D’abord Balthazar n’a rien vu ensuite, Melchior n’a rien dit Et Gaspard n’a rien entendu ; comme trois petits singes sages, Ces coquins se seraient pourvus de trois habits de comédie Et l’histoire aurait prétendu qu’ils auraient joué aux rois mages.
Melchior, Gaspard et compagnie mirent adroitement le grappin Sur Balthazar à Babylone dans son jardin de conifères. Voilà pourquoi l’épiphanie permet de garder son sapin Pendant l’an neuf qui s’échelonne et tous les jours qui prolifèrent.
Hélas, la danse de Matisse est censurée sur la planète ; Même avec les sexes cachés, les seins sont frappés d’interdit. Que la liberté en pâtisse avec ces règles malhonnêtes, Révèle une époque entachée d’une société abâtardie.
Si cet organe d’allaitement mérite quelques concessions, Lorsqu’il est organe des sens, la censure crache son venin. Pourtant je tiens parfaitement à contredire cette obsession Qui qualifierait d’indécence la beauté du corps féminin.
Le jour où les enfants sont rois n’arrive qu’une fois par an Mais, après tout quelle importance puisqu’ils sont choyés tout le temps ! Reine sereine, roi plein d’effroi trouvent grâce auprès de leurs parents Au vu qu’en toutes circonstances, qu’y a-t-il de plus important ?
Mon roi arriva le premier et attendit deux ans sa reine ; Un peu jaloux à sa naissance tellement elle était jolie. Dans leur royaume coutumier, ils vécurent une vie sereine Et puis, après l’adolescence, réalisèrent mille folies.
Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
Roi, astronome et capricorne, pionnier qui découvrit l’étoile ; Roi, magnanime et sagittaire, qui poursuivit son rayon d’or ; Tous deux, chevauchant leurs licornes, navigant en bateaux à voiles, Rencontrèrent un roi solitaire, aventurier, conquistador.
Ils réunirent leurs richesses, de l’or, de l’encens, de la myrrhe Et revêtirent leurs parures afin d’exprimer leurs hommages À l’enfant empreint de sagesse, l’enfant que ses parents admirent, Jusqu’à ce qu’enfin apparurent solennellement les rois mages.
La ballerine commençait à peine quelques entrechats, Quand quelques plumes s’envolèrent de son tutu en dandelion. Et plus sa taille balançait, plus son habit se détacha Jusqu’à ce que dégringolèrent les jupons et le cotillon.
Ce petit incident technique fut habilement compensé Par la ballerine exaltée qui continua le strip-tease. Entièrement nue et volcanique, son style fut récompensé Autant qu’elle sût exploiter le contrechamp de sa sottise.
Je ne me le dirai jamais suffisamment ; j’apprends davantage de mes erreurs que de mes succès (ce doit être la raison pour laquelle j’en commets autant !). Alors pourquoi ne pas anticiper ? Mes erreurs ne seraient alors plus une faute mais une faille, une rupture entre ce que je désire et ce que j’obtiens. Un peu comme l’image que je me fais du monde extérieur projetée dans mon petit univers intérieur qui, justement, n’est qu’une image et donc qui n’est qu’une illusion. La véritable erreur, c’est de prendre cette illusion pour la réalité.
Te souviens-tu quand nous partions de bon matin faire la course Contre la montre, contre la vie, à contrecœur, à contresens ? Te souviens-tu quand nous sortions sous la Petite et la Grande Ourse Qui observaient sur le parvis notre éternelle effervescence ?
Aujourd’hui, je compte le temps, je pèse présent et passé Pour comparer les regrets lourds qui montent au cours de mes nuits blanches. Je ne suis plus représentant de ceux qui veulent se dépasser Mais je ne suis plus si balourd à courir avant l’avalanche.
Je me souviens du temps où je courrais toute la journée à la recherche des secondes perdues que j’aurais pu ressemer pour demain. Je maudissais ces jours fériés, ces jours de neige, ces jours bloqués où ma folle course se retrouvait bloquée dans une impatience insoutenable. Aujourd’hui pensionnaire préretraité, confiné dans une vie entre parenthèses où je me sens comme inutile, je revois toutes ces courses qui m’ont marqué au point de remonter insidieusement à la surface de mes nuits blanches. Et je fais la comparaison entre temps perdu et temps restant, entre temps gaspillé et temps retrouvé, entre l’illusion de changer mes décisions passées pour de meilleurs choix qui ne changeront sans doute rien.
J’ai compté cinquante-deux vagues venues s’échouer au rivage Qui m’ont raconté les mémoires des sirènes et de leurs amours. Amours qui partaient en zigzag, en queue de poisson selon l’âge Des marins pris dans l’écumoire du temps qui écume les jours.
