
Loreleï, la sirène des ondes, était, c’est vrai, autoritaire
Mais elle savait aimer d’amour quand le moment était venu.
Aujourd’hui je vis dans son monde où je ne suis plus solitaire
Et nous vivons au jour le jour de ses eaux fraîches, sans retenue.
Parfois nous regagnons la terre quand Loreleï a besoin d’amour
Et nous nous aimons sur la plage, les pieds caressés par les vagues…
Je redécouvre les mystères des sirènes et leur queue glamour
Aux écailles dont le cartilage m’enserre au point que j’en divague…
Puis lorsque revient le grand soir, nous repartons vers les abîmes ;
La Lune allume sous les eaux des palais d’algues et d’argent.
Alors nous allons nous asseoir dans quelques petits coins intimes
Qui m’enchaînent par le museau comme un animal attachant.
Tableau de Maria Filopoulou sur https:www.yatzer.commaria-filopoulou .
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