
Elle a planté l’arbre aux oracles pour chaque jour de la semaine
Avec la feuille du lundi à samedi et puis dimanche.
La Lune a permis un miracle, puis deux étoiles un phénomène
Qui a révélé à midi une toute première branche.
Les oiseaux vinrent le matin se poser sur les jeunes pousses ;
Le vent portait dans leurs ramures des chants anciens providentiels.
Même l’hiver, sur ses patins, fondit sa glace sur la mousse
Et l’arbre étendit sa verdure au printemps comme un arc-en-ciel.
L’oracle alors était le ciel qui ne parlait qu’en vérité
À l’aide des ses luminaires et de ses planètes visibles.
Un seul coup d’œil mais essentiel indiqua en sincérité
Que cette planète imaginaire aurait été trop prévisible.
Tableau d’Annelie Solis.
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