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  • L’œil du monde

    L’œil du monde

    Lorsque notre œil sera capable de nous inclure dans sa vision
    Ni disproportionné d’Ego, ni limité d’humilité,
    J’aimerai voir l’âme impalpable mise à l’échelle en prévision
    Du contact d’égale à égaux entre nous et la vérité.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • L’extraterrestre

    À l’époque où je travaillais en Alsace comme informaticien indépendant, j’ai rencontré un jour dans son entreprise une nouvelle cliente et je découvris je ne sais plus comment qu’elle était une extra-terrestre.
    Les extraterrestres avaient contacté la Terre depuis de nombreuses années mais étaient restés très indépendants, un peu comme les américains vis-à-vis de l’ancienne Europe : arrogants et fiers envers les terriens, ils se sentaient supérieurs. Sous forme humanoïde, assez grands, 1m80 en moyenne, leur peau étaient nacrée et parsemée de taches ou de stries régulières et harmonieuses et de couleurs différentes selon les gens.
    À cette époque, les extraterrestres étaient peu présents sur Terre ; soit pour du tourisme en voyageant un peu partout sur les continents, soit pour établir des relations commerciales ou diplomatiques ou de communication avec leur propre planète sur laquelle ils préféraient vivre majoritairement.
    Je sympathisai avec ma nouvelle cliente que j’appellerai « Évasion » car je ne me souviens plus de son nom. Toujours est-il qu’elle m’invita à l’accompagner sur sa planète et que j’acceptai.
    Nous voyageâmes alors dans une sorte de fusée-navette et nous arrivâmes à l’astroport de leur planète ou tout était démesuré comme à l’américaine, décidément. Les cités, d’immenses mégapoles où une foule nombreuse déambulait dans les rues comme à Paris, New-York, Broadway, Londres, un soir de fête.
    Tout était sous contrôle avec caméras et micros partout et accessibles selon l’autorisation sur des sortes de téléphones portables, d’écrans virtuels ou des terminaux présents partout avec reconnaissance automatique de l’utilisateur. Chacun pouvait y voir et contrôler ses enfants, son chien, sa maison mais avec un accès utilisateur très rigoureux. J’essayai de regarder mais je ne pouvais voir uniquement que si quelqu’un me montrait son visuel. Dans les rues de grands panneaux lumineux où l’on pouvait voir ce qu’on voulait rien qu’en s’en approchant. Beaucoup de lumières. Tout respirait la grandeur et le luxe.
    Nous sortîmes en ville et allâmes boire un verre dans une sorte de Dancing- Boîte de nuit avec portier extérieur et portier intérieur. Le portier extérieur connaissait Évasion qui m’a semblé être une personne charismatique et réputée. Il s’aperçut immédiatement que j’étais terrien (en fait c’était facile puisque nous sommes physiquement différents) mais sans Évasion, je n’aurais jamais pu entrer. Après un couloir un deuxième portier devant l’entrée nous contrôla à nouveau. Nous pûmes entrer. Très grande salle, beaucoup de gens, beaucoup de lumières, de musique, de rires, de chants, de danse, tchin-tchin.

    Chez eux, la maison contrôle toutes les entrées. Les membres de la famille entrent et sortent à leur guise, les portes s’ouvrent et se referment automatiquement. Il n’y a pas de sonnette. Les membres de la famille extérieure entrent et sortent à leur guise mais sont annoncés par une voix synthétique. Les amis entrent et sortent mais à condition d’en avoir l’autorisation pour un jour en principe ou plusieurs jours selon leurs séjours. Les autres personnes doivent avoir pris rendez-vous pour entrer, médecins, conseillers, réparateurs, sinon les portes restent closes. Pour tout autre personne, la maison est comme un coffre-fort ; impossible d’entrer ni par les portes ni par les fenêtres. Les cambriolages n’existent pas. Quand un visiteur prévu arrive, un livreur de « pizza » (du moins quelque chose qui y ressemble) est automatiquement autorisé par la commande de « pizza », la porte s’ouvre et une voix annonce la personne.

