Pour dissimuler ses humeurs qui pourraient ternir son image, Elle a brisé tous les reflets qui en portaient la signature. Fini l’éclat de ces rumeurs qui colportaient sur son visage Mille défauts, mille pamphlets sur sa véritable nature.
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Un jour, ma souris d’Amérique m’a rappelé son souvenir Alors que j’étais à Paris en train de passer mes vacances. Elle fut très allégorique sur une carrière d’avenir Mais comme j’étais aguerri, je passai sur l’extravagance.
Nous partîmes pour Rocamadour en direction de la Dordogne Où elle devait récupérer l’héritage légué par son oncle Qui aurait été troubadour sa vie durant dans la Bourgogne Et s’était fait rémunérer d’argent payé rubis sur l’ongle.
Nous passâmes par la transalpine à travers prairies et bruyères, Franchîmes des cols vertigineux et découvrîmes son héritage : Une distillerie clandestine qui confectionnait à Gruyère Un alcool fort et résineux sous le cloître d’un ermitage.
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Je devais retrouver la trace d’une fille de la montagne Qui s’était enfuie de Lausanne pour faire carrière en Amérique. C’était une gamine de race qui était née à la campagne Et se faisait appeler Suzanne par les gars du téléphérique.
J’allais interroger ces gars qui me donnèrent comme indice Un aller-simple pour une croisière direction « la Californie ». Je poursuivis donc ma saga avant que la piste ne refroidisse, Le nez calé sous la visière de ma casquette racornie.
J’ai vite retrouvée ma souris qui chantait dans un cabaret Avec une bande de jeunes loups jazzant du blues comme des ânes. La mignonne alors m’a souri me disant qu’elle s’était barrée Et comme je n’étais pas jaloux je suis revenu à Lausanne.
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Enfant de Méditerranée, mes gènes sont multipliés Par un mélange de chrétiens, juifs, musulmans et de chinois. Voici de nombreuses années, un grec, appelé Olivier, Prit femme lors d’un entretien avec son clan carthaginois.
Par la suite, ils ont émigré suivant la route de la soie Et leurs enfants ont procréé avec des turques et des tartares. Leur sang ne s’est pas dénigré ; il a acquis confiance en soi Par tous les liens qu’il a créés : métis, quarterons et bâtards.
Originaire de Norvège, fille des dieux, sœur des géants, Elle se serait offerte au tonnerre, femme d’Odin, mère de Thor. J’en ai reçu le privilège lorsque je naquis du néant Dans ma période embryonnaire par sa sagesse de mentor.
Que sont les anges devenus du temps de Sodome et Gomorrhe, Après l’épuration du vice, du crime et de la corruption ? Sont-ils ensuite revenus, ces deux archanges de la mort ? Ont-ils donc repris du service avec ordre de destruction ?
Il semblerait qu’un nouveau Dieu ait décidé la fin du monde Pour lutter contre le danger de la surpopulation. Si vous entendiez d’insidieux propos et menaces immondes, Ce ne serait pas étranger aux anges de régulation.
Malgré les jours de canicule qui s’insinuent dans mon logis, Je survis à tous les étages en guettant les gros cumulus. Mais la menace est ridicule car la météorologie N’en fait pas vraiment un fromage à cause du coronavirus.
La femme à pois, l’homme à rayure font l’enfant sous le parasol. On se mélange les valeurs, on se combine les motifs. Bisous salés, baisers mouillures, on en perd vite la boussole ; Bien vite on abaisse les couleurs, son caleçon et son soutif.
Voilà, il fallait s’y attendre, l’inspiration a débordé ! Le monde intérieur s’est ouvert et a enfermé l’extérieur. Le cœur est devenu plus tendre, le fol esprit s’est sabordé ; L’âme, désormais à découvert, atteint le degré ultérieur.
Heureux qui, comme le marchand de sable, a pris talentueuse épouse Qui glane les étoiles filantes, chues quand l’aube commence à poindre. Une récolte indispensable ! Et, pour ne pas faire de jalouses, Elle doit se montrer vigilante et ne pas en laisser la moindre.
Elle accompagne son mari, grand distributeur de sommeil Qu’elle nous constelle d’étoiles pleines de beaux rêves triomphants. À chaque songe, son gabarit, et plus il brille comme un soleil Et plus le tableau sur la toile enthousiasmera les enfants.
Les plus beaux endroits de la Terre, pour s’aimer d’amour et d’eau fraîche, Méritent de mouiller sa chemise, autrement dit, de la quitter Et plonger tout nu dans la mer pour partager là, sur la brèche, Le don d’amour à sa promise dont le promis doit s’acquitter.
