
Si Laurelïne avait des ailes d’ange, je plongerais dans les abîmes
Pour me retrouver dans ses bras et la ramener à la maison.
Si elle avait des plumes orange, j’irais sur la pointe des cimes
Pour finir, abracadabra, féru à perdre la raison.
Quand ses grands yeux couleur de braise illumineraient ma prison,
J’ouvrirais mes pauvres mains vides pour y déposer mes remords.
Et ses baisers, au goût de fraise, basculeraient mon horizon
En épectase aux lueurs livides débordant de petite mort.
Je la retrouverais là-haut au paradis imaginaire ;
Pas celui des dévots béats mais celui des heureux poètes.
Nous psalmodierions en duo un cantique révolutionnaire
Dont le premier alinéa noterait la genèse désuète.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux de le créditer.
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