    La maison d’Évasion était très grande, vaste entrée, porte d’entrée large et automatique, grand salon avec une grande table basse, des, enfants ados, livreurs annoncés, j’étais surpris à chaque fois de voir la porte s’ouvrir et annoncer le visiteur sans que cela semble déranger les enfants et les gens. C’était naturel.
    Nous allâmes dans les Bureaux d’Évasion où tout était contrôlé par des sortes d’ordinateurs. Je m’asseyais un moment à côté d’une secrétaire et j’essayai encore une fois de manipuler un écran, sans succès. Elle me montra ses enfants et sa maison mais moi-même n’y avais pas accès directement. Je fis une tentative de manipulation mais les contrôles restaient sévères et je ne pus rien faire. Même pour quitter l’application, si je répondais « Non, abandonner » le système me demandais pourquoi, qui j’étais, qu’est-ce que je voulais faire exactement. Le système se montrait hyper rigoureux et policier.
    J’attendais Évasion qui devait venir me rejoindre et puis, je me suis réveillé dans notre bon vieux vingt-et-unième siècle. Était-ce vraiment un rêve ou ai-je été contacté télépathiquement par des extraterrestres ? Si oui, pas de souci, ils me recontacteront et sinon, pas de souci non plus, ça m’aura quand même fait vivre une belle histoire.

    Photo de Jesse Paulk.

  • Le fils de Pygmalion

    Le fils de Pygmalion

    Le fils de Pygmalion cherchait une œuvre d’art à son échelle
    Tant et si bien qu’il entendit sa belle voisine se trémousser.
    Alors tandis qu’il se perchait pour observer la belle Michelle,
    Celle-ci le vit et lui tendit son savon pour la faire mousser.

    Tableau de Yanin Alexander.

  • À manger !

    À manger !

    Du thon ou tant pis pour ton dos !
    Du mou ou tant pis pour ton ouïe !
    J’ai faim, donne-moi à manger,
    J’ai l’estomac dans les talons !

    Allez ! Fini de faire dodo !
    Allez ! Bouge-toi donc Louis !
    Tu vas voir comment j’vais arranger
    À coups de griffes ton salon !

    Tant qu’t’auras pas fait ton fardeau,
    Tant qu’au n’m’auras pas réjoui,
    Tant qu’tu mets mon ventre en danger,
    Je grifferai ton pantalon !

    Tableau de Yanin Alexander.

  • La source

    La source

    Dans le grand fleuve de la vie, qui emporte aussi tous les morts,
    La femme représente une source opposée au cycle broyeur.
    Et le serpent, du même avis et qui ne montre aucun remords,
    Spécule à cette étrange bourse tout en regardant vers ailleurs.

    Tableau « Medicine » de Gustav Klimt sur http:lostpaintings.netenartworkklimt .

  • Secrets de peintres

    Secrets de peintres

    Chagall a peint tous ses vitraux à coups de pinceaux magistraux ;
    Degas a peint ses ballerines en coiffant Sainte-Catherine ;
    Matisse à peint ses silhouettes en tournant comme une girouette ;
    Picasso créa le cubisme pour mettre en boîte le snobisme ;
    Van Gogh mit de l’impressionnisme pour aider au confusionnisme ;
    Monet peignait des œuvres troubles, tout simplement, il voyait double ;
    Delacroix peignit ses chefs-d’œuvre mais il engageait des manœuvres ;
    Manet, parmi ses personnages, mit un’ touche de libertinage ;
    Turner peignit ses p’tits bateaux tout en dégustant des gâteaux.

    Palettes de Chagall, Degas, Matisse, Picasso, Van Gogh, Monet, Delacroix, Manet, Turner.

  • Défi à la gravitation

    Défi à la gravitation

    La femme défie la science, la loi de la gravitation
    Et toutes les mathématiques et même jusqu’à la logique.
    La femme vit dans l’inconscience ainsi que la contestation
    Contre l’homme systématique qui n’a pas remarqué son physique.

    Tableau de Pier Sparello.

  • Au lavoir

    Le lundi, jour de lessive, le lavoir est réservé
    À la jolie blanchisseuse qui s’occupe du linge sale.
    Toutes les familles excessives aux propos bien énervés
    Lui confient en connaisseuses les taches les plus colossales.

    Sous l’étuve, les seins nus, juste un linge sur les reins,
    Elle résout les problèmes des nœuds les plus épineux.
    Il paraît que ses revenus l’habillent d’or et d’airain ;
    Le lavage des dilemmes est de rapport volumineux.

