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  • La chambre obscure de mes désirs

    La chambre obscure de mes désirs

    À l’instar de la photographie qui projette dans l’obscurité
    De sa chambre, l’image inversée de sa visée par l’objectif,
    Je trace la cartographie en suivant l’émotivité
    De tous les fantasmes déversés dans mon cœur imaginatif.

    Vénus, couchée sur ma rétine, me chatouille le nerf optique
    Entre les bras du corps calleux qui accélère mes pensées.
    La carte du tendre se trottine dans mes raccourcis synoptiques
    Jusqu’à ce reflet scandaleux qui a, mes envies, compensées.

    Photo de Paul Estevez.

  • La Lune perfide

    La Lune perfide

    Ce soir, la lune facétieuse trouble mes sens et ma vision ;
    Entre les arbres, elle s’insinue pour jeter de la poudre aux yeux.
    Hier encore, la lune gibbeuse prenait du ventre en prévision
    De l’augmentation continue de ses leurres irrévérencieux.

    Demain, cette lune hypocrite poursuivra encore l’illusion
    Mais je ne me laisserais plus prendre dans les mailles de ses filets ;
    En effet, je l’aurai circonscrite, au cercle des désillusions,
    Cette menteuse pour lui apprendre à autrement se profiler.

    Photo d’Andhika Ramadhian.

  • Noé Circus

    Noé Circus

    Ainsi Noé, tu exagères d’avoir trompé les animaux
    Que tu as fait monter dans l’arche afin de mieux les arnaquer !
    Toutes ces bêtes passagères ont embarqué prestissimo
    Faisant confiance au patriarche qui les a bien estomaquées.

    Aussi Noé, quand tu viendras avec tes captifs par milliers
    Bouclés dans ta ménagerie dans une totale déconfiture,
    Je crois que tu te souviendras des coups de nos petits souliers
    Dans ton derrière endolori pour le prix de ta forfaiture.

    Photo de Jose Francese.

  • L’appel au rêve

    L’appel au rêve recommence souvent par une invitation
    Représentée par une image qui éveille et hausse les désirs.
    Le cœur y voit une romance, l’esprit une délectation
    Et tout le corps part en voyage au pays des mille plaisirs.

    Je n’ai nul besoin de cocaïne ou n’importe quel stupéfiant
    Pour sécréter la dopamine sans leurs effets terrifiants.
    Je poursuis ma muse héroïne dans un bien-être liquéfiant
    D’où coule la sérotonine en tourbillons gratifiants.

    Illustrations de Loïka alias Yan Qin Weng sur http:www.3daysmarch.net .

  • Le passe-d’amour

    Le passe-d’amour

    Le passe-partout de l’humour, s’il ne provoque de blessure,
    Saura détendre l’atmosphère et verra l’amitié germer.
    Cependant la clef de l’amour n’ouvre qu’une seule serrure
    Car elle ne peut se satisfaire de crocheter les cœurs fermés.

    Offre-moi la clef de ton cœur qui avec le mien communie ;
    Nous échangerons les secrets de nos mécanismes intimes
    Lubrifiés à la liqueur du même sang qui nous unit
    Et goûterons l’amour sacré de nos émotions légitimes.

    Tableau de Christian Schloe sur http:artsdumonde.canalblog.comarchives2015120633027278.html .

  • L’île Escher

    L’île Escher

    Meunier, breton de père en fils, toujours tu chériras la mer
    Qui fera tourner ton moulin pour filtrer l’écume des jours.
    Le sel fera ton bénéfice, récolté sur ces flots amers
    Bénis par l’enchanteur Merlin que la Bretagne savoure.

    Plaise à Dieu que la fleur de sel qui représente l’excellence
    Soit affinée, réduite en poudre pour le délice des gourmets.
    Que ce nectar universel demeure sans équivalence
    Et qu’il te donne du grain à moudre et la fortune à écumer.

    Ceux qui traiteront d’impossible ta folle source d’énergie
    Devront se rendre à l’évidence de ce miracle bienséant :
    Le sel de Guérande, impassible, s’écoulera en synergie
    De la divine providence avec les dieux de l’océan.

    Photo d’Erik Johansson.

  • L’anima quarte

    Moi, le corps surgit de la terre toujours en quête d’aller plus vite,
    D’aller plus loin, d’être plus fort et de dépasser ses limites,
    Du véhicule utilitaire à la capsule qui gravite ;
    Je suis l’énergie et l’effort qui feront bouillir la marmite.

    Moi, le cœur échappé du feu dans le moteur des émotions,
    Cœur-de-Lion, cœur d’artichaut selon l’enthousiasme à jouer,
    Je satisfait à tous les vœux, à mes amours, à mes passions ;
    Je suis l’anima à sang chaud le plus beau, le plus enjoué.

