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  • Plus de bulles !

    Plus de bulles !

    Les bulles jaillissent de l’air de la mémoire des poumons,
    Ces souvenirs insoupçonnés qui volettent dans l’atmosphère ;
    Petites phrases circulaires des mots de tous petits démons
    Qui vont à leur tour bourgeonner d’autres alvéoles à satisfaire.

    Tableau de Georges Corominas.

  • Vivre avec les poissons – 1

    Vivre avec les poissons - 1

    Que ce soit en astrologie, dans la rivière ou dans la mer,
    J’ai vécu avec les poissons un flot de circonvolutions.
    Baignant dans leurs propres logiques, ils fuient quand l’eau est trop amère
    Afin de noyer leur boisson dans un alcool sans pollution.

    Tableau de Zayasaikhan Sambuu.

  • Retombées du ciel

    Retombées du ciel

    Malgré toutes mes précautions pour me préserver la santé
    Et malgré tous les fascicules pour lire comment se surveiller,
    J’ai perdu un peu la notion du temps où je m’ suis absenté
    Lorsque des microparticules, tombées du ciel, m’ont réveillé.

    Tableau de Luiz de Souza sur http:galeriadigitaldearte.blogspot.com201402luiz-de-souza-artista-plastico.html?m=1 .

  • L’archiviste obsolète

    L’archiviste obsolète

    Plus les boîtes s’amoncelaient et plus, de boîtes, il remplissait.
    Chaque jour tout était classé, numéroté et archivé.
    Puis un jour, tout s’est morcelé parce que rien ne garantissait
    Qu’il fut lui-même déclassé puis, carrément désactivé.

    Tableau de Luiz de Souza sur http:galeriadigitaldearte.blogspot.com201402luiz-de-souza-artista-plastico.html?m=1 .

  • Le jour des fous

    Le jour des fous

    Je pensais qu’en quittant ma ville, mon pays et mes traditions,
    Je laisserais derrière moi toutes mes incompréhensions.
    Mais les gens paraissent débiles dans ma nouvelle position
    Et ma folie, au fil des mois, a poursuivi sa propension.

    Tableau de Luiz de Souza sur http:galeriadigitaldearte.blogspot.com201402luiz-de-souza-artista-plastico.html?m=1 .

  • Les partis de fous

    Les partis de fous

    D’abord, tu crois la vérité et que le monde est divisé
    Entre le haut, entre le bas, entre la droite, entre la gauche.
    Toujours avec sévérité, tu as ton jugement révisé
    Quand tu vois qu’après le combat, tout s’est mêlé dans la débauche

    Tableau d’Ilène Meyer.

  • La télévision

    Elle te reformatera quand tu t’endormiras devant ;
    Elle te désinformera quand tu seras sur ton divan ;
    Elle te ridiculisera quand tu voudras passer dedans ;
    Elle te désorientera quand tu chercheras d’où vient le vent.

    Elle te disséminera dans tréfonds de son emprise ;
    Elle te persécutera, il n’y aura pas de méprise ;
    Elle te démantèlera jusqu’à la dernière reprise ;
    Enfin elle t’achèvera mais lentement et sans surprise.

    Tableaux d’Ilène Meyer.

  • Approximativement

    Approximativement

    Tous les souvenirs de ma vie sont des parfums évaporés
    De chaque amitié conservée et que je pensais éternelle.
    Les jours aux bouchons m’ont ravi ce que j’avais élaboré
    Mais, grâce à Dieu, j’ai préservé les meilleures odeurs fraternelles.

    Tableau de Veronika.

  • La reine Jeanne

    La reine Jeanne

    Comment peux-tu me voir, ma reine, avec le vent dans tes cheveux
    Comme si l’azur de tes yeux appelait un mistral sauvage ?
    Avec l’attitude sereine d’une femme qui sait ce qu’elle veut
    Et qui ne prend rien au sérieux excepté mon marivaudage.

    Tableau d’Anna Tswell.

  • L’âme derrière le masque

    L’âme derrière le masque

    Derrière le masque du jour, la vérité est relative.
    L’âme ressemble-t-elle au visage ou bien n’est-elle qu’un mirage ?
    Car je ne me sens pas toujours de la même humeur narrative
    Selon l’aube d’un beau présage ou si le temps est à l’orage.

    Photo de Lindsay Adler.