    Tableau de William Russell Flint.

  • La ronde – 2

    La ronde - 2

    Ce qui doit m’arriver m’arrive ; mes pieds se transforment en sabot,
    Une queue troue mon pantalon, je me métamorphose en faune.
    Et me voilà à la dérive – je ne sais si nous trouvez ça beau –
    Entouré de leurs mamelons, dansant avec ces amazones.

    Tableau « La Danse avec le Faune » de Maximilian Lenz.

  • Il pleut comme Saint-Médard qui pisse !

    Il pleut comme Saint-Médard qui pisse !

    Quand Saint-Médard vole si bas, méfiez-vous, il va pleuvoir !
    Il se déguise en hirondelle pour répandre les premières gouttes.
    Il profite de son célibat pour trinquer à n’en plus pouvoir
    Quand il a bu à tire-d’aile, que voulez-vous ? Ça le dégoûte !

    Tableau d’Alexander Yannin.

  • La couleur qui se boit

    La couleur qui se boit

    Bien sûr, l’art de la peinture règne au royaume de la couleur ;
    Bien sûr, le cinéma peut plaire plus que les rêves colorés ;
    Moi, j’aime bien quand elle imprègne ma bouche de mille valeurs
    Et lorsque mon verre s’éclaire de rouge aux reflets mordorés.

    Tableau de Petia Papazova.

  • Pygmalion & Parangon

    Pygmalion & Parangon

    Pygmalion peignit Parangon d’une passion tant émouvante
    Qu’il en tomba fou amoureux tant l’image était captivante.
    Parangon sentit Pygmalion saisi de crainte et d’épouvante,
    Lui tendit ses bras langoureux ; elle était devenue vivante !

    Tableau de Yanin Alexander.

  • Les romans à l’eau de rose

    Les romans à l’eau de rose

    Dans les romans à l’eau de rose, la rose est le plus important,
    Dans les livres comme sur la mer, les yeux sur la rose des vents
    Pleurent avec la fille morose, rient avec l’homme réconfortant,
    Suivent la femme qui devient mère et qui attend sur son divan.

    Tableau de Yanin Alexander.

  • Nouveau départ

    Nouveau départ

    Vers une nouvelle aube, vous attendrez la nuit
    Cette nuit qui englobe votre vie qui reluit.

    Vers un nouveau soleil, patientez quelques heures,
    Vous verrez son réveil dans le rétroviseur.

    Vers une nouvelle vie, c’est déjà maintenant
    Vous avez le devis, le contrat attenant.

    Vers une nouvelle santé, choisissez à aimer
    Quelqu’un que vous sentez prêt à vous enflammer.

    Tableau d’Armandine Jacquemet Soares.

  • Les histoires du petit chausson bleu

    Les histoires du petit chausson bleu

    Elle tricotait un chausson au cas où se serait un garçon
    Avec la laine de chameau au cas où se serait des jumeaux.
    Mais si jamais c’est une fille ? On n’sait jamais, dans la famille ?
    Parfois la vie vient vous flanquer un véritable garçon manqué !

    Mais les filles aiment aussi le bleu lorsqu’il s’accorde avec leurs yeux.
    Tant pis si elle a les yeux bruns, elle fera un petit emprunt
    Parmi les goûts et des couleurs, un tout petit accroc sans douleur
    Qui permettra de marier bleu et marron pour varier.

    Tableau d’Armandine Jacquemet Soares.

  • Ballerine en liberté

    Ballerine en liberté

    J’aimerais que la ballerine ne soit ni une fille, ni une femme
    Mais un être extraordinaire hors des lois gravitationnelles.
    Hors des droits qui nous enfarinent, hors des fanatismes infâmes,
    Qui sortirait de l’ordinaire mais anticonstitutionnelle.

    Tableau de Mahnoor Shah.

  • La vie après la mort

    La vie après la mort

    Derrière un rideau d’arbres en deuil des feuilles mortes de l’hiver
    Le soleil comme un suspensoir prêche la vie après la mort.
    Solennellement se recueillent les chrysalides et les vers
    Qui, après cent-quatre-vingts soirs, naîtront sur une terre sans remords.

    Tableau de xxx.

