Les dirigeables décollaient jadis du quartier de la Plaine Qui offrait une vaste place aux aéronautes hardis. Les vieux souvenirs désolés soufflent encore l’âme pleine De ces prouesses que déplace un vent qui nous ragaillardit.
Pourquoi ne m’avait-on rien dit sur l’anse de la de la Fausse-Monnaie Dont les escaliers dérobés restaient inconnus aux novices ? J’ai découvert ce Paradis tandis que je me promenais Par hasard, à la dérobée, poussé par je ne sais quel vice.
Pendant l’époque où je montais les grands escaliers de la mer Qui m’élevaient vers les sommets du quartier de la Fausse-Monnaie. Cette maison me surmontait d’un air austère, presque amer. Je me retrouvais assommé par l’emprise qui en émanait.
Le poisson rime avec boisson et son local avec bocal ; Hélas, les bouteilles à la mer riment avec la pollution. Les retombées de pluies amères accusent notre évolution Et le plastique, comme poison, une involution radicale.
Secrètement, les soirs d’été, Mars est convié au crépuscule ; C’est un honneur que le Soleil lui réserve avec conviction. À la brune, Il est invité par les étoiles qui se bousculent Pour assister à la merveille des deux couchers en conjonction.
De temps en temps, une ouverture révèle des chemins inconnus Que je parcours grâce au courage qu’un rêve hardi m’attribue. Mon âme y trouve sa nourriture malgré son aspect biscornu Et j’en instruis mon entourage en lui en offrant le tribut.
J’ai voulu me hisser hors du monde juste à la force de mes bras Pour échapper aux gens masqués qui m’offraient la vie pour du fric. Ce qui me paraissait immonde tomba, coula, périt, sombra Dans un nouvel ordre casqué entre les pôles et l’Afrique.
J’y ai vu beaucoup d’avantages à mettre la tête hors de l’eau Et des gens donner de l’argent pour s’acheter l’absolution, Payer ceux qu’ils désavantagent en leur pompant comme des salauds Leur sang et se le partageant entre Maîtres de la corruption.
Le port du masque obligatoire, la vaccination imposée, La puce GPS transplantée gérera nos gains et nos dépenses. Ainsi, une vie sans histoire, sans numéro à composer, Le tout directement implanté dans l’organisme sans défense.
On nous créera un monde bis, hors de la portée des machines ; On nous changera la nourriture contre un petit bonheur posthume ; Un peu d’alcool, de cannabis pour enterrer nos origines Et pour que notre progéniture oublie à jamais nos coutumes.
La docilité est facile, la rébellion plus difficile Car il nous faudra renoncer à tout ce qui est annoncé : Vivre avec forfait prépayé une vie de star surveillée, Parmi la crème des héros de la télé Canal Zéro.
Ils nous manipulent la vue pour faire ce qui était prévu ; Ils nous matraquent de leurs chansons à faire de nous des mollassons ; Ils nous font goûter du poison pour nous faire tomber en pâmoison ; Nous offrent tous ces avantages pour que nous en voulions davantage.
Quand nous verrons nos petits maîtres semblables à nous, en apparence, Avec leurs robots vigilants, leurs chiens hurlants et leurs faucons, Avec ceux qui se seront fait mettre cette pilule au goût bien rance Notre choix sera diligent : rester vrais ou rester faux-cons.
Ils courent, ils courent les petit leurres qu’on nous oblige à attraper Comme des petits Pokémon qui se propagent comme des virus. Il part, il part l’argent du beurre qui continue à nous happer Tout notre temps comme un démon à la sauce coronavirus.
Ils sortent, ils sortent, les derniers films qui nous font prendre pour des héros Et qui nous donnent le pouvoir de vouloir ce que veut le monde. Ils s’cachent, ils s’cachent les microfilmes, les cartes à puces, crédit-zéro Qui sont là pour nous promouvoir tout à la dernière seconde.
Ils fuient, ils fuient, les milliardaires en fusée interplanétaire En nous abandonnant un monde qu’ils ont complètement asséché. On danse, on danse, les suicidaires qui ont cru être égalitaires Et qui pataugent dans l’immonde enfer le prix de leurs péchés.
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Les signes assignent leurs positions comme les chiffres sur l’horloge Et ne font qu’indiquer la force qui s’exerce sur la psyché. Nous ressentons l’opposition entre les peuples qui dérogent À vivre en paix sans une entorse à leurs valeurs et sans tricher.