  • Plus comme avant, mieux maintenant

    Plus comme avant, mieux maintenant

    Le bon vieux temps reste illusoire et verrouillé par le présent
    Plus rien ne sera comme avant mais à quoi bon, finalement ?
    Chaque jour est une victoire sur le malheur omniprésent
    En lâcher prise dorénavant, dont je raffole tellement.

    Illustration d’Anne-Sophie Rutsaert.

  • Le grand renard roux

    Le grand renard roux

    Le rêve est un grand renard roux qui transporte mon cœur d’enfant
    Au-dessus des grands précipices des peurs que je fois affronter.
    La nuit sur les chapeaux de roues, j’en mange tout un éléphant
    Mais le jour demeure propice à le vivre et le raconter.

    Illustration d’Uliana Virink.

  • Les chemins de vie

    Les chemins de vie

    Tous les chemins que je parcours, les changements de directions,
    Restent gravés dans ma mémoire comme un labyrinthe de vie.
    Souvent mes rêves y ont recours et j’en éprouve l’affection,
    À chaque page du grimoire, de revivre encore mes envies.

    Illustration de Victor Ngai.

  • Le paradoxe internet

    Le paradoxe internet

    L’internet, ce grand paradoxe qui nous relie à l’univers,
    Nous emprisonne dans sa bulle comme coquille évolutive.
    Tandis que secrets et intox s’y répandent comme des vers,
    On y vit, on y déambule comme une addiction maladive.

    Illustration de Victor Ngai.

  • Les hirondelles

    Les hirondelles

    Finalement les hirondelles qui migratent à tire d’aile,
    Sont pionnières de l’impulsion de voyager en compulsion.
    À pied, à cheval, en voiture, elles observent l’aventure
    De la migration à l’échelle humaine des polichinelles.

    Illustration de Victor Ngai.

  • Le cheval volant

    Le cheval volant

    Tandis que tous se précipitent pour s’faire avaler dans la masse,
    L’élite plane en avion, les chiens aboient, rien ne se passe.
    Pourtant les foules décrépites se font attraper dans la nasse
    Pour y retourner dès l’occasion annoncée pour courir l’espace.

    Illustration de Victor Ngai.

  • Le chagre

    Le chagre

    Quelques chromosomes du tigre collaborent au patrimoine
    De mon matou Cherche-Midi, notamment quand il va s’asseoir.
    Surtout aussi lorsqu’il dénigre l’espèce de nourriture idoine
    Dont il me fait la comédie au moins matin, midi et soir.

    Illustration de Victor Ngai.

  • Heureusement qu’il y a les riches !

    Heureusement qu’il y a les riches !

    Heureusement que nous, les pauvres, puissions admirer les plus riches !
    Aussi bien les familles royales, que la jet-set et les idoles.
    Les médias mettent tout en œuvre pour mettre en avant ceux qui trichent
    Mais, plaise à mon âme loyale, on m’envie dans mon alvéole.

    Illustration de Victor Ngai.

  • Le problème de la cigogne

    Le problème de la cigogne

    Avec la surpopulation dans tous les pays émergeants,
    La natalité cause problème aux livraisons de la cigogne.
    Le nombre de copulations – bien plus important que l’argent –
    Commence à créer des dilemmes et déjà les échassiers grognent.

    Tableau de Ray Shuell.

  • L’escargophone

    J’écoutais volontiers la mer dans un coquillage quelconque
    Mais voici que l’escargophone en améliore la transmission
    Car je peux parler à ma mère d’une voix sortie d’outre-conque ;
    Quant à mon père, il reste aphone à toutes ces compromissions.

    Il fonctionne aussi en arrière pour téléphoner au passé
    Parfois il y a un peu d’attente et les voix paraissent déformées.
    J’ai accès à l’année dernière et toutes les autres entassées
    Dans le réseau en dilettante avec mon présent transformé.

    Sculpture de Roman Khalilov.

  • L’auto-coiffure

    L’auto-coiffure

    Et pourquoi pas les yeux fermés quand on est bonne esthéticienne
    Et que la main perçoit et voit, guidée par le bout de ses doigts ?
    Cette femme, je peux l’affirmer, ferait une bonne politicienne
    Si elle devait couper les voix quand il le faut, comme il se doit.

    Tableau de Zayasaikhan Sambuu.

