

Quand j’ai parcouru cette annonce : « Donne des cours de blues sudiste. »
J’ai aussitôt téléphoné en tant qu’amateur du vieux folk.
La prof, comme un coup de semonce, m’a rétorqué « du blues NUDISTE ! »
Et comme j’étais un peu sonné, j’ai simplement répondu « Ok ! »
Elle s’est présentée toute nue et je lui ai ouvert la porte.
Elle m’a dit « où est donc ta chambre ? » et puis s’est assise sur mon lit.
Elle a joué sans retenue de ces vieux airs qui vous apportent
Un vent de printemps en novembre avec un souffle de folie.
Tableaux de Lu Jianjun.
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