Quand tout va mal sur la planète elle en recherche l’origine Les maisons traversent les signes et les étoiles rétrogradent. L’astrologie tire les manettes tandis que Lilith s’imagine Que transgresser l’honneur insigne du temps le gâte et le dégrade.
Parfois mes pensées tournent en rond comme un manège ensorcelé Par un ensemble de sorcières dont le charme m’aurait séduit. Je ne me fais pas de mouron même si je me sens morcelé ; Ce sont mes petits « moi » d’hier qui dansent avec ceux d’aujourd’hui.
Lorsqu’elle passe à la radio, elle nous ravit par les ondes Qui rayonnent en harmonie avec sa voix et son sourire. Quand je la capte dans mon studio, dans mes oreilles vagabonde Un chant qui cause l’hégémonie sur ma cervelle et même pire.
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Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
L’oubli est un petit démon furtif qui vient ouvrir à notre insu Les tiroirs où notre mémoire conserve tous nos souvenirs. Mais ne le jugez pas fautif car il en serait fort déçu Car il en compile un grimoire qu’il conserve pour un avenir.
C’est le « Grand Livre de ta Vie » qu’il archive au fil de tes jours En ôtant les images obsolètes ou qui pourraient te compromettre. Et s’il en tombe sur le parvis, il ira les chercher. Toujours. Cependant – er c’est la boulette – il ne sait plus où les remettre.
Ils font confiance en leur berger qui les a toujours bien traités, Ils aiment les chiens du troupeau qui les protègent sans méprise, Ce soir, on va les héberger pour des vacances bien méritées ; Demain on les conduit à l’entrepôt pour un voyage plein de surprises.
Les maisons qui parlent s’affichent en montrant un visage humain, Des yeux aux fenêtres observent et une cheminée pour respirer. Petites bicoques qui nous aguichent quand nous passons notre chemin Par une voix qui nous conserve l’authenticité inspirée.
(C’est l’une des « maisons Kodra » ou « maisons parlantes » dans la petite ville de Civita en Italie, une sorte d’hommage au peintre albanais mondialement célèbre Ibrahim Kodra. Ce sont de très petites maisons avec des fenêtres et des cheminées, dont les façades rappellent clairement le visage humain https:www.google.comurl?sa=t&source=web&rct=j&url=https:en.m.wikipedia.orgwikiIbrahim_Kodra&ved=2ahUKEwitt4jW5JXrAhUFDuwKHdoBCrsQFjAVegQIBhAB&usg=AOvVaw3WQXa3FaPKzpR–0XfohkH .)
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L’art se dérobe à l’œil distrait qui passe sans le regarder ; L’art appartient au butineur en quête d’un peu de bonheur ; L’art, juste un trou, un mur, un trait, un passé qui s’est attardé Qu’un petit ange enlumineur a placé pour ma bonne humeur.
« Vous n’avez pas à faire quelque chose que les gens appellent l’art. Vivre est une activité artistique, il y a un art à passer la journée » – Viggo Mortensen.
Tableau de Levan Kiknavelidze et plein d’autres sur https:www.ignant.com20190815the-framed-sea-illusory-photos-that-serve-as-a-metaphor-for-social-medias-artificiality
Je ne crois pas trop en Marie, mère de Dieu et tous ses saints Mais je donne toute ma confiance en l’Éternelle Féminité. À la Nature, je m’apparie, la Terre qui m’a nourri au sein Et toute la signifiance de Sa Sainte Maternité.
Marie ceinte d’un chapeau rouge plutôt qu’une couronne d’épines Parlerait beaucoup mieux d’amour qu’un martyre sacrifié. Seulement voilà, pour que ça bouge, il faut un mec et une pine Afin de convaincre les balourds que lui seul est sanctifié.
Vous souvenez-vous du satellite qui n’a jamais vu de visite ? Vous rappelez-vous des tours jumelles qui n’ont jamais vu d’avion ? Eh bien, les mêmes acolytes nous font le coup du parasite Par une interdiction formelle de dire ce que nous savions.
Finalement je me suis arrangé avec ma mort et mon destin ; Chacun a fait des concessions et nous vivons en bonne entente. Comme elle m’a permis de ranger en lieu sûr mon cœur clandestin En échange, en rétrocession, nous cohabitons en dilettante.