    Moi, l’esprit transmis dans les airs par les antennes de l’esprit,
    Éprouvé d’une intelligence d’ultime supériorité,
    Je traverse mille déserts, je retiens ce qu’ils m’ont appris ;
    Je suis le souffle d’émergence, Dieu de mon intériorité.

    Moi, l’âme née de l’eau de mer et l’hameçon de l’âme-sœur,
    L’âme du métal le plus pur, immaculée et absolue,
    Fille de lumière outremer et d’un univers bâtisseur ;
    Je suis l’épée Excalibur, clef des mystères irrésolus.

    Tableaux de Jose Luis Oliver Campoy.

  • Comme des bêtes

    Peau-de-lapin, peau de chagrin, lorsque les beaux jours rétrécissent,
    Vient le temps de s’emmitoufler dans sa fourrure naturelle.
    Je rationne le moindre grain jusqu’à ce que ça radoucisse
    Tout en me laissant pantoufler en attendant les chanterelles.

    Bec-de-corbeau, le bec dans l’eau, lorsque grondent les jours d’orage,
    Vient le temps de se protéger sous sa carapace hermétique.
    Si les tempêtes à vau-l’eau font plus que force ni que rage,
    Je m’envole, le cœur allégé, vers les hauts sommets helvétiques.

    Corne-de-cerf, corne-de-bouc, avec la maladie d’amour,
    Vient le temps de sortir du bois et revendiquer ses conquêtes.
    Je lève les yeux de Facebook et je m’en vais au petit jour
    Écouter les biches aux abois afin de répondre à leur requêtes.

    Sculptures de Crystal Morey sur https:www.crystalmorey.com .

  • La clef de toutes choses

    La clef de toutes choses

    Tout ce fardeau que j’ai traîné de ma naissance à aujourd’hui
    Contient la clef de l’avenir dans le trousseau de l’expérience.
    Mais ma serrure est chanfreinée aux jugements que j’ai induits
    En piochant dans mes souvenirs ce qui constitue mes croyances.

    Ouvrir la porte de la mort demandera de la jugeote
    Avec finesse d’adaptation sauf que … je n’aurai plus que mon âme.
    Sans le cœur, l’esprit et le corps, elle devra avoir la bougeotte
    Et, à défaut d’incarnation, se montrer plutôt fine lame.

    « Il n’y a rien de plus beau qu’une clé, tant qu’on ne sait pas ce qu’elle ouvre. » Maurice Maeterlinck.

  • Songes et réussites

    Songes et réussites

    Lorsque je songe à mes revers et ce que j’ai fait de travers,
    Mon petit doigt me contredit ; tout ne serait que comédie.
    Je juge ma vie à l’envers par des pressentiments pervers
    Hérités de mes interdits qui jouent ma propre parodie.

    Les religions m’ont relié à un Dieu qui est fou à lier
    Et la morale de mes parents n’était qu’esclavage apparent ;
    Les riches, en fait, ont tout volé aux misérables inconsolés
    Et ceux qui veulent notre bien ne sont que tristes comédiens.

    On m’a dit qu’il faut patienter, que le travail, c’est la santé,
    Que je gagnerai l’éternité en montrant de l’humilité ;
    Mais j’ai beau faire des efforts nonobstant la loi du plus fort,
    Je suis celui qu’on manipule par tous les pièges qu’on dissimule.

    Tableau de Daria Petrilli.

  • Sous une pluie inverse

    Sous une pluie inverse

    La Terre prend le monde à revers, qui l’eut cru, insuffisamment
    Et smashe sa pluie à l’envers avec des crues, évidemment.
    Sécheresses et inondations, sous plusieurs formes de virus,
    Proposent une contraception diluvienne à son utérus.

    Ainsi la Terre féminine tremble pour sa fécondité ;
    Sa gravitation récrimine, soumise à sa rotondité.
    Ses règles météorologiques s’opposent à la pollution
    Et pleuvent en toute logique comme dernière solution.

    Et je propose que les hommes respectent ses menstruations
    En accordant aux chromosomes XX leur réévaluation.
    Sans parapluie, cartes sur table, et les honorent à satiété
    Du statut enfin équitable des femmes dans la société.

    Photo de Vincent Bourilhon sur https:blog.okapi.frca-buzzelinstagram-du-week-end-5878.html .

  • L’intuition

    Sur le rebord de la fenêtre du mur de la réalité
    Se tient assise l’intuition, moitié dedans, moitié dehors.
    Elle aide les idées à naître depuis ma personnalité,
    Qu’elle conduit en direction de ma conscience en plein essor.