  • La mode tranchera

    La mode tranchera

    Pas de souci sur la planète concernant la moralité
    Ou la mode vestimentaire, ayons confiance en l’avenir.
    La mode fera place nette par sa triste réalité
    En éliminant les réfractaires qui restent sur leurs souvenirs.

    Œuvre « Chanel Guillotine » de Tom Sachs – 1966.

  • La curiosité

    La curiosité

    Elle voit bien mieux les trésors de la musique
    Par le petit bout de la lorgnette à pistons.
    Comme quoi pour percer les secrets de la physique,
    L’important est de bien retenir ce dicton.

    La curiosité ouvrira toutes les portes,
    Tant que les curieux oseront jeter un œil.
    Dans tous les endroits que l’opportunité apporte
    Tant pis si la prudence doit en faire son deuil.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Petit nœud papillon – 2

    Petit nœud papillon - 2

    Il suffit d’un tout petit rien pour habiller les jolies filles
    De cette touche d’exotisme qui couvre à peine le mamelon :
    Un papillon épicurien qui sur x se recroqueville,
    Un papillon pour l’érotisme qui disparaît quand nous parlons.

    Tableau d’Anne Siems.

  • L’importance du pan

    L’importance du pan

    L’importance du pan – important, ça dépend –
    Vient de ce qui est caché pour ne point vous fâcher
    Et de ce qui est montré pour vous déconcentrer.
    Ce qu’on veut, c’est connu, c’est la voir toute nue.

    Ou alors juste un sein, ce n’est pas trop malsain
    Juste un fil de nylon devant le mamelon.
    Faites aussi que l’on puisse apercevoir es cuisses
    Quant au temple sacré, il restera secret.

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  • La tête droite

    La tête droite

    La force gravitationnelle l’oblige à courir ventre à terre,
    Tandis que la force centrifuge le projette hors de l’arène.
    Quoi qu’il en soit, l’exceptionnel, bel animal de caractère,
    Nous impressionne, – lui-même l’adjuge – lorsque l’on lui lâche les rênes.

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  • Mon bestiaire

    Mon bestiaire

    Dans la hiérarchie des forêts, le roi trône aussi sur son aire.
    L’aigle royal, ses éperviers, buses et corbeaux de toutes sortes.
    Puis les animaux des fourrés parmi les arbres centenaires,
    Écureuils, oiseaux, loups-cerviers – ou le lynx, c’est le nom qu’il porte -.

    Et puis la classe des rampants cloués au sol, sans prétention :
    Chevreuils et cerfs qui se partagent la joie de vivre en herbivores.
    Les prédateurs se regroupant plutôt en meute en prévention :
    Renards et loups et sangliers, races omnivores et carnivores.

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  • L’attentat à la pudeur (l’affaire des sandales)

    L’attentat à la pudeur (l’affaire des sandales)

    En attendant le train de rêve qui me ramènera chez moi,
    J’écris un mot qui me rappelle que je dois prendre mes sandales.
    L’arrivée en gare est très brève. Mais je suis toute nue, quel émoi
    Parmi tous ces gens qui appellent à la censure et au scandale !

    Tableau de Paul Delvaux.

  • L’attentat de Sarajevo

    L’attentat de Sarajevo

    Tandis qu’avance la Torpédo sur les pavés d’une ruelle,
    Un étudiant nationaliste reconnaît sitôt l’héritier.
    Ce jour-là, à Sarajevo, l’histoire bascule, cruelle,
    Et plonge, irrationaliste, dans une guerre sans pitié.

    https:fr.wikipedia.orgwikiAttentat_de_Sarajevo

    L’attentat de Sarajevo est l’assassinat perpétré le dimanche 28 juin 1914, sur l’archiduc François-Ferdinand, héritier de l’Empire austro-hongrois, et de son épouse, Sophie Chotek, duchesse de Hohenberg1, par le nationaliste serbe de Bosnie nommé Gavrilo Princip2, membre du groupe Jeune Bosnie (Mlada Bosna). Cet événement est considéré comme l’élément déclencheur de la Première Guerre mondiale, qui eut pour conséquence la défaite, la chute et le démembrement des Empires russe, austro-hongrois, allemand et ottoman.

