Vision géométrique et sacrée

Vision géométrique et sacrée

L’artiste a le compas dans l’œil et un cerveau dans sa rétine
Qui lui révèle les proportions les plus sacrées de l’univers.
La fleur de vie est sur les feuilles, Fibonacci sur les collines,
Le nombre d’or en contorsion parmi tous les espaces verts.

Les coquillages, la vague, le ventre et même la fleur de douceur
Portent ce lent enroulement qui semble aimer à l’infini.
Comme si la nature au centre tâchait le vert d’une rousseur
Dans le plus grand chamboulement des saisons ainsi définies.

Le coquillage et le pistil reproduisent la même spirale,
Le fleuve en épouse les hanches des collines à l’automne d’or.
Sans doute l’amour reconnaît-il sa géométrie viscérale
Lorsque les amants se déhanchent pour créer un conquistador.

Tableau de Charles L. Gilchrist.

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