Cinquante-deux soleils couchants qui s’engloutissent à l’horizon Et jettent un dernier rayon vert que les nuages absorberont. Ciels colorés effarouchants qui annoncent la guérison D’instants fragiles comme du verre qui se reconsolideront.
Cinquante-deux vents alizées qui soufflent et effacent les traces Que la vie marque sur le sable de son écriture éphémère. Brises ou tempêtes localisées mais qui ont agité les barques Chargées d’espoirs indispensables aux consolations douces-amères.
Cinquante-deux blocs de rochers, galets polis et coquillages, Témoins muets de l’érosion qui creuse la Terre et l’écorne. Ces petits morceaux accrochés comme souvenirs de voyage Déclenchent souvent l’éclosion d’une pensée du capricorne.
Au moment de passer l’hiver les muses entrent en hibernation Attendant en hypothermie le prochain retour du printemps. Tous les potins, les faits divers deviennent sources d’inspiration Car nos égéries endormies ne peuvent inspirer à plein temps.
Quand vient le temps du renouveau, les muses renaissent en pensées Qui s’épanouissent en boutons, en fleurs et fruits de la passion. Elle, pour me remettre à niveau, quand tout son art est dépensé, Ma muse compte les moutons et se plonge en hibernation.
Sur les chromosomes des filles, il existerait un gène d’Ève Dominant ou bien récessif mais qui se veut acoquinant. Leurs petits bassins qui vacillent et leurs tétons qui se soulèvent Obéissent, d’un geste excessif, à cet aspect prédominant.
Si les seins ressemblent à des pommes, les mamelons aux pédoncules, C’est qu’ainsi s’exprime ce gène lorsqu’il est transmis à nos dames. Et lorsqu’il est transmis à l’homme, il n’y a là rien de ridicule Car son caractère androgène développe une pomme d’Adam.
Voilà pour ma question loufoque, une réponse pas moins foldingue Sur le rapport entre les pommes et les jolies rotondités. Une explication équivoque issue d’un cerveau ribouldingue Dont les divagations, en somme, sont en pleine fécondité.
Furtivement à la fenêtre ou par la porte entrebâillée, Apparaissait une jeune fille pointant le nez à sa roulotte. Sa robe, il faut le reconnaître, et ses jupons embroussaillés Lui arrivaient à la cheville pour cacher froufrous et culottes.
Elle vendait des colifichets quand elle était adolescente, Parfois sur les quais de la Seine, parfois sur les Champs-Élysées. Le soir venu, sans aguicher, gardant sa pudeur innocente Elle dormait au bois de Vincennes chez des nonnes fidélisées.
Elle fréquentait parfois les hommes mais juste pour faire bonne chère Car elle refusait de coucher même au prix de quelques billets. Mais un jour grâce aux chromosomes d’un gars venu du Loire-et-Cher, Elle consentit, effarouchée, à se laisser déshabiller.
Tableaux de Kees Van Dongen sur http://pasperdus.canalblog.com/archives/2007/10/21/6561016.html
Dès qu’il faut sauver la planète et qu’il faut me jeter à l’eau, Je n’ai pas peur de me mouiller pour soutenir mon président. Or, une fois qu’il est aux manettes, je vois cet enfant de salaud Me forcer à m’agenouiller et me traiter de dissident.
Mais si je laisse se noyer le président et ses ministres, J’accepte qu’une dictature remplace la démocratie. Après, il risque de m’envoyer pour payer les frais du sinistre L’impôt, la taxe et la facture du joug de sa suprématie.
Pour manifester ma rancœur envers l’état totalitaire Qui parle la langue de bois et me traite comme du bétail, J’ose le langage des fleurs pour affronter les militaires Afin que s’exprime la voix d’un opprimé dans la piétaille.
Une couronne mortuaire avec mes regrets éternels Pour enterrer ma liberté que je présumais immortelle. Je poserai sur son sanctuaire quelques œillets sempiternels Pour mes espoirs déconcertés par les magouilles et les cartels.
À dans un an, nos retrouvailles après une année confinée ; Par une mutation complète nous serons mithridatisés. Et nous vivrons, vaille que vaille, une humanité raffinée Dans une vie bien plus simplette, complètement robotisée.
Année dernière, presque entière, tu nous as confinés au lit Pour nous occuper à survivre sous de nouvelles pandémies. Aujourd’hui, tu peux être fière car nous avons tous pris le pli Et sommes condamnés à vivre une année en hypothermie.
Je reviens sur l’année zinzin, a posteriori alarmante Et ses remèdes administrés de façon assez équivoque. On se méfie de son voisin par des techniques infamantes De délateurs en sinistrés, comme on fit dans une autre époque.