Alors l’amour devient peinture, mélanges de flots bleu d’azur Avec le vert de l’espérance, des rêves roses et des promesses. On se pénètre à l’aventure en mesure et en démesure ; On ne connaît ni tempérance ni modération de caresses.
Tableau de Lorenzo Mattotti sur http:www.mattotti.com .
Plus le poète devient loup et plus il cherche l’ouverture Et plus la Lune reste muette et son canal du cœur fermé. Le génie n’aime pas les filous et lui décline son aperture Tant que sa conscience fluette ne laissera pas l’âme germer.
Aurore, ouvre-moi les volets des portes de la nuit nacrée ! Fait poindre des seins tes rayons d’un peu de bonheur essaimés. J’ai vu en rêve qu’une envolée d’or ranimait le feu sacré Au son du premier carillon pour un nouveau jour à s’aimer.
Tableau « The Gates of Dawn », 1900 d’Herbert James Draper.
Le monde brûle mais tout va bien … le plus grand risque est microbien ; La famine étend ses ravages … mais on remplit les étalages ; Contre le virus des voisins … il y a des masques au magasin ; On tue des gens dans les faubourgs … l’incivilité bat le tambour.
Les avions incontournables ; la diffusion indiscernable ; Le monde en surpopulation ; les dangers de la pollution ; Les étrangers et le chômage ; les crises en auto-allumage ; Ça sent le gaz, ça sent l’essence … vive le monde de l’adulescence !
Pour composer son ouverture, Johan Strauss dut apprivoiser Une jolie chauve-souris aux prédilections théâtrales. Elle vivait dans des grottes obscures et, pour la faire pavoiser, Il lui joua un pot-pourri d’improvisations sépulcrales.
Les mains, organes de lumière, savent la voir et l’envoyer Comme un sens qui sait recevoir et comme un sens qui sait donner. Elles sont chargées des poussières que les étoiles ont coudoyées Pour nous offrir, et le savoir, et l’amour pour tout pardonner.
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Le magicien sait dérouter les yeux vers ce qu’il veut montrer Que nous ne le voyons pas vraiment, juste ses manipulations. Auxquelles il aura rajouté du flan pour nous déconcentrer Afin de semer le ferment d’un grain de mystification.
Elle écoutait ses deux bonhommes : son amant avec son mari ; L’un qui venait la supplier, l’autre qui en réclamait la garde. Elle voulait être autonome et se retrouvait fort marrie De devoir encore se plier à la peur de sa sauvegarde.
Mon chat m’a fait cette requête d’une chambre à lui réserver Toute plantée de fleurs des champs avec collines et talus. Ainsi fut faite une coquette cave de nature préservée Où je viens écouter le chant de l’aurore qui me salue.
Les dirigeables décollaient jadis du quartier de la Plaine Qui offrait une vaste place aux aéronautes hardis. Les vieux souvenirs désolés soufflent encore l’âme pleine De ces prouesses que déplace un vent qui nous ragaillardit.
Pourquoi ne m’avait-on rien dit sur l’anse de la de la Fausse-Monnaie Dont les escaliers dérobés restaient inconnus aux novices ? J’ai découvert ce Paradis tandis que je me promenais Par hasard, à la dérobée, poussé par je ne sais quel vice.
Pendant l’époque où je montais les grands escaliers de la mer Qui m’élevaient vers les sommets du quartier de la Fausse-Monnaie. Cette maison me surmontait d’un air austère, presque amer. Je me retrouvais assommé par l’emprise qui en émanait.
Le poisson rime avec boisson et son local avec bocal ; Hélas, les bouteilles à la mer riment avec la pollution. Les retombées de pluies amères accusent notre évolution Et le plastique, comme poison, une involution radicale.
Secrètement, les soirs d’été, Mars est convié au crépuscule ; C’est un honneur que le Soleil lui réserve avec conviction. À la brune, Il est invité par les étoiles qui se bousculent Pour assister à la merveille des deux couchers en conjonction.
De temps en temps, une ouverture révèle des chemins inconnus Que je parcours grâce au courage qu’un rêve hardi m’attribue. Mon âme y trouve sa nourriture malgré son aspect biscornu Et j’en instruis mon entourage en lui en offrant le tribut.
J’ai voulu me hisser hors du monde juste à la force de mes bras Pour échapper aux gens masqués qui m’offraient la vie pour du fric. Ce qui me paraissait immonde tomba, coula, périt, sombra Dans un nouvel ordre casqué entre les pôles et l’Afrique.