Mon puzzle, petit à petit, se reconstitue de lui-même Une fois que j’ai lâché prise à qui me mettait en émoi ; Je suis sorti de l’apathie des habitudes et des dilemmes Qui dominaient, par leur emprise, un homme qui n’était pas moi.
Tableau de Stephan Schmitz sur https:sympa-sympa.cominspiration-psychologie16-illustrations-qui-refletent-la-realite-de-la-vie-591260 .
Alors, je lui ai demandé de s’habiller plus décemment Pour ne pas déclencher d’alarme chez mes voisins à fleur de peau. Je lui ai bien recommandé qu’ils voyaient mon appartement ; Levant les yeux, elle rit aux larmes, se leva et mit un chapeau.
Elle revint le lendemain, toujours vêtue de bas de soie Rien d’autre que deux bracelets et des boucles dans ses cheveux. Elle enleva en un tournemain mes vêtements, ça va de soi, Elle se sentait esseulée et me dit : « C’est toi que je veux ! »
Elle était une fois la fraîcheur surgie pour me réconforter Et m’avait tenu compagnie juste vêtue de bas de soie. Je lui avais dit, l’air bêcheur, de passer sans rien apporter ; Elle m’a, par érotomanie, pris au mot mais ça va de soi.
Plus je cultive mon jardin et plus il en prend de la graine Si je l’arrose de connaissance et de nouveautés des terriens. Mais si en eau je suis radin, il ne poussera que des migraines Qui sécheront l’obsolescence d’un savoir qui ne sert à rien.
Une fois morte, j’en profite pour lire le grand livre de ma vie. Les détails les plus croustillants que j’ai oubliés me reviennent Avec mes mines déconfites quand les catastrophes ont suivi Et puis les moments pétillants qui resteront quoi qu’il advienne.
Quand elle joue au jeu de l’amour avec différents partenaires, La vérité et le mensonge figurent ses cartes maîtresses. Soit elle adopte avec humour la position du missionnaire, Soit, sur l’amant, elle s’allonge, selon l’atout cœur en détresse.
Comme deux mondes qui s’ignorent bien que vivant en parallèle, L’univers des femmes s’attache à préserver sa descendance, Les hommes, Rois ou Monsignore, bâtissent un monde industriel ; Chacun veut que l’autre s’en détache pour lui reprendre l’ascendance.
Le prêt-à-porter a permis de vous forger un caractère En s’habillant de jeans troués, Fashion et vêtements de marques. Le prêt-à-penser affermit cette démarche militaire (autoritaire) Jusqu’à des robots rabroués qui courent après les démarques.
On reconnaît les bons poètes jusqu’au bout de la rime riche Dont les vers poussent au printemps et fleurissent en fin de saison. Les amateurs aux plumes fluettes, après les avoir mis en friche, Font pousser en les appointant leurs plus belles démangeaisons.
De mère à fille, le même son se transmet dans chaque cellule Comme si les mitochondries possédaient leur propre entité ; Un message en colimaçon dans la double hélice circule Comme antagonisme amoindri, la féminine identité.
Elle avait perdu la mémoire, on l’appelait « la voyageuse » Car elle évoquait des images venues d’un peu tous les pays. Elle parlait comme un grimoire ouvert aux pages aguicheuses Qui nous invitaient aux voyages comme enfants aux yeux ébahis.
Impression sur papier d’archivage de la peinture par Christine Peloquin.
Lorsque l’infini des racines rejoint l’infini des possibles, L’amour converge vers le foyer où tout s’apprête à commencer Ce nœud au pouvoir qui fascine depuis l’échange transmissible Du message sans cesse renvoyé d’une intimité romancée.
Les notes bleues chauffent le cœur, pareilles au cœur bleu d’une flamme. Ainsi le blues souffle le corps et le corps devient instrument. Alors chantez cellules en chœur, chantez jusqu’aux tréfonds de l’âme Et faites redescendre encore l’amour indiscontinûment.
À priori fort compliqué car je n’en distingue le bout ; Je ne sait où est-ce qu’il commence, j’ignore même s’il finit. Après qu’on m’ait tout expliqué, j’en comprends juste les tabous Qui impliquent que tout recommence quand la vie tend vers l’infini.
Maquillage-écran intégré, c’est bête mais fallait y penser ! Les joues, le front offrent un support pour exprimer ses sentiments. Ainsi vous pourrez dénigrer – et sans parole dépensée – Votre entourage ou, sans effort, glisser un petit compliment.