Bientôt pour pouvoir voyager il faudra montrer patte blanche, Avoir un passeport qui confirme un corps saturé de vaccins. Les labos vont esclavager le monde sous une avalanche De mutations qui nous affirment que les traitements sont succincts.
L’année zinzin me paraissait, a priori, communicante Elle le fut par un virus de manière grandiloquente. Tous les chinois sont harassés, européens, américains, Enfin unis avec les russes, les iraniens, les africains.
S’harmoniser, communiquer, partager les informations Sont devenus la plus profonde caution pour les générations. Tous les humains ont paniqué d’ouvrir la boite de Pandore On s’aperçoit que notre monde était notre poule aux œufs d’or.
Pourquoi toujours chercher ailleurs quand l’amour est entre les murs ? Pourquoi chercher la solitude quand on est si bien entouré ? Mais aujourd’hui, on est railleur et on se plaint dans un murmure De vivre dans l’incertitude d’une sécurité ajourée.
Le confinement un remède ? Serait-il pire que le mal ? Il ressemble à une prison où l’on nous traite comme des veaux. Après le temps d’un intermède, est-ce que tout redeviendra normal ? Ou verrons-nous à l’horizon se lever un ordre nouveau ?
J’ai résolu tous mes problèmes en m’arrêtant de calculer Au fil des jours et des journées comme un esclave formaté. J’ai solutionné mes dilemmes en m’arrêtant de fabuler De l’importance des tournées et des horaires acclimatés.
J’ai donc arrêté de mentir, j’ai donc arrêté de courir, Arrêté de porter un masque, cessé de me voiler la face. Et mon cœur de se repentir a sitôt cessé de mourir Et toutes mes couleurs fantasques sont remontées à la surface.
Sur mon nid d’aigle citadin, au-dessus des toits des maisons, Je parle le soir aux étoiles selon les dernières rumeurs. À l’heure du chat baladin qui trottine en toutes saisons À la recherche d’un bon poêle contre caresses et bonne humeur.
Juste au-dessus des magasins qui s’endorment à la fermeture, Je discute avec les oiseaux sur les platanes de la ville. À l’heure des chats des voisins dont les dernières mésaventures Sont racontées par le réseau des créatures volatiles.
Les combinaisons de la vie pourraient sembler aléatoires Mais obéissent en secret aux lois des probabilités. L’amour qui flatte et qui ravit les cœurs au cours de notre histoire Mélange souhaits et regrets selon leurs compatibilités.
Toutes formes d’éducation aboutissent à un formatage ; Nos enfants essuient les déboires de nos propres déconvenues. À force de manipulations, la vie se trouve en ballotage Sans aucune autre échappatoire qu’un futur déjà convenu.
Chacun observe son petit monde de la hauteur de son balcon Et chacun sait juger immonde les gens qui passent pour des cons. Tout en haut de ma tour d’ivoire, mon calme est tarabiscoté Par les voisins et leurs histoires en bas, en haut et à côté.
La communication à outrance a fini par nous isoler Et l’on habite des résidences où plus personne ne se connaît. J’ai même subi des remontrances de la part du voisin d’en haut Dont le chien à outrecuidance s’égosille toute la journée.
Les reines du dimanche matin prennent soin de leur échiquier Car elles profitent du sommeil des rois sortis le samedi. Elles s’habillent de satin et récupèrent leurs chéquiers Pour aller briller au soleil sans conteste et sans contredit.
Alors les reines jouent aux dames en discutant au guéridon Avec les princesses complices qui aiment échanger leurs secrets. Pauvres rois, s’ils savaient, mesdames, de combien de fois on rit donc En se gaussant dans les coulisses de leurs échecs et leurs regrets !
S’aimer d’amour passionnément dans le train express de la vie, S’aimer d’amour éperdument dans ce train roulant vers la mort, Pour sauter délibérément, si nécessaire à sa survie, Pour s’éjecter résolument du train en marche, sans remords.
Alors je m’enivre d’amour pour me redonner du courage Et alors mon cœur bat plus fort pour aimer à toute vitesse ; Alors autant de fois par jour font plus que force ni que rage Et alors au dernier effort, je meurs d’amour, je le confesse.
Ce n’est pas l’homme qui peint la femme mais son pinceau qui la pénètre Et éjacule ses couleurs dans un orgasme expressionniste. Son cœur sait que l’amour l’affame par les tentations qu’il voit naître Lorsqu’il accouche dans la douleur d’un chef-d’œuvre autant réaliste.
Quand c’est la femme qui peint l’homme, son pinceau vibre de bonheur ; La virginité de sa toile subit le mâle en profondeur. L’artiste et son œuvre, en binôme, vivent en tout bien tout honneur La passion qui porte aux étoiles l’âme-sœur dans toute sa splendeur.