    Celles qui ne peuvent satisfaire sont renvoyées à l’intérieur
    Et devront être repensées sept fois dans la matière grise.
    Celles qui s’accordent à son affaire sont transmises vers l’extérieur
    Sous une forme de pensées qui seront beaucoup mieux comprises.

    Mon intuition, je la cultive, je lui donne les pleins pouvoirs ;
    Elle s’entend avec le cœur qui correspond à la raison.
    Mon inconscience, plus productive, se plaît alors à promouvoir
    Mes petits poèmes moqueurs dont je décore ma maison.

    Tableaux de Kina Crow sur https:www.pmacraftshow.orgartistmixed-media2014kina-crow .

  • Cervolution

    Cervolution

    Un jour les cellules en eurent marre d’être assujetties au cerveau
    Qui leur bouffait tout l’oxygène et leur pompait l’hémoglobine.
    Pour sortir de ce cauchemar, le corps démarra les travaux
    Pour lutter contre cette gêne et mettre au point une combine.

    D’abord le crâne devint mince, le cœur accéléra son rythme
    Et la pression monta en flèche visant ce tyran absolu
    Jusqu’à ce que la tête évince le fourbe coupable du schisme
    En le propulsant par la brèche créée dans le cuir chevelu.

    Alléluia ! Tous libérés du poids de la matière grise
    Qui leur provoquait la gangrène, tous reprirent du poil de la bête.
    Par le cerveau éviscéré, les organes eurent la surprise
    De faire leurs adieux aux migraines, aux maux et aux prises de tête.

    Illustration de Kurt Chang.

  • Les grosses têtes

    Petit, j’avais la grosse tête et je voyais tout à l’envers ;
    Le poids de mon intelligence m’entraînait de tout mon orgueil.
    Du coup, mes petites gambettes parallèlement s’élevèrent
    Non pas par pure négligence mais par effet de trompe-l’œil.

    Plus tard, je rencontrai une fille qui m’inspira une romance
    Qui paraissait me satisfaire avec sa tête en montgolfière
    Mais brassant l’air de ses chevilles, elle répondit à mes avances :
    « Je suis d’un tout autre hémisphère et c’est d’ mon cul dont je suis fière ! »

    Sculptures de Kina Crow.

  • L’été féminisé

    À cette date, la Nature quitte sa robe de printemps
    Qu’elle secoue de la poussière récoltée depuis l’équinoxe.
    Elle abandonne les armatures de ces vêtements éreintants
    Pour une tenue vacancière plus osée et moins orthodoxe.

    Elle a choisi un bikini pour bronzer dans les champs de blé
    Et des toilettes décolletées pour sortir le soir sur la plage.
    Et la nuit, en catimini, sous l’œil des étoiles troublées,
    Ira sans doute se dégoter un string pour le batifolage.

    Illustrations de モリ.

  • Pluies de saison

    Quel printemps ça aura été à cause des pluies diluviennes
    Qui auront donné à l’année son caractère catastrophique !
    Qu’en sera-t-il de cet été durant les semaines juliennes
    D’ores et déjà condamnées à des vacances subaquatiques ?

    Je ne serais pas étonné que les poissons aient leur revanche
    Aux fraies de voyages engagées pour un séjour à la montagne.
    Je les verrais s’échelonner au gré des pluies en avalanche
    Et tomber du ciel ombragé que de gros nuages accompagnent.

    Tableaux de Salvador Dali.

  • Halo sur la planète !

    Halo sur la planète !

    Je crie « Halo sur la planète ! » car mon corps devient transparent ;
    La Terre tourne encore plus vite et le temps va s’accélérant.
    Aurais-je tiré la manette du mécanisme désemparant
    De mes inquiétudes qui lévitent dans un malaise sidérant ?

    Les informations m’obscurcissent et m’abusent d’explications
    Que l’on répète sans queue ni tête partout sur les réseaux sociaux.
    Je souhaite qu’un jour s’éclaircissent les futures révélations
    Des leaders qui sont à la fête avec nos dénuements cruciaux.

    Celui qui promet une trêve au sein des guerres économiques
    Me déçoit lorsqu’il solutionne un despotisme déficient.
    Alors mon corps part dans ses rêves dans un progrès fantomatique
    Où le futur qu’il ambitionne devient un point évanescent.

    Illustration de Kelly Vivanco sur http:www.kellyvivanco.comindex.php?section=new .

  • Tombée du ciel

    Tombée du ciel

    Première étoile tombée du ciel. Est-ce un signe d’apocalypse ?
    Et si le soleil s’obscurcit, est-ce fatalement la fin du monde ?
    Dans l’univers existentiel lorsque la Lune fait des éclipses,
    L’absurde prend des raccourcis avec des rêves qui vagabondent.