  • L’amimaginaire

    Quand les nuages se déguisent de nuées chaudes et colorées,
    Je suis toujours prêt à donner la main à l’amimaginaire.
    La nébulosité aiguise toutes les cimes des forêts
    Nous allons y abandonner nos craintes sans préliminaires.

    Une fois passée la surprise devant la porte des merveilles,
    Tout comme l’amimaginaire, j’en subis la métamorphose.
    Mais qu’il n’y ait pas de méprise si j’ai des cornes qui s’éveillent,
    Ce ne sont que des luminaires pour éclairer le fond des choses.

    Après la rencontre fortuite du fruit de l’imagination,
    Je suis fleur-bleue dès le début durant la nuit métaphysique.
    Enfin, je devine la suite qui mène à la divination
    En conservant les attributs de mes antennes kinésiques.

    Tableaux d’Andy Kehoe sur https:www.chambre237.compeintures-fantastiques-de-andy-kehoe .

  • Petit à petit, femme varie

    La femme varie, paraît-il, nous apprend la géographie,
    Selon son bassin parisien ou bien méditerranéen ;
    Selon sa poitrine érectile et selon la topographie
    Du creux de son mont vénusien et son éden élyséen.

    La femme varie un peu plus si je l’embrasse du regard,
    Si je l’embrasse sur la bouche en suivant la carte du tendre
    En provoquant un stimulus sur les deux mamelons hagards
    De la caresse qui les touche pour les durcir ou les surprendre.

    La femme varie davantage, nous apprend la topologie
    Qui étudie toutes les courbes et les positions dans l’espace.
    D’autant plus que ses avantages apportent la joie au logis
    Et surtout, ne soyons pas fourbes, lorsqu’on sait s’ montrer efficace.

    Photos de Richard Rutledge et Matthieu Bordel.

  • La ronde – 1

    La ronde - 1

    Vous me croirez si vous voulez mais, la tête dans les étoiles,
    J’entendis comme un gazouillis de petits cris mêlés de rires.
    Des petites femmes, bien roulées, dansaient complètement à poil
    Et m’ont carrément assailli pour communiquer leurs sourires.

    Tableau de Henri-Edmond Cross.

  • Rendez-vous sous la lune

    Rendez-vous sous la lune

    Pas besoin d’indiquer l’adresse pour un rendez-vous sous la lune !
    L’amour donne instinctivement le sens de l’orientation.
    Et même en cas de maladresse, ils auront la chance opportune
    De croiser Pierrot vivement qui bénira leur relation.

    Tableau de Yuri Matsik sur https:viola.bzromantic-paintings-by-yuri-matsik .

  • La brume matinale

    La brume matinale

    Ce matin-là, en plein brouillard, j’ai failli patauger la mare
    Mais en me penchant sur le bord, je vis une sorte de mésange.
    Un peu perplexe mais débrouillard, je me suis tâté, goguenard,
    Franchement surpris tout d’abord de toucher les ailes d’un ange.

    Tableau d’Elena Markova sur https:subscribe.rugroupmir-iskusstva-tvorchestva-i-krasotyi6806698 .

  • En plein brouillard

    En plein brouillard

    Elle s’est retrouvée là-haut dans une vraie purée de pois
    Juste de quoi voir au devant jusqu’à quelques mètres pas plus.
    Abandonnée en plein chaos, elle a tournaillé dans les bois
    À l’aveuglette en percevant juste des fantômes complus.

    Tableau d’Elena Markova sur https:subscribe.rugroupmir-iskusstva-tvorchestva-i-krasotyi6806698 .

  • L’amour aveugle

    L’amour aveugle

    On dit que l’amour est aveugle mais ce sont des petits cupidons
    Qui ferment les yeux ramollos devant les dangers de demain !
    Connaissez-vous ce petit peuple qui tient bien ferme le guidon
    Lorsque l’amour part à vau-l’eau et remet sur le droit chemin ?

    Tableau d’Elena Markova sur https:subscribe.rugroupmir-iskusstva-tvorchestva-i-krasotyi6806698 .

  • La femme de l’ombre

    Lorsque la lumière s’éteint, sa présence me sert de veilleuse
    Comme une balise d’amour juste par sa respiration.
    Comme une lanterne d’étain, mieux qu’une lampe merveilleuse
    À laquelle Aladin, un jour, aurait donné l’inspiration.

