pas pour autant incapable de la divertir Car lorsque je lui ai dit : « je t’aime » son regard est devenu flingueur.
Aquarelle de Reina Yamada sur https:artwoonz.comwatercolor-art-reina-yamada .
Picasso m’a cassé la figure au carré ; J’ai les yeux de travers et le regard pervers ; Ce tableau est infâme, je ne plais plus aux femmes ; Quand je le vois j’ai peur ; si c’est moi là, je meurs !
Quand l’œuvre crie de vérité peut-elle entacher son auteur ? Si oui, je dois faire attention lorsque j’écris mes Reflets-Vers Quand c’est avec sincérité, je ne crains pas d’être fauteur Mais quand je mets de la tension avec les femmes, gare au pervers !
Faut-il être ou faut-il paraître ? Telle est la question du marché Selon l’image que je donne ou celle qui sera perçue. Or ceux qui pensent me connaître seraient capables de me percher Sur la plus haute feuille d’automne pour voir voler mon pardessus.
Bien entendu, les trains de nuit, bercent des plus heureux sommeils Avec des rêves rembourrés aux fantasmes les plus saugrenus. Par exemple, en gare de minuit, prenez l’Express-vers-les-merveilles ! Vous ne pourrez pas vous gourer : il n’y monte que des femmes nues.
Même si le cadeau ne plait pas, il est mal vu de critiquer Car se voir d’un autre regard avec l’objet peut transformer La vie qui viendra à grand pas heurter vos goûts sophistiqués Pour d’autres plus ou moins hagards où vous resteriez enfermés.
Les femmes aussi sont amatrices pour goûter la partie de l’homme Soit la plus douce, soit la plus tendre, soit la plus dure selon leur goût. Car la bonne consommatrice, pour apprécier le chromosome, Sait le temps qu’il faudra attendre pour en obtenir un bon bout.
Il appartient au connaisseur de faire son choix en magasin Pour trouver la femme de ses rêves et pas seulement dans les limbes. Hélas, depuis les oppresseurs et les censeurs un peu zinzins, La réprobation est si brève qu’elle finit par paraître dingue.
Cette région vers l’inconnu situé au cœur de l’entre-cuisse A fait chavirer les savants et surtout les théologiens. Or, quand je vois une femme nue, je ne pense pas que je puisse Faire autrement, tout en bavant, d’avoir un élan coccygien.
Tableau d’Eugenia Loli sur https:www.boumbang.comeugenia-loli .
Tous les matins dans les campagnes, retentit un grand « hallali » Lorsque s’éveille la géante des monts, des bois et des forêts. C’est le titan de la montagne – que tout le monde appelle « Lily » – Qui ouvre sa gueule béante en braillant comme une mijaurée.
Tableau d’Eugenia Loli sur https:www.boumbang.comeugenia-loli .
Quand je rêve d’orange ça peut paraître étrange Mais lorsqu’elle est sanguine ou encore clémentine Le rêve devient juteux et le temps culbuteux Surtout s’il sort un ver du drôle de rêve en vers.
(Tableau de René Magritte sur http:www.mattesonart.com1947-1948-vache-period.aspx Le culbuteux est une sorte de larve ou un taon.)
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J’ai fait un nœud à un beau rêve de peur de l’oublier au réveil Mais je ne sais plus dans quel songe je l’ai rattaché au cordon. Si l’un de vous faisant la grève à ses nuits blanches sans sommeil La trouve- ce n’est pas un mensonge – faites-lui danser un rigodon.
Elle filait du mauvais coton et tissait sa vie comme un pied Mais elle su se faire aider par la colombe de la paix. Elles se sont dit : « Détricotons tout cet ouvrage comme il nous sied ! Laissons les pieds se démerder et rabattons-leur le clapet ! »
La caserne des anges-pompiers prévoit un sas en cas d’urgence Selon l’averse de démons qui vont s’abattre sur la Terre. Joyeux, ils partent d’un bon pied pour résorber les insurgences Mais laissent leurs ailes sur le timon ; il ne faut pas qu’on les repère.
Vivent les danses de l’été qui font valser les mamelons ! Vivent les seins nus prohibés par ceux qui n’y ont pas goûté ! Secouez maracas étêtés et les seins ronds comme des melons Dont les boutons sont imbibés de perles de lait égouttées !
Après les heures de chaleur, vivent les heures de fraîcheur Avec les dames court vêtues qui nous exposent leurs vitrines. Qu’y a-t-il de plus de valeur que ces jolis seins accrocheurs Qui font paraître dévêtues ou presque les jolies poitrines.
