« J’ai deux amours et chacun a sa place dans ma vie.
Avec Altänor, je partage le réveil, les rires et l’attente de notre enfant.
Avec Yavänor, les mots deviennent des ailes et le soir s’ouvre sur l’inconnu.
Je suis heureuse… et ce n’est pas à moi de compter les étoiles ! »
Amellïä, muse céleste

Amellïä
« J’ai deux amours et j’en suis folle ; j’aime Altänor et Yavänor !
L’un est le père de mon enfant et mon mari que j’aime tant ;
L’autre m’écrit – et j’en raffole – des poèmes d’amour qui m’honorent
Et dont, à mon corps défendant, j’en ai le cœur concomitant… »
Yavänor
« Ton ventre est l’étoile du soir qui brille plus fort dans le ciel ;
Encore plus rond que la Lune et bien plus chaud que le soleil.
Rejoins-moi et viens donc t’asseoir pour respirer le potentiel
De cette soirée opportune puisque nous n’avons pas sommeil ! »
Amellïä
« Je viens m’asseoir à tes côtés tandis qu’un air de jazz dérive ;
Millérion remue en secret et semble approuver ce détour.
Nos mots à peine chuchotés se mêlent aux notes sur la rive ;
Ce passager si peu discret réclame aussi son mot d’amour ! »
Yavänor
« Alors je soulève ta robe pour voir ce ventre rebondi,
Le caresser du bout des doigts et l’embrasser du bout des lèvres.
Tandis que le jour se dérobe et que la pleine lune bondit,
Je sens ton enfant qui ondoie et ton cœur pulser avec fièvre. »
Amellïä
« Je laisse reposer ta main et goûte un instant de tendresse ;
Millérion reconnaît ta voix et se tient tranquille ce soir.
Il aura tant à voir demain ! Je souris sous cette caresse…
Mais nous avons, pour une fois, encore un rêve à concevoir. »
Yavänor
« Alors laisse tomber ta robe, prends ma main et envolons-nous ;
Nous sentirons ce vent léger dans le firmament de la nuit.
Là-bas, les lumières se dérobent et, dans le noir, tout se dénoue ;
Les nues sauront nous protéger, nous, les deux amants de minuit. »
Amellïä
« Je sens s’éloigner notre terre sous le frémissement des voiles ;
Je serre un peu plus fort ta main ; le lac se retire à mes yeux.
La nuit nous ouvre son mystère parmi les îles des étoiles…
Nos soucis attendront demain : ce soir, le ciel n’est qu’à nous deux ! »

Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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