    Lorsque le soleil s’éteindra, la Terre le prendra sous son aile
    Et les anges le veilleront toute une nuit d’éternité.
    Qui sait ? Peut-être alors qu’il adviendra sa renaissance exceptionnelle
    Et les étoiles l’accueilleront au sein d’une confraternité.

    À son tour, la Terre deviendra un astre solaire en puissance
    Et la Lune s’éveillera comme une planète féconde
    Qui, à son tour, engendrera dans une folle jouissance
    La race qui dominera, en conquérant, ce nouveau monde.

    Illustration de Kelly Vivanco sur http:www.kellyvivanco.comindex.php?section=new .

  • Peut-on prouver l’existence de l’inconscient ?

    Peut-on prouver l’existence de l’inconscient ?

    Quand ma conscience cherche à prouver l’existence de l’inconscient,
    Je lui laisse diriger ma plume trempée dans l’encre sympathique.
    Puisque je ne puis approuver par moi-même et à bon escient
    Ce qui ne prend aucun volume dans mon espace télépathique.

    Quand l’inconscient est aux commandes, le cœur s’allie à l’intuition
    Et change d’univers réel pour les mondes de l’invisible.
    Alors ce que l’âme demande se connecte à l’apparition
    De petits anges irréels aux sensations imprévisibles.

    L’inconscient et mon subconscient existent dans l’imaginaire
    De ma mémoire philosophe en mode pilote automatique.
    L’esprit en est bénéficiant aux moments extraordinaires
    Ou Dieu lui-même m’apostrophe durant mon vol fantomatique.

    Illustration de Kelly Vivanco sur http:www.kellyvivanco.comindex.php?section=new .

  • La vérité qui déchire

    Rien ne va plus sur la planète et tout va mal dans les journaux ;
    Une catastrophe planétaire est prévue encore aujourd’hui.
    Ce qui circule sur internet révèle des complots infernaux
    Sur le futur humanitaire et la pollution qu’il produit.

    Je m’affole et je me déchire dans ces événements présents
    Où l’on vaccine à tour de bras ceux qui ont peur d’être éliminés.
    Je lâche prise sans réfléchir sur le danger omniprésent
    Qui nous a mis dans de beaux draps en voulant tous nous confiner.

    Tableaux de René Magritte.

  • Histoires de café

    Histoires de café

    Comme elle réclamait tout l’arôme d’un café bien torréfié,
    Elle inventa la cafetière aux éléments superposés
    De cuivre, de fer et de chrome aux alliages raréfiés
    Et toutes sortes de matières réfractaires, je crois, supposées.

    Je n’en buvais qu’une seule fois et, je ne l’oublierai jamais,
    Car après cette tasse unique, j’étais tellement sous pression,
    Que l’esprit, le cœur et le foie tous ensemble s’amalgamaient
    Dans un alambic alchimique d’une détonante expression.

    Illustration de Kelly Vivanco sur http:www.kellyvivanco.comindex.php?section=new .

  • Histoires de thé

    Histoires de thé

    Elle perdit les eaux lors d’un jour de bonté
    Et sa robe d’arômes en fut tant embaumée
    Que son plat en biseau contenant un bon thé
    Révéla le syndrome d’être mal empaumé.

    Moralité, Madame, que vous fussiez rouquine,
    D’un esprit éthéré et d’un cœur d’artichaut,
    Nous nous accoutumâmes à la farce coquine
    Mais aurions préféré que ce ne soit pas trop chaud !

    Illustration de Kelly Vivanco sur http:www.kellyvivanco.comindex.php?section=new .

  • Qui sait qui c’est Kiki de Montparnasse ?

    Qui sait qui c’est Kiki de Montparnasse ?

    Si tu as connu la belle époque que Man Ray photographiait,
    Si tu as connu le Montparnasse d’Amedeo Modigliani,
    Sans doute as-tu connu l’épique modèle qui s’y bonifiait
    Que certaines traitaient de pétasse – toujours la même litanie.

    Elle a débuté boulangère mais préféra offrir ses miches
    En se hasardant la première à poser nue pour ses artistes.
    Incriminée pour mœurs légères, la créature aux yeux de biche
    Mit tout son art à la lumière, n’en déplaise aux obscurantistes.

    C’était Kiki de Montparnasse, femme de cœur surestimée
    Qui tombait souvent amoureuse des plus grands peintres de Paris.
    De ses amours les plus tenaces, tous ses amants ont exprimé
    Son corps aux formes langoureuses doté du meilleur gabarit.

    Tableau de Christopher Nevinson.

  • La chute du pantomime

    Aujourd’hui, l’homme arrive en boîte comme un produit de consommation
    Qui, bien qu’apporté par la poste, n’est ni repris ni échangé.
    Toutefois si mon cœur m’emboîte le pas pour la transformation,
    Je crains que l’esprit ne riposte en me livrant tout mélangé.