Peindre le monde à son image lui a demandé tout son cœur Et toute son âme et son corps, et tout l’esprit qu’elle a soufflé. Je sais comment lui rendre hommage sans se montrer alambiqueur En l’aimant encore et encore d’un amour jamais essoufflé.
Je rêve alors que je la suis dans un labyrinthe boisé. La coupe s’est transformée en fleur et l’ange à pris sa forme humaine. Je ne voudrais pas qu’elle me fuit et je voudrais l’apprivoiser Trop tard ! Je reste avec mes pleurs ; là, au début de la semaine.
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J’écris des romans dans mes songes et je me souviens de certains récits Où je me voyais « Jules Verne » ou n’importe qui de son rang. Mais le matin, cruel mensonge, je me retrouve en Helvétie, Malheureusement pour ma gouverne, tout amnésique et ignorant.
Tableau inachevé « Le Rêve de Dickens » de Robert William Buss.
Comme un fantôme recueilli, comme un garde en méditation, L’arche m’invite à la rencontre de l’initiatique passage. Dans la lumière qui rejaillit, apparaît la contemplation D’un Dieu qui irait à l’encontre d’un trop facile apprentissage.
Comme si Dieu omniprésent décidait d’ouvrir son réseau Aux longs corridors espacés, galeries, vestibules et cloîtres Ainsi je chemine au présent vers le futur sous le préau Et je descends vers le passé où l’âme continue à croître.
Vivent l’été et les tétés qui rayonnent sur les balcons Des jolis jardinières en fleurs et des lavandes en boutons ! Vivent les roses de l’été, oublié le printemps abscons Avec ses averses et ses pleurs d’orages que nous redoutons !
Le jour du solstice d’été où la nuit sera la plus courte, La lune se décorera d’un or limpide comme miel. Or si le soleil est fêté, la lune rentre dans sa yourte Car elle aussi honorera cette date cérémonielle.
Le chœur des canaris orange commence sa tournée d’été Dès que, lundi, se détermine la fin de la saison des pluies. Après la pandémie étrange – non mais quel printemps ça a été ! – Il était temps que se termine ce satané grain de folie !
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Solstice d’hiver ou d’été ? Cela dépend de l’hémisphère Mais tout cela revient au même : le soleil au point culminant. Les animaux peu hébétés par cette affaire dans l’atmosphère Émettent une aura sans dilemme dans le silence illuminant.
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La quatrième, par accident, me surprit car j’étais absent. Je n’ai jamais su si le père était le même que ses sœurs. Je me suis dit qu’en s’oxydant, un spermatozoïde adjacent Avait dû perdre ses repères et suivre ses prédécesseurs.
La cinquième, là j’en suis sûr, était mon sang, Dieu m’en préserve. Elle était le portrait craché de sa mère mais avec mes yeux. Du moins c’est elle qui me l’assure et je l’accepte sans réserve Car j’y suis tellement attaché que réfuter serait odieux.
La sixième resta la dernière, je commençais à m’épuiser À bâtir de nouvelles chambres et des meubles plus que de raison. Elle était un peu chicanière et d’une ardeur inépuisée. On l’a mariée en décembre et c’est Noël à la maison.
La première fille qui m’a marqué n’est pas celle que vous croyez Mais cette poupée minuscule, fruit des amours de ma jeunesse. Puis, la vie nous a embarqués et nous nous sommes octroyés De répéter au crépuscule le même échange de promesses.
La deuxième naquit en couchette, train de nuit de l’Orient-Express. C’était, je crois, un premier mai car elle embaumait le muguet. Je l’aurais appelée « Clochette » mais c’était le nom de ma maîtresse Et j’ai préféré la nommer d’un prénom bien moins divulgué.
La troisième arriva à terme dans un vieux quartier de Marseille Qui offrait la vue sur le port et sur la Porte de l’Orient. Ses cheveux et son épiderme très mat lui allaient à merveille Elle en reçut de bons rapports et des visages souriants.
Un clair de Lune sur la plage attise les plus beaux souhaits Surtout quand les cœurs désireux ont hâte de se marier. Ainsi les vœux en décalage sont accordés ou rabroués Selon le reflux généreux ou bien le flux contrarié.
Pas de fantôme sur la lande, juste un rendez-vous amoureux. À cette heure entre chien et loup, devant les ruines du château, Une femme aux amours gourmandes guette d’un regard langoureux Son amant qu’hier était jaloux de s’être fait mettre un râteau .
Le compositeur non-voyant tâta les courbes de son corps Et écrivit la partition sur la peau de la demoiselle. Le concerto, en envoyant la fille nue faire l’accord, Provoqua la disparition du maestro et sa pucelle.