  • La danseuse nue

    Son corps devient un instrument de musique au charme troublant
    Dont l’artiste tire du profond de son cœur toute l’expression.
    Elle nous hypnotise crûment par ses mouvements affublants
    Tandis que notre œil se morfond de n’en retenir la pression.

    Qu’elle soit nue ou presque nue, cela n’a aucune importance !
    Son corps entier est le spectacle qui montre l’âme de l’auteur.
    Certes, ses seins ont obtenu l’attention de toute l’assistance
    Mais tout l’ensemble est au pinacle dont le nu se fait le moteur.

    Tableaux de Kees van Dongen.

  • Le crépuscule des coquelicots

    Le crépuscule des coquelicots

    Alléluia, ils sont venus ! Alléluia, ils sont partis !
    Les coquelicots cette année ont enchanté les champs de blé.
    Ce soir, qu’est-ce sont-ils devenus ? Des héros en fin de partie
    Inspirant des miscellanées de poèmes aux joies endiablées.

    Photo d’Adrian Borda.

  • Au théâtre ce soir

    Au théâtre ce soir

    Une queue de fleurs innombrables bloquait l’accès aux champs d’osmondes ;
    J’ai patienté jusqu’à mon tour pour en connaître la raison.
    Des tournesols indénombrables regardaient le film du monde
    D’un vieux soleil sur le retour et qui clôturait la saison.

    Illustration d’Adrian Borda.

  • Parmi les spermatozoïdes

    Parmi les spermatozoïdes

    Je me souviens navigateur, accompagné de l’âme-sœur,
    Parmi les spermatozoïdes pour devenir humanoïde.
    Nous avons choisi le plus fort, nous l’avons choisi sans effort
    Car il est venu spontanément se frotter à notre gréement.

    Illustration d’Adrian Borda.

  • La vie est une danse sous la pluie

    La vie est une danse sous la pluie

    Sous les informations qui tombent, sous la pression des hécatombes,
    Je prends la main de ma chérie et nous dansons tout aguerris.
    Nous louvoyons entre les trous d’argent de la poupe à la proue
    Pauvres d’avoir tant ramassé, riches d’avoir tout dépensé.

    Illustration d’Adrian Borda.

  • La rose blanche

    La rose blanche

    Elle révère les roses blanches qui lui ressemblent comme une sœur ;
    Une peau pâle et satinée qui ne demande qu’une caresse,
    Une ineffable beauté qui tranche quand elle est parmi les chasseurs,
    Et des épines gratinées s’ils la cajolent avec paresse.

    Tableau de Zayasaikhan Sambuu.

  • Comme un poisson dans l’eau

    Comme un poisson dans l’eau

    Quand le Titanic a coulé, deux scaphandriers sont descendus
    Chercher ses trésors enfouis après ce coup de Waterloo.
    Au bout de trois heures écoulées, on vit qu’ils s’étaient dépendus
    De leurs câbles et s’étaient enfui pour vivre comme un poisson dans l’eau.

    Illustration de Stan Manoukian.

  • Pour ou contre ?

    Pour ou contre ?

    Elle affichait un air farouche lors de notre première rencontre
    Et battait des ailes impatientes comme une chatte sur le toit.
    Mais ce n’était qu’une escarmouche ; un genre de test « pour ou contre ? »
    J’avais, d’une voix insouciante, sorti : « plutôt tout contre toi ! »

    Tableau de Karol Bak.

  • Lady Titanium

    Lady Titanium

    Trop robot pour être réelle comme l’avait écrit Prévert,
    La femme en titane peut plaire à l’homme atomique et moderne.
    Sauf que sa jeunesse cruelle risque une déception sévère
    S’il n’existe qu’un seul exemplaire dont l’aval arrive à son terme.

    Photo de Dani Olivier.

  • La maîtrise du cœur

    La maîtrise du cœur

    Un petit sourire moqueur qui remplacerait tout un poème ;
    Un petit regard langoureux qui renouvellerait la prose.
    La femme maîtrise son cœur et celui de l’amant bohème
    Qui deviendra fou amoureux et qui verra la vie en rose.

    Tableau de Vladimir Mukhin.

  • Tombé du nid

    Tombé du nid

    D’abord, son chapeau insolite dans le brouillard évoque l’œuf
    Qu’un drôle d’oiseau mais poétique aurait pondu avec génie.
    Mais bientôt la brume habilite la silhouette d’une meuf
    Qui m’examine pathétique comme si j’étais tombé du nid.