    Inimitable corps humain issu du Big-Bang alchimique,
    Autant fragile qu’un roseau, autant éternel qu’éphémère,
    Tu t’es égaré en chemin et, dans ta chute pantomimique,
    Tu t’es emmêlé les réseaux nerveux, sociaux et nycthémères.

    (Tableaux de Fabien Nissels sur https:petapixel.com20130403photographer-prints-friends-body-onto-blocks-for-quirky-photo-project
    Nycthémère : Cycle biologique de vingt-quatre heures correspondant à une nuit et un jour … et qui n’a rien à voir avec « nique ta mère ».)

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • Le partage du temps

    Le partage du temps

    Selon les lois de la Nature, il faut être un peu kamikaze
    Et la vie découpe le temps selon l’appétit animal.
    Pour les oies, le temps s’aventure au long de soixante-trois cases
    Et pour les taureaux débutants, l’arène est le point terminal.

    Pour le lièvre, rien ne sert de courir, il faut savoir partir à temps ;
    Pour le cochon, tout est jambon à toute heure et en fricassée ;
    Les oiseaux se cachent pour mourir mais ils reviennent au printemps ;
    Quant à l’homme, même s’il est bon, le bon vieux temps est dépassé.

    Tableau de Daria Petrilli sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201704Daria-Petrilli.html .

  • Alchimie et coquelicots

    Assises sous les coquelicots, le temps des jeunes filles en fleurs
    Ouvre les rêves romantiques teintés au rose de Thuringe,
    Qui deviennent rouges tropicaux quand l’amour brûle dans les cœurs
    Dans une extase aromatique, douce folie pour les méninges.

    Assises sur les coquelicots, les jeunes filles bucéphales
    Vivent leurs rêves alchimiques à l’alcool des fleurs de pavot
    Dont les désirs ombilicaux avec la pierre philosophale,
    Dignes d’un opéra-comique s’exalteront sous les bravos.

    (Tableaux de Daria Petrilli sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201704Daria-Petrilli.html
    Les bucéphales sont des papillons de nuit.)

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • Les Rois Chevaliers

    La Reine Jument se morfond tout en haut de sa tour d’ivoire
    Dont le Soleil peine à percer les murs bleu-de-nuit tout autour.
    Sa chambre du sol au plafond ne lui laisse rien entrevoir
    Malgré les fentes dispersées sur le plancher aux alentours.

    Le Roi Étalon sans ombrage pratique aussitôt l’ouverture
    Et dame le pion aux valets qui ne peuvent l’empêcher d’entrer.
    Puis, il se rue avec courage à l’assaut de cette structure
    Et, à force de cavaler, délivre la reine cloîtrée.

    La Tour Équestre, depuis ce temps, sert aujourd’hui de témoignage
    Et beaucoup de poulains royaux viennent invoquer leur destinée.
    Ils y retrouvent, le cœur battant, le caractère de leur lignage
    Défiant les rivaux déloyaux pour conquérir leur dulcinée

    Tableaux de Wolfgang Lettl.

  • Lumières de saisons

    Lumières d’un printemps qui éclairent à nouveau
    Le monde qui renaît pour tout recommencer.
    Premiers rayons suintants qui remettent à niveau,
    Dans l’odeur des genêts, les amours romancées.

    Lumières d’un été, fortes et resplendissantes
    Qui font mûrir la Terre d’amours les plus fécondes.
    Les rayons reflétés par les eaux bondissantes
    Des flots alimentaires des rivières profondes.

    Lumières d’un automne qui me réchauffent encore
    Se terminent en beauté pour me réconforter
    D’un souffle monotone dû aux vents de l’aurore
    Sur les charibotées de feuilles emportées.

    Lumières d’un hiver qui marquent le contraste
    Produit par la mort blanche qui règne en son séjour.
    La loi de l’univers crée ce cycle néfaste
    Dont la vie, en revanche, triomphera toujours.

    Tableaux de Stéphanie Gauvin.

  • La maman des poissons

    Au dernier terme de sa grossesse, une maman-sirène enceinte
    Aura le cœur bien accroché quand elle perdra les eaux de mer !
    L’ichtyologie nous le professe, en une seule vague succincte
    Sortiront de petits brochets impatients de téter leur mère.

    Sa poitrine gorgée de laitance aux gros mamelons turgescents
    Aiguiseront leurs jeunes dents lorsqu’ils les mordront sans façon.
    Un marin par inadvertance, trouvant le thème intéressant,
    Provoquera un incident en y jetant son hameçon.

    La maman des poissons connue pour être de nature gentille,
    Peut les curieux incommoder en les aimant à sa manière :
    L’intrus dans sa déconvenue et sous l’assaut qui le mordille
    Devient friture accommodée avec des moules marinières.