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Dans la foule à Venise, dans le flot des humains, Je me sens étourdi, je me sens étranger. Dans le flux des valises, les touristes en chemin Me donnent le tournis aux langues mélangées.
Dans le secret de la matrice, là, se cache une pyramide Qui, elle-même, constitue le moule de l’origine la vie. Voilà pourquoi la génitrice protège sa partie humide Car son utérus restitue l’énergie de sa propre survie.
Elle avait entendu l’appel d’une voix qu’elle reconnaissait Comme appartenant à son fils disparu depuis des années. Elle descendit à la chapelle où elle allait se confesser Pour participer à l’office des renaissances instantanées.
Les chats n’ont pas vraiment neuf vies mais ont un ange fort efficace Qui, neuf fois, leur sauve la mise sauf la dixième. Fatalité ? C’est vrai qu’il n’a pas l’air ravi de devoir être perspicace Pour que chaque mort soit remise à Pâques ou à la trinité.
En vérité l’ange gardien, neuf fois sauvé son protégé, Deviendra un chat à son tour et le chat deviendra un ange. C’est le miracle circadien que réalisent ces potes âgés De dix-mille ans au compte-tours depuis que dure cet échange.
Elle s’était construit son nid toute seule et sans l’assistance Des oiseaux lui tournant autour pleins de bons conseils avisés. Mais leurs propositions honnies ne brisèrent pas sa résistance ; Elle fit son œuf sans le concours du moindre mâle ravisé.
Comme il s’était tranché l’oreille et donné la langue à sa chatte, Van Gogh lui laissa sa palette et son pinceau puis, son béret. Un oiseau la trouvant pareille au maître lui serra la patte Et Vincent peignit les starlettes le regarder, l’air sidéré.
Juste drapée d’étoffe blanche autour des reins comme une cape Elle attendait sur le rivage une rencontre, un inconnu. Il était très tôt ce dimanche sur la jetée, au bout du cap La brise fraîche sur le visage faisait frissonner son corps nu.
Dès lors qu’elle danse avec son ange, elle attrape le diable au corps Et ne supporte aucun vêtement, juste ses bas et ses chaussures. Lorsque vous apercevrez l’étrange duo qui, d’un parfait accord, Danse un tango indécemment, ne leur faites aucune censure.
Aussitôt que la femme est nue, elle se retransforme en ange Comme si des ailes invisibles se dégageaient de son bassin. Son gardien lui a convenu d’être présent dans le mélange De son auréole sensible et l’aréole de ses seins.
Chat va, chat vient avec le temps que je passe à chercher mon chat Maintenant qu’il sait remonter chez la voisine de balcon. Mais j’ n’ai pas perdu pour autant mon temps de poète pacha Qui me permet de raconter ses faits et gestes les plus abscons.
Chat-lut, Chat-va ? Dès le matin, le minet me tire du lit Pour lui apporter sa pitance – et de la première fraîcheur ! – Je quitte mes draps de satin pour calmer sa mélancolie ; Le soir je bois en pénitence du vin de messe pour le pécheur.
(Le temps passé avec les livres et les chats n’est jamais perdu. C’est ce que je fais ; je bois du vin et je connais des choses.)
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Cherche-Midi est revenu ; il avait dû trouver refuge Sur le sofa d’une voisine et dormir toute la journée. Après sa fugue saugrenue, je ne sais par quel subterfuge, Il est rentré dans la cuisine ; il avait faim de sa tournée.
De la famille Jolinichon, j’avais croisé ces deux gamines, Inséparables comme à la ville et comme au lit ; ce fut grandiose ! Nous faisions sauter les bouchons de champagne aux amphétamines D’une façon presque servile, une véritable symbiose.
Elles m’invitèrent à la campagne dans leur vieille maison de famille Où je fus reçu par leur mère qui portait aussi bien son nom. Elle fut vite ma compagne et ses enfants, mes belles-filles, Joignirent leurs glandes mammaires à ma collection de canons.
La Töss ouvre en grand ses deux rives pour accueillir les estivants Avec îles pour les sirènes et barbecues pour les gourmands. Toute la journée elles arrivent, avec le soleil motivant, Les belles naïades sereines qui m’éliminent mes tourments.
Derrière la Töss, près des collines de jolis prés poussent en attente Des campeurs et de leurs copines qui viendront s’aimer sous la tente. Les papillons et libellules vous souhaiteront la bienvenue Mais gare aux tiques qui pullulent surtout si vous dormez tout nu !
Plus de poisson dans la rivière malgré toutes les tentatives Les humains ont mis des barrières et des cascades entre les rives. Tant pis pour le héron qui pêche et tant pis pour les canetons. Je ne dis pas que ça m’empêche de dormir mais c’est trop thon !