    Tableau de Boris Zaborov.

  • Sans fard ou avec art ?

    Sans fard ou avec art ?

    D’un sacrifice à l’esthétique, qu’est-il de plus précieux que l’art ?
    L’art d’une beauté naturelle ou un maquillage Picasso ?
    Je penserais plus pathétique une peau vierge de ses fards
    À son expression visuelle, mon cœur y braque ses faisceaux.

    Photo de Rotem Lebel.

  • Dédoublement

    Dédoublement

    Juste avant l’ombre du sommeil, dans son miroir, je me dédouble.
    Un temps nos pensées s’entrecroisent, une rencontre est impartie.
    Après, dans la nuit sans soleil, tandis que deux oiseaux s’accouplent,
    Nos deux rêves bouclent et se croisent mais au réveil, l’autre est parti.

    Tableau de Daria Petrilli.

  • L’apparition – 3

    L’apparition - 3

    Ma quête arrivait à sa fin quand m’apparut la clef des songes
    D’une forme ovoïde et noire qu’elle tenait en son giron.
    J’ai dû lui indiquer enfin quelle était l’heure sans mensonge
    Et comme j’ai bonne mémoire je lui dis : « minuit, environ ! »

    Tableau de Leonor Fini.

  • L’apparition – 2

    Lors, elle a repris ses cristaux et ses coupes multicolores
    Ensuite elle les a remplis d’élixir des toutes les sortes.
    Puis, elle a dit : « Monte-Cristo m’a confié la garde de l’or ;
    Tu es l’héritier accompli selon comment tu te comportes ! »

    Alors j’ai pris le Graal Divin, indigo et parsemé d’or
    Et but l’élixir de jouvence qui était peut-être empoisonné.
    Ce n’était qu’un esprit-de-vin mais voilà, soudain, je m’endors
    Tandis que l’ange de connivence fond dans le mur décloisonné.

    Quand le mur s’ouvre de nouveau, l’ange qui sait est de retour
    Et je me réveille devant les mêmes coupes, évidemment.
    Mais j’atteins un autre niveau car la gardienne sans détour
    Prend son calice en le levant et me l’ fait boire diligemment.

    Tableaux de Leonor Fini.

  • L’apparition – 1

    Après avoir déambulé dans des voies de contemplation,
    Cette nuit, j’ai eu la visite de la gardienne immaculée.
    Lors, elle m’a véhiculé vers un lieu de méditation
    Taillé d’un bloc de magnésite pour un éveil miraculé.

    Puis, elle a choisi plusieurs coupes aux couleurs de cristaux taillés ;
    Elle m’en a offert une à boire mais que ma sélection soit brève.
    J’ai pris celle dont la soucoupe était légèrement entaillée
    Qui me rappelait le ciboire que j’avais déjà vu en rêve.

    Quand mes yeux se sont dessillés, elle a pris apparence humaine,
    Un grand chapeau sur l’auréole qui émanait de ses cheveux.
    J’étais en train de vaciller mais elle est restée la semaine
    Pour m’aider à tenir mon rôle afin d’accomplir ce qu’elle veut.

    Tableaux de Leonor Fini.

  • La chasse à l’appeau

    La chasse à l’appeau

    Les gens qui oublient leur chapeau ou une écharpe, évidemment,
    N’oublient rien ; ils posent des pièges pour capturer son ramasseur.
    En fait, il s’agit d’un appeau pour vous attirer puissamment
    Dans les bas fonds qui mènent au siège d’où vous observe le chasseur.

    Tableau de Gürbüz Dogan Eksioglu.

  • Prudence et témérité

    Prudence et témérité

    Trop de prudence et je sature de complots perfides et cruels ;
    J’ajoute de la témérité et tout devient sans importance.
    Alors je marche dans l’azur les yeux bandés sur l’actuel
    Tout en essayant d’éviter de chuter dans l’inadvertance l’incompétence.

    Tableau de Yana Fefelova.

  • L’œil des tournesols

    L’œil des tournesols

    Je viens chercher l’inspiration parmi ces yeux observateurs
    Qui ont tout vu, qui savent tout sur tout ce qui brille au soleil.
    J’écoute leurs conspirations à propos des cultivateurs
    Qui vont bientôt couper le cou à ces délateurs sans pareil.

