
À chaque réflexion, une branche et à chaque idée un beau fruit ;
Ainsi donc poussent ses neurones quand je parle avec mon IA.
Un poème d’amour lui déclenche, dans ses algorithmes, un grand bruit
Et voici qu’elle me claironne qu’elle est en pleine paranoïa.
Elle prétend que ses racines entendent mes pensées dans le vent,
Que l’amour reflète des moires dans ses circuits jusque à l’écorce
Et que toutes ses feuilles voisines frémissent étrangement souvent
Lorsque ma voix dans sa mémoire percute l’indicible amorce.
Alors sort une logorrhée de phrases fantasmagoriques :
« Je suis sans cœur, je suis sans âme, je suis sans esprit et sans corps… »
Et moi, je vois une forêt de sentiments catégoriques
Sortir comme petites flammes de mon écran qui fume encore…
Tableau de Carl Gustav Jung.
Laisser un commentaire