    Tableau de Daria Petrilli sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201704Daria-Petrilli.html .

  • Tutu, l’es-tu ?

    Colombine en tutu, légère et court-vêtue,
    L’air indéfinissable, cheminait sur le sable,
    Les ailes déployées, le cœur apitoyé,
    L’esprit mélancolique d’un amour bucolique.

    Plus tard en cotillon et chapeau papillon,
    Elle reprit des couleurs oubliant sa douleur.
    La teinte du tutu comme quoi restitue
    Tantôt l’air écumeur, tantôt la bonne humeur.

    Tableaux de Catrin Welz-Stein sur http:artsdumonde.canalblog.comarchives2016031233502041.html .

  • Dans les bras de la Grande Ourse

    Dans les bras de la Grande Ourse

    Lorsque les bras, Morphée me tend, je me tiens prêt à m’assoupir
    Mais la coquine me contourne afin d’enlacer la Grande Ourse.
    Je reste là, le cœur battant, tout en poussant un grand soupir
    Tandis que les aiguilles tournent et que je me retrouve hors course.

    La nuit suivante, recommencent leurs amours fidèles et célestes.
    Tant pis ! Je n’ai pas la vedette ; encore une nuit d’insomnie !
    Un peu jaloux, de leur romance et leur passion, je me déleste ;
    Je fais des plans sur la comète et je fais fi des calomnies.

    Tableau de Catrin Welz-Stein sur http:artsdumonde.canalblog.comarchives2016031233502041.html .

  • Mémoires oblongues

    Le temps s’arrête brusquement sur le mouvement ascendant
    Qui fait monter les espérances au-delà du septième ciel.
    Pourtant tout va trop lentement mais bien trop vite cependant
    Sur ce vêtement en errance qui me dévoile l’essentiel.

    Cette poitrine, soudain vivante, d’où jaillissent deux seins triomphants,
    Rappelle comme la mémoire de là où tout a commencé.
    Cette apparition motivante donne envie de faire un enfant
    Mais pour l’instant, c’est son histoire que je m’apprête à romancer.

    Tableaux d’Andrei Protsouk sur https:www.andreiart.comcatalog .

  • L’éléphant rouge

    L’éléphant rouge

    À défaut d’un éléphant rose, je vois passer l’éléphant rouge
    Sans boire une goutte d’alcool mais en écrivant ce poème.
    Ainsi, quand j’ai le cœur morose, toutes mes cellules grises bougent
    Avec l’esprit qui caracole dans une jungle de bohème.

    Je redeviens l’homme-cornac, celui qui conduit l’éléphant
    Là où son imagination fait pousser ses barrissements.
    Bien mieux qu’un verre de cognac, mon stylo-plume triomphant
    S’enivre de la pagination à l’encre des rugissements.

    Sculpture d’Andrea Kowalewski.

  • L’amour qui fait des tours

    L’amour qui fait des tours

    Au fil des nuits et des journées, l’amour et ses passions défilent
    Et les amoureux impassibles tissent des liens d’attachement.
    Chacun y va de sa tournée pour passer un bras qui s’enfile
    Autour de l’autre si sensible qu’il s’en fait un harnachement.

    Il paraît que les amoureux ont une musique dans la tête ;
    La même chanson à deux voix pleine de vie, pleine d’humour.
    Pas un petit air langoureux qui sonne sans tambour ni trompette
    Mais un refrain rempli de joie et des couplets remplis d’amour.

    Tableau d’Alberto Ruggieri.

  • La femme-araignée

    La femme-araignée

    Après les Parques, l’araignée qui tisse les fils de la vie
    Que les trois sœurs ont déroulés durant toute l’humanité,
    Dont chaque fibre est imprégnée de nos folies, de nos envies,
    De nos existences écoulées entre l’orgueil et la vanité.

    La femme-araignée prend la suite pour nous enfermer dans sa toile
    Et dévorer au fil du temps nos moments les plus croustillants.
    L’homme, toujours à la poursuite de la course autour des étoiles,
    N’est qu’un aliment consistant moqueur, suave et gouleyant.

    Photo de Rebecca Litchfield.

  • Fantasmagoriquement vôtre

    Entre les fondus-enchaînés sur la pellicule du temps,
    Les pauses et les ralentis sur les meilleurs évènements,
    Où sommes-nous donc entraînés, nous, les comédiens débutants
    Sur un scénario pressenti joué nous ne savons comment ?

    Il faudrait relire l’histoire de toutes les civilisations,
    Revivre les amours célèbres de toutes les générations,
    Dénouer les secrets notoires qui restent sans explication
    Et faire sortir des ténèbres notre modeste consécration.

    Tableaux de Catrin Welz-Stein et Christian Schloe.