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Cri de griffon au crépuscule, les oiseaux de jour sont partis À l’appel des oiseaux nocturnes qui viennent se nicher dans l’ombre. Dans les futaies, on se bouscule, on cherche le meilleur parti Parmi les hiboux taciturnes et les chouettes en grand nombre.
Minuit s’impose par les grands-ducs qui font leur tournée d’apparat Pour éblouir les courtisanes et s’attirer leurs bonnes grâces. Désormais les vielles pies caduques sont éloignées, bon débarras, Et l’on fait place aux partisanes des strigiformes et des rapaces.
Au point du jour, juste avant l’aube, les femmes-oiselles fécondées Viennent se baigner au clair de lune et se refaire le plumage. Les mâles heureux ferment leurs lobes de leurs oreilles légendées Puis, dans la lumière opportune, font gazouiller un doux ramage.
Cri de chimère quand vient l’aurore, les oiseaux de nuit sont partis À l’appel de la femme-oiselle, ils regagnent le royaume des ombres. Un dernier grincheux qui pérore et qui cherche une répartie Mais rien à faire, mesdemoiselles, vous devez rejoindre le nombre !
Vers midi, l’aiglonne royale se découpe dans le soleil Pour aveugler ceux qui l’observe et lui manqueraient de respect. La femme-oiselle reste loyale et délivre au vent que balaye Quelque échantillon de sa verve en quelques conseils circonspects.
Le soir, couleur de crépuscule, la femme-oiselle, toute en beauté Vient se baigner de la lumière qui dore ses plumes et sa crête. Sous l’horizon, lorsque bascule le soir on l’entend jaboter Afin de chanter la première le chant de la forêt secrète.
Pourquoi les écureuilles rousses sont-elles artistes naturelles ? Parce qu’elles créent sans intention des chefs-d’œuvre extraordinaires, Qu’elles vivent en pleine cambrousse loin des lieux pluriculturels Et consacrent leur attention aux cueillettes imaginaires.
Elles récoltent des fleurs de lune qui font les huiles essentielles ; Elles ne cherchent pas, elles trouvent car la forêt leur fait des signes ; Elles recueillent la fortune tapie aux pieds des arcs-en-ciel ; Quant aux amours qu’elles approuvent, seuls les héros s’en montrent dignes.
Plus j’augmente en âge, plus le nombre de cadeaux reçus à Noël augmente. Finalement, coronavirus ou pas, la joie de se retrouver ensemble en famille continue invariablement à croître et l’année se termine sur ce point positif. Et comme nous ne sommes que le 26 décembre, ça nous laisse encore 6 jours à l’année pour nous surprendre encore. Comme quoi, l’année zinzin aura mal commencé, aura développé un printemps alarmant, un été pathétique, un automne catastrophique et un hiver … mais je vous en laisse la surprise, mes chers amis.
Puisque nous sommes condamnés à un réveillon confiné, Profitons-en pour déguster – à défaut d’être dégoûtés – Une boisson instantanée à base de vin résiné Sans doute atteint de vétusté mais sans qu’on ait à le redouter.
À minuit offrez des virus ou des vaccins contaminés Avec un verre de sirop parfumé à la chlorophylle ! Levez bien haut les humérus, buvez cul-sec sans radiner Mais gardez-en pour l’apéro à la santé des drosophiles.
Si le lendemain au réveil vous n’avez pas frôlé la mort, Faites bouillir l’antipoison dilué dans un bouillon d’onze heures. Alice au pays des merveilles en aurait goûté sans remords Avant de tomber en pâmoison sous l’œil d’un chat hypnotiseur.
Il a invité une dinde, elle a gloussé comme une dingue, Une de ces grues grassouillettes qui faisait un peu l’andouillette. Une pouliche bien dodue, il n’y avait pas d’ malentendu, Elle n’s’est pas montrée réticente ; bref, une poule appétissante.
Après l’avoir bien pelotée, après l’avoir déculottée, Après une bonne mise en bouche, lui a remis deux ou trois couches De godiveau dans la corolle, elle est passé à la casserole, Il l’a sautée pour la saisir et l’a dévorée de plaisir.
Tandis qu’il dort à poing fermé, l’essai n’étant pas transformé, Madame prépare la dinde qui va repartir pour les Indes. N’en pouvant plus d’être fourrée, elle rejoint les vaches sacrées Pour des amours plus compatibles et un destin moins comestible.
Il faudrait un arbre aux miracles pour apporter beaucoup d’amour ; Il faudrait de très hautes branches qui brillent plus que de coutume ; Il faudrait un nouvel oracle qui nous prédise des beaux jours ; Il faudrait que Noël débranche le flot courant de l’amertume.