Nouveaux passeports du futur, nouvelles photos d’identité ! Photos en quatre dimensions, longueur, largeur, hauteur et temps. Ainsi au fur et à mesure que vieillira votre entité, Tout paraîtra avec mention « jeune et jolie depuis longtemps ».
L’Iris à sa reconnaissance remplace à lui seul une empreinte Et le visage enregistré vous fait ressortir de la foule. Authentifié dès la naissance, l’état exerce son étreinte Homologuée, administrée, on n’a pas peur, on se défoule !
Photos de Brno Del Zou sur http:brnodelzou.ouvaton.orgv227-2portraits-en-photosculpture .
Chez nous, maman, ma chatte et moi vivons sans homme ni garçon ; Ils sont partis depuis des mois pour livrer des chevaux d’arçon. Pour s’occuper car on s’ennuie on joue alors à saute-mouton Avec le chat toutes les nuits à l’appel de son croupeton.
Dans une pose à la Joconde mais en changeant le clair-obscur, Par un mélange bleu et rose, elle manifeste qu’elle est jalouse. Sa voix d’une belle faconde, ici, le peintre n’en a cure Car il traduit son air morose en le peignant d’un coup de blues.
À quoi rêve une femme nue étendue au-dessus des draps ? Rejointe par un inconnu qui la serrera dans ses bras. Et que demande-t-elle en prime à part l’argent et la maison ? Que le bel amant lui exprime qu’elle obtiendra toujours raison.
Aquarelle de Hester Berry sur https:www.accessart.org.uklife-drawing-understanding-foreshortening-by-hester-berry .
Le bodypainting fait fureur au bureau comme au cinéma Et les actrices peinturlurées grimpent à la une des magazines. Du coup, terminée la terreur du réchauffement du climat ; Vers un succès, ces délurés définitivement s’avoisinent.
Au début, il y eut quelques couacs et les cheveux dégoulinaient Par la peinture indélébile trop difficile à savonner. Mais finalement on se dit « Quoique ! Bien qu’un peu glauque, c’est choupinet ! » Et cette pratique débile fut même contrefaçonnée.
Le bodypainting s’achètera bientôt en prêt-à-peinturer. Vous entrerez dans la cabine et presserez juste un bouton. L’ordinateur s’exécutera pour une tenue longue durée Qui vous séchera la bobine, des pieds aux fesses et aux tétons.
Après un consommé de sexe, il est temps de prendre des forces Avec champagne à volonté à boire sans modération. Pour ceux qui n’ont plus de réflexes, on se relève et on s’efforce De rentrer désorienté chez soi pour récupération.
Pour les autres, l’amour continue sur la grande piste de danse Ou dans des salons très intimes où les partenaires sont masqués. Et si vous voulez vivre nu, vous pouvez prendre résidence Pour y vivre d’amour ultime et sans avoir trop à casquer.
Quand les restaurants naturistes ouvriront, ils feront scandale Mais comme on s’habitue à tout, les gens n’auront plus de complexes. Venez-y en amateuriste, simplement vêtus et sandales, On aura un vestiaire mixte ou, délimités selon les sexes.
Après, c’est comme à la piscine, tout nu, on se douche, on se sèche Puis vers sa table réservée, on découvre sa partenaire. On apprécie, on hallucine au-devant de cette chair fraîche Pour commencer, vous vous servez quelques subtils préliminaires.
Dans les chambres ultra modernes, l’amour hyper organisé Y programmera les rencontres et selon vos affinités. Pour éviter les balivernes et propos déshumanisés, Tout ce qui irait à l’encontre devra être délimité.
Ce sera comme au restaurant où l’on choisira à la carte Une belle chambre comme entrée, un homme comme plat de résistance Avec du sexe revigorant, bien pimenté mais pas trop tarte Et un dessert bien pénétré à apprécier en jouissance.
Depuis le commencement des temps, plus précisément ma naissance, Ma moitié féminine marche en même temps à mes côtés. Ma moitié masculine attend d’unir la nuit nos connaissances À remonter aux patriarches et matriarches en loyauté.
Elle s’apparentait aux fruits mûrs qui, d’une salade exotique, Donnaient ce goût acidulé à l’appétit qui se réveille D’avoir baigné dans la saumure ses parties les plus érotiques Juste aujourd’hui dissimulé derrière un paréo groseille.