Honni soit le sein qui n’a jamais tété juste

Honni soit le sein qui n’a jamais tété juste

Il vaut mieux s’adresser à la bonne déesse
Plutôt qu’à ses seins, oui, mais le gauche ou le droit ?
L’allaitement divin est digne de prouesse
Lorsque le petit ange n’est pas trop maladroit.

Quant au saint mamelon, coiffé d’une aréole,
Doit-il donner sa manne ou être bien sucé ?
Quand le sein se dessèche, aura-t-il l’auréole
Pour nourrir tous les anges par le même succès ?

Sous l’aile du ballon, l’enfant trouve sa place,
Si la Madone rit au creux de ton repos,
Évitant au flanc nu la douleur qui s’efface,
L’inverse apporte alors le confort des bras hauts.

L’Australienne s’allonge en un calme reflux,
Puis la Louve se penche et libère la sève,
Pour que le lait trop vif ne l’importune plus
Quand le sein trop gonflé d’une peine s’achève.

À califourchon marche un petit cavalier,
Dans le calme des nuits, la manne se partage,
Tandis qu’en s’allongeant, l’ombre vient se lier,
Sept chemins de tendresse au fil du premier âge.

C’est en louve guerrière, au-dessus du berceau,
Qu’elle offre sa puissance au petit nouveau-né
Dont la mère délivre un limpide ruisseau
Pour que, d’un sang royal, il se sente couronné.

Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux de le créditer.

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