De l’amour en guise de boules, du cœur en guise de guirlandes Et les meilleures intentions fixées aux réalisations. Plutôt qu’un fléau qui chamboule, un état qui nous enguirlande Avec ses vaines prétentions d’un vent de mondialisation.
Noël contre virus ; traditions contre restrictions ; espérance contre désespérance ; Qui va gagner ? Soixante-dix années environ depuis la dernière guerre mondiale nous ont enfermés dans un cocon d’illusions et de fausse paix artificielle, industrielle et futuriste. Une pandémie mondiale et le monde crie « Maman ! », renie Dieu et accable ses élus et ses justiciers pervers. Une belle occasion pour faire son bilan de fin d’année à défaut de fin de vie…
Mon beau sapin, roi des forêts, tu es orné et décoré De la couleur de l’espérance que cette année teinte en garance. L’histoire a frappé d’un revers la tradition des sapins verts ; L’année prochaine, j’espère encore que tu seras multicolore.
Mon beau sapin déraciné dans chaque foyer confiné, Le Père Noël s’est calciné en tombant dans la cheminée. La dinde aux marrons déconfite, presque personne n’en profite ; Toute cette farce ne sert à rien, je redeviens végétarien.
Incroyable l’abondance de prospectus religieux, cartes et cadeaux catholiques que je trouve dans ma boîte aux lettres depuis le début du mois (et par rapport à l’année dernière où nous n’avions rien reçu) ! On dirait que pandémie booste les attentionsintentionstentations religieuses. Je trouve que ça fait un peu comme l’extrême-onction qu’on proposait aux malades en fin de vie… l’effet était radical ! Comme dans le « César » de Pagnol. Personnellement, je me tiens éloigné de la folie pandémique comme religieuse et je reste réfractaire au masque et aux vaccins… et pourquoi pas les sept sacrements pendant qu’on y est ?
Et si je décorais mon arbre avec mes plus belles pensées, Avec mes jolis coups de cœurs et mes folies à l’improviste ? Des pierres polies comme marbre, noires et blanches pour compenser Mes amours au petit bonheur et mes succès relativistes.
Je disposerais sur les branches des guirlandes de poules blanches, J’accrocherais sur les rameaux tout un tas de petits animaux : Corbeaux, hérons, cygnes et canards avec des biches et des renards, Petits compagnons de fortune qui rendent ma vie opportune.
Hélas, la magie de Noël n’opère plus. Il faut dire que ça ne date pas du coronavirus. Depuis les années 2000 environ, les traditions s’effacent, les mémoires sont oubliées, les crèches abandonnées pour cause d’islamisme aiguë, le Petit Jésus menacé par la pédophilie et Marie a perdu ses droits à la caisse d’allocations familiales. Mais finalement, Noël c’est comme son petit jardin potager ; c’est à chacun de nous à l’entretenir, le faire pousser et à en faire partager les fruits avec sa famille et ses amis. Qui a dit que Noël était une affaire d’état ?
Tandis que la Lune s’endort et les ténèbres s’amalgament, Tandis qu’elle se renouvelle dans un sommeil réparateur, L’amour guette le croissant d’or, premier messager de Madame, Dont la coiffure s’échevelle dans un halo propagateur.
Tandis que la Lune s’éveille dans son ministère lunaire, Elle préside aux amoureux qui s’abandonnent sans remords. Puis, au solstice, ils s’émerveillent augmentant les préliminaires Qui, dans des gestes langoureux, atteignent la petite mort.
Tableau de Giovanni Auriemma sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201110giovanni-auriemma-1976-italy-digital.html .
J’officierai dans mon temple la prière à l’univers Qui honorera la Terre, berceau de l’humanité Pour que les hommes contemplent au solstice de l’hiver L’équilibre élémentaire qui régit l’éternité.
Au moment où la lumière diminuera dans le ciel, Au moment où les ténèbres vivront leur événement, Agira la coutumière inversion des potentiels Pour que les anges célèbrent le divin avènement.
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Certains soirs, faites attention en écoutant le chant des anges Qui se propage dans le ciel pour nous guérir de nos blessures. Sur les poteaux, la partition sur des portées bleues, rouges, orange Chante l’accord sacrificiel apposé sur nos meurtrissures.
La lune marque la cadence à quatre temps selon ses phases, Tandis que les étoiles en chœur et les comètes font les basses. Sous le firmament, Vénus danse avec Mars qui est en extase ; Soudain la nuit ouvre son cœur en nous confiant son mot de passe.
Les oiseaux ressemblent à des anges. Curieusement, les descendants des dinosaures disparus sont devenus ceux qui se rapprochent le plus du ciel. Peut-être que, lorsque notre espèce aura disparu, nous nous transformerons en archanges. Comme quoi, on fait bien de se précipiter à bousiller la planète, nous serons ainsi plus proches de Dieu et dans les temps… Mais non, qu’est-ce que je raconte ? Il faut sauver la planète, sauver Noël et nous sauver nous-mêmes… s’il est encore temps avant que l’année ZinZin se termine !