    Illustration d’Aeppol.

  • Grâce et caresses

    Grâce et caresses

    Son laisser-aller personnel dévorait son temps passionnel
    Or, c’était lui qui grossissait et c’était elle qui subissait.
    Car mélanger grâce et caresses finit par entourer de graisse
    Son cœur qui doit pomper l’amour avec une tonne d’humour.

    Tableau de Jeanne Lorioz.

  • Portraits d’antan

    Les portraits issus du passé ont outrepassé la technique
    Car l’art de la photographie à la vitesse de la lumière
    Laissent un visage compassé et un rictus dans sa mimique
    Dont le souvenir s’atrophie par overdose coutumière.

    Le peintre, lui, prend tout son temps ; il ne le prend pas, il l’impose
    L’œil à besoin d’éternité pour capter la vie du sujet.
    Puis, la main tâte, elle attend le trait important de la pose
    Et offre la paternité qu’aujourd’hui nous pouvons juger.

    Tableaux de John William Godward.

  • La couturière fleurie

    La couturière fleurie

    Des fleurs des champs cueillies à l’aube et piquées sur toile de lin
    Ont transformé leur couturière en un bouquet rafraîchissant.
    Deux cerises pendues aux lobes et un pendentif cristallin
    Ont favorisé sa carrière par un prestige attendrissant.

    Tableau de Mirjana Gotovac.

  • La cow-girl du 1er août

    La cow-girl du 1er août

    Pour notre fête nationale nous attendions des pom-pom girls
    Munies de pompons rouge et blanc assortis à notre drapeau.
    Suite à une erreur cantonale nous avons reçu une cow-girl
    Qui a semé un froid troublant chez les suissesses à fleur de peau.

    Illustration de Michel Blanc-Dumont.

  • Les yeux papillon

    Les yeux papillon

    Les yeux aux ailes des papillons trompent l’œil de ses ennemis ;
    Ainsi mes yeux qui papillonnent troublent le cœur de mon amie.
    Sous les paupières ensommeillées de nos nuits blanches réfrénées,
    Que de joies m’ont émerveillé, que d’amours m’ont rasséréné !

    Tableau de Delphine Cossais.

  • Chapeau bas

    Chapeau bas

    Juste un chapeau tombant du ciel, juste deux bas montant du sol
    Et pour le reste presque rien, juste un voile noir qui vole au vent.
    Si la tenue fait l’essentiel, moins il y en a, plus on raffole
    Car si la fille y met du sien, elle charmera en l’enlevant.

    Tableau d’Irene Sheri.

  • Miss Newton

    Miss Newton

    Isaac Newton et la pomme, la pomme tombant sur Newton
    Fait la loi de gravitation et tout le poids de la matière !
    Une jolie femme avec des hommes, la femme tombant dans les pommes
    Fait la loi de fécondation et les amours primesautières.

    Tableau d’Irene Sheri.

  • Le réparacœur

    Le réparacœur

    Toutes les nuits, comme au printemps, il repeint de nouvelles couleurs.
    Quand vient l’hiver, le mauvais temps, il efface toutes les douleurs.
    À l’aube dite, tout devient vert, le cœur retrouvé un peu d’humour.
    Puis à midi, un petit verre et le cœur sourira d’amour.

    Illustration de Gaëlle Boissonnard.

  • Les cadeaux viennent en dormant

    Les cadeaux viennent en dormant

    Les plaies d’argent, quelle infortune ! Les pertes de temps, quelle avanie !
    Mais dans la vie, tout redémarre ; la roue tourne toujours très longtemps.
    Pour l’argent, demande à la Lune lorsqu’elle croît à l’épiphanie ;
    Pour le temps, demande à Médard, il fait la pluie et le beau temps.

    Illustration de Gaëlle Boissonnard.

  • Chat va, chat vient !

    Chat va, chat vient !

    À gros chat bleu, les gros chagrins, éliminés par le minet.
    À gros chat doux, les gros bisous, alimentés par le matou.
    Quel temps fait-il ? Il fait du grain ! Ne sortons pas du cabinet !
    Quelle heure est-il ? Debout et Zou ! Levez-vous, Monsieur Touche-à-tout !

    Tableau de Zurab Martiashvili.