J’y ai vu beaucoup d’avantages à mettre la tête hors de l’eau Et des gens donner de l’argent pour s’acheter l’absolution, Payer ceux qu’ils désavantagent en leur pompant comme des salauds Leur sang et se le partageant entre Maîtres de la corruption.
Le port du masque obligatoire, la vaccination imposée, La puce GPS transplantée gérera nos gains et nos dépenses. Ainsi, une vie sans histoire, sans numéro à composer, Le tout directement implanté dans l’organisme sans défense.
On nous créera un monde bis, hors de la portée des machines ; On nous changera la nourriture contre un petit bonheur posthume ; Un peu d’alcool, de cannabis pour enterrer nos origines Et pour que notre progéniture oublie à jamais nos coutumes.
La docilité est facile, la rébellion plus difficile Car il nous faudra renoncer à tout ce qui est annoncé : Vivre avec forfait prépayé une vie de star surveillée, Parmi la crème des héros de la télé Canal Zéro.
Ils nous manipulent la vue pour faire ce qui était prévu ; Ils nous matraquent de leurs chansons à faire de nous des mollassons ; Ils nous font goûter du poison pour nous faire tomber en pâmoison ; Nous offrent tous ces avantages pour que nous en voulions davantage.
Quand nous verrons nos petits maîtres semblables à nous, en apparence, Avec leurs robots vigilants, leurs chiens hurlants et leurs faucons, Avec ceux qui se seront fait mettre cette pilule au goût bien rance Notre choix sera diligent : rester vrais ou rester faux-cons.
Ils courent, ils courent les petit leurres qu’on nous oblige à attraper Comme des petits Pokémon qui se propagent comme des virus. Il part, il part l’argent du beurre qui continue à nous happer Tout notre temps comme un démon à la sauce coronavirus.
Ils sortent, ils sortent, les derniers films qui nous font prendre pour des héros Et qui nous donnent le pouvoir de vouloir ce que veut le monde. Ils s’cachent, ils s’cachent les microfilmes, les cartes à puces, crédit-zéro Qui sont là pour nous promouvoir tout à la dernière seconde.
Ils fuient, ils fuient, les milliardaires en fusée interplanétaire En nous abandonnant un monde qu’ils ont complètement asséché. On danse, on danse, les suicidaires qui ont cru être égalitaires Et qui pataugent dans l’immonde enfer le prix de leurs péchés.
Collages de Propaganda sur http:propa-ganda.co.krxefilm30412?ckattempt=1 .
Les signes assignent leurs positions comme les chiffres sur l’horloge Et ne font qu’indiquer la force qui s’exerce sur la psyché. Nous ressentons l’opposition entre les peuples qui dérogent À vivre en paix sans une entorse à leurs valeurs et sans tricher.
Quand tout va mal sur la planète elle en recherche l’origine Les maisons traversent les signes et les étoiles rétrogradent. L’astrologie tire les manettes tandis que Lilith s’imagine Que transgresser l’honneur insigne du temps le gâte et le dégrade.
Parfois mes pensées tournent en rond comme un manège ensorcelé Par un ensemble de sorcières dont le charme m’aurait séduit. Je ne me fais pas de mouron même si je me sens morcelé ; Ce sont mes petits « moi » d’hier qui dansent avec ceux d’aujourd’hui.
Lorsqu’elle passe à la radio, elle nous ravit par les ondes Qui rayonnent en harmonie avec sa voix et son sourire. Quand je la capte dans mon studio, dans mes oreilles vagabonde Un chant qui cause l’hégémonie sur ma cervelle et même pire.
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L’oubli est un petit démon furtif qui vient ouvrir à notre insu Les tiroirs où notre mémoire conserve tous nos souvenirs. Mais ne le jugez pas fautif car il en serait fort déçu Car il en compile un grimoire qu’il conserve pour un avenir.
C’est le « Grand Livre de ta Vie » qu’il archive au fil de tes jours En ôtant les images obsolètes ou qui pourraient te compromettre. Et s’il en tombe sur le parvis, il ira les chercher. Toujours. Cependant – er c’est la boulette – il ne sait plus où les remettre.
Ils font confiance en leur berger qui les a toujours bien traités, Ils aiment les chiens du troupeau qui les protègent sans méprise, Ce soir, on va les héberger pour des vacances bien méritées ; Demain on les conduit à l’entrepôt pour un voyage plein de surprises.
Les maisons qui parlent s’affichent en montrant un visage humain, Des yeux aux fenêtres observent et une cheminée pour respirer. Petites bicoques qui nous aguichent quand nous passons notre chemin Par une voix qui nous conserve l’authenticité inspirée.