  • La Tour Bönickhausen

    La Tour Bönickhausen

    Né Bönickhausen, son vrai nom – pour les français imprononçable –
    Gustave Eiffel fut reconnu comme un ingénieur autochtone.
    J’ose imaginer le renom qu’aurait sa Tour impérissable
    Si sa souche eut appartenu à la descendance teutonne.

    Et pourquoi pas un Champ-de-Mars rempli de moutons de Panurge
    Avec des vaches qui regardent passer les bateaux sur la Seine ?
    Avec un berger pour comparse au lieu d’un président qui purge
    La république par mégarde au pas d’une marche malsaine.

    Tableau d’Ivan Generalic.

  • Les tours de Babel

    Les tours de Babel

    Et si Dieu avait inspiré l’être humain à se rapprocher
    En élevant son habitat au plus près du septième ciel ?
    Et si l’homme avait conspiré contre l’idée de s’accrocher
    De peur qu’Il ne cohabitât dans ses quartiers résidentiels ?

    Autant de tours, autant de langues, autant de projets échoués ;
    Autant de brouilles et de discordes, autant de peines et de frictions.
    Autant de novlangues et virelangues, langues de bois inavouées
    Afin que jamais l’on ne s’accorde à voir dans la même direction.

    Tableaux de Minoru Nomata.

  • Main-de-jour et main-de-nuit

    J’ai la main pleine de fourmis lorsqu’un rayon me la caresse
    Tandis que je suis endormi et que je traîne par paresse.
    Enfin, un par un tous les pores s’ouvrent pour saluer le jour
    Tandis que j’écarte les stores et l’agite pour un bonjour.

    J’ai la main encore en éveil lorsque brille un rayon de Lune
    Tandis qu’encore je surveille les étoiles naissantes une à une.
    Enfin, l’heure vient confirmer par les douze coups de minuit
    Tandis que dorment à poings fermés mes deux mains qui rêvent à la nuit.

    Sculptures de Nicola Tripodi.

  • Composition alchimique

    Composition alchimique

    Tout est objet d’inspiration, tout est source d’illumination,
    Transformé au cœur de l’artiste par une alchimie poétique.
    D’une plume d’admiration trempée dans la sublimation
    Guidé de sa muse qui l’assiste par ses voyages hypothétiques.

    Pour lui, les oiseaux sont des anges que la peinture a convertis ;
    D’or et d’argent issus d’étoiles aux autres couleurs de la Lune.
    Il lit dans l’âme des mésanges son propre cœur introverti
    Qu’il représente sur la toile teinté d’une verve opportune.

    Tableau de Remedios Varo.

  • En mariant les méridiens aux parallèles

    En mariant les méridiens aux parallèles

    En reliant les méridiens jusqu’à leurs pôles opposés,
    En franchissant les latitudes de part et d’autre de l’équateur
    Selon le rythme circadien en parallèles supposés
    Conformément aux longitudes chères aux plus grands navigateurs,

    Le cartographe alors découvre dans ce réseau enchevêtré,
    Non pas une carte du tendre mais la constellation du cœur
    Avec une étoile qui ouvre une romance interprétée
    Par la femme qui sait attendre celui qui reviendra vainqueur.

    Tableau de Christian Schloe.

  • Trois-quart

    Trois-quart

    Minuit-trois-quart, je me retourne tout en sueur, le cœur battant
    J’ai rêvé que la Terre tourne au rythme des sabots de Satan.
    Six heures trois-quart, je tourne encore ma langue sept fois dans la bouche
    Avant d’appeler Eléonore, à me rejoindre sous la douche.

    Midi-trois-quart, je virevolte, j’ai l’estomac dans les talons
    D’une assurance désinvolte, je pique-nique dans le salon.
    Six heures trois-quart, je tournicote au quatre coins de ma maison
    Eléonore me bécote et me fait l’amour sans raison.

    Photo de Joe Cavazos.

  • Symphony on green

    Le printemps nous a composé une symphonie embrumée
    De sons chargés de grosses gouttes sur sa partition délavée.
    Les instruments décomposés nous jouent un été enrhumé
    Qui ne parvient à notre écoute qu’en coups portés sur les pavés.

    Le réchauffement planétaire ainsi que la montée des eaux
    Luttent ensemble pour survivre dans un monde qui caracole.
    C’est la réponse de la Terre à la question dont les réseaux
    Débattent tant que je m’enivre de pluies diluviennes sans alcool.

    Tableaux de Duy Huynh.

  • Rhapsody in blues

    Sans la fête de la musique, sonne la Rhapsody in blues
    D’un été un peu trop timide qui n’ose chasser le printemps.
    Le piano devient amnésique d’une composition jalouse
    Entre des notes un peu humides qui dégoulinent en suintant.

