
Avant la paix, il y a la guerre, après la paix voici l’ennui…
La guerre occupe les deux camps, la paix se construit à grand bruit.
Après cela, il n’y a guère de choses à faire… pourtant la nuit
Certains rêvent d’un choc éloquent sur le monde à peine reconstruit.
La blancheur immense repose au-dessus des archipels tranquilles ;
Les peuples regardent décidés à savoir qui aura raison.
Mais sous les monuments moroses où s’endorment les grandes villes,
Germent là de sombres idées dans le silence des maisons.
Il faut rallumer les lumières sans attendre un lointain secours ;
La paix réclame vigilance aux cœurs qui se croyaient calmés.
Veiller au seuil de nos chaumières vaut mieux que les plus beaux discours ;
La haine habite le silence de ceux qui se croient désarmés.
Tableau de Vasko Taskovski.
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