(C’est l’une des « maisons Kodra » ou « maisons parlantes » dans la petite ville de Civita en Italie, une sorte d’hommage au peintre albanais mondialement célèbre Ibrahim Kodra. Ce sont de très petites maisons avec des fenêtres et des cheminées, dont les façades rappellent clairement le visage humain https:www.google.comurl?sa=t&source=web&rct=j&url=https:en.m.wikipedia.orgwikiIbrahim_Kodra&ved=2ahUKEwitt4jW5JXrAhUFDuwKHdoBCrsQFjAVegQIBhAB&usg=AOvVaw3WQXa3FaPKzpR–0XfohkH .)
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L’art se dérobe à l’œil distrait qui passe sans le regarder ; L’art appartient au butineur en quête d’un peu de bonheur ; L’art, juste un trou, un mur, un trait, un passé qui s’est attardé Qu’un petit ange enlumineur a placé pour ma bonne humeur.
« Vous n’avez pas à faire quelque chose que les gens appellent l’art. Vivre est une activité artistique, il y a un art à passer la journée » – Viggo Mortensen.
Tableau de Levan Kiknavelidze et plein d’autres sur https:www.ignant.com20190815the-framed-sea-illusory-photos-that-serve-as-a-metaphor-for-social-medias-artificiality
Je ne crois pas trop en Marie, mère de Dieu et tous ses saints Mais je donne toute ma confiance en l’Éternelle Féminité. À la Nature, je m’apparie, la Terre qui m’a nourri au sein Et toute la signifiance de Sa Sainte Maternité.
Marie ceinte d’un chapeau rouge plutôt qu’une couronne d’épines Parlerait beaucoup mieux d’amour qu’un martyre sacrifié. Seulement voilà, pour que ça bouge, il faut un mec et une pine Afin de convaincre les balourds que lui seul est sanctifié.
Vous souvenez-vous du satellite qui n’a jamais vu de visite ? Vous rappelez-vous des tours jumelles qui n’ont jamais vu d’avion ? Eh bien, les mêmes acolytes nous font le coup du parasite Par une interdiction formelle de dire ce que nous savions.
Finalement je me suis arrangé avec ma mort et mon destin ; Chacun a fait des concessions et nous vivons en bonne entente. Comme elle m’a permis de ranger en lieu sûr mon cœur clandestin En échange, en rétrocession, nous cohabitons en dilettante.
Mon puzzle, petit à petit, se reconstitue de lui-même Une fois que j’ai lâché prise à qui me mettait en émoi ; Je suis sorti de l’apathie des habitudes et des dilemmes Qui dominaient, par leur emprise, un homme qui n’était pas moi.
Tableau de Stephan Schmitz sur https:sympa-sympa.cominspiration-psychologie16-illustrations-qui-refletent-la-realite-de-la-vie-591260 .
Alors, je lui ai demandé de s’habiller plus décemment Pour ne pas déclencher d’alarme chez mes voisins à fleur de peau. Je lui ai bien recommandé qu’ils voyaient mon appartement ; Levant les yeux, elle rit aux larmes, se leva et mit un chapeau.
Elle revint le lendemain, toujours vêtue de bas de soie Rien d’autre que deux bracelets et des boucles dans ses cheveux. Elle enleva en un tournemain mes vêtements, ça va de soi, Elle se sentait esseulée et me dit : « C’est toi que je veux ! »
Elle était une fois la fraîcheur surgie pour me réconforter Et m’avait tenu compagnie juste vêtue de bas de soie. Je lui avais dit, l’air bêcheur, de passer sans rien apporter ; Elle m’a, par érotomanie, pris au mot mais ça va de soi.
Plus je cultive mon jardin et plus il en prend de la graine Si je l’arrose de connaissance et de nouveautés des terriens. Mais si en eau je suis radin, il ne poussera que des migraines Qui sécheront l’obsolescence d’un savoir qui ne sert à rien.
Une fois morte, j’en profite pour lire le grand livre de ma vie. Les détails les plus croustillants que j’ai oubliés me reviennent Avec mes mines déconfites quand les catastrophes ont suivi Et puis les moments pétillants qui resteront quoi qu’il advienne.
Quand elle joue au jeu de l’amour avec différents partenaires, La vérité et le mensonge figurent ses cartes maîtresses. Soit elle adopte avec humour la position du missionnaire, Soit, sur l’amant, elle s’allonge, selon l’atout cœur en détresse.
Comme deux mondes qui s’ignorent bien que vivant en parallèle, L’univers des femmes s’attache à préserver sa descendance, Les hommes, Rois ou Monsignore, bâtissent un monde industriel ; Chacun veut que l’autre s’en détache pour lui reprendre l’ascendance.