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C’est l’abondance du printemps et l’arrivée des jeunes feuilles, La renaissance des bourgeons et la percée des fleurs des champs. C’est la jeunesse des vingt ans des jeunes filles qu’on effeuille Et des amours entre les joncs et des premiers mots attachants.
C’est l’abondance de l’été riche en couleurs, riche en chaleur Et les beaux feux de la saison des crépuscules langoureux. C’est une table complétée par des aliments de valeur Et l’on boit plus que de raison à la santé des amoureux.
C’est l’abondance de l’automne dans la saison qui se prépare À amasser les provisions dans les greniers pleins à craquer. Les premières pluies monotones qui ravivent l’or qui accapare Tous les arbres à profusion aux feuilles de rouille laquées.
Quelle abondance cet hiver sinon celui de l’intérieur, Blottis devant la cheminée ou chacun chante, rit et danse ? On se repose des faits divers des mois passés et antérieurs ; On se prépare à cheminer vers une prochaine abondance.
J’ai subi l’immaturité d’une enfance trop engourdie ; J’ai rêvé de grandes échasses pour m’élever plus promptement. Et j’ai crevé l’obscurité en me croyant plus dégourdi Au risque de perdre la face dans de nombreux égarements.
J’ai emprunté d’autres chemins plutôt que ceux déjà tracés Mais qui n’étaient pas adaptés à ma manière de survivre. J’ai connu d’autres lendemains qui m’auront laissé harassé Mais j’ai fini par adopter ma plus belle raison de vivre.
Je ne voulais pas ressembler à ceux qui semblaient des machines Alors j’ai pris d’irrationnelles façons de vivre pour m’éveiller À ne pas devoir assembler une vie cadrée à la routine Mais suivre ma voie personnelle quel que soit le prix à payer.
Je me suis construit ma maison au fil des jours et des années ; Les portes ne ferment pas à clef car il n’y a rien à voler. J’ai abandonné la raison au profit d’un cœur spontané Qui n’aura jamais renâclé à composer à la volée.
Les statistiques élémentaires montrent que les anniversaires Arrivent plusieurs fois par jour dans les cités et les faubourgs. Tant et si bien qu’à ma fenêtre je suis certain de reconnaître Quel voisin célèbre le sien, avec fêtards et musiciens.
Si je pouvais choisir ma chaîne, dès que les fêtes se déchaînent, Je me mettrais à mon balcon pour écouter chanter les cons. Et pour mon propre anniversaire, j’enverrai tous mes émissaires Pour vous proposer vous aussi de vous joindre à cette idiotie.
Entre les murs de la maison qui n’a ni poutre ni chevron, Nous nous bâtissons des voyages en observant le paysage Où le spectacle de la rue, toujours plus ou moins incongru, Nous montre la folie des hommes en zone urbaine comme aquarium.
Toujours les mêmes tournent en rond dans le coin et ses environs ; Toujours les mêmes citoyens qui se promènent avec leurs chiens ; Toujours les mêmes cris d’enfants, cris de détresse, cris triomphants ; Toujours la course du lundi au vendredi après-midi.
Si je filmais tous les jours les mouvements qui agitent mon petit village et que je les projette tous simultanément sur un même écran, je suis certain que ça montrerait la répétition machinale et robotique de l’humanité. Mais je n’ai pas les moyens et surtout pas la patience. Sinon, ce sont les mêmes promeneurs de chiens, les mêmes joggers, les mêmes activités aux mêmes horaires. Et malgré nous, nous suivons un même mouvement. Alors j’essaie de lire des bouquins, regarder des films aux sujets sans cesse différents, trouver de nouvelles idées à écrire que je n’ai pas encore explorées… dur, dur d’échapper à l’attraction de la routine.
J’ai deux mains gauches ou deux mains droites selon si j’y mets tout mon corps Dont je relie les énergies avec celles de mes patients. Mes deux mains sont bien plus adroites et accomplissent bien plus encore Une chaleur en synergie entre conscient et inconscient.
J’ai deux mains gauches ou deux mains droites selon si j’ai bien à l’esprit Tout l’apport de l’enseignement et la maîtrise du savoir. Mes deux mains sont bien plus adroites et propagent ce que j’ai appris Par l’amour essentiellement de mon travail et mon devoir.
J’ai deux mains gauches ou deux mains droites selon si j’y mets tout mon cœur Sereinement lorsque je masse et que j’en transmets la chaleur. Mes deux mains sont bien plus adroites lorsqu’elles travaillent en chœur Et l’énergie qui s’y amasse donne à mon travail sa valeur.