    Parmi les ombres de la nuit, au creux des ténèbres les plus sombres,
    J’entends l’écho de son silence qui résonne dans notre chambre.
    Quand elle se lève, quel ennui ! Impatiemment dans la pénombre,
    Je l’attends avec vigilance presqu’en tremblant de tous mes membres.

    Tableaux de Taras Loboda sur http:touchofcolorr.blogspot.com201801taras-loboda.html .

  • Aurore et crépuscule

    Puisque ma femme est mon soleil, elle se lève dès l’aurore
    La chevelure encore chaude de notre sommeil enlacé.
    Plus qu’une épouse, c’est mon réveil qui tintamarre et qui pérore :
    « Debout ! » dit-elle d’une chiquenaude « j’ai très envie d’être embrassée ! »

    Puisque ma femme est mon soleil, elle se couche au crépuscule
    Avec l’envie de faire l’amour et après de recommencer.
    À chaque fois elle m’émerveille, à chaque fois mon cœur bascule
    Et j’attends le lever du jour pour vivre la suite romancée.

    Tableaux de Taras Loboda sur http:touchofcolorr.blogspot.com201801taras-loboda.html .

  • À ma lectrice,

    À ma lectrice,

    À la femme qui lira mon texte, je veux dédier ce poème,
    Écrit à l’encre de ses yeux, la plume plantée dans mon cœur.
    Que sais-je ? En d’autre contexte, nous aurions pu être bohèmes
    Et vivre un amour délicieux, en goûter sa chaude liqueur.

    Tableau de Cecilia Rosslee.

  • L’effet Rose

    L’effet Rose

    La deuxième fois que je la vis, j’examinai chaque détail,
    Chaque petit geste de femme, chaque mouvement de son corps.
    Je me souviendrai toute ma vie, cette ouverture en éventail
    Qu’elle fit et dont mon cœur s’affame quand j’y pense aujourd’hui encore.

    Tableau de Clare Elsaesser.

  • L’instant T

    L’instant T

    À l’heure H du jour J, j’attendais, nerveux, l’instant T ;
    Là où définitivement j’allais cesser d’être puceau.
    J’arrivai tôt à son logis, elle me pria de patienter
    Puis, enleva ses vêtements et là, j’eus vraiment un sursaut.

    Tableau de Clare Elsaesser.

  • Petit nœud papillon – 1

    Petit nœud papillon - 1

    Pour faire bon chic et bon genre, rien ne vaut le nœud papillon
    À porter juste sur la gorge et pour épater la galerie.
    Cet ornement, bien unigenre, convient aux filles de Châtillon
    Sauf si l’âge fait moins de quatorze car là, ce serait une connerie.

    Tableau d’Anne Siems.

  • Premiers frissons

    La première femme nue nous marque à jamais sur notre rétine.
    Le premier effet saisissant des seins grave notre destin.
    Il n’y a pas la moindre remarque à faire sur la kératine
    Qui donne un choc appétissant à l’apparition du festin.

    Car c’est à vous couper le souffle la présentation du projet
    Comme si la vierge Marie paraissait dans sa nudité !
    La première fois époustoufle, la deuxième n’est pas dérogée
    Et je serais bien trop marri d’en rater l’opportunité.

    Tableaux de Suzanne Meunier-Point sur https:jefkelief.blogspot.com201608suzanne-meunier.html .

  • Sourire

    Sourire

    La femme nue me fait sourire au fond du cerveau reptilien ;
    Des millénaires d’évolution pour arriver à ce constat.
    Qu’on puisse en pleurer ou en rire, il n’empêche qu’il est cornélien
    Que la femme soit révolution et fasse son propre apostolat.

    Tableau de Suzanne Meunier-Point sur https:jefkelief.blogspot.com201608suzanne-meunier.html .

  • La fille aux pattes de cheveux

    La fille aux pattes de cheveux

    Elle avait les cheveux si longs qu’ils tombaient carrément par terre
    Car elle s’était tricotée des bas de laine de ses cheveux.
    C’était mieux que les bas Nylon, pensait-elle un peu terre-à-terre,
    Mais pas question de les ôter, elle ne fait que ce qu’elle veut.

