Virachola du Caucase

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Sous son arbre, perchée, tenant la dragée haute
À son haut inversé, devisait la culotte ;
À quoi bon se cacher lorsque la gravité
Semble se rattacher à l’immoralité ?

Suspendue à l’ébène, elle nargue le vent,
Le monde perd son sens, le bas devient devant,
Offrant au ciel d’azur sa pudeur inversée.
Dans cette étrange pose, en l’air, improvisée.

Le monde est à l’envers, les monts sont au zénith,
Le ciel devient le sol, le vide est son seul rite,
Elle offre ses secrets sans aucune marotte.
Mais le vent un peu trop… taquine sa culotte !

« Clac ! » a dit l’élastique. « Chic ! » répliqua le vent.
Mais le slip sarcastique résiste à contrevent.
Alors le vent redouble jouant les brise-lames ;
La culotte se trouble et devient oriflamme.

Le vent gagne le combat, il l’emporte là-haut,
Elle s’envole vers l’ombre en un dernier sursaut
Laissant la fille cul nu pour un autre destin ;
Celui d’un beau fruit mûr pour un autre festin.

Laissant la nymphe seule au bord du firmament,
Quand la culotte fuit dans un grand battement,
Le peintre en un instant figea cette insolence,
Il n’est plus de pudeur, il n’est plus de silence.

Tableaux de Christian Vincent et Andrey Remnev.

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