J’ai deux mains gauches ou deux mains droites selon si j’appelle mon âme Pour connecter le magnétisme qui provient des quatre horizons. Mes deux mains sont bien plus adroites comme deux hommes, comme deux femmes Qui agiraient en mimétisme avec l’esprit de guérison.
Des plaines aux sommets des montagnes, les fleurs se révèlent authentiques ; Brutes de beauté et de corps, pures de cœur au goût de sang. Elles vivent une vie de cocagne et donnent des fruits romantiques À celui qui espère encore un coup de foudre éblouissant.
Du matin, au chant des oiseaux, jusqu’au soir, ça sent le raffut ; Les filles exhalent des arômes sous leurs jupes et sous leurs corolles Et l’on entend dans les roseaux, les chasseurs-cueilleurs à l’affût Souffrir d’un étrange syndrome et passer à la casserole.
Côté minéral : « Beau cristal pur, droit et bien dur souhaiterait s’unir à belle agate pourvue d’une géode améthyste. » Côté végétal : « Bel amant au nœud papillon, doté d’un dard inépuisable butinerai fleur de printemps et son pistil en profondeur. » Côté animal : « Bel étalon, fier comme un taureau souhaiterait rencontrer belle gazelle mais éviter grosse vache. » Ça ne sonne pas si mal lorsque l’on parle d’amour en utilisant les racines terrestres minérales, végétales et animales ! Comme quoi, l’amour s’apparente à toutes les formes de la matière. Quant à l’esprit, ne serait-ce pas la raison de la présence de l’homme et de la femme sur Terre ?
À la ville, comme à la campagne, les filles fleurissent aussi En pot dans une garçonnière ou dans un parc ensoleillé. Fleur unique pour seule compagne ou en bouquet mal dégrossi Et parfois gardées prisonnières de nos désirs émerveillés.
Quand vient l’heure du crépuscule, belles-de-jour, belles-de-nuit Toutes fleurissent sous les feux des lumières évanouies. On les effeuille, on les bouscule, on les accompagne à minuit Là où elles exaucent nos vœux dans des amours épanouies.
Puisque nous rebasculons tous dans le confinement – l’Allemagne a rejoint hier la tendance et la Suisse va se décider vendredi à entrer dans la danse – profitons-en pour nous occuper de nos belles femmes en fleurs mais plutôt en serre, soyons sincères. Premier Noël confiné de l’histoire, 80 ans après les Noël occupés, les hommes au foyer avec leur Sainte-Barbe pourront jardiner et mettre le petit Jésus dans la crèche. Un grand baby-boom de déconfinement est à prévoir ! À moins qu’on nous mette un masque sur le…
Au hasard de mes découvertes (ou peut-être serait-ce l’inverse), Je fais des rencontres singulières (à moins que ce soit le contraire). Quoi qu’il en soit, dans l’herbe verte ou dans un chemin de traverse Cette figure irrégulière a croisé mon itinéraire.
Peut-être est-ce un extraterrestre qui aurait perdu la photo De sa petite fiancée aux confins de la galaxie ? Ou bien est-ce une femme-orchestre dans ses habits sacerdotaux Qui croit en un Dieu faïencé en pleine crise d’épilepsie ?
Je ne crois pas aux porte-bonheurs et je n’en ai pas à la maison. Le véritable porte-bonheur, serait justement de ne pas en avoir et comme je n’en ai pas, c’est comme si j’en avais un … ce qui est paradoxalement embêtant. Pour compenser cette contradiction, je m’entoure toujours au petit bonheur d’objets hétéroclites or, si ces objets inertes avaient une âme, je serais peut-être moi-même leur porte-bonheur, qui sait. Sommes-nous le dieu protecteur de nos petits objets ?
Qui vient me voir lorsque je dors parmi les « moi » de ma conscience ? Celui qui rêve de conquêtes ou celui qui souffle une idée ? Souvent, dans le silence d’or de la nuit, Dieu et sa science Donnent réplique à mes requêtes comme une visite guidée.
Parfois, j’acquiers de nouveaux sens et je perçois des dimensions Qui me font comprendre le monde ou du moins sa face cachée. Parfois, une nouvelle essence révolutionne mes conventions En me révélant la seconde partie derrière ma psyché.
Grâce au coronavirus, les frontières se sont multipliées. Il y a ceux qui en ont peur et ceux qui n’en ont pas peur ; Les pour et les contre la vaccination ; Ceux qui optent pour les mesures radicales de confinement et ceux qui s’y opposent ; Les complotistes face aux pratiquants de la politique de l’autruche ; Ceux à qui la crise profite et ceux qui s’appauvrissent ; Les porteurs de masques, les manifestants, les forces de l’ordre, les responsables, les décisionnaires etc. la liste est longue. Diviser pour mieux régner… ça vous dit quelque chose ?