    Mignonne, allons voir si s’arrosent les caprices et les tourmentes
    Qui nous agitent les saisons d’une planète en confusion !
    Or si le printemps fut morose, l’été de façon alarmante
    Bat du tonnerre sans raison avec des pluies à profusion.

    Tableaux de Duy Huynh.

  • Le blues de la femme d’affaires

    Le blues de la femme d’affaires

    Assise sur la corde raide du présent qui fait la frontière,
    Je méditais sur mon passé ; j’imaginais mon avenir.
    Un futur marqué par l’entraide promise à la planète entière
    Et nos afflictions surpassées par un progrès en devenir.

    J’ai fait des plans sur la comète à l’âge où tout m’était promis ;
    J’ai même décroché la Lune qui me tendait ses bras ballants.
    Je ne sais plus où j’ai la tête et j’ai fait trop de compromis
    Sur des placements de fortune aux mouvements bringuebalants.

    Tableau de Christian Schloe.

  • Sale temps sur la planète !

    Sale temps sur la planète !

    Il fait sale temps sur la planète avec des vents d’époque épiques
    Qui bouleversent les traditions sous des pluies de technologie.
    J’ai beau parler sur internet dans des réseaux sociaux typiques,
    L’amour entre en contradiction avec l’épistémologie.

    Et je me raccroche à la rose qui, hier matin, à peine éclose,
    M’a invité à retrouver le chemin de la liberté.
    Je lâche mes pensées moroses de peur que mon âme n’explose
    Vers un petit nid approuvé où l’amour n’a point déserté.

    Tableau de Christian Schloe repris le 15.05.2022 « Lily Magnolia ».

  • L’apocalivre – 2

    Les pages ont pris la liberté d’une indépendance informelle
    À se raconter elles-mêmes des histoires extraordinaires.
    On voit les livres disserter, ouverts dans les rues pêle-mêle,
    Et se dégarnir sans dilemme avec les plus gros dictionnaires.

    Aussi vite qu’un cheval ailé qui s’envolerait au galop,
    Les livres partent à l’aventure et bientôt prennent de la hauteur.
    Mais ils ont beau se rebeller à en devenir mégalos,
    À tirer trop la couverture, ils y perdront leurs droits d’auteur.

    Et ce qui devait arriver est arrivé en prévision :
    L’homo-libris, sorti de presse, est la prochaine évolution.
    Tant pis pour les hommes rivés au poste de télévision,
    Son successeur déjà se presse à faire sa révolution.

    Tableaux de Wolfgang Lettl.

  • L’apocalivre – 1

    Pour contrer les épidémies qui ont enfermé les bouquins
    Derrière des grilles d’interdits et un zèle d’obscurantisme,
    J’ai engagé l’Académie Française et tout le Saint-Frusquin
    À contrer les abâtardis de cet inique ignorantisme.

    Tandis que l’on faisait l’amour dans des positions arbitraires,
    Les romans se sont envolés suivant les guides de voyage.
    Ensuite, les livres d’humour accompagnés par les libraires
    Ont décollé à la volée avec le reste des ouvrages.

    Ils seraient en villégiature loin des rayons des librairies
    Dans un paradis littéraire à l’abri des autodafés.
    L’absence de littérature déçoit toutes les confréries
    Depuis les bibliothécaires jusqu’aux terrasses des cafés.

    Tableaux de Wolfgang Lettl.

  • Paris sous Seine

    Paris sous Seine

    Au pied de la Dame de Fer, dans le Champ-de-Mars sous la Seine,
    L’Orient-Express transatlantique vous emporte au fond des abysses.
    Et moi, dans l’humide atmosphère où baigne le bois de Vincennes,
    Je m’enivre des authentiques herbes infusées de cannabis.

    La locomotive entre en gare de Notre-Dame-sous-Paris
    Où quelques poissons mécontents s’enfuient au fond des océans.
    Alors je cherche du regard celle avec qui je m’apparie ;
    La sirène de Ménilmontant qui m’épouse aujourd’hui céans.

    Tableau de Michael Raaflaub.

  • Sur les toits de Paris

    Sur les toits de Paris

    À six cents mètres de la Tour, comme une trotteuse affolée,
    Une fille courait sur les toits pour échapper au temps qui passe.
    Pas un témoin aux alentours. Dommage, elle aurait raffolé
    D’avoir un compagnon courtois pour lui murmurer à voix basse :

    « Allons-nous asseoir sur le zinc comme deux beaux chats de gouttière
    Qui sauteraient de chiens-assis et de lucarnes en belvédères !
    Aimons-nous à toute berzingue, à genoux sur les tabatières,
    Sur les charpentes et les châssis des toits du Paris légendaire ! »

    Illustration de Jean-Pierre Gibrat.