    Mais il se cache une diablesse derrière ses jolis cheveux
    Car deux jolies petites cornes apparaissent dans le miroir.
    À son sourire de drôlesse, je ne sais pas ce qu’elle veut
    Mais, avant qu’elle ne m’écorne, je remets mon texte dans le tiroir.

    Tableau d’Aleksandra Waliszewska.

  • Le jour où la lune sombra

    Le jour où la lune sombra

    …Et ce qui devait arriver arriva samedi matin.
    Les pluies acides ont tant monté qu’elles ont recouvert les voitures.
    Même la lune s’est abrivée à mon petit mont palatin
    Pour lutter contre la volonté des flots qui grimpent à ma toiture.

    Illustration de Toni Demuro.

  • Le Dieu Bouton

    Le Dieu Bouton

    Ô très Saint Père du Bouton qui fait tenir les pantalons !
    Contre les fermetures Éclair garde-nous encore aujourd’hui !
    Nous te suivrons comme des moutons et, l’estomac dans les talons,
    Nous achèterons chez Leclerc de la couture en sous-produit.

    Illustration de Toni Demuro.

  • Mariage

    Mariage

    Comme j’étais sur la photo, je n’ai pas vu mes invités
    Faire la pire des grimaces pour bousiller mon mariage.
    Je remercie ces zigotos ; au moins, ils m’auront évité
    D’être condamné par contumace à laisser une mauvaise image.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • L’orchestre du chat noir

    L’orchestre du chat noir

    Lorsque le chat bat la mesure, il ressemble à un chef d’orchestre
    Prêt à miauler aux fausses notes, prêt à griffer aux désaccords.
    Mais pour les avoir à l’usure, il attendra la Saint-Sylvestre
    Car pas une seule chiquenote ne jouera de mauvais accord.

    Tableau d’Irene Sheri.

  • Comédie !

    Quand elle joue la comédie, je la reconnais tout de suite.
    Les mêmes textes, les mêmes gestes, mêmes bras et même visage.
    Ce n’est que de la parodie, ce n’est qu’une sorte de fuite,
    Au lieu de retourner sa veste, elle se rebiffe, elle envisage…

    Elle envisage la contre-attaque, elle profile sa vengeance ;
    Elle réfléchit juste un moment avant de frapper un coup bas.
    Qui cinglera comme une claque, lequel poussera son engeance
    À me bâtir tout un roman mais, surtout, gagner le combat.

    Tableaux de Nikoleta Sekulovic.

  • Tout comme une chatte

    Tout comme une chatte

    Repliée tout comme une chatte qui se ferait toute petite,
    Blottie comme un petit animal qui serait tout effarouché,
    Qui redouterait un coup de patte, penserait que le diable m’habite
    Et qui verrait en moi le mâle qui ferait tout pour la toucher.

    Tableau de Nikoleta Sekulovic.

  • Par ici

    Par ici

    Par ici ou par là ? De face ou de profil ?
    Peut-être plus à gauche ou un peu plus à droite ?
    Vraiment cette fille-la, comment elle se faufile !
    Ce n’est pas dans la poche, elle est bien trop adroite !

    Paris-ci ou ailleurs, elle se montre partout
    À la une des journaux et même au cinéma.
    Elle ignore les railleurs – les critiques surtout –
    Mais jamais de porno ou pire, en pyjama.

    Tableau de Carine Bouvard.

  • Patchwork

    Sans doute pas la plus jolie – elle n’aime pas que je dise ça –
    Mais assurément décidée à vivre sa vie comme elle veut.
    Peut-être un soupçon de folie – un zeste de couci-couça –
    Mais sûrement pleine d’idées et de rêves derrière ses cheveux.

    Eh bien voilà, il suffisait d’un petit baiser sur la joue
    Pour voir ses yeux s’épanouir et sa jolie bouche sourire.
    Évidemment il s’avisait de faire fondre ce bijou
    Plutôt que voir s’évanouir l’éventualité d’un fou rire.

    Tableaux de Carine Bouvard.

  • Gamine

    Gamine

    Vraiment toujours la plus jolie – elle n’aime pas que je parle d’elle –
    Mais elle reste ma gamine d’hier, aujourd’hui et demain.
    Peut-être pas la plus polie – eh non, ce n’est pas son modèle –
    Mais sûrement la vitamine jamais plus tenue dans ma main.

    Tableau de Carine Bouvard.