Madame La Fontaine et Monsieur du Corbeau, Quelque part en Lorraine, créèrent des chapeaux. L’amour de la besogne et du travail bien fait Incita les cigognes à livrer un bienfait.
Ils eurent un enfant, une femme-poussin Qui charmait de son chant moines et capucins. Du matin jusqu’au soir, elle suivait les novices Habillés tout de noir pour célébrer l’office.
Si le corbeau était un mâle et la renarde, une femelle, Il en ferait tout un fromage quand il se prend une gamelle.
Si le corbeau était corbelle et le renard, beau séducteur, Elle écouterait les hommages de l’animal reproducteur.
Quoiqu’il en soit, selon le sexe, on est vainqueur ou bien vaincu Et l’on perd jusqu’à son plumage si l’on n’en est pas convaincu.
Il avait cru serrer la gloire bien fermement entre ses bras Comme il aurait serré l’amour mais ses espoirs battirent en brèche Car au lieu de crier victoire, sa créature se cabra Aussitôt créée au grand jour dans la peinture encore fraîche.
Il dut cent fois l’apprivoiser dans le secret de l’atelier Afin que la corde sensible de sa peinture se révèle. Mais il ne pouvait pavoiser malgré tout son art singulier Et dû subir d’imprévisibles allers-retours de manivelle.
Enfin avec humilité, il obtint de sa créature Que son existence éphémère perdure dans son cœur d’enfant. En toute éligibilité, l’artiste exposa sa peinture Et puis, chevauchant sa chimère, connut un succès triomphant.
Sur un fond de blues de décembre, parmi les couleurs bleu marine, J’aime noyer dans un Bordeaux mes réflexions à l’eau de rose. Et dans les teintes rouille et ambre veinées du sang des vipérines, Je sens des frissons dans le dos monter d’une fièvre morose.
Alors je bois un peu de vin avec ou sans modération Jusqu’à transformer mes douleurs par les tanins qui s’en déjouent. L’action du liquide divin m’ouvre joies et délectations Dont voici les belles couleurs sur mes lèvres humides et mes joues.
Laissez-moi ce soir vous offrir toutes mes plus belles pensées, Laissez-moi ce soir partager tous mes plus intimes souhaits. Mon âme ne saurait souffrir de savoir la vôtre offensée Par un malaise passager que le cœur n’oserait avouer.
Tableaux de Nicoletta Tomas Caravia sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201105nicoletta-tomas-madrid-spain.html?m=1 .
L’aigle royal vit dans le cœur des filles et des fils de la Terre. Lorsqu’ils se déplacent ensemble, leur totem s’inscrit dans le ciel ; Qu’ils soient vaincus ou bien vainqueurs, ils entretiennent le caractère Du Grand Esprit qui les rassemble dans une alliance substantielle.
Car dans leurs cœurs, toutes les âmes de leurs ancêtres sont inscrites Et se métamorphosent en aigles pour affronter l’hégémonie. Car dans chaque homme et chaque femme, la même force est circonscrite Qui dicte les lois et les règles d’un peuple fier en harmonie.
Sur la place royale de Paris et des autres villes, Nous défilerons tous ensemble, hommes et femmes de bonne volonté, Contre les mesures déloyales de ce gouvernement servile Dont les forces de l’ordre se rassemblent afin de mieux nous affronter. Nous les petits et grands zinzins, victimes de l’année 2020, Tous ensemble qui revendiquons qu’on ne nous prenne plus pour des cons.
Maître Corbeau sur son perchoir boude à la cime des forêts, Déconfit d’avoir laissé choir ce qu’un renard a dévoré. Cherche-Midi, en toute saison, traque les mulots alléchants Mais lorsqu’il rentre à la maison, les souris dansent dans les champs.
la nuit vient les départageant lorsque les étoiles s’allument, Joignant sous le disque d’argent l’un sa fourrure, l’autre ses plumes. Les deux compères sous la lune, bien qu’ils soient tous deux concurrents, Se racontent leurs infortunes et leurs coups du sort récurrents.
Je ne voudrais pas tout voir en noir mais, de ma fenêtre, j’aperçois des centaines de corbeaux toute l’année ; dans l’appartement, Cherche-Midi, notre chat noir, squatte mon lit et mon fauteuil ; enfin la neige blanche et la forêt quasi-noire aux alentours contrastent nos jours en noir et blanc avec la crise épidémique en fond d’écran. C’est donc dans un mois de décembre qui va sombrer vers le solstice que je vous dis « courage, encore 10 jours et les jours se rallongent à nouveau ! » En attendant, prenons des forces, amusons-nous et voyons la vie en prose.
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